Si nous comparons les différentes listes des douze disciples de notre Seigneur Jésus (1*), il semble raisonnable d’admettre que Barthélemy est celui qui est appelé ailleurs Nathanaël, ce dernier nom apparaissant dans Jean 1 v.46-52 (2*) et 21 v.2 (3*), et signifie « donné par Dieu » ou « don de Dieu ».
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« Ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le fils d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée ; Simon le Cananéen, et Judas l’Iscariote, qui aussi le livra » (Matthieu 10 v.2-4).
« Il surnomma Simon, Pierre ; et Jacques le fils de Zébédée et Jean le frère de Jacques, et il les surnomma Boanergès, ce qui est : fils de tonnerre ; et André, et Philippe, et Barthélemy, et Matthieu, et Thomas, et Jacques le fils d’Alphée, et Thaddée, et Simon le Cananéen, et Judas Iscariote, qui aussi le livra » (Marc 3 v.16-19).
« Et en ayant choisi douze d’entre eux, lesquels il nomma aussi apôtres : Simon, qu’il nomma aussi Pierre, et André son frère ; Jacques et Jean ; Philippe et Barthélemy ; Matthieu et Thomas ; Jacques le fils d’Alphée, et Simon qui était appelé Zélote ; Jude frère de Jacques, et Judas Iscariote, qui aussi devint traître » (Luc 6 v.13-16).
« Quand ils furent entrés dans la ville, ils montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée et Simon Zélote, et Jude frère de Jacques » (Actes 1 v.13).
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Voir en tête de l’article
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« Simon Pierre, et Thomas, appelé Didyme, et Nathanaël de Cana de Galilée, et les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples étaient ensemble » (Jean 21 v.2).
Le nom « Barthélemy » est d’origine samaritaine et signifie « fils de l’homme fraternel », alors même que la relation entre Juifs et Samaritains ne pouvait vraiment pas être qualifiée de fraternelle. Ils n’avaient en fait aucun contact entre eux et s’opposaient sur le plan religieux (*).
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« La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n’ont point de relations avec les Samaritains) » (Jean 4 v.9).
« Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer » (Jean 4 v.20).
D’autant plus, donc, l’accueil de Nathanaël par le Seigneur Jésus a dû lui résonner comme une douce mélodie : « Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude » (Jean 1 v.48).
Le Maître lui donne une preuve modeste, mais convaincante, de Son omniscience : « Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais » (verset 49). Cela pousse ce Juif pieux à s’exclamer : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » (verset 49).
Le figuier est généralement l’image du peuple d’Israël. C’est pour cela que battait le cœur de Nathanaël. Il aspirait au moment où ce peuple élu goûterait pleinement la bénédiction promise à Abraham. Et tout à coup, il comprit : le Messie qui apporterait cette bénédiction se tenait devant lui !
Nathanaël réalisa que le Psaume 2 allait s’accomplir. Dieu y déclare : « Moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (verset 6). Et c’est à Lui qu’Il peut dire au verset 7 : « Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré. » En effet, le Fils de Dieu, conçu de la vierge Marie, était venu comme le Roi légitime d’Israël. Quelle foi dans le cœur de Nathanaël !
Mais le Seigneur Jésus lui révèle quelque chose d’encore plus grand — à savoir la vérité du Psaume 8 (*). Là, nous voyons le Seigneur Jésus comme le Fils de l’homme qui ne règne pas seulement sur Israël, mais à qui toute la création, oui, tout, est soumis. Voilà les choses plus grandes. Les anges monteraient et descendraient sur le Fils de l’homme, leur Souverain.
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Psaume 8
1 Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux !
2 Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé [ta] force, à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur.
3 Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées :
4 Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ?
5 Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;
6 Tu l’as fait dominer sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds :
7 Les brebis et les bœufs, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs,
8 L’oiseau des cieux, et les poissons de la mer, ce qui passe par les sentiers des mers.
9 Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre !