Le patriarche Jacob, devenu aveugle avec l'âge, bénit les deux fils de Joseph. Ce faisant, il croisa les mains, de sorte que le plus jeune des deux, Éphraïm, reçut la bénédiction destinée à l'aîné, Manassé (*). Joseph voulut corriger son père, mais celui-ci refusa et dit : « Je le sais, mon fils, je le sais ! » (Genèse 48:19).
- « Et Israël vit les fils de Joseph, et il dit : Qui sont ceux-ci ? Et Joseph dit à son père : Ce sont mes fils, que Dieu m’a donnés ici. Et il dit : Amène-les-moi, je te prie, et je les bénirai. Or les yeux d’Israël étaient appesantis de vieillesse ; il ne pouvait voir. Et Joseph les fit approcher de lui, et il les baisa et les embrassa. Et Israël dit à Joseph : Je n’avais pas pensé voir ton visage ; et voici, Dieu m’a fait voir aussi ta semence. Et Joseph les retira d’entre ses genoux, et se prosterna le visage contre terre. Et Joseph les prit les deux, Éphraïm de sa main droite, à la gauche d’Israël, et Manassé de sa main gauche, à la droite d’Israël, et les fit approcher de lui ; mais Israël étendit sa main droite, et la posa sur la tête d’Éphraïm (or il était le plus jeune), et sa main gauche sur la tête de Manassé, plaçant ainsi ses mains à dessein, car Manassé était le premier-né. Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’Ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils croissent pour être une multitude au milieu du pays.
Et Joseph vit que son père posait sa main droite sur la tête d’Éphraïm, et cela fut mauvais à ses yeux ; et il saisit la main de son père pour la détourner de dessus la tête d’Éphraïm et la poser sur la tête de Manassé. Et Joseph dit à son père : Pas ainsi, mon père ; car celui-ci est le premier-né ; mets ta main droite sur sa tête. Et son père refusa, disant : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, et lui aussi sera grand ; toutefois son frère, qui est le plus jeune, sera plus grand que lui, et sa semence sera une plénitude de nations » (Genèse 48 v.8-19).
Notre Père céleste ne nous dit-il pas parfois la même chose ? Quel réconfort cela représente ! Nous avons tendance à juger rapidement les actions de Dieu dans notre vie, et avant même de nous en rendre compte, nous les condamnons. Nous pensons alors, souvent inconsciemment, que Dieu aurait pu agir différemment. Mais sommes-nous plus sages que Lui ?
Dieu est omniscient. Sa sagesse est parfaite. Nous sommes tellement limités ! Il nous dit simplement : « Je sais, mon enfant ! » Il ne se justifie pas. C'est nous qui lui rendons des comptes, pas l’inverse !
Nous pouvons tranquillement nous reposer sur Sa sagesse et Lui confier toutes choses. Cela nous apporte la paix et aussi L'honore !