1
Ô Père, tes miséricordes
sont plus hautes que les montagnes de Dieu.
Tu es le même, hier et aujourd'hui ;
ta fidélité est comme un roc solide.
Comme Père, tu sais ce que tu fais.
La voie que tu traces est bonne.
2
Nous te remercions pour les bénédictions
que tu nous as préparées aujourd'hui.
Tu nous bénis avec de bonnes choses,
et c'est ta main fidèle qui nous conduit.
Tu nous vois en Jésus, notre Seigneur,
abaissant tes yeux sur nous, avec faveur et bonté.
3
Nous voulons nous confier en toi.
Nous ne pouvons avancer sans toi.
Fais-nous appuyer sur ta grâce,
et sur aucun autre fondement.
Rends-nous obéissants à ta parole
et conduis-nous dans ta communion.
David a écrit au Psaume 3 : « Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! » (Verset 8). Cela pourrait s’inscrire comme titre de ce cantique.
Les miséricordes de Dieu sont grandes, dit le premier couplet, plus hautes que les montagnes de Dieu. Qui a besoin de miséricorde ? Quiconque se trouve dans des circonstances misérables. C’est une preuve de l’amour de Dieu qu’Il ait eu compassion de nous alors que nous étions encore dans nos péchés. Et maintenant que nous sommes devenus Ses enfants, le Père nous montre chaque jour Son amour en ayant compassion de nous.
En Hébreux 13 v.8, Jésus-Christ est appelé le Même, hier, aujourd’hui et éternellement, mais cela s’applique également à Dieu le Père : Il est l’Immuable, toujours le Même. Si quelqu’un est mauvais, on peut en espérer un changement, car cela serait alors une amélioration. Mais Dieu est parfaitement bon ; il ne peut pas être encore meilleur ; tout changement serait chez lui une détérioration. Quelle merveille alors de savoir : Il ne change pas ! Il reste pour l’éternité le Dieu parfaitement bon et fidèl !
Sa sagesse est illimitée. Les pères de nature humaine peuvent avoir de bonnes intentions en ce qui concerne l'éducation de leurs enfants, mais ils commettent pourtant des erreurs ; Dieu le Père est infaillible. Ce qu'Il fait est véritablement bon. Cela, nous ne le comprenons pas toujours. Parfois, nous ne comprenons rien du tout. Mais ce n'est pas grave. Dieu n'attend pas de nous que nous comprenions toujours Ses actions, mais Il veut que nous les acceptions avec foi. Le chemin qu'Il détermine et qu'Il nous fait suivre est toujours bon, inconditionnellement bon. En acceptant tout cela avec confiance, comme venant de Sa main, nous l’honorons.
A côté des nombreuses difficultés de la vie, Il nous comble de bénédictions, comme l'exprime le deuxième couplet. Il est très dangereux de se concentrer aveuglément sur les circonstances difficiles et d'oublier tous les bienfaits de Dieu. Cela rend ingrat, mécontent et rebelle. Combien de fois les Israélites n'ont-ils pas murmuré dans le désert ? Cela a été écrit pour notre avertissement. « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. » (Psaume 103 v.2).
Oui, nous pouvons savoir que le Père nous regarde, étant en Jésus, avec grâce et bonté. Nous avons été rachetés par le Seigneur Jésus. Il a payé un prix élevé pour nous avoir. Et nous sommes maintenant unis à Lui comme Son épouse, qui est une avec Lui. Dieu nous voit en Christ. Cela Lui donne toutes les raisons de nous entourer de bonté.
Nous dépendons aussi de la bonté et de la grâce de Dieu ; c’est ce que nous chantons au troisième couplet, car sans Lui, nous ne pourrions même pas vivre. Dieu n'est pas seulement le Créateur, mais aussi le Conservateur de tous les êtres humains. Le fait que nous respirions est uniquement parce qu'Il nous en donne la force. Cela s'applique non seulement aux croyants, mais à tous.
Dans notre cantique, cependant, cela va beaucoup plus loin, comme le Seigneur Jésus l’a dit dans Jean 15 v.5 : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. ». Pour vivre selon la volonté de Dieu et porter du fruit pour Lui, pour marcher selon Sa volonté et croître jusqu'à Christ, nous dépendons complètement de notre Père et de Sa grâce.
C’est pourquoi aussi, notre désir est ne jamais quitter ce terrain. Le danger de le faire est grand ! N'oublions jamais cela. Trop vite, nous pensons que, par notre propre force, nous pouvons bien accomplir quelque chose. Et alors, cela tourne inévitablement mal et nous trébuchons. Accrochons-nous de la grâce de Dieu ! Nous en avons besoin, sans cesse.
