Par deux fois, Moïse passa quarante jours et quarante nuits sur la montagne auprès de Dieu (*). La première fois, il reçut de Dieu la loi ; la seconde fois, il fit l’expérience de la grâce divine, lorsque le peuple avait péché avec le veau d’or et que Dieu accorda Son pardon.
Ce n’est pas lorsqu’il est descendu la première fois de la montagne que son visage rayonnait, mais bien lors de la seconde (*). Bien qu’en même temps cela soit un signe distinctif de l’homme naturel, il triste de voir que les Israélites n’aient pas reculé devant les deux tables de la Loi que Moïse tenait en main, mais n’ont pas pu supporter l’éclat de la grâce de Dieu !
Moïse couvrit son visage. Le temps de la pleine révélation de la grâce par Christ n’était pas encore venu. Mais maintenant que, en Lui « la bonté de notre Dieu Sauveur et Son amour envers les hommes sont apparus » (Tite 3 v.4), ce voile n’est plus nécessaire. Nous pouvons nous tenir dans cette grâce, nous nourrir de cette grâce et être fortifiés par cette grâce.
Moïse est pour nous un exemple : nous pouvons aller jusqu’à Dieu, demeurer en Sa présence et contempler à visage découvert la gloire du Seigneur Jésus (*).
Et cela a pour conséquence que « nous sommes transformés en la même image » (*). Cela veut dire tout simplement que nous devenons semblables au Seigneur Jésus. Non pas extérieurement, mais dans notre être intérieur. Et cela se manifestera dans tout ce que nous faisons et disons.
Nous sommes alors transformés « de gloire en gloire » (*). Ce n’est pas une transformation instantanée, mais un processus progressif. Pas à pas, comme un bébé grandit lentement jusqu’à l’âge adulte.
Cela se produit « comme par le Seigneur, l’Esprit » (*). C’est d’abord par le Seigneur Jésus, car Il est Celui vers Lequel notre regard se tourne. C’est ensuite par le Saint-Esprit, car Il est la puissance intérieure qui opère cette transformation.
Moïse passa quarante jours sur la montagne. Pour devenir semblables au Seigneur Jésus, il est nécessaire de vivre constamment en communion avec Lui. De brèves rencontres ne suffisent pas. Toute notre vie peut être vécue « sur la montagne ». L’effet qui en sera produit dans notre vie, ne restera pas caché.