Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

1

J'ai cru et c'est pourquoi je chante,

c'est pourquoi je chante la grâce,

la compassion et la rédemption

par le sang de Golgotha.

C'est pourquoi je chante

à toi qui, en mourant, as tout accompli,

Agneau de Dieu qui ôtes le péché,

Agneau de Dieu immolé pour nous .

2

J'ai cru en toi que la terre

a couronné d’épines,

mais qui, maintenant couronné d’honneur,

trônes à la droite de Dieu ;

Devant toi, à tes pieds transpercés,

un jour dans tout l’univers,

ici-bas et là-haut,

touts genoux se ploieront

Traduction du cantique 169 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
Jan-Baptist Mathysen (1817-1909)

Ce cantique bien connu — qui se chante sur deux mélodies différentes — explique dès le premier couplet pourquoi nous pouvons chanter : parce que nous avons cru au Sauveur qui a versé son sang à Golgotha !

Où a-t-on chanté pour la première fois dans la Bible  ? C'était en Exode 15 : lorsque Dieu a fait passer le peuple d’Israël à travers la mer Rouge et a vaincu les Égyptiens par les eaux de cette même mer. La mer Rouge a été fendue en deux, permettant de conduire les Israélites vers la liberté : le Seigneur Jésus a été frappé à la croix par l’épée de la justice de Dieu, afin que nous puissions être délivrés. C’est sur cette même croix qu’Il a vaincu Satan, qu’Il a écrasé la tête du serpent. Par la croix, Christ a triomphé du prince de ce monde.

Par le passage au travers de la mer Rouge, Israël a quitté le territoire d’Égypte, et sur le rivage, les corps sans vie des Égyptiens ont été rejetés par la mer : leurs oppresseurs ont été neutralisés. Christ ne nous a pas seulement arrachés au monde et libérés, mais il a aussi brisé le pouvoir de ce monde. Nous sommes réellement délivrés et libres. Voilà pourquoi nous pouvons chanter !

Les anges ne chantent pas — ni maintenant, ni plus tard — car les anges de Dieu n’ont jamais connu la rédemption. Nous, qui sommes rachetés, nous chantons. Nous chantons la grâce, la compassion et la miséricorde, la rédemption par la croix. Oui, le sang versé à Golgotha est le fondement de notre joie.

En mourant sur la croix, le Seigneur Jésus a tout accompli. Sa vie parfaite et consacrée à Dieu ne pouvait pas nous racheter ; pour cette raison, Il devait mourir. « Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit » (Jean 19 v.30).

Il avait été annoncé par Jean le Baptiseur, comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Pour tout Juif, cela signifiait clairement qu’Il devait mourir, être offert, comme les innombrables animaux sacrifiés sous l’ancienne alliance. Christ est l’Agneau de Dieu, immolé pour nous !

« J'ai cru », c’est ainsi que commence aussi le deuxième couplet. C’est une grâce infiniment grande que Dieu nous ait donné cette foi. Elle ne vient pas de nous, mais a été produite en nous par Son Esprit. Nous Le louons, parce que nous croyons !

Nous croyons en notre Seigneur Jésus, qui a été couronné sur cette terre d’une couronne d’épines. Le sol produit des épines et des ronces : cela fait partie du jugement de Dieu sur le péché de l’homme (1*). Les soldats de Pilate tressèrent une couronne de branches d’un buisson d’épines, la posèrent sur la tête du Sauveur et le frappèrent avec un roseau (2*). C’est couronné de ces épines, qu’Il a été suspendu à la croix. Joseph d’Arimathée aura sans doute retiré cette couronne d’épines, lorsqu’il descendit son corps de la croix. A cet instant, Il avait aussi porté le jugement sur le péché !

Mais Dieu a couronné le Seigneur Jésus de gloire et d’honneur, et Il L’a placé à Sa droite. C’est ainsi que nous Le voyons maintenant, par la foi (1*). Bientôt, tout œil Le verra, lorsqu’Il reviendra. Toute la création L’honorera. Tout genou fléchira devant Lui, se prosternera à Ses pieds percés, et toute langue confessera qu’Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois (2*).

Marcher par l'Esprit

Lorsque le réservoir d'une voiture est vide, le moteur ne démarre pas et la voiture n'avance pas. La solution est simple : faire le plein.

Comment pouvons-nous, en tant qu'enfants de Dieu, vivre et manifester Sa nature ? Comment pouvons-nous vivre comme le Seigneur Jésus a vécu ? Uniquement par la puissance du Saint-Esprit. « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (Galates 5 v.16).

Lorsque notre chair — que Dieu a jugée en Son Fils à Golgotha, et que nous avons nous-mêmes condamnée — refait surface en nous, le vieil homme se manifeste à nouveau. Mais nous avons reçu le Saint-Esprit, Qui habite en nous. Lorsqu’Il a la liberté d’agir, Il produit de précieux fruits. « Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5 v.22-23). C’est alors que nous marchons comme notre Sauveur, nous Le suivons et L’honorons !