Lorsque nous obéissons à ce que Dieu nous demande dans Sa Parole, nous vivons en communion avec Lui et avec le Seigneur Jésus. Cela a pour résultat Sa gloire et notre bénédiction !
Joseph a subi une grande injustice : ses propres frères l’ont vendu comme esclave. Bien qu’il ait été réduit à l’esclavage, il ne s’est pas rebellé, et a accompli avec zèle ce qu’on attendait de lui dans la maison de Potiphar.
Après quelques temps, il s’est retrouvé en prison, bien qu’êtant innocent, mais là encore, il accepta tout comme venant de la main de Dieu. Il ne se montra ni obstiné, ni de mauvaise humeur, mais s’est soumis et a accompli son travail avec diligence et un engagement total. De nouveau, le Seigneur l’a béni.
Ce que les Juifs ont fait subir au Seigneur Jésus, tout comme ce que les nations, agissant en la personne de Pilate, en ont décidé à Son sujet, était totalement injuste, mais le Sauveur a accepté tout comme venant de la main de Dieu. Il remit tout à Celui qui juge justement (1*).
Joseph a pu faire l’expérience de la vérité exprimée en 1 Pierre 5 v.6 : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu ». Christ est maintenant glorifié à la droite de Dieu, parce qu’Il s’est anéanti et abaissé Lui-même (2*). Il est par excellence notre Exemple !
Dans Sa grâce, le Seigneur Jésus a utilisé les cinq pains et les deux poissons d’un jeune garçon pour nourrir une foule de milliers de personnes (Jean 6 v.5-13). Dans la suite de ce chapitre, Il se présente comme la vraie nourriture pour le monde.
« Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes » (verset 53). Seul celui qui croit que le Seigneur Jésus est aussi mort pour lui participe aux merveilleux effets de Sa mort. Ses péchés lui sont pardonnés, il est réconcilié avec Dieu et reçoit la vie éternelle.
Le Seigneur Jésus dit encore : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (verset 56). Il est nécessaire que nous, qui avons reçu la vie éternelle, nous nous « nourrissions » chaque jour de Lui, que nous nous occupions de Lui comme de Celui qui est allé à la croix pour nous, afin de rester en communion avec Lui.
Il est notre vraie Nourriture, représentée par les pains et les poissons.
Dans Son explication concernant le pain, le Sauveur établit clairement le lien avec la manne qui est tombée du ciel et a servi de nourriture au peuple d’Israël pendant quarante ans. Il se présente Lui-même comme la véritable Manne : « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (verset 51).
Par le pain, l’accent est mis sur Son origine : Il est le Fils de Dieu, venu du ciel, devenu homme.
Tandis que la mer est souvent une image des nations, de l’humanité dans son ensemble, les poissons y représentent les individus. Ainsi, les disciples furent appelés à devenir des pêcheurs d’hommes ; ils avaient le privilège de jeter leurs filets pour amener des hommes au Sauveur.
Le Seigneur Jésus a vécu comme un homme parmi des millions d’autres sur la terre. Aux yeux des hommes, Il était l’un d’entre eux.
L’image des pains et des poissons est exprimée de manière concise dans Jean 1 v.14 : « Et la Parole devint chair [= le pain], et habita au milieu de nous [= le poisson] ».
Cet Homme est la vraie Nourriture pour nous !
C’est ainsi qu’est appelé notre Seigneur Jésus dans Hébreux 3 v.1 : « C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, Jésus. »
Ce sont deux de Ses nombreuses gloires et titres. Un apôtre est quelqu’un qui est envoyé par Dieu vers les hommes pour leur transmettre des messages de Sa part. Un souverain sacrificateur, par contre, est quelqu’un qui se tient devant Dieu en faveur d’hommes et en leur nom, pour prendre à cœur leurs intérêts auprès de Lui.
Ainsi, Dieu s’est servi de plusieurs apôtres pour faire connaître Ses pensées aux hommes, mais l’Apôtre par excellence, c’est Son propre Fils. Et au cours du temps, il y a eu de nombreux souverains sacrificateurs en Israël, mais le Souverain Sacrificateur par excellence, c’est le Seigneur Jésus Lui-même.
