1
Venez, prosternons-nous ensemble devant Jésus,
avec bonheur et reconnaissance pour notre lot.
C'est accompli, accompli, oui, amen,
c'est accompli pour nous devant Dieu.
L'œuvre immense que lui a acceptée,
tant attendue à travers les siècles,
est maintenant accomplie.
Réjouissez-vous, ciel et terre,
réjouissez-vous, rachetés ; c'est accompli !
2
Toi Jésus, tu as porté le fardeau,
que le péché et culpabilité te donnèrent à porter ;
Dieu vit ton œuvre avec satisfaction
et détourna de nous ses châtiments.
Nous, coupables, chassés par Dieu,
nous devions nous tenir loin d'Eden,
mais la croix a été pour nous l'arbre de vie,
que ton Père lui-même nous montra.
3
Nous voulons vivre pour Dieu dans l'humilité,
te suivre là où tu nous conduis,
nous mettre entièrement à ton service
avec une reconnaissance qui ne prendra jamais fin.
Conducteur fidèle, regarde-nous ;
Consommateur de la foi, fais que par ta puissance
l'œuvre merveilleuse de la grâce de Dieu
soit accomplie un jour aussi en nous.
Tout chrétien chante de tout cœur ce vieux cantique, qui n’a rien perdu de sa force. Le fait que le Seigneur Jésus ait accompli l'œuvre de la rédemption pour nous à la croix, qu'Il ait ainsi détourné le jugement de Dieu :
Que le Seigneur Jésus ait accompli l'œuvre de la rédemption pour nous à la croix, qu'Il ait ainsi détourné le jugement de Dieu : c'est bien là la raison pour laquelle nous voulons vivre pour Lui, et n’est-ce pas là aussi le désir de chacun de nous ?
Cinq fois, dans la première strophe, nous exprimons que l'œuvre de la réconciliation est accomplie. C’est pour cette raison que nous nous prosternons ensemble devant le Seigneur Jésus ; voilà pourquoi le ciel et la terre, et plus encore les rachetés, ont tout lieu de se réjouir.
Lorsque le Sauveur s’écria sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 19 v.30), c’était un cri de victoire et de triomphe, un cri de vainqueur. Il avait indiciblement souffert ! Les trois heures de ténèbres étaient pour Lui une éternité, car il y portait le jugement que nous avions mérité et que nous aurions dû éternellement subir en enfer. Pour Lui, Le flot de péchés — nos péchés — ne Lui paraissait pas avoir de fin. Il les avait pris sur Lui et les confessait comme s’Il les avait commis Lui-même. C’est alors que pour chacun de ces péchés, un par un, Il a été frappé par le saint Juge des cieux et de la terre. Lorsqu’enfin, tout le jugement ayant été porté, avec un profond soulagement (car Il était véritablement Homme), Il s’écria : « C’est accompli ! »
N’est-ce pas là le plus beau cri de tous les temps ?
Le Seigneur Jésus est mort sur la croix pour Son Dieu et Père, et pour nous. Nous avons tendance à penser d’abord à nous-mêmes : nous Le remercions d’avoir porté nos péchés, d’avoir été fait péché à notre place, afin que nous soyons délivrés, justifiés et désormais sauvés. Mais n’oublions jamais que le Seigneur Jésus est d’abord mort pour Dieu, parce que la gloire de Dieu avait été souillée par le péché, et que Dieu devait être glorifié.
Ce que le Seigneur Jésus a fait pour Son Dieu et Père ne vient pas au deuxième rang, mais c’est le tout premier de Sa croix. Cela ressort plus clairement dans l’Évangile selon Jean que dans les trois autres Évangiles – c’est précisément dans le récit de Jean que ce cri « C’est accompli ! » nous est rapporté.
Dans la deuxième strophe de ce cantique, nous sommes ramenés à Genèse 3, au jour où Adam et Ève ont péché contre Dieu. Ce qui a eu pour conséquence d’être chassés du jardin d’Éden.
