Dans les Saintes Écritures, il est question de trompettes et de cors. Les trompettes sont des instruments de musique métalliques fabriqués par des hommes. Les cors sont des cornes naturelles d’animaux, utilisées pour produire un son, et parfois même pour jouer des mélodies simples.
Ces cornes provenaient de divers animaux, notamment des moutons, des chèvres et des bœufs. Dans trois cas, la Parole de Dieu mentionne expressément des cors : des cornes de bélier utilisées pour « claironner » un message à haute voix.
Dieu avait délivré Israël d’Égypte. Le troisième mois, le peuple arriva au mont Sinaï. L’Éternel interdit formellement au peuple de monter sur la montagne ou même de la toucher, sous peine de mort. Lorsque Dieu descendit sur la montagne, cela s’accompagna de tonnerres et d’éclairs, d’une épaisse nuée, d’un puissant son de cor, de feu et de fumée ; toute la montagne tremblait. Du milieu de cette manifestation redoutable, l’Éternel proclama les dix commandements. Cela fit une si forte impression sur les Israélites qu’ils reculèrent et demandèrent à Moïse que Dieu s’adresse à lui plutôt que de leur parler directement.
Et pourtant, le désir de Dieu était que Son peuple s’approche de Lui. Il l’exprime clairement dans Exode 19:13 : « Quand le cor sonnera longuement, ils monteront vers la montagne ». La barrière du péché devait être ôtée, mais Dieu désire avoir communion avec nous. Quelle chose précieuse !
Dieu a manifesté ce désir par le son du cor [selon la traduction néerlandaise cor de bélier]. Cela renvoie directement à l’agneau pascal que les Israélites avaient immolé peu de temps auparavant. Ils s’étaient abrités derrière son sang ; c’est ce sang seul qui les avait protégés du jugement de Dieu, exercé par l’ange destructeur. Ils avaient mangé l’agneau — accomplissant ainsi ce que le Seigneur Jésus dit dans Jean 6 v.53 : « En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes ». C’est par la foi en Celui qui a été Crucifié que tous nos péchés sont pardonnés et que nous recevons la vie nouvelle donnée de Dieu.
L’agneau pascal n’était pas un petit agneau jeune et frêle, mais un mâle d’un an, dans la force de l’âge. Ses cornes étaient pleinement développées. Le son produit avec un tel cor était le signal que le peuple pouvait monter vers Dieu. Cela signifie que c’est uniquement sur la base de la mort du Seigneur Jésus à la croix que nous pouvons être en relation avec Dieu !
Après que les Israélites eurent traversé le Jourdain, qu’ils eurent installé le tabernacle à Guilgal et établi leur camp, ils y célébrèrent de nouveau la fête de la Pâque (Josué 5 v.10). Au chapitre 6, la première ville du pays promis, Jéricho, fut alors livrée au peuple. Ils n’eurent pas à combattre : la bataille appartenait à l’Éternel. La victoire fut obtenue par le son de trompettes ou corne retentissante [traduit en Néerlandais par cors de béliers].
Il est remarquable de voir combien le Saint-Esprit met l’accent sur ces instruments. Le peuple fit treize fois le tour de Jéricho : une fois par jour pendant six jours, puis sept fois le septième jour. C’était un immense cortège — le peuple comptait entre deux et trois millions de personnes. Au centre marchait l’arche, précédée de sept sacrificateurs, qui soufflaient chacun sans cesse dans sept cornes retentissantes. Devant eux se trouvaient tous les hommes de guerre ; derrière l’arche, le reste du peuple suivait.
Durant toutes ces marches autour de la ville, les sacrificateurs ne cessèrent de souffler dans les cornes retentissantes. Il s’agissait très probablement de mélodies à la gloire de Dieu. Les habitants de Jéricho, postés sur les murailles, devaient se moquer de ces Israélites silencieux : pensaient-ils vraiment pouvoir conquérir leur ville fortifiée de cette manière ?
Le peuple avait reçu l’ordre strict de se taire (verset 10). La seule chose qu’on entendait, c’était le son des cornes. Et c’est justement ce son-là qui mena à la victoire ! Les cornes de bélier faisaient retentir dans le monde entier la victoire de l’Agneau de Dieu. Ce son proclamait le triomphe de Christ à Golgotha. Là, Il a vaincu Satan, « ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la croix » (Colossiens 2 v.15). En passant par la mort, le Seigneur Jésus a réduit le diable à l’impuissance (*).
Sur la base de cette victoire du Fils de l’homme sur Satan, nous pouvons être vainqueurs avec Lui. Le diable cherche toujours à nous empêcher de « prendre possession du pays promis » — d’apprendre à connaître et à goûter nos bénédictions spirituelles dans les lieux célestes. Mais puisque le diable a été vaincu à la croix par le Seigneur Jésus, il ne peut plus nous nuire — aussi longtemps que le triomphe de Christ à Golgotha demeure vivant dans nos cœurs.
Tous les cinquante ans, en Israël, on célébrait l’année du jubilé (Lévitique 25 v.8-16). C’est alors qu’on proclamait « la liberté dans le pays à tous ses habitants … vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille» (verset 10). Par cette ordonnance, Dieu avait prévu un moyen d’empêcher que les pauvres deviennent toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches.
Cette année du jubilé commençait le jour des propitiations, le dixième jour du septième mois. Après sept semaines d’années — c’est-à-dire sept périodes de sept ans, dont chaque septième année était une année sabbatique (versets 1-7) —, après donc 49 ans, le cor retentissait le jour des propitiations. Et cela, non seulement au tabernacle, et plus tard au temple, mais : « tu feras passer le son bruyant de la trompette [ou du cor] ; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays » (verset 9). Le texte n’entre pas dans les détails, mais il ne fait aucun doute que des sacrificateurs sont allés dans tout le pays avec des cornes, comme trompette, faisant retentir leur son dans chaque village et dans chaque ville, afin que tous sachent : l’année du jubilé est arrivée !
Ce qui est remarquable, c’est que le mot « jubilé » dans le texte hébreu original est le même mot que « trompette de corne de bélier ». Cela ne se voit pas dans la Bible traduite dans nos langues, mais cela montre clairement que toute l’année du jubilé était marquée par le son retentissant de la corne de bélier. Et cela contient pour nous une précieuse leçon : la liberté parfaite que nous avons en Christ repose uniquement sur le sacrifice du Seigneur Jésus, le véritable Agneau de Dieu !
Dans l’année du jubilé, nous voyons les privilèges du règne de paix de mille ans, mais son accomplissement complet aura lieu dans l’éternité. Cette création actuelle a reçu sept jours ; le huitième jour — et donc aussi le cinquantième jou — parle d’un nouveau commencement. Cela arrivera quand l’ancienne création disparaîtra dans le feu, et que Dieu créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Lorsque nous serons dans l’éternité avec le Seigneur Jésus, pleinement libres et parfaitement heureux, nous ne l’oublierons jamais : nous le devons uniquement à notre Sauveur, que nous verrons là comme l’Agneau, qui a été immolé !