Sans la direction et la puissance de l’Esprit de Dieu, il nous est impossible de marcher comme le Seigneur Jésus a Lui-même marché !

Le Premier-né

Comme nous lisons en Luc 2 v.7, Marie « mit au monde son fils premier-né ». Ensuite, elle donna encore naissance à quatre fils et à plusieurs filles (*), mais le Seigneur Jésus fut le premier-né dans la famille de Joseph et Marie, l’aîné des fils. Cela était simplement lié à l’ordre de naissance ; l’ordre dans lequel les accouchements ont eu lieu.

Mais lorsqu’Il est appelé le Premier-né en Hébreux 1, cela a une tout autre signification : « quand il introduit le Premier-né dans le monde habité, il dit : ‘Et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage’ » (Hébreux 1 v.6).

Le Fils unique

Le Seigneur Jésus est aussi le Fils unique du Père. Seul Jean L’appelle ainsi, dans son Évangile (1*) et dans sa première lettre (2*). Il s’agit ici de Sa divinité ; en cela, Il est unique, nul n’est comparable à Lui.

Dans ce cadre l’objet de la pensée n’est pas le fait qu’Il soit né, car en tant que Dieu le Fils (Personne divine), Il n’est pas né. Il est de toute éternité le Fils du Père, le Fils éternel. Et c’est vraiment unique. Il n’en existe pas un deuxième. Il est l’Unique, en effet, le Fils Unique.

Le Premier-né

Son titre de Premier-né concerne Son humanité. Beaucoup de personnes peuvent se constituer en divers groupes, selon le point de vue considéré, mais au milieu d’eux, Il tient, Lui, toujours la première place. C’est la pensée exprimée dans « le premier-né »

David était le huitième fils d’Isaï (1*), mais Dieu lui donna la place du premier-né (2*). David fut oint roi. Ainsi, Christ est le Premier-né.

Si l’on s’en tient strictement à l’ordre chronologique, c’est Caïn le premier-né. Ensuite, pendant quatre mille ans, un nombre incalculable d’hommes sont nés, et pourtant, le Seigneur Jésus est le Premier-né, car parmi tous ceux qui sont nés, Il est le Premier, le Plus grand, le Plus éminent, le Plus important.

C’est pourquoi Dieu, lorsqu’Il fait apparaître Christ dans le monde, tous les anges de Dieu sont appelés à L’adorer comme le Premier-né.

Faiblesse et puissance

Notre passé n’a pas à déterminer notre avenir. Si Zorobabel, le chef des Juifs revenus de la captivité à Babylone au pays de Juda et à Jérusalem, avait regardé en arrière, il aurait eu toutes les raisons de croire qu’ils allaient échouer. Ils avaient déjà tant de fois failli — pourquoi cela se passerait-il mieux cette fois-ci ?

Ils essayèrent bien de reconstruire le temple de Dieu à Jérusalem, mais la résistance était grande et leurs propres forces étaient faibles. C’est pourquoi ils perdirent courage. Les difficultés qui se dressaient devant eux semblaient être une montagne infranchissable.

Si nous comparons la tâche que Dieu nous a confiée à la force que nous avons en nous-mêmes, nous avons en effet toutes les raisons d’être découragés. Nous ne pouvons alors que conclure que nous sommes entièrement insuffisants.

C’est à ce moment-là que Dieu donna à Zorobabel cette parole d’encouragement : « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit » (Zacharie 4 v.6).

Notre faiblesse n’est jamais un obstacle pour Dieu afin d’accomplir Son œuvre. C’est même plutôt le contraire : ce n’est que lorsque nous prenons conscience de notre faiblesse que l’Esprit de Dieu peut commencer à agir en nous. Jamais Dieu n’a dit à l’un des Siens : « Je suis désolé, mais tu es trop faible pour accomplir quelque chose pour Moi ». C’est justement lorsque nous nous comptons sur nous-mêmes que nous devenons inutilisables pour Lui.

Il est donc nécessaire de reconnaître notre faiblesse. Mais cette conscience ne doit jamais nous abattre. Elle doit au contraire nous conduire à placer notre confiance en Dieu et en Son Esprit.

Celui qui se confie en Dieu peut s’approprier ces termes : « Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu devien-dras une plaine » (Zacharie 4 v.6). Pour ceux qui attendent leur salut de l’Éternel, les montagnes deviennent des plaines et les mers deviennent sèches. Pour la foi, il n’existe pas de difficultés.

Dieu S’était engagé envers Zorobabel à achever l’œuvre qu’Il avait commencée. Il s’agissait désormais de Sa gloire. Et Dieu tient Ses promesses envers nous. N’est-il pas vrai, qu’Il ne peut, ni ne veut en aucune manière perdre Sa gloire ?

C’est dans notre faiblesse que s’accomplit la puissance de Christ (*).

D’où venait le Sauveur ?