Comme hommes naturels, nous sommes vus dans un lien de parenté avec Adam. Tout comme lui, nous aussi étions désobéissants et rebelles, car nous faisions notre propre volonté ou ce que nous estimions être juste à nos propres yeux. C’est pour cette raison que nous étions tous coupables. Dieu nous a tous chassés. Nous étions très loin de Lui, spirituellement morts dans nos péchés, incapables de nous sauver nous-mêmes.
Dans Son grand amour, Dieu Lui-même a pourvu à une solution. Tout comme Il a sacrifié des animaux en Éden pour que Adam et Ève puissent être vêtus de leurs peaux, Il a envoyé Son propre Fils, comme l’Agneau sans défaut, à Golgotha. Le châtiment que nous avions mérité, Dieu l’a exercé sur Son propre Fils. D’un côté, Dieu s’est détourné de Lui, car Il ne peut avoir aucune communion avec le péché. Mais d’un autre côté, c’est avec plaisir, qu’Il a regardé Son Fils, car Celui-ci Lui était parfaitement obéissant et entièrement dévoué.
C’est parce que Dieu a reçu pleine satisfaction à Golgotha, qu’Il peut maintenant nous témoigner Sa grâce.
Nous sommes d’accord avec toutes les conséquences qui en découlent, comme l’exprime le troisième couplet. C’est notre désir de vivre pour Dieu et de suivre le Seigneur Jésus en toutes choses. Nous voulons nous mettre à Son service, afin qu’Il soit glorifié à travers nous. Nous le faisons d’un cœur reconnaissant, et d’une gratitude qui n’aura jamais de fin, parce que, c’est une grâce d’une valeur infinie qui nous a été témoignée.
Notre prière au Seigneur Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi (Hébreux 12 v.2), est qu’Il veille sur nous et nous donne, toujours à nouveau, la force nécessaire pour réaliser ce désir : que l’œuvre de grâce de Dieu soit accomplie en nous. Quelle est cette œuvre ? C’est que le Seigneur Jésus soit glorifié, car Dieu veut que Son Fils soit honoré. Durant toute l’éternité, nous admirerons et adorerons le Père et le Fils, mais nous pouvons commencer à le faire dès maintenant.
Le magnifique chapitre 13 de 1 Corinthiens est appelé le « cantique de l’amour divin ». Le premier trait qui y est mentionné au verset 4(*) est la longanimité. Cela signifie : patience à supporter.
Dieu est extrêmement longanime envers les hommes. Même s’Il déteste profondément leur état de péché, Il n’intervient pas rapidement par le jugement. Aux jours de Noé, Sa longanimité a attendu 120 ans jusqu’à ce que l’arche soit prête ; ce n’est qu’alors que le déluge est venu (*). Encore aujourd’hui, Dieu use de longanimité envers les hommes, depuis déjà deux mille ans, « ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3 v.9). La porte de la grâce est encore toujours ouverte, bien que les hommes aient rejeté et crucifié Son Fils.
Le Seigneur Jésus a parfaitement manifesté ce caractère de l’amour de Dieu. Lors même qu’il y avait chez Ses disciples très peu de foi, de la faiblesse et de l’égocentrisme, Il les a supportés avec amour.
Nous sommes exhortés à « à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour » (Éphésiens 4 v.2). C’est ainsi que l’amour de Dieu peut être rendu visible en nous.
Dans Matthieu 20, Salomé (1*) vint vers le Seigneur Jésus pour demander que ses deux fils, Jacques et Jean, puissent s’assoir à Sa droite et à Sa gauche dans Son royaume (2*). Le désir d’être proche de Lui est un sentiment spirituel, par contre vouloir être plus proche que les autres est charnel. Ce n’est alors plus l’amour pour le Sauveur qui nous motive, mais le désir d’être supérieur aux autres croyants et de dominer sur eux.
Matthieu 27 v.55-56 (*) montre que Salomé se tenait aussi près de la croix. C’est là que tout ce qu’est la chair trouve sa fin. « Ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5 v.24).
Le Seigneur Jésus nous avertit clairement contre le désir de surpasser les autres. Il se montre Lui-même comme l’exemple parfait : « Quiconque voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et quiconque voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave ; de même que le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Matthieu 20 v.26-28).
Peut-être ne saviez-vous pas que Salomé est la femme de Zébédée, et la mère de Jacques et Jean les fils de Zébédée. Voici ce qui permet de l’affirmer.
Deux des frères du Seigneur Jésus s’appellent Jacques & Joses. « Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, et Joses, et Simon, et Jude ? » (Matthieu13 v.55)
➔ ➔ ➔ Marie la mère de Jacques et Joses est donc Marie la mère du Seigneur.
Trois récits de la croix donnent les noms des femmes qui étaient présentes, Matthieu et Marc citent le nom de 3 femmes et Jean cite une 4ème dont le nom est Marie, femme de Clopas. Marie de Magdala est toujours citée avec son nom, les 2 autres femmes sont nommées en relation avec leur parenté. C’est de l’identité des 2 autres femmes que l’on peut déduire que la femme de Zébédée s’appelait Salomé.
Selon Matthieu :
| Marie, la mère de Jacques et de Joses
(Donc la mère du Seigneur) |
La mère des fils de Zébédée
(Donc la femme de Zébédée) |
« … entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée » (Matthieu 37 v.56)
Selon Marc :
| Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses
(Donc la mère du Seigneur) |
Salomé
(Donc la femme de Zébédée) |
« Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient aussi Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé » (Marc.15 v.40)
« Et le sabbat étant passé, Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l’embaumer. » (Marc 16 v.1)
Selon Jean :
| Sa mère
(Donc la mère du Seigneur) |
Sa sœur
(Donc la sœur de la mère du Seigneur) |
« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. » (Jean 19 v.25)
On peut en déduire avec une quasi-certitude que :
Salomé est la sœur de Marie, mère du Seigneur, et la femme de Zébédée. Elle est aussi la tante du Seigneur Jésus et Jacques et Jean, fils de Zébédée, sont ses cousins !
Dans bien des cas, les chrétiens en savent plus sur la Bible plutôt que d’être prêts à lui obéir. Pourtant, Dieu nous a « commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement » (Psaume 119 v.4). Nous avons reçu Sa Parole pour la mettre en pratique, non pas simplement pour la lire, l’entendre ou la connaître.
Avant qu’Israël ne parte en guerre contre les rois venus du nord, Dieu donna à Josué l’ordre de paralyser les nombreux chevaux de l’ennemi et de brûler leurs chars de guerre (*). Josué obéit entièrement à Dieu, même si la raison humaine aurait pu soulever des objections : « Ces chevaux n’étaient-ils pas innocents ? Et ces chars encore parfaitement utilisables ? » Pourtant, Josué « fit comme l’Éternel lui avait dit : il coupa les jarrets à leurs chevaux, et brûla au feu leurs chars » (Josué 11 v.9).
Pourquoi Dieu demandait-il cela ? Il avait des raisons plus profondes : l’obéissance de Josué sauva Israël de la tentation de mettre à l’avenir sa confiance dans les armes humaines. De plus, c’était un témoignage pour tous les autres ennemis : ils ne pouvaient pas se confier dans leurs armes pour faire face au Dieu d’Israël.
« Comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, son serviteur, ainsi Moïse commanda à Josué, et ainsi fit Josué ; il n’omit rien de tout ce que l’Éternel avait commandé à Moïse » (Josué 11 v.15).
Josué n’omet rien de ce que Dieu lui ordonne, et c’est pourquoi Dieu accomplit toutes Ses promesses à Josué : « Il ne tomba pas un mot de toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël : tout arriva » (Josué 21 v.45).
Le succès de Josué reposait sur son obéissance, et c’est pourquoi son témoignage fut celui de la victoire. Là où l’on trouve une obéissance totale à la volonté de Dieu, Dieu accorde la victoire totale.
