Le Seigneur Jésus a annoncé à Ses disciples que le temple de Jérusalem, dont ils étaient profondément impressionnés, serait totalement détruit (Luc 21 v.6). En l’an 70 après J.-C., les armées romaines ont accompli cette prophétie et n’ont laissé aucune pierre, l’une sur l’autre. Cependant, le temple sera reconstruit, et ce, à deux reprises.
La dernière reconstruction aura lieu au début du règne de paix millénaire, après le retour de Christ, et sous Son gouvernement. Nous pouvons être certains que la gloire de ce sanctuaire surpassera largement celle du temple de Salomon. Ézéchiel 40 à 48 donne une description détaillée et magnifique de cette sainte demeure de Dieu et du culte qui y sera célébré durant le règne de paix.
Mais avant cela, le temple sera reconstruit une première fois, par les Juifs. Plusieurs passages des Écritures le montrent clairement.
Daniel 9 v.27
« Et il confirmera une alliance avec la multitude pour une semaine ; et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; et à cause de la protection des abominations il y aura un désolateur, et jusqu’à ce que la consomption et ce qui est décrété soient versés sur la désolée. »
Dans ce chapitre, l’ange Gabriel révèle à Daniel, dans une vision, la prophétie des 70 semaines d’années. Il ne s’agit pas de 70 semaines de 7 jours, mais de semaines de 7 années, soit une période totale de 490 ans. Cette période est divisée en trois parties : 7 semaines, 62 semaines et 1 semaine – c’est-à-dire 49 ans, 434 ans et 7 ans. La période commence au moment où a eu lieu « la sortie de la parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem. » (verset 25). Cela est décrit dans Néhémie 2, généralement reconnu comme étant survenu en 445 av. J.-C. La reconstruction elle-même a duré 49 ans. Ensuite, ont suivi 434 ans, jusqu’à la crucifixion du Seigneur Jésus : « Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché » (verset 26).
Il reste encore une semaine, donc sept années, avant que ne s’accomplisse ce que décrit le verset 24, lors du retour de Christ et au début du règne de paix. Le temps de la chrétienté, celui de la formation de l’Église sur la terre, est omis, car cela était encore un mystère dans l’Ancien Testament. Aussitôt après que le Seigneur Jésus enlève l’Église de la terre, commence la 70ème semaine. C’est ainsi que nous savons qu’il y a sept années entre l’enlèvement des saints et le retour de Christ.
Maintenant Daniel 9 parle au verset 27 d’une alliance conclue pour toute cette « semaine » entre Israël et le prince du peuple qui, autrefois, avait détruit Jérusalem et le temple, autrement dit, l’Empire romain. Cela est écrit dans la Bible depuis 2500 ans ; et nous, qui vivons aujourd’hui, voyons l’alliance entre l’Empire Romain d’Occident rétabli et l’État juif. Humainement parlant, l’État d’Israël ne peut survivre que grâce au soutien de l’Europe et comme étant son prolongement, celui des États-Unis.
Il ressort de notre verset que, dans la première moitié de ces sept années, des sacrifices d’animaux et des offrandes de gâteaux seront offerts. Mais qui apportera ces offrandes ? Ce ne peut être que les croyants du résidu fidèle parmi les Juifs, ceux qui, après l’enlèvement des saints, seront amenés à la vie divine par l’Esprit de Dieu, croiront à l’Ancien Testament, et se prépareront à la venue du Messie et au Royaume de Dieu. Ils respecteront les ordonnances que Dieu a données à Moïse et exerceront le service de la sacrificature.
Le texte ne dit pas explicitement si cela se fera dans la ville sainte de Jérusalem, mais il est difficile d’imaginer qu’ils le fassent ailleurs. Et quant à savoir si le temple qu’ils auront alors reconstruit se trouvera exactement à l’endroit où le temple ancien se dressait, ce qui impliquerait que la mosquée Al-Aqsa devrait disparaître, cela non plus n’est pas dit en toutes lettres, mais c’est tout à fait vraisemblable. On dit que ce temple est déjà prêt « en pièces détachées » ; si c’est le cas, il pourrait être érigé en peu de temps.
Selon Daniel 9, il ressort qu’à la moitié de cette dernière semaine d’années, « le prince romain », la bête du v.1 d’Apocalypse 13, fera cesser le service des offrandes qu’exerce le résidu croyant à Jérusalem.
Matthieu 24 v.15
« Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont il a été parlé par Daniel le prophète, établie dans le lieu saint (que celui qui lit comprenne) ».
Par Apocalypse 12, nous apprenons qu’exactement au milieu de ces sept années, Satan est précipité du ciel sur la terre. C’est le point de départ de la grande tribulation, c’est-à-dire les trois ans et demi précédant le retour de Christ. Alors Satan exerce son pouvoir au travers de deux hommes : par la bête, le dictateur de l’Empire Romain Occidental restauré, et par l’antichrist, qui est au pouvoir en Israël.
Sans attendre, l’antichrist dressera une image pour la bête, et il contraindra, sous peine de mort, les habitants de son territoire, donc du monde occidental libre, à adorer cette image (Apocalypse 13 v.11-15).
Cette image est appelée dans Matthieu 24 v.15 « l’abomination de la désolation », dans le sens d’une abomination qui provoque la désolation. Le mot « abomination » est souvent utilisé dans l’Ancien Testament pour désigner une idole. Ce qui rendra ce culte idolâtre encore plus abominable aux yeux de Dieu, c’est que cette abomination se trouvera dans « le lieu saint ». Ce qui ne peut désigner que le temple, reconstruit à Jérusalem, dans le but d’honorer Dieu par des sacrifices.
2 Thessaloniciens 2 v.3-4
« Que personne ne vous séduise en aucune manière, car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu ».
L’antichrist va encore plus loin : non seulement il place une image de la bête dans le temple, mais il s’y assied lui-même. Il est celui « qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu ». À l’endroit même où le seul et véritable Dieu avait établi Sa demeure, cet homme de péché se manifeste comme s’il était Dieu lui-même ! C’est le sommet – ou plutôt : le point le plus profond – du péché.
Le fait que l’image de la bête soit placée dans le temple et que l’antichrist lui-même y prenne place, explique parfaitement pourquoi le service de la sacrificature du résidu fidèle est alors interrompu.
Ce temple, construit par les Juifs croyants de cette époque, aura probablement été érigé de manière simple et rapide, mais sera profané de façon abominable en peu de temps par l’antichrist. À la fin des sept années, ce temple sera détruit, probablement par l’Assyrien, le roi du Nord, lorsqu’il envahira et conquerra le pays d’Israël juste avant le retour de Christ. De toute manière, le Seigneur Jésus ne voudra rien avoir à faire avec ce temple souillé. Sous Son règne, ce sera le glorieux temple décrit en Ézéchiel 40 à 48 qui sera construit, et dans lequel Il sera adoré et loué pendant mille ans.
« Et il me conduisit à la porte, la porte qui regardait vers l’orient.
Et voici, la gloire du Dieu d’Israël venait du côté de l’orient ; et sa voix était comme une voix de grandes eaux, et la terre était illuminée par sa gloire. (…)
Et la gloire de l’Éternel entra dans la maison par le chemin de la porte qui regardait vers l’orient.
Et l’Esprit m’enleva et m’amena dans le parvis intérieur ; et voici, la gloire de l’Éternel remplissait la maison. (...)
Et il me dit : Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône et le lieu de la plante de mes pieds, où je demeurerai au milieu des fils d’Israël à toujours ».
(Ezéchiel 43 v.1-7)