Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu
- 1 -
Le Seigneur est fidèle ; il prend soin de tous les siens.
Quand tout le secours de l'homme disparaîtrait
lui reste fidèlement dévoué aux siens.
Il est le même jusque dans l’éternité.
- 2 -
Le Seigneur est fidèle ; rien ne peut nous séparer de lui.
Il connaît et sonde aussi la souffrance secrètement cachée.
Tandis que son amour nous fortifie et nous console.
Il est le même jusque dans l’éternité
- 3 -
Le seigneur est fidèle, quoique ses desseins soient voilés.
Si nous ne voyons pas d'issue à nos peines et soucis,
c'est pour notre bien que sa main nous conduit.
Il est le même jusque dans l’éternité.
- 4 -
Le seigneur est fidèle ; toutes les années de notre vie,
il nous soutiendra, nous gardera et nous protègera
jusqu'à la fin de notre combat sur la terre.
Il est le même jusque dans l’éternité.
Traduction du cantique 172 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
J.Ph. Buddingh (1927-2012)
Le thème de ce cantique est exprimé dans les premiers mots des quatre couplets : la fidélité du Seigneur Jésus. Il est toujours le même !
Il prend soin de tous ceux qui lui appartiennent, chantons-nous dans le premier couplet. Même si tous les hommes nous abandonnaient, Il nous reste fidèle. Il sait ce que c'est que d'être abandonné. Dans le jardin de Gethsémané, les onze se sont enfuis dans la nuit, car ils ne pensaient qu'à leur propre salut. À ce moment-là, ils ne pensaient pas à leur Maître. Mais Lui est resté fidèle !
Il n'abandonnera jamais aucun de ses disciples. L'apôtre Paul en a témoigné dans 2 Timothée 4 v.16 et 17 : « Tous m’ont abandonné ... Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié ». Beaucoup ont fait cette expérience et en cela ils l'ont honoré.
Ce que dit le deuxième couplet est réellement vrai : rien ne peut nous séparer de Lui. Le même apôtre a écrit dans l’épitre aux Romains 8 : « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? » (Chapitre 8 verset 35). Et aux versets 38 et 39 (*), il exprimait sa totale certitude que rien ne pourrait le séparer de l'amour de Dieu. Cela signifie que rien, absolument rien, ne pouvait empêcher Dieu de l'aimer. Quoi qu'il arrive, l'amour de Christ pour lui restait inébranlable, comme un rocher dans la tempête.
- « Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Romains 8 v.38-39).
Le Seigneur Jésus est celui qui connaît les cœurs. La terre est une vallée de larmes, où l'on souffre beaucoup. Beaucoup de souffrances se voient et sont connues, mais la plupart ne restent-elles pas cachées ? La plupart de nos semblables n'en ont pas conscience et les rares personnes qui nous sont très proches et qui en ont connaissance ne peuvent pas entièrement compatir, même si elles le voudraient. Mais ce qui est caché aux hommes, Lui le sonde et le comprend. C'est pourquoi Il sait parfaitement ce dont nous avons besoin. Il veut nous consoler et nous donner de la force.
Il existe des situations – c'est le sujet du troisième couplet – dans lesquelles nous ne voyons aucune issue. C'est ce qu'a vécu le peuple d'Israël sur les rives de la mer Rouge, en Exode 14. Il y avait des montagnes à gauche et à droite, derrière eux, l'armée égyptienne arrivait et devant eux s'étendait la mer Rouge. Ils se trouvait sans issue, sans solution ! Mais Dieu a toujours une solution, en Son temps et à Sa manière : « Avec la tentation il fera aussi l’issue » (1 Corinthiens 10 v.13).
Son but nous est souvent caché, mais nous pouvons avoir confiance que Sa main nous guidera. Il l'a toujours fait – et Il reste toujours le même.
La fidélité du Seigneur Jésus s'applique à toute notre vie sur terre, dit le quatrième couplet, jusqu'à la fin de notre combat ici-bas. C'est en effet une description frappante de notre existence sur la terre. Dans le monde, nous connaîtrons l'oppression ; c'est le lot de tous ceux qui veulent vivre pieusement (1*). De plus, Dieu éduque ses enfants, notamment par la souffrance (2*).
- « Tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le christ Jésus, seront persécutés » (2 Timothée 3 v.12)
- « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : ‘‘Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée’’. Vous endurez des peines comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? Mais si vous êtes sans la discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci nous discipline pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle » (Hébreux 12 v.4-11).
