La restauration en Asie

L’apôtre Paul a écrit sa deuxième lettre à Timothée, comme il est généralement admis, vers l’an 66 ou 67 après J.-C. Cela représente donc environ quarante ans après que l’Église, ou Assemblée, soit venue à l’existence, lors de l’effusion du Saint-Esprit, tel que le relate Actes 2. Après que l’Évangile soit d’abord prêché uniquement aux Juifs, l’œuvre s’est étendue, et surtout par le ministère de Paul, la proclamation est parvenue jusque dans des contrées lointaines, même en Europe.

Partout où il voyageait et prêchait, et où l'Esprit de Dieu agissait, des personnes sont venues à la foi et des assemblées locales se sont formées. Il en fut ainsi aussi en Asie, la Turquie actuelle. Mais il est triste de constater à quelle vitesse cette œuvre bénie de l’Esprit de Dieu a été attaquée avec succès par le Diable ! En 2 Timothée 1 v.15, l’apôtre doit dire avec tristesse : « Tu sais ceci, que tous ceux qui sont en Asie … se sont détournés de moi. »

Cela ne veut pas dire qu’ils s’étaient détournés du Seigneur Jésus et de la foi et qu’ils avaient repris leur vie dans l’incrédulité, mais qu’ils avaient pris leurs distances vis-à-vis de Paul, qui se trouvait en prison. Ils le trouvaient trop radical, trop intransigeant. Doit-on tout voir les choses aussi binaires : noir ou blanc ? Ils croyaient au Seigneur Jésus pour être sauvés pour l’éternité, mais Le suivre sur Son chemin étant rejetés du monde, cela leur semblait trop extrême. C’est trop pénible !

Et pourtant, il est merveilleux et réjouissant de lire les paroles que le Seigneur Jésus adresse à ces mêmes églises d’Asie dans le livre de l’Apocalypse, par l’intermédiaire de l’apôtre Jean : « Jean aux sept Églises qui sont en Asie » (Apocalypse 1 v.4). Jean semble avoir rédigé l’Apocalypse vers l’an 90 après J.-C., soit un petit quart de siècle après que Paul ait écrit sa seconde épitre à Timothée.

Christ y avertit et exhorte avec gravité les églises d’Asie, mais à celles d’Éphèse, de Smyrne et de Philadelphie, Il adresse également des paroles d’approbation et d’encouragement. Et même, aux églises de Smyrne et de Philadelphie, Il ne reproche rien du tout : uniquement des paroles de reconnaissance, d’exhortation et d’encouragement.

Nous pouvons en conclure que, par l’action de l’Esprit de Dieu, un changement positif s’est opéré dans plusieurs de ces assemblées. Cela doit nous encourager en ces temps de déclin spirituel. Nous n’avons pas à nous attendre à de grandes choses, mais l’Esprit de Dieu veut encore au-jourd’hui accomplir de grandes choses individuellement chez les Siens !