Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

- 1 -

Le Seigneur est fidèle ; il prend soin de tous les siens.

Quand tout le secours de l'homme disparaîtrait

lui reste fidèlement dévoué aux siens.

Il est le même jusque dans l’éternité.

- 2 -

Le Seigneur est fidèle ; rien ne peut nous séparer de lui.

Il connaît et sonde aussi la souffrance secrètement cachée.

Tandis que son amour nous fortifie et nous console.

Il est le même jusque dans l’éternité

- 3 -

Le seigneur est fidèle, quoique ses desseins soient voilés.

Si nous ne voyons pas d'issue à nos peines et soucis,

c'est pour notre bien que sa main nous conduit.

Il est le même jusque dans l’éternité.

- 4 -

Le seigneur est fidèle ; toutes les années de notre vie,

il nous soutiendra, nous gardera et nous protègera

jusqu'à la fin de notre combat sur la terre.

Il est le même jusque dans l’éternité.

Traduction du cantique 172 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
J.Ph. Buddingh (1927-2012)

Le thème de ce cantique est exprimé dans les premiers mots des quatre couplets : la fidélité du Seigneur Jésus. Il est toujours le même !

Il prend soin de tous ceux qui lui appartiennent, chantons-nous dans le premier couplet. Même si tous les hommes nous abandonnaient, Il nous reste fidèle. Il sait ce que c'est que d'être abandonné. Dans le jardin de Gethsémané, les onze se sont enfuis dans la nuit, car ils ne pensaient qu'à leur propre salut. À ce moment-là, ils ne pensaient pas à leur Maître. Mais Lui est resté fidèle !

Il n'abandonnera jamais aucun de ses disciples. L'apôtre Paul en a témoigné dans 2 Timothée 4 v.16 et 17 : « Tous m’ont abandonné ... Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié ». Beaucoup ont fait cette expérience et en cela ils l'ont honoré.

Ce que dit le deuxième couplet est réellement vrai : rien ne peut nous séparer de Lui. Le même apôtre a écrit dans l’épitre aux Romains 8 : « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? » (Chapitre 8 verset 35). Et aux versets 38 et 39 (*), il exprimait sa totale certitude que rien ne pourrait le séparer de l'amour de Dieu. Cela signifie que rien, absolument rien, ne pouvait empêcher Dieu de l'aimer. Quoi qu'il arrive, l'amour de Christ pour lui restait inébranlable, comme un rocher dans la tempête.

Le Seigneur Jésus est celui qui connaît les cœurs. La terre est une vallée de larmes, où l'on souffre beaucoup. Beaucoup de souffrances se voient et sont connues, mais la plupart ne restent-elles pas cachées ? La plupart de nos semblables n'en ont pas conscience et les rares personnes qui nous sont très proches et qui en ont connaissance ne peuvent pas entièrement compatir, même si elles le voudraient. Mais ce qui est caché aux hommes, Lui le sonde et le comprend. C'est pourquoi Il sait parfaitement ce dont nous avons besoin. Il veut nous consoler et nous donner de la force.

Il existe des situations – c'est le sujet du troisième couplet – dans lesquelles nous ne voyons aucune issue. C'est ce qu'a vécu le peuple d'Israël sur les rives de la mer Rouge, en Exode 14. Il y avait des montagnes à gauche et à droite, derrière eux, l'armée égyptienne arrivait et devant eux s'étendait la mer Rouge. Ils se trouvait sans issue, sans solution ! Mais Dieu a toujours une solution, en Son temps et à Sa manière : « Avec la tentation il fera aussi l’issue » (1 Corinthiens 10 v.13).

Son but nous est souvent caché, mais nous pouvons avoir confiance que Sa main nous guidera. Il l'a toujours fait – et Il reste toujours le même.

La fidélité du Seigneur Jésus s'applique à toute notre vie sur terre, dit le quatrième couplet, jusqu'à la fin de notre combat ici-bas. C'est en effet une description frappante de notre existence sur la terre. Dans le monde, nous connaîtrons l'oppression ; c'est le lot de tous ceux qui veulent vivre pieusement (1*). De plus, Dieu éduque ses enfants, notamment par la souffrance (2*).