Les voies de Dieu à notre égard ne sont pas toujours faciles. Souvent, nous ne pouvons pas les comprendre, mais Il ne nous le demande pas non plus. Il attend plutôt de nous que nous acceptions Ses actions, confiants que ce qu'Il fait est bon. Celui qui accepte tout ce qui arrive dans sa vie comme venant de la main de Dieu connaît la paix et une profonde sérénité. Et nous avons la certitude que le Seigneur Jésus est fidèle. Il nous aime, cela ne changera jamais !
Frappe sévère par amour
Dans les montagnes d'Écosse, une dame a vu un berger frapper très fort un jeune agneau de son troupeau, au point qu’il a eu sa patte cassée. Cette dame était très indignée.
Le berger a bandé la patte cassée, et y a placé une attelle, tout en parlant gentiment à l'agneau. Ce n'est qu'une fois qu'il a eu terminé qu'il dit à la dame : « Vous êtes en colère contre ce que j'ai fait, mais je vais vous expliquer. Cet agneau est très vif et s'éloigne sans cesse du troupeau. Quand je l'appelle, il ne m'écoute pas. Cela l'a déjà mis plusieurs fois en danger. Un jour, cela finira par mal tourner. Pour protéger l'agneau, je devais agir comme je l'ai fait.
Je sais que je lui ai fait mal, mais j'aime trop cet animal pour le laisser partir. Pour l'instant, il ne peut plus marcher tout seul. Je vais donc le porter et m'en occuper aussi longtemps que nécessaire. Je n'aime pas lui faire mal, mais maintenant, il va tellement s'habituer à moi qu'il ne s'enfuira plus. – Vous voyez cete brebis qui reste toujours près de moi ? Je lui ai fait la même chose qu’à cet agneau ! »
C'est ainsi que le bon Berger agit avec nous !
Le premier-né
Le Premier-né d'entre les morts
Ce que le titre « Premier-né » veut surtout signifier est clairement exprimé dans Colossiens 1 v.18 : « il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ».
En effet, Dieu désire que son Fils bien-aimé occupe la première place en toutes choses, en particulier dans nos cœurs. Il doit y occuper une place toujours plus importante !
Alors qu'il est appelé le premier-né sans autre précision dans les épitres aux Hébreux (1*), dans celle aux Colossien (2*) Il est présenté comme le premier-né de toute la création et dans le livre de l’Apocalypse (3*) comme le premier-né des morts. Or, dans notre verset, il est le premier-né d'entre les morts. Cela ressemble beaucoup à son titre dans le passage précédent, mais le sens est tout à fait différent.
- « Quand il introduit le Premier-né dans le monde habité, il dit : ‘‘Et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage’’ » (Hébreux 1 v.6).
- [Le Seigneur Jésus] « qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » Colossiens 1 v.15).
- « Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts » (Apocalypse 1v.5).
Par sa naissance, le Seigneur Jésus est devenu le Premier-né de toute la création. Par sa mort, il est devenu le Premier-né des morts. Mais par sa résurrection, il est devenu le Premier-né d'entre les morts !
Il existe une différence fondamentale entre la résurrection des morts et celle d'entre les morts. La résurrection des morts aura lieu à la fin des temps ; alors, tous ceux qui sont encore dans la mort ressuscitent. Mais la résurrection d'entre les morts signifie cependant qu'une partie de ceux qui sont décédés, ressuscitera, alors que les autres restent dans la mort.
Cette résurrection d'entre les morts concerne les croyants ; elle se déroule en plusieurs étapes. Le commencement de cette résurrection d'entre les morts a eu lieu lorsque le Seigneur Jésus est ressuscité. La deuxième phase peut encore avoir lieu aujourd'hui : lorsque le Seigneur Jésus reviendra et que tous les saints endormis (1*) seront ressuscités. La troisième et dernière phase aura lieu lors du retour de Christ : les croyants qui seront morts pendant les sept années entre l'enlèvement (2*) et le retour (3*) seront alors ressuscités (4*). Après cela, plus aucun croyant ne mourra.
- C’est-à-dire les croyants qui sont mort quant à leur corps, mais dont l’âme se trouve déjà auprès du Seigneur, attendant cette résurrection.
- C’est-à-dire la venue en gloire de Christ sur la terre pour établir son règne.