C’est pourquoi Josué 11 peut se conclure par ces magnifiques paroles : « Le pays se reposa de la guerre » (verset 23).
Là où on obéit à Dieu, on jouit de Son repos !
Un suaire était un linge mis sur la tête pour empêcher les gouttes de sueur du front de couler dans les yeux. Cela pique, car la sueur contient du sel. Le suaire évoque donc un travail pénible, qui provoque la sueur. C’est une conséquence du péché : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain» (Genèse 3 v.19).
Par quatre fois, il est question de suaire, ou linge servant à éponger la transpiration dans le Nouveau Testament.
« Maître, voici ta mine, que j’ai gardée déposée dans un linge(*) » (Luc 19 v.20).
L’un des dix serviteurs à qui leur maître avait confié chacun une mine pour la faire fructifier, n’avait aucune intention de fournir des efforts. Il l’enveloppa et la mit de côté dans un « linge servant à éponger la sueur ». Il ne voulait pas seulement éviter de travailler avec cet argent : il ne voulait pas travailler du tout. Il n’avait donc pas besoin de son linge pour essuyer sa transpiration.
Remarquez que la paresse est sévèrement condamnée dans les Écritures, par exemple dans le livre des Proverbes (1*). L’apôtre Paul ordonne que celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas non plus manger (2*). Quant à ceux qui peuvent mais ne veulent pas travailler, il faut s’en éloigner et se retirer de leur compagnie (3*).
La paresse du serviteur dans Luc 19 est encore plus grave, car il s’agit ici du service envers le grand Maître. Le Seigneur Jésus ne l’appelle pas seulement paresseux, mais méchant esclave, et Il le juge (*).
« … même on portait de dessus son corps des mouchoirs (*) et des tabliers sur les infirmes ; et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient » (Actes 19 v.12).
Paul n’était pas paresseux, mais un serviteur très zélé de Christ. Il voyageait inlassablement, annonçant l’Évangile partout. Jour et nuit, il était à l’œuvre pour son Sauveur, et Dieu bénissait abondamment son ministère.
Un apôtre était caractérisé par un ministère accompagné de signes et de miracles (1*). Chez Paul, cela était très manifeste.
Selon Actes 19 v.11-12 (2*), Dieu accomplissait des miracles extraordinaires par son intermédiaire. Il imposait les mains aux malades, mais même les mouchoirs servant à essuyer la sueur et les tabliers qu’il portait étaient placés sur les malades, et les maladies les quittaient, les esprits mauvais sortaient. Ainsi, Dieu confirmait son œuvre et montrait clairement aux hommes que Paul était véritablement Son serviteur.
Il est même fait mention de plusieurs de ces mouchoirs appartenant à l’apôtre. Il servait le Seigneur Jésus avec un grand zèle et beaucoup d’efforts. L’appréciation que Paul recevra un jour de la part du Maître correspondra aux paroles que Jésus adressa au serviteur qui, avec une seule mine, en avait gagné dix : « Bien, bon esclave ! » (Luc 19 v.17).
N’est-ce pas précieux, que le Seigneur Jésus peut un jour nous dire cela, à nous aussi ? Ne devrions-nous pas nous investir davantage pour vivre pour Lui et témoigner de Lui ?
« Le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire (*) » (Jean 11 v.44).
Lazare était mort et avait été enseveli. Mais, par la voix puissante du Fils de Dieu, il fut rappelé à la vie d’entre les morts. Il sortit du tombeau, « ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire ».
Le Seigneur Jésus donna l’ordre de le délier, donc de le libérer de ses bandes de tissus dont on enveloppait les défunts — mais Lazare ne se débarrassa pas encore de son suaire. Son service n’était pas encore terminé.
Tant que nous sommes sur cette terre, notre mission est d’être au service de Dieu et de Christ, comme des serviteurs actifs. Comme Lazare était un témoin vivant de Christ et de Sa toute-puissance, de sorte que beaucoup de Juifs crurent en Lui (*), nous aussi, nous sommes appelés à être une lampe allumée dans un monde obscur. Nous pouvons attirer l’attention de tous ceux avec qui nous sommes en contact, sur la personne du Seigneur Jésus.