L’épître aux Hébreux commence par dire que Dieu, dans les temps anciens – donc avant la naissance du Seigneur Jésus – avait parlé à plusieurs reprises et de plusieurs manières aux Israélites, mais qu’à « la fin de ces jours-là, [Il] nous a parlé dans le Fils [= en Fils] ». Non pas seulement « par le moyen » du Fils, comme Il s’était auparavant servi d’hommes comme canaux pour transmettre Ses paroles, mais « dans le Fils ». Quand le Seigneur Jésus prêchait sur la terre, c’était Dieu qui parlait ! Celui qui parlait, le Fils, était Dieu Lui-même. Aucun homme n’aurait jamais pu être apôtre de cette manière !
D’autre part, pour être le vrai Souverain Sacrificateur, Il devait devenir Homme. « Il dut, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur » (Hébreux 2 v.17).
Son service de Souverain Sacrificateur en notre faveur se compose de deux choses : sur la terre, Il a accompli une fois pour toutes l’œuvre de la réconciliation ; et maintenant, dans le ciel, Il intercède continuellement auprès de Dieu pour nous. Pour répondre à ces deux aspects de Son service, il était nécessaire qu’Il devienne véritablement Homme.
Les hommes ayant péché, ce devait donc être un Homme qui devait accomplir l’œuvre de la réconciliation. S’Il était resté uniquement Dieu, Il n’aurait jamais pu mourir.
S’il a été tenté en toutes choses comme nous (Hébreux 4 v.15), c’est seulement qu’en tant que véritable Homme. C’est parce qu’Il connaît par expérience toutes les circonstances liées à la vie terrestre, qu’Il peut compatir avec nous et qu’Il sait ce dont nous avons besoin.
Gardons vraiment toujours devant nos yeux cet Apôtre et Souverain Sacrificateur, Dieu et Homme en une seule Personne !
Le Seigneur Jésus a annoncé à Ses disciples que le temple de Jérusalem, dont ils étaient profondément impressionnés, serait totalement détruit (Luc 21 v.6). En l’an 70 après J.-C., les armées romaines ont accompli cette prophétie et n’ont laissé aucune pierre, l’une sur l’autre. Cependant, le temple sera reconstruit, et ce, à deux reprises.
La dernière reconstruction aura lieu au début du règne de paix millénaire, après le retour de Christ, et sous Son gouvernement. Nous pouvons être certains que la gloire de ce sanctuaire surpassera largement celle du temple de Salomon. Ézéchiel 40 à 48 donne une description détaillée et magnifique de cette sainte demeure de Dieu et du culte qui y sera célébré durant le règne de paix.
Mais avant cela, le temple sera reconstruit une première fois, par les Juifs. Plusieurs passages des Écritures le montrent clairement.
Daniel 9 v.27
« Et il confirmera une alliance avec la multitude pour une semaine ; et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; et à cause de la protection des abominations il y aura un désolateur, et jusqu’à ce que la consomption et ce qui est décrété soient versés sur la désolée. »
Dans ce chapitre, l’ange Gabriel révèle à Daniel, dans une vision, la prophétie des 70 semaines d’années. Il ne s’agit pas de 70 semaines de 7 jours, mais de semaines de 7 années, soit une période totale de 490 ans. Cette période est divisée en trois parties : 7 semaines, 62 semaines et 1 semaine – c’est-à-dire 49 ans, 434 ans et 7 ans. La période commence au moment où a eu lieu « la sortie de la parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem. » (verset 25). Cela est décrit dans Néhémie 2, généralement reconnu comme étant survenu en 445 av. J.-C. La reconstruction elle-même a duré 49 ans. Ensuite, ont suivi 434 ans, jusqu’à la crucifixion du Seigneur Jésus : « Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché » (verset 26).
Il reste encore une semaine, donc sept années, avant que ne s’accomplisse ce que décrit le verset 24, lors du retour de Christ et au début du règne de paix. Le temps de la chrétienté, celui de la formation de l’Église sur la terre, est omis, car cela était encore un mystère dans l’Ancien Testament. Aussitôt après que le Seigneur Jésus enlève l’Église de la terre, commence la 70ème semaine. C’est ainsi que nous savons qu’il y a sept années entre l’enlèvement des saints et le retour de Christ.
Maintenant Daniel 9 parle au verset 27 d’une alliance conclue pour toute cette « semaine » entre Israël et le prince du peuple qui, autrefois, avait détruit Jérusalem et le temple, autrement dit, l’Empire romain. Cela est écrit dans la Bible depuis 2500 ans ; et nous, qui vivons aujourd’hui, voyons l’alliance entre l’Empire Romain d’Occident rétabli et l’État juif. Humainement parlant, l’État d’Israël ne peut survivre que grâce au soutien de l’Europe et comme étant son prolongement, celui des États-Unis.