Les voies de Dieu à notre égard ne sont pas toujours faciles. Souvent, nous ne pouvons pas les comprendre, mais Il ne nous le demande pas non plus. Il attend plutôt de nous que nous acceptions Ses actions, confiants que ce qu'Il fait est bon. Celui qui accepte tout ce qui arrive dans sa vie comme venant de la main de Dieu connaît la paix et une profonde sérénité. Et nous avons la certitude que le Seigneur Jésus est fidèle. Il nous aime, cela ne changera jamais !

Frappe sévère par amour

Dans les montagnes d'Écosse, une dame a vu un berger frapper très fort un jeune agneau de son troupeau, au point qu’il a eu sa patte cassée. Cette dame était très indignée.

Le berger a bandé la patte cassée, et y a placé une attelle, tout en parlant gentiment à l'agneau. Ce n'est qu'une fois qu'il a eu terminé qu'il dit à la dame : « Vous êtes en colère contre ce que j'ai fait, mais je vais vous expliquer. Cet agneau est très vif et s'éloigne sans cesse du troupeau. Quand je l'appelle, il ne m'écoute pas. Cela l'a déjà mis plusieurs fois en danger. Un jour, cela finira par mal tourner. Pour protéger l'agneau, je devais agir comme je l'ai fait.

Je sais que je lui ai fait mal, mais j'aime trop cet animal pour le laisser partir. Pour l'instant, il ne peut plus marcher tout seul. Je vais donc le porter et m'en occuper aussi longtemps que nécessaire. Je n'aime pas lui faire mal, mais maintenant, il va tellement s'habituer à moi qu'il ne s'enfuira plus. – Vous voyez cete brebis qui reste toujours près de moi ? Je lui ai fait la même chose qu’à cet agneau ! »

C'est ainsi que le bon Berger agit avec nous !

Le premier-né
Le Premier-né d'entre les morts

Ce que le titre « Premier-né » veut surtout signifier est clairement exprimé dans Colossiens 1 v.18 : « il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ».

En effet, Dieu désire que son Fils bien-aimé occupe la première place en toutes choses, en particulier dans nos cœurs. Il doit y occuper une place toujours plus importante !

Alors qu'il est appelé le premier-né sans autre précision dans les épitres aux Hébreux (1*), dans celle aux Colossien (2*) Il est présenté comme le premier-né de toute la création et dans le livre de l’Apocalypse (3*) comme le premier-né des morts. Or, dans notre verset, il est le premier-né d'entre les morts. Cela ressemble beaucoup à son titre dans le passage précédent, mais le sens est tout à fait différent.

Par sa naissance, le Seigneur Jésus est devenu le Premier-né de toute la création. Par sa mort, il est devenu le Premier-né des morts. Mais par sa résurrection, il est devenu le Premier-né d'entre les morts !

Il existe une différence fondamentale entre la résurrection des morts et celle d'entre les morts. La résurrection des morts aura lieu à la fin des temps ; alors, tous ceux qui sont encore dans la mort ressuscitent. Mais la résurrection d'entre les morts signifie cependant qu'une partie de ceux qui sont décédés, ressuscitera, alors que les autres restent dans la mort.

Cette résurrection d'entre les morts concerne les croyants ; elle se déroule en plusieurs étapes. Le commencement de cette résurrection d'entre les morts a eu lieu lorsque le Seigneur Jésus est ressuscité. La deuxième phase peut encore avoir lieu aujourd'hui : lorsque le Seigneur Jésus reviendra et que tous les saints endormis (1*) seront ressuscités. La troisième et dernière phase aura lieu lors du retour de Christ : les croyants qui seront morts pendant les sept années entre l'enlèvement (2*) et le retour (3*) seront alors ressuscités (4*). Après cela, plus aucun croyant ne mourra.

Maintenant, parmi tous ceux qui participent à cette première résurrection, tous ceux qui ressuscitent d'entre les morts tandis que d'autres restent dans leurs tombes, parmi eux tous, le Seigneur Jésus est bien sûr le plus grand, le plus important.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Il a vaincu la mort et qu'Il est le seul à avoir brisé les liens de la mort par sa propre puissance.

Dieu est esprit

Dieu avait strictement interdit au peuple d'Israël de faire une image ou une représentation de Lui et de s'incliner devant elle. C'est ce que faisaient les païens. Ils avaient remplacé la gloire du Créateur éternel – dont ils connaissaient l'existence grâce à ce qu'ils voyaient dans la création – par quelque chose qui ressemblait à une créature : un être humain, un animal ou une combinaison étrange des deux (*). L'homme naturel pense par lui-même et part donc du principe que son dieu ou ses dieux lui ressemblent. Ils ne peuvent imaginer que des dieux visibles. C'est pourquoi leur idolâtrie est également matérielle et visible.