De Lazare, nous n’entendons pas un seul mot. Notre témoignage ne réside pas en premier lieu dans ce que nous pouvons dire, mais dans la manière dont nous vivons, nous agissons et nous conduisons. C’est en cela que le Seigneur Jésus doit être visible. Et lorsque Dieu nous donne aussi des occasions de dire quelque chose, saisissons-les à deux mains !
Aussi longtemps que nous sommes sur cette terre, nous portons notre suaire et sommes les témoins de notre Rédempteur et Maître.
« Le suaire (*) qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part » (Jean 20 v.7).
La plus belle mention d’un suaire est gardée pour la fin : c’est le suaire du Seigneur Jésus.
Lorsque Joseph d’Arimathée et Nicodème descendirent le corps du Seigneur Jésus de la croix, ils L’enveloppèrent dans un linceul propre et pur de fin lin (1*). C’était dans un vêtement de lin, que le Seigneur Jésus s’est montré à Ses disciples pendant quarante jours après Sa résurrection. Les soldats L’avaient dépouillé de Ses vêtements, qu’ils s’étaient partagés en tirant au sort. Ces deux disciples, eux, eurent l’honneur de Lui offrir un habit neuf, traduit français par « linceul » (2*)
Mais en Jean 19 v.40 (1*), il est question d’autre chose. Après Lui avoir mis ce vêtement de lin, ils L’enveloppèrent aussi de linges dont on enveloppe les défunts avec des aromates. Le premier linge était pour Le revêtir, celui-ci était pour L’embaumer provisoirement, à cause du sabbat et dans la hâte. L’original utilise un autre mot pour « linge » (2*)
Lorsque Pierre et Jean entrent dans le tombeau au matin de la résurrection, ils voient « les linges à terre, et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part». De même que pour Lazare, les linges dont on enveloppe les défunts devaient être détachés, le Seigneur Jésus Lui-même a retiré les linges qui L’enveloppaient, et les a soigneusement déposés. Dans les deux cas, une chose est claire : la mort a dû rendre sa proie, le mort était vivant !
Mais quelle belle différence : Lazare devait continuer à porter son suaire aussi longtemps qu’il vivait sur la terre, tandis que le suaire du Seigneur Jésus était plié à part, mis de côté ! Ce linge n’était plus nécessaire.
L’œuvre du Seigneur Jésus était accomplie. Il avait mené à bien, jusqu’au bout, la mission que le Père Lui avait donnée à faire. Dieu avait été glorifié, et Il avait été pleinement satisfait. Sa colère avait été apaisée, le péché expié. Le chemin du salut était ouvert à quiconque croit. Satan était vaincu, et la puissance du monde et de la mort brisée. Christ est le Vainqueur, tout est accompli !
C’est en triomphant qu’Il s’écria sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 19 v.30). Puis Il baissa la tête et remit volontairement Son esprit, et entra dans la mort.
Le fait que Son œuvre était réellement accomplie, et que Dieu en était parfaitement satisfait, a été clairement démontré en ressuscitant Son Fils d’entre les morts, en le recevant dans le ciel et en Le glorifiant à Sa droite. La preuve irréfutable en est ainsi donnée : Le Seigneur Jésus n’a plus besoin de son suaire !
Les formes varient légèrement selon le cas de la déclinaison ou si le mot est au singulier ou au pluriel
Sens de mouchoir, linge, suaire. Ce mot est à l’origine du mot latin « sudarium » qui signifie « sueur », d’où le sens de linge pour essuyer la sueur !
Ce mot est utilisé en Luc 19 v.20 (linge), Jean 11 v.44 (suaire), Jean 20 v.7 (suaire)
Sens de linceul, grand drap de lin fin, pièce de tissu de lin, large et souvent coûteuse ou vêtement ample. Ce vête-ment couvrait le corps.