Le Seigneur Jésus est venu de Bethléem, d’Égypte, de Nazareth et de Capernaüm — tout cela afin que les prophéties s’accomplissent.

Bethléem

Joseph et Marie habitaient tous deux à Nazareth. C’est là que l’ange Gabriel avait annoncé à Marie la naissance de son Fils. Mais à cause d’un décret de l’empereur romain exigeant que tous les habitants de son vaste empire se fassent recenser, Joseph et Marie partirent pour Bethléem, la ville de leur lointain ancêtre David.

Entre-temps, ils s’étaient mariés, mais n’avaient pas encore eu de relations conjugales ; Marie était enceinte, car le Saint-Esprit était venu sur elle. Dans de telles circonstances, personne ne ferait un long voyage de son plein gré, mais l’empereur Auguste, sans le savoir, fit en sorte que le Seigneur Jésus naisse à Bethléem.

Ainsi était-il annoncé dans l’Ancien Testament : « Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n’es nullement la plus petite parmi les gouverneurs de Juda, car de toi sortira un conducteur qui paîtra mon peuple Israël » (Matthieu 2 v.6).

Le fait que le Seigneur Jésus naisse à Bethléem, confirmait clairement qu’Il était le véritable Fils de David, et rien que pour cette raison, Il avait droit au trône.

Égypte

C’est encore l’action d’un souverain impie qui permit l’accomplissement de la prophétie d’Osée : « J’ai appelé mon fils hors d’Égypte » (Matthieu 2 v.15 ; voir Osée 11 v.1).

D’après l’Ancien Testament, nous n’aurions même pas pu deviner que cette prophétie avait en vue le Seigneur Jésus, mais le Saint-Esprit le révèle clairement en Matthieu 2. Aussi, Joseph reçut l’instruction de prendre l’Enfant et Sa mère, et de fuir en Égypte. Par la tentative d’Hérode d’éliminer son « Rival », Joseph dut se réfugier avec sa famille dans un pays étranger. Mais Dieu veillait à ce que ce qu’ils s’en aillent précisément en Égypte. C’est ainsi que l’Écriture s’est accomplie.

Mais pourquoi fallait-il que le Seigneur Jésus soit « appelé hors d’Égypte » ? Parce qu’Il s’est identifié à Son peuple. Ce que le peuple avait vécu dans le passé, Il l’a vécu Lui-même. C’est aussi pour cela qu’Il a été baptisé dans le Jourdain. Non pas, comme les autres, pour être purifié de ses péchés, mais parce qu’Il s’unissait à ceux du peuple qui se tournaient vers Dieu et attendaient Son royaume.

Nazareth

Après la mort d’Hérode, Dieu envoya un ange pour rappeler Son Fils avec Joseph et Marie dans le pays d’Israël. Joseph avait l’intention compréhensible de s’installer à Bethléem. Mais comme le fils d’Hérode, Archélaüs, régnait en Judée, et surtout parce que Dieu le lui indiqua, ils allèrent habiter à Nazareth, la ville où Joseph et Marie avaient grandi — « en sorte que fût accompli ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen » (Matthieu 2 v.23).

Nazareth signifie « jeune pousse », « rejeton » ou « germe ». Quelqu’un de Nazareth est donc une pousse. C’est ainsi qu’Esaïe annonce la venue du Messie : « il sortira un rejeton du tronc d’Isaï, et une branche de ses racines fructifiera » (Esaïe 11 v.1).

C’est l’image d’un arbre coupé, d’où surgit un nouveau rejeton. Zacharie révèle que le Seigneur Jésus n’est pas seulement ce germe, mais que Son Nom est Germe : « Voici un homme dont le nom est Germe, et il germera de son propre lieu, et il bâtira le temple de l’Éternel … il s’assiéra, et dominera sur son trône » (Zacharie 6 v.12-13).

Oui, Son nom est « Germe », Nazaréen. Les Juifs n’avaient pas compris que ce nom faisait référence à Son origine de Nazareth. Ce que dit le pieux Nathanaël, rapporté en Jean, en dit long : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth  ? » (Jean 1 v.47). Mais grâce à la lumière que le Saint-Esprit jette sur les prophéties dans Matthieu 2, il est clair que le Messie devait venir de Nazareth. Cette prophétie souligne qu’Il est le Fils de l’homme, venu sur la terre.

Capernaüm

Lorsque le Seigneur Jésus atteignit l’âge de 30 ans et commença Son ministère public, Il quitta la maison familiale et alla s’installer à Capernaüm. Cela accomplit la prophétie d’Ésaïe : « Terre de Zabulon, et terre de Nephthali, chemin de la mer au delà du Jourdain, Galilée des nations : le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière  ; et sur ceux qui sont assis dans la région et dans l’ombre de la mort, la lumière s’est levée » (Matthieu 4 v.15-16 — citation d’Esaïe 9 v.1-2).

La Galilée se situait au nord du pays, au-dessus de la Samarie, loin de la Judée, de Jérusalem et du temple. On n’avait pour elle aucun estime — et c’est encore peu dire.