Il ressort de notre verset que, dans la première moitié de ces sept années, des sacrifices d’animaux et des offrandes de gâteaux seront offerts. Mais qui apportera ces offrandes ? Ce ne peut être que les croyants du résidu fidèle parmi les Juifs, ceux qui, après l’enlèvement des saints, seront amenés à la vie divine par l’Esprit de Dieu, croiront à l’Ancien Testament, et se prépareront à la venue du Messie et au Royaume de Dieu. Ils respecteront les ordonnances que Dieu a données à Moïse et exerceront le service de la sacrificature.
Le texte ne dit pas explicitement si cela se fera dans la ville sainte de Jérusalem, mais il est difficile d’imaginer qu’ils le fassent ailleurs. Et quant à savoir si le temple qu’ils auront alors reconstruit se trouvera exactement à l’endroit où le temple ancien se dressait, ce qui impliquerait que la mosquée Al-Aqsa devrait disparaître, cela non plus n’est pas dit en toutes lettres, mais c’est tout à fait vraisemblable. On dit que ce temple est déjà prêt « en pièces détachées » ; si c’est le cas, il pourrait être érigé en peu de temps.
Selon Daniel 9, il ressort qu’à la moitié de cette dernière semaine d’années, « le prince romain », la bête du v.1 d’Apocalypse 13, fera cesser le service des offrandes qu’exerce le résidu croyant à Jérusalem.
Matthieu 24 v.15
« Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont il a été parlé par Daniel le prophète, établie dans le lieu saint (que celui qui lit comprenne) ».
Par Apocalypse 12, nous apprenons qu’exactement au milieu de ces sept années, Satan est précipité du ciel sur la terre. C’est le point de départ de la grande tribulation, c’est-à-dire les trois ans et demi précédant le retour de Christ. Alors Satan exerce son pouvoir au travers de deux hommes : par la bête, le dictateur de l’Empire Romain Occidental restauré, et par l’antichrist, qui est au pouvoir en Israël.
Sans attendre, l’antichrist dressera une image pour la bête, et il contraindra, sous peine de mort, les habitants de son territoire, donc du monde occidental libre, à adorer cette image (Apocalypse 13 v.11-15).
Cette image est appelée dans Matthieu 24 v.15 « l’abomination de la désolation », dans le sens d’une abomination qui provoque la désolation. Le mot « abomination » est souvent utilisé dans l’Ancien Testament pour désigner une idole. Ce qui rendra ce culte idolâtre encore plus abominable aux yeux de Dieu, c’est que cette abomination se trouvera dans « le lieu saint ». Ce qui ne peut désigner que le temple, reconstruit à Jérusalem, dans le but d’honorer Dieu par des sacrifices.
2 Thessaloniciens 2 v.3-4
« Que personne ne vous séduise en aucune manière, car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu ».
L’antichrist va encore plus loin : non seulement il place une image de la bête dans le temple, mais il s’y assied lui-même. Il est celui « qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu ». À l’endroit même où le seul et véritable Dieu avait établi Sa demeure, cet homme de péché se manifeste comme s’il était Dieu lui-même ! C’est le sommet – ou plutôt : le point le plus profond – du péché.
Le fait que l’image de la bête soit placée dans le temple et que l’antichrist lui-même y prenne place, explique parfaitement pourquoi le service de la sacrificature du résidu fidèle est alors interrompu.
Ce temple, construit par les Juifs croyants de cette époque, aura probablement été érigé de manière simple et rapide, mais sera profané de façon abominable en peu de temps par l’antichrist. À la fin des sept années, ce temple sera détruit, probablement par l’Assyrien, le roi du Nord, lorsqu’il envahira et conquerra le pays d’Israël juste avant le retour de Christ. De toute manière, le Seigneur Jésus ne voudra rien avoir à faire avec ce temple souillé. Sous Son règne, ce sera le glorieux temple décrit en Ézéchiel 40 à 48 qui sera construit, et dans lequel Il sera adoré et loué pendant mille ans.
« Et il me conduisit à la porte, la porte qui regardait vers l’orient.
Et voici, la gloire du Dieu d’Israël venait du côté de l’orient ; et sa voix était comme une voix de grandes eaux, et la terre était illuminée par sa gloire. (…)
Et la gloire de l’Éternel entra dans la maison par le chemin de la porte qui regardait vers l’orient.
