Consolation dans le deuil

La mort détruit les liens et provoque des séparations douloureuses. De nombreuses personnes sont inconsolables, car elles n'ont pas d'espérance.

C’est justement dans les moments de deuil que l’on prend conscience de la faiblesse du réconfort humain. C’est alors un grand bonheur de recevoir une consolation divine !

Lorsque l’un de nos êtres chers est accueilli dans le vrai repos, nous sommes sans aucun doute attristés, mais nous ne sommes pas « affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1 Thessaloniciens 4 v.13). Pour un cœur en deuil, c’est une réelle consolation de penser au bonheur de celui qui a été enlevé. Il est en effet dans le repos parfait, auprès de Christ.

Inconsciemment, nous pensons souvent que ceux que nous aimons, nos proches, nous appartiennent. Mais ils appartiennent au Seigneur Jésus — et le moment peut venir où Il les reprend à Lui. Un croyant qui déloge (1*) est auprès de Christ, et cela est de beaucoup meilleur ; mourir est donc un gain (2*).

Les rachetés de Christ qui sont décédés attendent, tout comme nous, le jour de la résurrection lors de l’enlèvement des saints, mais ils sont dans une bien meilleure condition que nous pour attendre. Ils sont avec le Seigneur Jésus-Christ, dans le paradis, délivrés de la chair et des difficultés liées à la vie sur la terre (*).

La mort, le « roi des terreurs » pour les incrédules (Job 18 v.14), signifie pour le croyant l’entrée dans le repos, la fin de la souffrance, la mise de côté de tout ce qui empêche de jouir de la communion avec Christ. Dans le paradis où les croyants endormis sont avec le Sauveur, rien ne peut troubler leur joie et leur bonheur. C’est pour nous une grande consolation de penser au bonheur de ceux qui ont été rappelés à la maison par le Seigneur Jésus.

Tant qu’ils vivaient sur la terre, nous étions sans aucun doute prêts à faire tout ce qui était en notre pouvoir pour leur rendre la vie plus facile et plus agréable ; et maintenant, ils ont été conduits dans un lieu où rien ne peut jeter une ombre sur leur bonheur ! Au travers de nos larmes, nous pouvons nous réjouir en pensant au bonheur éternel qu’ils ont déjà atteint.

Nous sommes aussi consolés en pensant à la satisfaction de notre Seigneur Jésus. Jean 17 v.24 y fait référence : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi ». Quelle satisfaction pour Lui d’avoir auprès de Lui ceux que le Père Lui a donnés, et pour lesquels Il est mort sur la croix de Golgotha ! Ces choses n’apporteraient-elles pas de la consolation dans un temps de deuil ?

De plus, le Saint-Esprit tourne nos regards vers l’avenir, vers le moment où « le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ». Alors ; « les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4 v.16-17).

Aspirer à la venue du Seigneur Jésus, ranimer cette espérance lorsqu’un être cher nous précède, peuvent nous apporter du réconfort. Nous attendons le moment où Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées » (Apocalypse 21 v.4).

Alors, nous serons tous dans un bonheur parfait, mais il peut déjà être dit de chacun de nos bien-aimés qui se sont endormis : « Maintenant lui est consolé ici » (Luc 16 v.25).

Un cœur en deuil jouit de la compassion et de la tendresse du Sauveur, qui pleure avec ceux qui pleurent. Par cela, il apprend à mieux Le connaître et en ressort enrichi spirituel-lement. L’épreuve est un chemin qui conduit à Christ. N’est-ce pas là aussi une source de consolation ?

« Béni
soit le Dieu et Père
de notre seigneur Jésus Christ,
le Père des miséricordes
et
le Dieu de toute consolation,
qui nous console
à l’égard de toute notre affliction ».

(2 Corinthiens 1 v.3-4)