Ésaïe 9 (*) parle du mépris que les Juifs éprouvaient pour la Galilée. Elle faisait partie du territoire des dix tribus exilées en Assyrie. Le roi assyrien y avait installé des peuples païens. Le mélange était tel qu’on l’appelait « Galilée des nations ».

Mais par la venue du Messie, le mépris fut changé en hon-neur : c’est précisément dans cette région méprisée que le Seigneur Jésus apparut comme étant la Lumière du monde (*).

C’est un principe selon lequel Dieu agit : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les hommes sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1 Corinthiens 1 v.27-29).

Les habitants de Judée qui méprisaient les Galiléens et s’exaltaient eux-mêmes furent abaissés par Dieu, mais la Galilée a reçu la grâce. Celui qui est Lui-même, doux et humble de cœur résiste toujours aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles.

Conclusion

Ces différents lieux, où le Seigneur Jésus a séjourné, attes-tent clairement que :

Hanun

« Et il arriva, après cela, que le roi des fils d’Ammon mourut ; et Hanun, son fils, régna à sa place. Et David dit : J’userai de bonté envers Hanun, fils de Nakhash, comme son père a usé de bonté envers moi. Et David l’envoya consoler par ses serviteurs au sujet de son père. Et les serviteurs de David arrivèrent dans le pays des fils d’Ammon. Et les chefs des fils d’Ammon dirent à Hanun, leur seigneur : Est-ce, à tes yeux, pour honorer ton père que David t’a envoyé des consolateurs ? N’est-ce pas pour reconnaître la ville, et pour l’explorer, et pour la détruire, que David t’a envoyé ses serviteurs ? Et Hanun prit les serviteurs de David, et fit raser la moitié de leur barbe, et fit couper leurs vêtements par le milieu jusqu’au bas des reins, et les renvoya. Et on le rapporta à David ; et il envoya à leur rencontre, car les hommes étaient très-confus. Et le roi dit : Habitez à Jéricho jusqu’à ce que votre barbe ait poussé, alors vous reviendrez.

Et les fils d’Ammon virent qu’ils s’étaient mis en mauvaise odeur auprès de David ; et les fils d’Ammon envoyèrent, et prirent à leur solde des Syriens de Beth-Rehob et des Syriens de Tsoba, vingt mille hommes de pied, et le roi de Maaca avec mille hommes, et ceux de Tob, douze mille hommes … » (2 Samuel 10 v.1-6)

Nakhash, le roi des Ammonites, était mort, et son fils Hanun lui succéda (2 Samuel 10). David voulut lui témoigner de la sympathie et envoya quelques serviteurs pour présenter à Hanun ses condoléances. Mais la sincérité des intentions de David n’a pas été reconnues ; au contraire, il reçut une grave offense : les serviteurs de David furent traités avec mépris et renvoyés.

N’en avons-nous-mêmes jamais fait l’expérience : avoir voulu bien faire et être mal compris ? Être attaqué pour quelque chose, alors qu’on l’avait fait en toute sincérité et en toute amitié ? C’est une grande injustice, extrêmement douloureuse.

Ce que David a vécu, le Seigneur Jésus a dû le subir à un degré encore bien plus intense. Au Psaume 109, David s’exprime ainsi : « Ils m’ont entouré de paroles de haine, et ils me font la guerre sans cause. Pour mon amour, ils ont été mes adversaires ; mais moi je me suis adonné à la prière. Et ils m’ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour » (Psaume 109 v.3-5). Combien cela s’appliquait au Seigneur Jésus !

Il ne nous a pas laissés sur la terre sans préparation. Nous avons Son exemple devant les yeux comme un grand encouragement.

Il existe une contradiction fondamentale entre l'Esprit de Christ et l'esprit du monde. L'homme du monde est marqué par l’égoïsme, l'amour de soi, tandis que Christ était mû par l'amour envers Dieu et envers les hommes.

Il est nécessaire d’être vigilant : ce qui rend une telle expérience si douloureuse, n’est-ce pas aussi ce sentiment d’avoir été blessé et offensé ? Cela ne touche en réalité que notre propre honneur, et n’est au fond rien d’autre que de l’orgueil. N’est-ce pas pour nous enseigner que Dieu permet peut-être de telles expériences, afin que nous apprenions à nous juger nous-mêmes ? Cela ne donne évidemment à personne la liberté d’agir ainsi, mais Dieu peut s’en servir pour notre bien.

Si nous suivons le Seigneur Jésus, Ses expériences deviendront aussi les nôtres. Cela ne doit pas nous étonner, mais c’est une source de joie de souffrir avec Lui : « Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous » (1 Pierre 4 v.14).