Et l’Esprit m’enleva et m’amena dans le parvis intérieur ; et voici, la gloire de l’Éternel remplissait la maison. (...)
Et il me dit : Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône et le lieu de la plante de mes pieds, où je demeurerai au milieu des fils d’Israël à toujours ».
(Ezéchiel 43 v.1-7)
L’apôtre Paul a écrit sa deuxième lettre à Timothée, comme il est généralement admis, vers l’an 66 ou 67 après J.-C. Cela représente donc environ quarante ans après que l’Église, ou Assemblée, soit venue à l’existence, lors de l’effusion du Saint-Esprit, tel que le relate Actes 2. Après que l’Évangile soit d’abord prêché uniquement aux Juifs, l’œuvre s’est étendue, et surtout par le ministère de Paul, la proclamation est parvenue jusque dans des contrées lointaines, même en Europe.
Partout où il voyageait et prêchait, et où l'Esprit de Dieu agissait, des personnes sont venues à la foi et des assemblées locales se sont formées. Il en fut ainsi aussi en Asie, la Turquie actuelle. Mais il est triste de constater à quelle vitesse cette œuvre bénie de l’Esprit de Dieu a été attaquée avec succès par le Diable ! En 2 Timothée 1 v.15, l’apôtre doit dire avec tristesse : « Tu sais ceci, que tous ceux qui sont en Asie … se sont détournés de moi. »
Cela ne veut pas dire qu’ils s’étaient détournés du Seigneur Jésus et de la foi et qu’ils avaient repris leur vie dans l’incrédulité, mais qu’ils avaient pris leurs distances vis-à-vis de Paul, qui se trouvait en prison. Ils le trouvaient trop radical, trop intransigeant. Doit-on tout voir les choses aussi binaires : noir ou blanc ? Ils croyaient au Seigneur Jésus pour être sauvés pour l’éternité, mais Le suivre sur Son chemin étant rejetés du monde, cela leur semblait trop extrême. C’est trop pénible !
Et pourtant, il est merveilleux et réjouissant de lire les paroles que le Seigneur Jésus adresse à ces mêmes églises d’Asie dans le livre de l’Apocalypse, par l’intermédiaire de l’apôtre Jean : « Jean aux sept Églises qui sont en Asie » (Apocalypse 1 v.4). Jean semble avoir rédigé l’Apocalypse vers l’an 90 après J.-C., soit un petit quart de siècle après que Paul ait écrit sa seconde épitre à Timothée.
Christ y avertit et exhorte avec gravité les églises d’Asie, mais à celles d’Éphèse, de Smyrne et de Philadelphie, Il adresse également des paroles d’approbation et d’encouragement. Et même, aux églises de Smyrne et de Philadelphie, Il ne reproche rien du tout : uniquement des paroles de reconnaissance, d’exhortation et d’encouragement.
Nous pouvons en conclure que, par l’action de l’Esprit de Dieu, un changement positif s’est opéré dans plusieurs de ces assemblées. Cela doit nous encourager en ces temps de déclin spirituel. Nous n’avons pas à nous attendre à de grandes choses, mais l’Esprit de Dieu veut encore au-jourd’hui accomplir de grandes choses individuellement chez les Siens !
La mort détruit les liens et provoque des séparations douloureuses. De nombreuses personnes sont inconsolables, car elles n'ont pas d'espérance.
C’est justement dans les moments de deuil que l’on prend conscience de la faiblesse du réconfort humain. C’est alors un grand bonheur de recevoir une consolation divine !
Lorsque l’un de nos êtres chers est accueilli dans le vrai repos, nous sommes sans aucun doute attristés, mais nous ne sommes pas « affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1 Thessaloniciens 4 v.13). Pour un cœur en deuil, c’est une réelle consolation de penser au bonheur de celui qui a été enlevé. Il est en effet dans le repos parfait, auprès de Christ.
Inconsciemment, nous pensons souvent que ceux que nous aimons, nos proches, nous appartiennent. Mais ils appartiennent au Seigneur Jésus — et le moment peut venir où Il les reprend à Lui. Un croyant qui déloge (1*) est auprès de Christ, et cela est de beaucoup meilleur ; mourir est donc un gain (2*).
Les rachetés de Christ qui sont décédés attendent, tout comme nous, le jour de la résurrection lors de l’enlèvement des saints, mais ils sont dans une bien meilleure condition que nous pour attendre. Ils sont avec le Seigneur Jésus-Christ, dans le paradis, délivrés de la chair et des difficultés liées à la vie sur la terre (*).