C’est le mot utilisé en Matthieu 27 v.59 (linceul), Marc 15 v.46 (linceul), Luc 23 v.53 (linceul)
Sens de linges, bandes de lin, petits morceaux de tissu utilisés pour envelopper un corps.
C’est le mot qui est utilisé en Jean 19 v.40 (linges), Jean 20 v.6 (linges)
Lorsqu'une tempête éclate en mer, le navire est ballotté dans tous les sens, tandis que l’iceberg semble à peine bouger, voire pas du tout. L’explication est simple : la majeure partie du navire se trouve au-dessus de l’eau, alors que l’iceberg flotte avec sept huitièmes de sa masse immergés.
Plus nous sommes enracinés et affermis profondément dans l’amour de Dieu, moins les tempêtes de la vie pourront troubler notre paix intérieure.
« Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. … Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4 v.16 & 18).
Dieu a parfaitement révélé Son amour par le don de Son Fils bien-aimé à Golgotha. C’est pourquoi il n’existe aucune raison pour douter de Son amour.
Être fermement convaincu de Son amour procure un repos parfait dans toutes les circonstances de la vie. C’est ainsi que nous montrons que nous connaissons et faisons confiance à notre Père. C’est ainsi que nous L’honorons !
Qu’est-ce que la loi de la liberté ? « Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire » (Jacques 1 v.25). Les notions de « loi » et de « liberté » ne sont-elles pas contradictoires ?
La loi du Sinaï conduit en effet à l’esclavage. Ce sont les exigences de Dieu imposées à l’homme naturel, qui ne peut ni ne veut faire la volonté de Dieu.
La loi de la liberté, en revanche, est la volonté de Dieu pour l’homme né de nouveau, qui a reçu la nature de Dieu. Comme cela a été pour le Seigneur Jésus : faire la volonté de Dieu n’était pas un joug d’esclave, mais Sa nourriture (*). Il en va de même pour notre vie nouvelle, c’est une joie de marcher dans les voies de Dieu.
Christ vit en nous, Il est notre nouvelle vie. Le regarder, suivre Ses traces, faire la volonté de Dieu : voilà ce que signifie pour nous la véritable liberté. C’est là le secret d’une vie bénie et joyeuse. C’est cela, la loi de la liberté.
Après qu’Israël eut traversé la mer Rouge et pénétré dans le désert, sa toute première expérience fut qu’il ne trouva pas d’eau (*). La deuxième fut celle de l’eau amère : l’eau de Mara. Quelle expérience décevante cela a dû être pour eux : après trois jours de marche, ils trouvent enfin de l’eau, mais elle est amère et ils ne peuvent pas la boire !
Mara tire son nom de cette expérience : « Ils vinrent à Mara ; mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères : c’est pourquoi son nom fut appelé Mara » (Exode 15 v.23), à comparer avec : « Elle leur dit : Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara ; car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume » (Ruth 1 v.20).
Mara fut la première véritable épreuve pendant la traversée du désert. Le peuple subit un échec, il murmura contre Moïse (1*). Ainsi, Dieu a mis en lumière ce qui était dans leur cœur : un esprit de rébellion, d’opposition contre Lui et contre leur guide, Moïse. Murmurer ou se plaindre est l’un des péchés les plus graves qui soient. C’est le dernier mentionné dans une liste de cinq graves déviations d’Israël pendant le voyage dans le désert (2*).
Cela montre combien l’obéissance est importante pendant l’épreuve : écouter attentivement la voix de Dieu, tendre notre oreille vers Ses commandements et observer tous Ses préceptes. Si telle est l’issue de l’épreuve, elle est alors bénéfique. Nous faisons alors l’expérience de Sa puissance cicatrisante au milieu des difficultés et découvrons qu’Il est notre Sauveur, notre Médecin : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (*).