Trois personnages haut placés
Jaïrus, un chef de synagogue (Marc 5 v.22-24 et 35-43)
Un seigneur de la cour (Jean 4 v.46-54)
Un centurion, chef Romain (Matthieu 8 v.5-13)

À Capernaüm vivaient trois hommes influents qui se sont adressés au Seigneur Jésus avec une requête : un chef de synagogue, un seigneur de la cour et un centurion romain. Ils représentaient respectivement la religion, la politique et le pouvoir militaire.

  1. Seul le nom du premier est mentionné : Jaïrus. En tant que chef de la synagogue, il occupait une position importante sur le plan religieux à Capernaüm.
  2. Le deuxième rappelle un peu Abdias au 1er livre des Rois (1*) : lui-même craignait Dieu, mais il était au service du roi impie Achab. L’homme de Jean 4 était un seigneur de la cour, un notable royal. En d’autres termes, cela veut dire, qu’il servait à la cour du roi Hérode, qui alors gouvernait la Galilée pour le compte des Romains (2*).
    • « Achab appela Abdias qui était préposé sur sa maison ; (et Abdias craignait beaucoup l’Éternel. Et il était arrivé, quand Jézabel exterminait les prophètes de l’Éternel, qu’Abdias avait pris cent prophètes et les avait cachés par cinquante hommes dans une caverne, et les avait nourris de pain et d’eau) » (1 Rois 18 v.3-4).
    • « Pilate, ayant entendu parler de la Galilée, demanda si l’homme était Galiléen. Et ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode qui, en ces jours-là, était lui-même aussi à Jérusalem » (Luc 23 v.6-7).
  3. Le troisième était un officier de l’armée romaine, un centurion.

Tous trois occupaient une place élevée dans la société. Aussi élevée qu’ait pu être leur réussite dans la vie, ils étaient tous dans la détresse :

  1. La fille de Jaïrus, âgée de 12 ans, était si gravement malade qu’elle était déjà morte avant que le Seigneur Jésus n’arrive chez lui.
  2. Le seigneur de la cour, notable royal, était venu à cause de son fils — probablement encore jeune — qui était gravement malade, avec de la fièvre et en train de mourir.
  3. Le centurion avait un serviteur paralysé, souffrant atrocement et lui aussi sur le point de mourir.

Tous trois avaient compris qu’ils devaient s’adresser au Seigneur Jésus pour recevoir une véritable aide   et ils l’ont reçue, car le Sauveur n’a jamais rejeté quelqu’un qui vient à Lui : la fille de Jaïrus a été ramenée à la vie, le fils du seigneur de la cour et le serviteur du centurion ont été guéris.

Ce qui frappe particulièrement, c’est la manière différente dont ces trois hommes ont demandé de l’aide et la façon dont le Sauveur a répondu à chacun d’eux.

Jaïrus, le chef de la synagogue
« Un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus, vient ; et le voyant, il se jette à ses pieds ; et il le suppliait instamment, disant : Ma fille est à l’extrémité ; je te prie de venir et de lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée, et qu’elle vive. Et il s’en alla avec lui ; et une grande foule le suivit, et elle le pressait » (Marc 5 v.22-24).

« Et une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui avait beaucoup souffert d’un grand nombre de médecins, et avait dépensé tout son bien, et n’en avait retiré aucun profit, mais plutôt allait en empirant, ayant ouï parler de Jésus, vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement ; car elle disait : Si je touche, ne fût-ce que ses vêtements, je serai guérie. Et aussitôt son flux de sang tari ; et elle connut en son corps qu’elle était guérie du fléau. Et aussitôt Jésus, connaissant en lui-même la puissance qui était sortie de lui, se retournant dans la foule, dit : Qui a touché mes vêtements ? Et ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Et il regardait tout à l’entour pour voir celle qui avait fait cela. Et la femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint et se jeta devant lui, et lui déclara toute la vérité. Et il lui dit : Ma fille, ta foi t’a guérie ; va en paix, et sois guérie de ton fléau » (Marc 5 v.25-34).

« Comme il parlait encore, il vient des gens de chez le chef de synagogue, disant : Ta fille est morte ; pourquoi tourmentes-tu encore le maître ? Et Jésus, ayant entendu la parole qui avait été dite, dit aussitôt au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de le suivre, sinon à Pierre et à Jacques et à Jean le frère de Jacques. Et il vient à la maison du chef de synagogue ; et il voit le tumulte, et ceux qui pleuraient et jetaient de grands cris. Et étant entré, il leur dit : Pourquoi faites-vous ce tumulte, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se riaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend le père de l’enfant et la mère, et ceux qui étaient avec lui, et entre là où l’enfant était couchée. Et ayant pris la main de l’enfant, il lui dit : Talitha coumi ; ce qui, interprété, est : Jeune fille, je te dis, lève-toi. Et aussitôt la jeune fille se leva et marcha, car elle avait douze ans ; et ils furent transportés d’une grande admiration. Et il leur enjoignit fort que personne ne le sût ; et il dit qu’on lui donnât à manger » (Marc 5 v.35-43).