La mort, le « roi des terreurs » pour les incrédules (Job 18 v.14), signifie pour le croyant l’entrée dans le repos, la fin de la souffrance, la mise de côté de tout ce qui empêche de jouir de la communion avec Christ. Dans le paradis où les croyants endormis sont avec le Sauveur, rien ne peut troubler leur joie et leur bonheur. C’est pour nous une grande consolation de penser au bonheur de ceux qui ont été rappelés à la maison par le Seigneur Jésus.
Tant qu’ils vivaient sur la terre, nous étions sans aucun doute prêts à faire tout ce qui était en notre pouvoir pour leur rendre la vie plus facile et plus agréable ; et maintenant, ils ont été conduits dans un lieu où rien ne peut jeter une ombre sur leur bonheur ! Au travers de nos larmes, nous pouvons nous réjouir en pensant au bonheur éternel qu’ils ont déjà atteint.
Nous sommes aussi consolés en pensant à la satisfaction de notre Seigneur Jésus. Jean 17 v.24 y fait référence : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi ». Quelle satisfaction pour Lui d’avoir auprès de Lui ceux que le Père Lui a donnés, et pour lesquels Il est mort sur la croix de Golgotha ! Ces choses n’apporteraient-elles pas de la consolation dans un temps de deuil ?
De plus, le Saint-Esprit tourne nos regards vers l’avenir, vers le moment où « le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ». Alors ; « les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4 v.16-17).
Aspirer à la venue du Seigneur Jésus, ranimer cette espérance lorsqu’un être cher nous précède, peuvent nous apporter du réconfort. Nous attendons le moment où Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées » (Apocalypse 21 v.4).
Alors, nous serons tous dans un bonheur parfait, mais il peut déjà être dit de chacun de nos bien-aimés qui se sont endormis : « Maintenant lui est consolé ici » (Luc 16 v.25).
Un cœur en deuil jouit de la compassion et de la tendresse du Sauveur, qui pleure avec ceux qui pleurent. Par cela, il apprend à mieux Le connaître et en ressort enrichi spirituel-lement. L’épreuve est un chemin qui conduit à Christ. N’est-ce pas là aussi une source de consolation ?
« Béni
soit le Dieu et Père
de notre seigneur Jésus Christ,
le Père des miséricordes
et
le Dieu de toute consolation,
qui nous console
à l’égard de toute notre affliction ».
« Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus … Considère ce que je dis … Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la semence de David, selon mon évangile … » (2 Timothée 2 v.1-8)
Paul exhorte Timothée, et nous aussi, à se souvenir de Jésus-Christ, « ressuscité d’entre les morts, de la semence de David » (2 Timothée 2 v.8).
Il est toujours bon de lire les Écritures avec précision. On ne nous encourage pas simplement à nous souvenir de la résurrection du Seigneur Jésus ou du fait qu’Il est issu de la semence de David, mais à nous souvenir de Lui-même. Aussi importantes que soient Sa lignée et Sa résurrection, c’est de Lui qu’il s’agit !
Deux vérités sont mentionnées ici en particulier. En tant qu’homme né sur la terre, Il est un descendant de David, car Sa mère, Marie, était une descendante de David par son fils Nathan (*). Le père de Marie était Héli, fils de Matthat (*).
Selon la loi en vigueur sur la terre, Joseph était considéré comme Son père légal, et selon Matthieu (*), il était un lointain descendant de David par son fils Salomon. Il s’agit donc ici de la lignée royale.
Aussi par Sa naissance, le Seigneur Jésus avait donc pleinement droit au trône. Il était le Messie envoyé par Dieu, le Roi promis d’Israël, l’accomplissement des nombreuses promesses faites au peuple élu.
Outre cela, Paul mentionne aussi dans ce verset que le Seigneur Jésus a été ressuscit (1*) d’entre les morts. Il ne s’agit pas ici de « s’être relevé de la mort » (2*) par Sa propre force, mais bien d’avoir été ressuscité par la puissance de Dieu. C’était la preuve que Dieu avait accepté l’œuvre de réconciliation accomplie par Son Fils, parce qu’elle était parfaite.
Par Sa mort, Christ a quitté l’ancienne création (la première), et par Sa résurrection, Il est devenu le Commencement de la nouvelle création de Dieu. Nous qui croyons en Lui, nous sommes morts et ressuscités avec Lui. Nous n’appartenons plus à l’ancien monde, mais vivons dans la nouvelle création et voyons là le Christ à la droite de Dieu.