Cependant, le seul vrai Dieu est un esprit, donc immatériel, non physique, invisible à nos yeux physiques. « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 v.24).

La Samaritaine (*) a demandé au Seigneur Jésus où se trouvait le lieu où il faut adorer Dieu : était-ce la montagne sacrée en Samarie ou Jérusalem ? Cela a donné au Seigneur Jésus l'occasion de lui parler de l'adoration des chrétiens. C’est lors de la Pentecôte en Actes 2 que cela a commencé, le temps était alors venu où ni la montagne de Samarie, ni le temple de Jérusalem ne sont le lieu pour adorer. Servir Dieu ne dépend plus d'un lieu géographique. L'Assemblée (ou Eglise) est un peuple céleste, son culte n'a rien à voir avec la terre.

Les Samaritains adoraient, mais ils ne savaient pas quoi, car ils ne connaissaient pas le vrai Dieu. Les Juifs, eux, le connaissaient. Mais aucun des deux ne connaissait Dieu comme Père. Or, cette connaissance est désormais le point de départ de la véritable adoration.

Nous chrétiens, nous adorons Dieu comme notre Père, et nous le faisons « en esprit et en vérité ». Cela signifie que nous ne le faisons pas de manière matérielle, avec des objets physiques, des sacrifices d'animaux, dans des édifices sacrés, avec quelque chose qui appartient à cette création, mais de manière spirituelle. Dieu lui-même est en effet esprit. Il veut être adoré d'une manière qui corresponde à sa nature.

Pardessus tout, Dieu veut être adoré en vérité. Cela signifie : en accord avec toute la vérité révélée dans la Parole de Dieu.

Par cette adoration, nous honorons notre Père et Son Fils, notre Sauveur. Ce sera notre occupation durant toute l’éternité, mais nous pouvons déjà commencer à le faire sur la terre.

Etait-ce violer le sabbat ?
L'un des griefs des Juifs contre le Seigneur Jésus était que, selon eux, Il violait sans cesse le sabbat. Comment a-t-Il réagi à cette accusation répétée venant de leur part ?
En résumé, le Seigneur Jésus n'a rien fait qui soit contraire aux pensées et aux prescriptions de Dieu concernant le sabbat, car il a accompli toute la loi en toutes choses.
L’homme dont le nom était Légion
(Marc)
«  1 Et ils arrivèrent à l’autre rive de la mer, dans le pays des Gadaréniens. «  2 Et aussitôt, comme il sortait de la nacelle, un homme possédé d’un esprit immonde, «  3 et qui avait sa demeure dans les sépulcres, sortant des sépulcres, le rencontra ; et personne ne pouvait le lier, pas même avec des chaînes ; «  4 car souvent, quand il avait été lié de fers aux pieds et de chaînes, il avait rompu les chaînes et mis les fers en pièces, et personne ne pouvait le dompter. «  5 Et il était continuellement, de nuit et de jour, dans les sépulcres et dans les montagnes, criant et se meurtrissant avec des pierres. «  6 Et voyant Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui ; «  7 et, criant avec une voix forte, il dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas. «  8 Car il lui disait : Sors de cet homme, esprit immonde ! «  9 Et il lui demanda : Quel est ton nom ? Et il lui dit : J’ai nom Légion, car nous sommes plusieurs. «  10 Et il le priait instamment pour qu’il ne les envoyât pas hors du pays. «  11 Et il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissait. «  12 Et ils le prièrent, disant : Envoie-nous dans les pourceaux, afin que nous entrions en eux. «  13 Et aussitôt Jésus le leur permit. Et les esprits immondes, sortant, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua du haut de la côte dans la mer ; or ils étaient environ deux mille ; et ils furent étouffés dans la mer. «  14 Et ceux qui les paissaient s’enfuirent, et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Et ils sortirent pour voir ce qui était arrivé ; «  15 et ils viennent vers Jésus, et voient le démoniaque, assis, vêtu, et dans son bon sens, celui qui avait Légion ; et ils eurent peur. «  16 Et ceux qui avaient vu ce qui s’était passé, leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et ce qui concernait les pourceaux ; «  17 et ils se mirent à le prier de s’en aller de leur territoire. «  18 Et comme il montait dans la nacelle, celui qui avait été démoniaque le pria de permettre qu’il fût avec lui. «  19 Et il ne le lui permit pas, mais lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi. «  20 Et il s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait ; et tous s’en étonnaient  » (Marc 5 v.1-20).