Jaïrus se jeta aux pieds du Seigneur Jésus et Le supplia de venir avec lui, afin qu’Il puisse guérir sa petite fille. Il désirait la présence physique du Messie pour recevoir le salut. Dans Sa grâce, le Seigneur répond à la détresse de ce père désespéré.

Sur le chemin vers la maison de Jaïrus, le Seigneur Jésus est alors retardé par cette femme qui souffrait de pertes de sang depuis douze ans et qui voulait toucher le bord de Son vêtement pour être guérie.

La différence entre l’attitude de Jaïrus et celle de cette femme est frappante : Jaïrus voulait amener le Médecin vers la malade, tandis que la femme malade alla elle-même vers le Médecin. Sur le plan prophétique, Jaïrus représente le résidu croyant d’Israël, tandis que la femme est une image de l’Église. Le Seigneur Jésus était venu en premier lieu pour les brebis perdues de la maison d’Israël, mais alors qu’Il en chemin vers eux, apparaît entre temps cette pauvre femme. Avant que les croyants d’Israël ne soient véritablement guéris — lors de la venue de Christ sur le mont des Oliviers, près de Jérusalem, au moment de Son retour — l’Église est composée actuellement, par tous ceux, de toutes nations, qui croient en Jésus et à l’évangile du salut, et qui Le « touchent » par la foi. Pendant ce temps, la fillette de Jaïrus s’avère être déjà morte, mais elle est alors ramenée à la vie — tout comme Israël ressuscitera d’entre les morts après les « deux jours » que représente la période de formation de l’Église sur la terre, comme l’exprime le prophète Osée (*).

Le seigneur de la cour
« Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée–» (Jean 4 v.46-54).

Le seigneur de la cour résidant à Capernaüm se rendit à Cana, car il avait appris que le Seigneur Jésus y était revenu depuis la Judée. Ce n’était pas tout près. Lorsque cet homme crut à la promesse du Seigneur Jésus — que son fils était vivant et guéri — il repartit chez lui. Ses serviteurs vinrent à sa rencontre pour lui annoncer que son fils vivait. Quand il leur demanda à quelle heure l’amélioration s’était produite, il s’aperçut que c’était le jour précédent. Il avait donc réellement parcouru une longue route pour aller vers le Seigneur Jésus. Comme c’est facile pour nous ! À tout moment, nous pouvons nous approcher de Lui par la prière.

Le seigneur de la cour aussi désirait d’abord la présence physique du Seigneur Jésus. Il L’avait supplié de venir afin de guérir son fils. Pourtant, le Seigneur Jésus — qui est le même hier, aujourd’hui et pour toujours, et dont les pensées ne changent jamais — agit dans Sa sagesse avec chacun des Siens d’une manière toute personnelle et unique. Il est allé avec Jaïrus, mais Il a mis la foi de l’officier royal à l’épreuve.

Cela parle en faveur de cet homme, car Dieu aime nous mettre à l’épreuve lorsque nous sommes capables de la supporter. Ainsi, lorsque le Maître lui dit : « Va, ton fils vit », il crut immédiatement.

Il n’insista pas, ne demanda pas de précisions, n’exigea pas de signes, mais il crut et repartit. Cette foi fut bénie.

Le centurion
« Et comme il entrait dans Capernaüm, un centurion vint à lui, le suppliant, et disant : Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, horriblement tourmenté. Et Jésus lui dit : J’irai, moi, et je le guérirai. Et le centurion répondit et dit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri ; car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité d’autrui, ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. Et Jésus, l’ayant entendu, s’en étonna, et dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous dis : je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. Et je vous dis que plusieurs viendront d’orient et d’occident, et s’assiéront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux ; mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. Et Jésus dit au centurion : Va, et qu’il te soit fait comme tu as cru ; et à cette heure-là son serviteur fut guéri » (Matthieu 8 v.5-13).

Le centurion romain agit différemment. Selon le récit de Luc 7 v.1-10, il ne vint pas lui-même vers le Seigneur Jésus, mais envoya les anciens des Juifs auprès de Lui. Ce n’était pas par orgueil, mais au contraire par humilité et par un profond sentiment d’indignité. Car lorsque le Seigneur Jésus s’approcha de sa maison, il envoya des amis vers Lui pour exprimer combien il se sentait indigne de recevoir le Sauveur sous son toit. Quel exemple !

Le fait qu’il était un homme bon se voit dans le soin qu’il portait à un esclave. Et le fait qu’il était estimé même parmi les Juifs — malgré sa condition de Romain — se voit dans le fait que leurs anciens acceptèrent d’aller vers le Seigneur Jésus à sa demande.

Ce qui caractérisait ce centurion, c’est qu’il ne jugeait même pas nécessaire la présence physique du Sauveur ; il était convaincu que Sa parole seule suffisait.

Par cela, cet homme issu des nations est aussi une image de l’Église. Nous croyons, alors que notre Seigneur Jésus n’est pas présent sur la terre et que nous ne Le voyons pas. Nous faisons partie de ceux à propos desquels le Seigneur Jésus a Lui-même déclaré : « Bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru » (Jean 20 v.29). « Christ, lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pierre 1 v.7-8).