Il est la Tête céleste de Son Corps, l’Église, ou Assemblée. Si nous savons vraiment que nous sommes unis à Lui, nous comprenons que nous n’avons plus rien à faire avec l’ancienne création et ni avec la religion qui y est rattachée ; mais nous servons Dieu dans le monde de la résurrection, en Esprit et en vérité (*).
C’est ainsi que nous nous souvenons de Jésus-Christ !
L'Écriture montre de nombreux exemples où Dieu répond aux supplications qui Lui sont adressées. Sept fois, cela est même mentionné littéralement (*) ainsi.
N'est-ce pas une pensée merveilleuse que des hommes faibles et insignifiants soient capables, par leur prière, de faire changer Dieu d'avis ? Que le Tout-Puissant Se laissant fléchir en répondant à leurs prières ?
À travers toute la Sainte Écriture, nous distinguons deux lignes : celle de l'action souveraine du Dieu tout-puissant et éternel, et celle de notre responsabilité en tant que faibles êtres humains.
Dieu avait, de toute éternité, Ses plans et Ses conseils. Il est l'Éternel et l’Immuable. Il est donc impossible qu’à un certain moment dans l’éternité – déjà, cette expression sonne faux : un moment dans l’éternité ? – Il aurait pu avoir une pensée qu’Il n’aurait pas eu auparavant, ou un plan, qu’Il n’aurait pas encore envisagé, Lui serait venu à l’esprit. Cela impliquerait une évolution dans Sa pensée. Mais Il est l’Immuable, l’Éternel, chez Qui il n’y a pas l’ombre d’un changement. Non, Ses plans sont de toute éternité et sont inébranlables. Il n’existe aucune puissance dans le monde capable de les modifier. Il fait ce qu’Il veut. Il est totalement souverain et tout-puissant. C’est en cela qu’Il montre Son côté, la ligne selon laquelle Il agit souverainement – et nous pouvons bien comprendre ce côté.
Mais l’Écriture montre aussi un autre côté : celui de notre responsabilité. Nous ne pouvons pas rester complètement passifs en disant : « Tout est décidé dans le conseil de Dieu, je ne peux rien y changer, je n’ai aucune responsabilité ». C’est une grande erreur dans la manière de pensée. Nous avons bel et bien une responsabilité, et même une grande responsabilité. Nous pouvons assurément changer les plans de Dieu et avoir une influence sur Sa manière d’agir.
Si nous marchons dans les voies de Dieu, Il nous bénit. Mais si nous nous égarons, Il doit intervenir pour nous ramener. C’est parfaitement clair et aussi facile à comprendre : notre comportement influence l’action de Dieu. La manière dont nous nous comportons détermine la manière dont Dieu réagit. Voilà le côté de notre responsabilité.
Ainsi, nous comprenons à la fois la ligne d’action selon « la souveraineté de Dieu » et celle de « notre responsabilité ». Seulement, notre intelligence est trop limitée pour relier ces deux lignes entre elles. Elles courent côte à côte.
Le sujet relatif au fait que Dieu réponde favorablement à nos prières, touche à l’aspect de notre responsabilité. Par notre comportement et par la prière, nous pouvons amener Dieu à changer d’avis, au point qu’Il adapte Ses plans. Encore une fois, n’est-ce pas merveilleux ?
Isaac devait ôter un mensonge de sa vie (1*), David devait punir le parjure de Saül (2*), puis condamner son propre orgueil (3*), les deux tribus et demie devaient être libérées de leur confiance en leurs propres forces (4*), Manassé devait confesser ses péchés et se convertir à Dieu (5*), Esdras devait reconnaître que sa fierté était déplacée (6*), et dans l’avenir, le reste d’Israël se repentira et invoquera le Dieu d’Israël (7*) — et à chaque fois, c’est clair : Dieu répond aux supplications !
Il répond à la manière d’agir de simples humains, et dans Sa grâce, Il ajuste Ses plans lorsque nous nous humilions devant Lui. Comme le Dieu que nous avons est bon !
Le Seigneur Jésus était Dieu, et c’est vraiment de sa pleine volonté qu’Il a pris la place d’un esclave. En tant que Dieu, Il n’avait qu’à commander aux autres ; mais désormais, Il est devenu Celui qui n’a qu’à devoir obéir. Dans Son obéissance à Dieu, Il est allé jusqu’à la croix pour y mourir.