Dieu promet alors qu’Il ne fera subir à Son peuple aucune des maladies qu’Il a infligées aux Égyptiens — image des gens du monde. En tant que croyants, nous constituons une grande exception au sein d’un monde sans Dieu. Les plaies d’Égypte symbolisent les jugements à venir sur le monde durant la grande tribulation.
Le dernier livre de la Bible montre des ressemblances frappantes avec les plaies qui sont tombées sur l’Égypte. Lors de la première plaie, par exemple, l’eau devint du sang, de sorte que les Égyptiens ne purent plus boire l’eau du Nil (1*). Lors de la troisième sonnerie de trompette dans Apocalypse 8 v.10 à 11 (2*), une grande étoile tombe du ciel sur le tiers des fleuves et des sources d’eau. Cette étoile est appelée Absinthe, ce qui signifie également « amertume ». Le tiers des eaux devient amer, et beaucoup meurent à cause de cette eau.
Quel est donc le remède, le moyen de guérison quant à cette eau amère ? Comment pouvons-nous échapper aux plaies d’Égypte ? Il est très significatif que l’Éternel ait montré à Moïse un (morceau de) bois, ce qui fait appel à un tronc d’arbre. Ce mot est précisément utilisé dans Deutéronome 21 v.22-23 (*) en lien avec la peine de mort par pendaison. La citation de Paul dans Galates 3 v.13 y fait référence : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au boi ») ».
La référence au bois de la croix est donc évidente. Christ a Lui-même porté nos péchés en Son corps sur le bois (1*). Et pourtant, il ne faut pas seulement penser à la signification de la croix en tant que telle, à l’œuvre du Seigneur Jésus — aussi importante soit-elle —, mais aussi à Sa personne. Peu avant la crucifixion, Il s’est d’ailleurs Lui-même appelé, dans Luc 23 v.31 (2*), « le bois vert ».
Le bois ici représente donc « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié », pour reprendre les mots de Paul dans 1 Corin-thiens 2 v.2 (1*). Sa personne et Son œuvre accomplie sur la croix du Calvaire : voilà la solution à tout mal, à toute plaie. Jésus-Christ crucifié fut le « remède » à la situation dans la-quelle se trouvaient les Corinthiens, et aussi à l’égarement des Galates. Car à eux aussi, Jésus-Christ avait été présenté comme crucifié (2*). C’est vers Lui qu’ils devaient se tourner à nouveau, c’est avec Lui qu’ils devaient renouer une relation vivante.
Le bois jeté dans l’eau amère la rendit douce. Elle devint ainsi potable. De même, la pensée des souffrances du Christ adoucit l’amertume de notre vie. Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu qu’Il a manifesté dans le don de Son Fils bien-aimé. Et rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ qu’Il a démontré par Son offrande de Lui-même sur le bois de la croix.
En effet, l’Éternel est notre Sauveur, notre Médecin. Il n’y avait pas d’autre solution, pas de solution moins coûteuse à notre détresse profonde, à notre misère amère. Christ a dû devenir homme et donner Sa vie pour nous, afin de pouvoir nous donner la vie.
Si nous comparons les différentes listes des douze disciples de notre Seigneur Jésus (1*), il semble raisonnable d’admettre que Barthélemy est celui qui est appelé ailleurs Nathanaël, ce dernier nom apparaissant dans Jean 1 v.46-52 (2*) et 21 v.2 (3*), et signifie « donné par Dieu » ou « don de Dieu ».
Le nom « Barthélemy » est d’origine samaritaine et signifie « fils de l’homme fraternel », alors même que la relation entre Juifs et Samaritains ne pouvait vraiment pas être qualifiée de fraternelle. Ils n’avaient en fait aucun contact entre eux et s’opposaient sur le plan religieux (*).
D’autant plus, donc, l’accueil de Nathanaël par le Seigneur Jésus a dû lui résonner comme une douce mélodie : « Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude » (Jean 1 v.48).
Le Maître lui donne une preuve modeste, mais convaincante, de Son omniscience : « Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais » (verset 49). Cela pousse ce Juif pieux à s’exclamer : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » (verset 49).