Le Sauveur fut impressionné par la foi de ce Romain — oui, Il s’en étonna. Et Il l’honora devant tout le peuple : « En vérité, je vous dis : je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi » (Matthieu 8 v.10). Et au même moment, son serviteur fut guéri.

Des montagnes d’airain
1 Et de nouveau je levai mes yeux, et je vis : et voici quatre chars qui sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes d’airain. 2 Au premier char il y avait des chevaux roux ; et au second char, des chevaux noirs ; 3 et au troisième char, des chevaux blancs ; et au quatrième char, des chevaux tachetés, vigoureux. 4 Et je pris la parole et dis à l’ange qui parlait avec moi : Que sont ceux-ci, mon seigneur ? 5 Et l’ange répondit et me dit : Ce sont les quatre esprits des cieux qui sortent de là où ils se tenaient devant le Seigneur de toute la terre. 6 Celui auquel sont les chevaux noirs sort vers le pays du nord ; et les blancs sortent après eux ; et les tachetés sortent vers le pays du midi ; 7 et les vigoureux sortent et cherchent à s’en aller, à se promener par la terre. Et il dit : Allez, promenez-vous par la terre. Et ils se promenèrent par la terre. 8 Et il me cria, et me parla, disant : Vois ; ceux qui sont sortis vers le pays du nord ont apaisé mon esprit dans le pays du nord. (Zacharie 6)

Dans Zacharie 6 v.1-8, le prophète voit quatre chars tirés par des chevaux qui parcourent tout le pays ou toute la terre. Ils représentent les quatre empires gouvernant le monde se succédant depuis la déportation des Juifs à Babylone jusqu’au retour de Christ.

Les chars « sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes d’airain » (verset 1). Le message est aussi clair que magnifique : les chars suivent exactement le chemin que Dieu veut !

Les chevaux ne peuvent ni aller à gauche ni à droite, ils doivent aller tout droit. Rois et présidents pensent qu’ils dirigent le monde, mais Dieu est le Très-Haut. C’est Lui qui tient tout dans Sa main. « Le cœur d’un roi, dans la main de l’Éternel, est des ruisseaux d’eau ; il l’incline à tout ce qui Lui plaît » (Proverbes 21 v.1).

Celui qui ne met pas sa confiance en Dieu peut être effrayé et inquiet à cause de tout ce qu’il voit se passer dans le monde. Mais pour celui qui croit, une chose est certaine : Dieu tient tout dans Sa main. Rien ne se passe sans Sa volonté. Pourquoi alors serions-nous effrayés ou inquiets ?

Faire du pain avec des pierres
Le tentateur, s’approchant de lui, dit : Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. (Matthieu 4 v.3)

En Matthieu 4 v.3, le diable mit le Seigneur Jésus au défi de faire du pain avec des pierres, puisqu’il avait faim. Il en avait le pouvoir, cela ne fait aucun doute, car Il est le Créateur et le Soutien de toutes choses. Pourquoi alors ne pas satisfaire Sa faim de cette manière ?

Le Fils de Dieu est devenu un Homme dépendant. Il est venu pour faire la volonté de Dieu. Ce qui était attendu de Lui, c’est qu’Il obéisse à Dieu. Dieu Lui avait-Il ordonné de faire du pain à partir de ces pierres ? Non, c’était un défi lancé par Satan. Et puisque Dieu ne le Lui avait pas dit, le Sauveur ne l’a pas fait ! Sa réaction a été : « Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (verset 4).

Non seulement le Seigneur Jésus s’est abstenu de faire ce qui est contraire à la volonté de Son Père, mais Il n’a jamais fait que ce qu’Il Lui était expressément ordonné. Il pouvait dire à juste titre : « Ma viande (*) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4 v.34).

Voilà notre exemple d’obéissance !

La sueur

Dès le commencement, Adam avait pour tâche d'entretenir le jardin d'Éden (*), mais après qu’il soit tombé dans le péché, le travail lui est devenu pénible : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain » (Genèse 3 v.19).

Cela faisait partie du châtiment que Dieu lui infligea. L’homme étant responsable des besoins de sa famille, la présence des épines et des ronces qui allaient pousser partout, lui rendait la tâche difficile. D’un autre côté, le travail est une bénédiction, car il préserve de beaucoup de péchés. L’oisiveté est l’oreiller du diable : si quelqu’un n’a rien à faire, le diable peut dormir tranquille, car le mal surgit alors de lui-même.

Parmi les auteurs des Évangiles, seul Luc rapporte à propos du Seigneur Jésus qu’à Gethsémané « sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre » (Luc 22 v.44). En tant que médecin, cela avait retenu particulièrement l’attention de Luc. Le Christ ne transpirait pas du sang, mais sa sueur devint comme de très grosses gouttes de sang.