L'homme dont le nom était Légion a été libéré par le Sauveur des nombreux mauvais esprits qui l'habitaient. Il a demandé à son Bienfaiteur s'il pouvait rester avec lui. Quel beau désir ! Mais il n’a pas été exaucé. Le Seigneur Jésus lui donna cet ordre : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi » (verset 19). L'homme heureux a fait bien plus que cela et « s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait » (verset 20).

Nous aussi, nous avons été libérés du pouvoir du malin, même si nous n'avons peut-être jamais été possédés de manière aussi forte que Légion. Ne devrions-nous pas, comme lui, témoigner de l'amour et de la grâce que le Fils de Dieu nous a témoignés ? Si, comme lui, nous nous sommes assis aux pieds du Seigneur Jésus (verset 15), cela ne nous sera pas difficile.

Notre Sauveur se réjouit lorsque nous témoignons de lui, et l'amour pour nos semblables nous motivera. Le salut que nous avons reçu leur est également offert.

La patience de Dieu envers le roi Saül.
(1 Samuel 13 à 15)

La lecture des chapitres 13 à 15 du livre de Samuel peut donner l'impression que Dieu en a eu très vite fini avec Saül. Au chapitre 13 v.8-9 (*), au lieu d'attendre Samuel, il offre lui-même le sacrifice, alors que le prophète était en retard. Saül s'est vu dire : « Tu as agi follement, tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’avait ordonné ; car maintenant l’Éternel aurait établi pour toujours ton règne sur Israël ; et maintenant ton règne ne subsistera pas » (versets 13-14).

Au chapitre 15, il n'exécute pas complètement l'ordre d'exterminer totalement les Amalékites et leur bétail. Pour cette raison, Dieu dit : « Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a point exécuté mes paroles » (verset 11). Immédiatement après, l'Écriture rapporte comment David est oint roi (*).

Cependant, en comparant différents passages de l'Écriture, il apparaît qu'il doit y avoir un intervalle de plusieurs décennies entre la fin de 1 Samuel 14 (1*) et le début du chapitre 15 (2*). 1 Samuel 13 (3*) mentionne la deuxième année du règne de Saül. À cette époque, son fils Jonathan était déjà son chef militaire (3* v.2). Le fait que Saül soit qualifié de jeune homme dans le chapitre 9 v.2 (4*), lorsqu'il fut oint roi par Samuel, ne signifie pas qu'il était alors à peine adulte, mais cela illustre plutôt la relation qu'il entretenait avec son père. L'idée très répandue de nos jours selon laquelle les parents n'ont plus leur mot à dire sur un enfant qui a atteint l'âge de 18 ans ne se retrouve pas dans la Bible. Comme Jonathan était déjà un homme adulte au cours de la deuxième année du règne de Saül, ce dernier devait avoir au moins 40 ans.

Le règne de Saül dura 40 ans (1*). David devint roi à l'âge de 30 ans ; lui aussi régna pendant 40 ans (2*). Nous ne savons pas exactement combien de temps s'est écoulé entre l'onction de David comme roi dans 1 Samuel 16 et le moment où il s'est assis sur le trône d'Israël, mais cela a certainement pris plusieurs années. Après sa victoire sur Goliath, il est devenu chef de l'armée sous Saül (3*), puis a été rétrogradé (4*). Plus tard, il est devenu le gendre de Saül. Plus tard encore, il a dû s'enfuir et Saül l'a poursuivi pour se débarrasser de lui. Finalement, David a trouvé refuge chez les Philistins et y a vécu pendant un certain temps. Cela a-t-il duré au total entre 5 et 10 ans ? En tout cas, Saül devait déjà être sur le trône depuis 30 à 35 ans lorsque Dieu lui a donné l'ordre, par l'intermédiaire de Samuel, dans 1 Samuel 15, de punir les Amalékites pour leur comportement envers Israël, décrit dans Exode 17.

Est-ce si important ? Oui, car cela montre une fois de plus que Dieu préfère attendre avant d'exercer son jugement, car il espère que les hommes se repentiront et se convertiront.

Après avoir annoncé son jugement dans 1 Samuel 13 v.14 (*), au cours de la deuxième année du règne de Saül, Dieu a attendu encore 38 ans avant de le rejeter définitivement.

