Chanter à la gloire de Dieu

1

Venez, prosternons-nous ensemble devant Jésus,

avec bonheur et reconnaissance pour notre lot.

C'est accompli, accompli, oui, amen,

c'est accompli pour nous devant Dieu.

L'œuvre immense que lui a acceptée,

tant attendue à travers les siècles,

est maintenant accomplie.

Réjouissez-vous, ciel et terre,

réjouissez-vous, rachetés ; c'est accompli !

2

Toi Jésus, tu as porté le fardeau,

que le péché et culpabilité te donnèrent à porter ;

Dieu vit ton œuvre avec satisfaction

et détourna de nous ses châtiments.

Nous, coupables, chassés par Dieu,

nous devions nous tenir loin d'Eden,

mais la croix a été pour nous l'arbre de vie,

que ton Père lui-même nous montra.

3

Nous voulons vivre pour Dieu dans l'humilité,

te suivre là où tu nous conduis,

nous mettre entièrement à ton service

avec une reconnaissance qui ne prendra jamais fin.

Conducteur fidèle, regarde-nous ;

Consommateur de la foi, fais que par ta puissance

l'œuvre merveilleuse de la grâce de Dieu

soit accomplie un jour aussi en nous.

Traduction du cantique 168 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
Hieronymus van Alphen (1746-1803)

Tout chrétien chante de tout cœur ce vieux cantique, qui n’a rien perdu de sa force. Le fait que le Seigneur Jésus ait accompli l'œuvre de la rédemption pour nous à la croix, qu'Il ait ainsi détourné le jugement de Dieu :

Que le Seigneur Jésus ait accompli l'œuvre de la rédemption pour nous à la croix, qu'Il ait ainsi détourné le jugement de Dieu : c'est bien là la raison pour laquelle nous voulons vivre pour Lui, et n’est-ce pas là aussi le désir de chacun de nous ?

Cinq fois, dans la première strophe, nous exprimons que l'œuvre de la réconciliation est accomplie. C’est pour cette raison que nous nous prosternons ensemble devant le Seigneur Jésus ; voilà pourquoi le ciel et la terre, et plus encore les rachetés, ont tout lieu de se réjouir.

Lorsque le Sauveur s’écria sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 19 v.30), c’était un cri de victoire et de triomphe, un cri de vainqueur. Il avait indiciblement souffert ! Les trois heures de ténèbres étaient pour Lui une éternité, car il y portait le jugement que nous avions mérité et que nous aurions dû éternellement subir en enfer. Pour Lui, Le flot de péchés — nos péchés — ne Lui paraissait pas avoir de fin. Il les avait pris sur Lui et les confessait comme s’Il les avait commis Lui-même. C’est alors que pour chacun de ces péchés, un par un, Il a été frappé par le saint Juge des cieux et de la terre. Lorsqu’enfin, tout le jugement ayant été porté, avec un profond soulagement (car Il était véritablement Homme), Il s’écria : « C’est accompli ! »

N’est-ce pas là le plus beau cri de tous les temps ?

Le Seigneur Jésus est mort sur la croix pour Son Dieu et Père, et pour nous. Nous avons tendance à penser d’abord à nous-mêmes : nous Le remercions d’avoir porté nos péchés, d’avoir été fait péché à notre place, afin que nous soyons délivrés, justifiés et désormais sauvés. Mais n’oublions jamais que le Seigneur Jésus est d’abord mort pour Dieu, parce que la gloire de Dieu avait été souillée par le péché, et que Dieu devait être glorifié.

Ce que le Seigneur Jésus a fait pour Son Dieu et Père ne vient pas au deuxième rang, mais c’est le tout premier de Sa croix. Cela ressort plus clairement dans l’Évangile selon Jean que dans les trois autres Évangiles – c’est précisément dans le récit de Jean que ce cri « C’est accompli ! » nous est rapporté.

Dans la deuxième strophe de ce cantique, nous sommes ramenés à Genèse 3, au jour où Adam et Ève ont péché contre Dieu. Ce qui a eu pour conséquence d’être chassés du jardin d’Éden.

Comme hommes naturels, nous sommes vus dans un lien de parenté avec Adam. Tout comme lui, nous aussi étions désobéissants et rebelles, car nous faisions notre propre volonté ou ce que nous estimions être juste à nos propres yeux. C’est pour cette raison que nous étions tous coupables. Dieu nous a tous chassés. Nous étions très loin de Lui, spirituellement morts dans nos péchés, incapables de nous sauver nous-mêmes.

Dans Son grand amour, Dieu Lui-même a pourvu à une solution. Tout comme Il a sacrifié des animaux en Éden pour que Adam et Ève puissent être vêtus de leurs peaux, Il a envoyé Son propre Fils, comme l’Agneau sans défaut, à Golgotha. Le châtiment que nous avions mérité, Dieu l’a exercé sur Son propre Fils. D’un côté, Dieu s’est détourné de Lui, car Il ne peut avoir aucune communion avec le péché. Mais d’un autre côté, c’est avec plaisir, qu’Il a regardé Son Fils, car Celui-ci Lui était parfaitement obéissant et entièrement dévoué.

C’est parce que Dieu a reçu pleine satisfaction à Golgotha, qu’Il peut maintenant nous témoigner Sa grâce.

Nous sommes d’accord avec toutes les conséquences qui en découlent, comme l’exprime le troisième couplet. C’est notre désir de vivre pour Dieu et de suivre le Seigneur Jésus en toutes choses. Nous voulons nous mettre à Son service, afin qu’Il soit glorifié à travers nous. Nous le faisons d’un cœur reconnaissant, et d’une gratitude qui n’aura jamais de fin, parce que, c’est une grâce d’une valeur infinie qui nous a été témoignée.

Notre prière au Seigneur Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi (Hébreux 12 v.2), est qu’Il veille sur nous et nous donne, toujours à nouveau, la force nécessaire pour réaliser ce désir : que l’œuvre de grâce de Dieu soit accomplie en nous. Quelle est cette œuvre ? C’est que le Seigneur Jésus soit glorifié, car Dieu veut que Son Fils soit honoré. Durant toute l’éternité, nous admirerons et adorerons le Père et le Fils, mais nous pouvons commencer à le faire dès maintenant.