Le figuier est généralement l’image du peuple d’Israël. C’est pour cela que battait le cœur de Nathanaël. Il aspirait au moment où ce peuple élu goûterait pleinement la bénédiction promise à Abraham. Et tout à coup, il comprit : le Messie qui apporterait cette bénédiction se tenait devant lui !
Nathanaël réalisa que le Psaume 2 allait s’accomplir. Dieu y déclare : « Moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (verset 6). Et c’est à Lui qu’Il peut dire au verset 7 : « Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré. » En effet, le Fils de Dieu, conçu de la vierge Marie, était venu comme le Roi légitime d’Israël. Quelle foi dans le cœur de Nathanaël !
Mais le Seigneur Jésus lui révèle quelque chose d’encore plus grand — à savoir la vérité du Psaume 8 (*). Là, nous voyons le Seigneur Jésus comme le Fils de l’homme qui ne règne pas seulement sur Israël, mais à qui toute la création, oui, tout, est soumis. Voilà les choses plus grandes. Les anges monteraient et descendraient sur le Fils de l’homme, leur Souverain.
Au commencement, Dieu a créé le ciel et la terre. Si nous introduisons les nuances, ce n’était ni le Père, ni l'Esprit, mais le Fils qui a accompli l’œuvre de la création (*).
« Toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui » (Colossiens 1 v.16-17).
Créées par Lui — Il est l’Origine de tout. Au commence-ment, il y est en tant que Créateur.
Créées pour Lui — Il est aussi l’ultime finalité de tout. Quel est le sens de la création ? La glorification du Seigneur Jésus. Tout doit servir à Sa gloire.
Avant tout — Avant que quoi que ce soit n’existe, Il était déjà là. Il n’a pas venu à l’existence, mais Il est de toute éternité.
Subsister par Lui — Non seulement Il a tout créé, mais Il soutient aussi toute chose. Il maintient l’univers entier. Sans Lui, tout sombrerait dans le chaos.
Déjà sous la loi de Moïse, il existait l’obligation d’aimer son prochain : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19 v.18). Cela ne signifie pas que nous devons aimer le prochain, de la manière dont nous nous aimons nous-mêmes, mais personne ne peut remplir cette obligation, car l’amour que l’on porte sur soi-même est toujours, hélas, plus grand que celui porté pour les autres.
Le Seigneur Jésus place maintenant la barre encore plus haut pour nous : « C’est ici mon commandement : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15 v.12). Donc, non pas aimer comme nous nous aimons nous-mêmes, mais aimer plus que nous-mêmes ! Et cela, un être humain en est encore moins capable.
Et pourtant, nous en sommes capables en tant qu’enfants de Dieu, car nous avons reçu Son amour. Le Seigneur Jésus a prié à ce sujet en s’adressant au Père : « … afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17 v.26). Nous sommes devenus des hommes nouveaux, participants de la nature divine.
Puissions-nous manifester toujours davantage cet amour !
En 1657, Salomon Coster fabriqua une horloge. Le célèbre physicien Christiaan Huygens l’avait conçue et lui avait confié cette tâche. Pour autant qu’on le sache, c’est la plus ancienne horloge à pendule actionnée par un poids. Les quelques horloges à pendule plus anciennes sont actionnées par un ressort et doivent être remontées manuellement.
Nous ne pouvons plus imaginer une vie sans horloge ni montre. Nous voulons toujours savoir quelle heure il est !
Mais savons-nous aussi quelle heure il est à l’horloge de Dieu ?
Reconnaissons-nous, est-ce que je reconnais, les signes des temps ? Suis-je conscient que l’histoire du monde touche à sa fin ? Que nous vivons dans les derniers jours et que Christ vient bientôt ?
Il l’a promis à la dernière page de la Bible : « Je viens bientôt ! ». Cela n’a jamais été aussi proche qu’aujourd’hui.
Jamais cette promesse n’a été aussi proche qu’aujourd’hui.
Et lorsqu’Il viendra, serai-je prêt à Le rencontrer ?