Il doit punir, car Il est saint, mais Il préfère pardonner et bénir, car Il est aussi amour. Pour cela, cependant, l'humiliation et la confession sont nécessaires. Dans le cas de Saül, Il a attendu pendant des dizaines d'années, mais malheureusement en vain ! Si le jugement a été prononcé contre Saül, ce n'est pas par manque d'amour et de patience de la part de Dieu, mais parce que Saül a persisté dans le péché.

Le tiers de ...

L'expression « le tiers de » apparaît 15 fois dans la Bible, toutes dans l'Apocalypse. Elle se trouve 14 fois dans les chapitres 8 v.7-12 (1*) et 9 v.13-21 (2*), de la première à la quatrième et à la sixième trompette. La dernière fois, c'est dans le chapitre 12 v.4 (3*). C'est précisément là que l'on comprend clairement ce que signifie « le tiers ».

Le grand dragon rouge feu de l'Apocalypse 12 v.3 est Satan (1*). Il a sept têtes et dix cornes : celles-ci font référence à l'Empire romain d'Occident restauré (2*). Après la déportation des Juifs à Babylone par Nabuchodonosor, Dieu a remis la domination du monde entre les mains des empires païens. Depuis lors, ce pouvoir a été exercé successivement par les empires babylonien, médo-perse gréco-macédonien et romain. Ce dernier s'est effondré, mais il est en train de se reconstituer et prend aujourd'hui la forme de l'Union européenne.

Cet empire est la bête mentionnée dans Apocalypse 13:1-10 qui jouera un rôle si important dans un avenir proche. Ses sept têtes représentent les formes de gouvernement que l'Empire romain a connues au fil du temps. Les dix cornes indiquent que, dans cette dernière phase, l'empire se compose d'un certain nombre de royaumes et de républiques qui s'unissent en une seule puissance, à savoir l'Union européenne. Apocalypse 12 v.3 (*) montre clairement que cet empire romain occidental restauré est un instrument de Satan, le dragon. Il agit dans et à travers cet empire.

Nous arrivons alors à notre verset 4 (*) : avec sa queue, le dragon entraîne le tiers des étoiles et les jette sur la terre. Quelle est la signification des étoiles et de la queue ? Et que signifie « entraîner » et « jeter sur la terre » ?

Les corps célestes – le soleil, la lune et les étoiles – parlent toujours de ceux qui règnent sur la terre (*). Ils déterminent et ils donnent une lumière (trompeuse), généralement dans les domaines religieux. Ces étoiles sont donc les personnes qui exercent une influence principalement dans le domaine religieux.

La queue évoque la fausse prophétie (1*). Satan est un menteur et le père du mensonge (2*). Il ne dit pas la vérité, mais le mensonge – et c'est ainsi qu'il séduit les hommes. Il le fait depuis Genèse 3, et il ne cessera que lorsque Dieu le rendra inoffensif.

Cette image montre donc que Satan influence et trompe les chefs religieux au sein de l'Empire Romain d'Occident restauré. Il ne s'agit pas de toutes les étoiles sur la terre, mais seulement le tiers d'entre elles : celles qui se trouvent dans cet empire. Il s'agit des autorités religieuses au sein de la chrétienté, et non pas des dirigeants de l'islam, de l'hindouisme et d'autres religions ou mouvements, mais de ceux qui jouent un rôle dirigeant au sein de la chrétienté.

Ils sont emportés et jetés sur la terre. Il s'agit là de deux choses. D’abord est la tromperie, puis la destruction. Quand les « leaders chrétiens » sont-ils emportés, c'est-à-dire séduits ? Cela se produit déjà maintenant et continuera après l'enlèvement des saints. C'est surtout de cette période dont il s’agit : les trois premières années et demie après l'enlèvement des saints. La fausse église prospère. Elle est assise sur la bête (*) : la fausse église détermine ce qui se passe dans l'empire romain occidental restauré.

Trois ans et demi après l'enlèvement, Satan est toutefois chassé du ciel (1*). Il s'incarne dans la bête, le chef de l'Empire Romain d'Occident restauré, et dans l'antéchrist qui règne alors en Israël et prétend être le Messie. Ensemble, ils éliminent immédiatement la fausse Église (2*). En effet, l'antéchrist se fera adorer comme Dieu et ne tolérera aucun autre objet de vénération à ses côtés (3*) ; il obligera également les gens à se prosterner devant la bête et à l'adorer (4*).