Nous ne pouvons qu’être profondément émerveillés qu’étant Dieu, il ait voulu s’abaisser à ce point ! Il était un avec le Père, en puissance et en amour, et Il est venu de la part du Père pour entrer dans un monde où de terribles souffrances L’attendaient. Pouvons-nous comprendre tout ce qu’Il a dû laisser de côté pour devenir homme ?
« Je suis sorti d’auprès du Père, et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m’en vais au Père » (Jean 16 v.28). L’œuvre que le Père Lui avait donné à faire, Il l’a accomplie. Cependant, quel chemin il a dû parcourir avant de pouvoir s’écrier : « C’est accompli ! ».
Quel soulagement cela a dû être pour Lui, l’Homme parfait, que les souffrances soient enfin terminées et qu’Il puisse retourner vers le Père !
Par deux fois, Moïse passa quarante jours et quarante nuits sur la montagne auprès de Dieu (*). La première fois, il reçut de Dieu la loi ; la seconde fois, il fit l’expérience de la grâce divine, lorsque le peuple avait péché avec le veau d’or et que Dieu accorda Son pardon.
Ce n’est pas lorsqu’il est descendu la première fois de la montagne que son visage rayonnait, mais bien lors de la seconde (*). Bien qu’en même temps cela soit un signe distinctif de l’homme naturel, il triste de voir que les Israélites n’aient pas reculé devant les deux tables de la Loi que Moïse tenait en main, mais n’ont pas pu supporter l’éclat de la grâce de Dieu !
Moïse couvrit son visage. Le temps de la pleine révélation de la grâce par Christ n’était pas encore venu. Mais maintenant que, en Lui « la bonté de notre Dieu Sauveur et Son amour envers les hommes sont apparus » (Tite 3 v.4), ce voile n’est plus nécessaire. Nous pouvons nous tenir dans cette grâce, nous nourrir de cette grâce et être fortifiés par cette grâce.
Moïse est pour nous un exemple : nous pouvons aller jusqu’à Dieu, demeurer en Sa présence et contempler à visage découvert la gloire du Seigneur Jésus (*).
Et cela a pour conséquence que « nous sommes transformés en la même image » (*). Cela veut dire tout simplement que nous devenons semblables au Seigneur Jésus. Non pas extérieurement, mais dans notre être intérieur. Et cela se manifestera dans tout ce que nous faisons et disons.
Nous sommes alors transformés « de gloire en gloire » (*). Ce n’est pas une transformation instantanée, mais un processus progressif. Pas à pas, comme un bébé grandit lentement jusqu’à l’âge adulte.
Cela se produit « comme par le Seigneur, l’Esprit » (*). C’est d’abord par le Seigneur Jésus, car Il est Celui vers Lequel notre regard se tourne. C’est ensuite par le Saint-Esprit, car Il est la puissance intérieure qui opère cette transformation.
Moïse passa quarante jours sur la montagne. Pour devenir semblables au Seigneur Jésus, il est nécessaire de vivre constamment en communion avec Lui. De brèves rencontres ne suffisent pas. Toute notre vie peut être vécue « sur la montagne ». L’effet qui en sera produit dans notre vie, ne restera pas caché.
Le tableau « La vallée des larmes » a été réalisé par le Fran-çais Gustave Doré (1832–1883). Il représente une vallée entourée de rochers sombres et dépouillés. La vallée est remplie de personnes, tous fatigués et attristés : des personnes âgées, des estropiés, des aveugles et des personnes tombées par terre.
À l’entrée de la vallée se tient le Sauveur, vêtu de blanc et portant la croix sur Son épaule. Le bras tendu, Il invite tous ceux qui sont là à venir à Lui.
On y voit un roi avec couronne et sceptre, mais le visage marqué par la fatigue et la peur. Juste à côté de lui, un prisonnier enchaîné soupire après la liberté. Plus loin, une dame de la haute société tient sur ses genoux un enfant mort ; elle cherche le réconfort. Sous un arbre desséché se tient un lépreux. « Impur ! Impur ! » crie-t-il, tout en regardant avec espoir vers le Divin Médecin. Sur le sol repose une femme mourante ; elle soulève ses enfants comme si elle voulait les confier aux soins du Maître.
Dans cette vallée, beaucoup sont dans la détresse. Chacun semble conscient : « J’ai besoin du Sauveur ! » - Et le Sauveur est là, prêt à les accueillir. L’amour et la compassion rayonnent du visage du Fils de Dieu.