Il est très important de noter que, dans la Bible, il n’est question du sang du Seigneur Jésus que lorsque le soldat romain transperça son côté et qu’il en sortit du sang et de l’eau (*). Cela était la preuve qu’il était déjà mort.

Il ne fait aucun doute qu’il y eut du sang versé lorsque le dos du Seigneur Jésus fut flagellé, lorsqu’on enfonça la couronne d’épines sur sa tête et lorsque ses mains et ses pieds furent percés de clous. Mais dans les Saintes Écritures, il n’est question de son sang qu’à partir du moment où il est mort et a accompli l’œuvre de réconciliation. Le sang qui coula lors des souffrances physiques n’a pas ôté le péché. C’est durant les heures de ténèbres qu’il porta le jugement de Dieu sur toutes nos iniquités, et il fut même fait péché. C’est par cette mort que nous sommes réconciliés avec Dieu.

Les gouttes de sang sont plus grosses que les gouttes de sueur. Luc décrit donc qu’à Gethsémané, la détresse intérieure du Seigneur Jésus était si intense que ses gouttes de sueur, tombant à terre, n’étaient pas d’une taille naturelle.

A Sichar, les disciples prient leur Maître de manger (1*), car Il avait faim après le long voyage parcouru durant la nuit. Mais Il refusa, car Il n’avait pas le temps de manger : de nombreux habitants de Sichar arrivaient, et Il devait leur annoncer la bonne nouvelle de son Dieu et Père. Il l’expliqua ainsi à ses disciples : « Moi, j’ai de la viande (2*) à manger que vous, vous ne connaissez pas. (...) Ma viande (2*) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4 v.32 & 34).

Nous mangeons pour recevoir de l’énergie et de la force afin de faire notre travail. Mais pour le Seigneur Jésus, c’est justement en faisant la volonté de Dieu qu’Il puisait Sa force. Car marcher, par obéissance, dans la voie tracée par Son Père, Lui donnait la jouissance de la communion avec Lui.

Pour notre Sauveur, plus que pour tout autre homme, il était vrai qu’Il mangerait Son pain à la sueur de Son visage. Cela a été rendu visible à Gethsémané. La perspective d’accomplir l’œuvre de l’expiation — ce qui impliquait qu’Il serait abandonné de Dieu pendant trois heures — fit que Sa sueur ressemblait à des grumeaux de sang, des goutes tellement grandes ! Il était dans d’angoisse du combat et saisi de tristesse jusqu’à la mort (*), mais Il a pris la coupe des mains du Père et l’a bue jusqu’à la lie à Golgotha.

La libéralité

Par la bouche du prophète Malachie, Dieu reprocha à son peuple Israël de ne pas Lui donner ce qu’Il attendait d’eux : les dîmes et l’offrande élevée (*). Il les mit au défi de Le mettre à l’épreuve : « Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison, et éprouvez-moi par ce moyen, dit l’Éternel des armées, si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux, et ne verse pas sur vous la bénédiction, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez de place » (Malachie 3 v.10).

L’esprit de libéralité a pour cadre la première création. Sous l’ancienne alliance, le peuple était tenu d’être libéral, mais dans le cadre de la nouvelle création, ces obligations n’ont plus leur place. Dieu cherche des cœurs joyeux. Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes appartient à notre Sauveur. Tout est à Sa disposition.

Cependant, le principe de Dieu demeure le même : Celui qui donne au Seigneur Jésus et pour son service, ce qu’Il lui a confié comme administrateur, sera abondamment béni. Dieu répandra depuis le ciel Sa bénédiction sur lui. Comment Il le fera, cela Lui appartient. Mais nous pouvons avoir confiance : Il accomplira ce qu’Il a promis.

Pour conclure
Douwe Egberts

Le 19 février 1806, parut dans le journal « Le Leeuwarder Courant » faire-part du décès de Douwe Egberts :

Ce matin, mon bien-aimé époux, DOUWE EGBERTS, est décédé âgé de moins de 52 ans… Nous devons tous nous soumettre aux voies de la Providence Divine. Grâce à la foi chrétienne et à la conduite exemplaire du défunt, j’ai la pleine assurance que, sa tente terrestre étant désormais détruite, il possède désormais un édifice auprès de Dieu, une demeure non faite de main d’homme, mais éternelle dans les cieux.

Quelle consolation exprimée, dans sa tristesse, par sa veuve Lysbeth Mintjes !

Celui qui croit au Seigneur Jésus peut savoir avec toute certitude : Quand je mourrai, mon corps sera certes détruit, mais je pourrai habiter auprès de Dieu dans le ciel. Notre corps actuel n’est qu’une tente. Dans l’au-delà, nous posséderons une demeure éternelle.

Quelle gloire ! Nous habiterons pour l’éternité auprès de Dieu. Pas simplement y loger comme visiteur, mais y étant chez nous. Nous sommes d’ailleurs enfants de Dieu, nous tous qui avons accepté le Seigneur Jésus par la foi !