Après avoir trompé les dirigeants du christianisme par ses mensonges, plongeant ainsi le soi-disant « Occident chrétien » dans une profonde obscurité spirituelle, Satan les détruit et élimine tout ce qui porte encore le nom de chrétien. C'est la fin de la christianisme sur la terre !

Il ressort clairement de ce passage – et c'est ce qui nous intéressait – que le tiers de la terre désigne le territoire de l'Empire Romain d'Occident restauré. Il s'agit au sens strict de l'Europe (occidentale), mais au sens large de l'ensemble de l'Occident libre, c'est-à-dire également l'Amérique, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et d'autres pays similaires. Dans la pratique, il s'agit de l'Occident « chrétien », libre et démocratique.

Les jugements prononcés lors des première à quatrième (1*) et sixième trompettes (2*), qui touchent « le tiers », affectent donc principalement cette partie du monde. Ainsi, le fait que, par exemple, dans Apocalypse 9 v.15 (2*), le tiers des hommes soit tué ne signifie pas que 33 % de la population mondiale meurt, mais que les hommes de l'Occident « chrétien » sont atteints : parce que c'est là que les pensées de Dieu étaient les plus connues et que, par conséquent, la responsabilité des hommes y est aussi la plus grande.

Le seul pain

Le Seigneur Jésus a donné sa vie pour ses brebis, afin qu'elles puissent former un seul troupeau. Celui-ci est composé à la fois de personnes issues de la maison d'Israël et de croyants issus des nations (*).

Alors que la croix du Christ en est le fondement, le Saint-Esprit nous a tous unis, nous qui croyons en Lui : « Nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (1 Corinthiens 12 v.13). Depuis qu'il a été répandu dans Actes 2 (*), le Saint-Esprit habite personnellement chaque croyant et les unit pour former une seule Assemblée (ou Eglise).

Cette unité existe aux yeux de Dieu et pour la foi, mais elle est invisible aux yeux naturels. Comment pouvons-nous en rendre témoignage ? La Bible nous indique une manière claire de le faire : en mangeant le pain de la Cène. « Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain » (1 Corinthiens 10 v.17).

Nous sommes un seul pain – c'est un fait, accompli et maintenu par l'Esprit de Dieu ; et nous en rendons témoignage en mangeant le seul pain.

Je le sais

Le patriarche Jacob, devenu aveugle avec l'âge, bénit les deux fils de Joseph. Ce faisant, il croisa les mains, de sorte que le plus jeune des deux, Éphraïm, reçut la bénédiction destinée à l'aîné, Manassé (*). Joseph voulut corriger son père, mais celui-ci refusa et dit : « Je le sais, mon fils, je le sais ! » (Genèse 48:19).

Notre Père céleste ne nous dit-il pas parfois la même chose ? Quel réconfort cela représente ! Nous avons tendance à juger rapidement les actions de Dieu dans notre vie, et avant même de nous en rendre compte, nous les condamnons. Nous pensons alors, souvent inconsciemment, que Dieu aurait pu agir différemment. Mais sommes-nous plus sages que Lui ?

Dieu est omniscient. Sa sagesse est parfaite. Nous sommes tellement limités ! Il nous dit simplement : « Je sais, mon enfant ! » Il ne se justifie pas. C'est nous qui lui rendons des comptes, pas l’inverse !

Nous pouvons tranquillement nous reposer sur Sa sagesse et Lui confier toutes choses. Cela nous apporte la paix et aussi L'honore !

Le Berger

Le Seigneur Jésus est le Berger, et ce à plusieurs égards et revêtu de différentes gloires. Il est :

Pour conclure - Rigardus Rijnhout

L'homme le plus grand qui ait jamais vécu aux Pays-Bas s'appelait Rigardus Rijnhout. Avec ses 2 mètres 37, il portait bien son surnom de « géant de Rotterdam ».

La municipalité de Rotterdam a décidé de lui ériger une statue.

Goliath mesurait six coudées et un empan, soit plus de trois mètres. Quel adversaire gigantesque ! Mais David l'a vaincu d'un seul coup de fronde.

C'est ainsi que le véritable Fils de David, le Seigneur Jésus-Christ, a vaincu Satan. Sur la croix. Oui, Christ est mort et il semblait avoir perdu. Mais c'est précisément sur cette croix qu'il a vaincu Satan. Il y a également glorifié Dieu et rendu possible le pardon des péchés des hommes.