- Ces 7 années font partie des 70 semaines d’années (une semaine d’année comporte 7 années) dont parle le prophète Daniel (voir Daniel 9 v.23-27). De ces 70 semaines d’années, 69 sont déjà accomplies et la dernière doit encore l’être. C’est de cette dernière semaine d’années dont il est question ici.
Maintenant, parmi tous ceux qui participent à cette première résurrection, tous ceux qui ressuscitent d'entre les morts tandis que d'autres restent dans leurs tombes, parmi eux tous, le Seigneur Jésus est bien sûr le plus grand, le plus important.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Il a vaincu la mort et qu'Il est le seul à avoir brisé les liens de la mort par sa propre puissance.
Dieu est esprit
Dieu avait strictement interdit au peuple d'Israël de faire une image ou une représentation de Lui et de s'incliner devant elle. C'est ce que faisaient les païens. Ils avaient remplacé la gloire du Créateur éternel – dont ils connaissaient l'existence grâce à ce qu'ils voyaient dans la création – par quelque chose qui ressemblait à une créature : un être humain, un animal ou une combinaison étrange des deux (*). L'homme naturel pense par lui-même et part donc du principe que son dieu ou ses dieux lui ressemblent. Ils ne peuvent imaginer que des dieux visibles. C'est pourquoi leur idolâtrie est également matérielle et visible.
- « La colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité tout en vivant dans l’iniquité : parce que ce qui se peut connaître de Dieu est manifeste parmi eux ; car Dieu le leur a manifesté ; car, depuis la fondation du monde, ce qui ne se peut voir de lui, savoir et sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne par le moyen de l’intelligence, par les choses qui sont faites, de manière à les rendre inexcusables : — parce que, ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, ni ne lui rendirent grâces ; mais ils devinrent vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence fut rempli de ténèbres : se disant sages, ils sont devenus fous, et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en la ressemblance de l’image d’un homme corruptible et d’oiseaux et de quadrupèdes et de reptiles » (Romains 1 v.18-23).
Cependant, le seul vrai Dieu est un esprit, donc immatériel, non physique, invisible à nos yeux physiques. « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 v.24).
La Samaritaine (*) a demandé au Seigneur Jésus où se trouvait le lieu où il faut adorer Dieu : était-ce la montagne sacrée en Samarie ou Jérusalem ? Cela a donné au Seigneur Jésus l'occasion de lui parler de l'adoration des chrétiens. C’est lors de la Pentecôte en Actes 2 que cela a commencé, le temps était alors venu où ni la montagne de Samarie, ni le temple de Jérusalem ne sont le lieu pour adorer. Servir Dieu ne dépend plus d'un lieu géographique. L'Assemblée (ou Eglise) est un peuple céleste, son culte n'a rien à voir avec la terre.
- Il s’agit de cette femme samaritaine qui rencontre le Seigneur Jésus à la fontaine de Sichar en Jean 4.
Les Samaritains adoraient, mais ils ne savaient pas quoi, car ils ne connaissaient pas le vrai Dieu. Les Juifs, eux, le connaissaient. Mais aucun des deux ne connaissait Dieu comme Père. Or, cette connaissance est désormais le point de départ de la véritable adoration.
Nous chrétiens, nous adorons Dieu comme notre Père, et nous le faisons « en esprit et en vérité ». Cela signifie que nous ne le faisons pas de manière matérielle, avec des objets physiques, des sacrifices d'animaux, dans des édifices sacrés, avec quelque chose qui appartient à cette création, mais de manière spirituelle. Dieu lui-même est en effet esprit. Il veut être adoré d'une manière qui corresponde à sa nature.
Pardessus tout, Dieu veut être adoré en vérité. Cela signifie : en accord avec toute la vérité révélée dans la Parole de Dieu.
Par cette adoration, nous honorons notre Père et Son Fils, notre Sauveur. Ce sera notre occupation durant toute l’éternité, mais nous pouvons déjà commencer à le faire sur la terre.
Etait-ce violer le sabbat ?
L'un des griefs des Juifs contre le Seigneur Jésus était que, selon eux, Il violait sans cesse le sabbat. Comment a-t-Il réagi à cette accusation répétée venant de leur part ?
-
La guérison de l'homme à la main desséchée.
(Matthieu - Marc - Luc)
«
9 Et étant parti de là, il vint dans leur synagogue.
10 Et voici, il y avait là un homme qui avait la main sèche. Et ils l’interrogèrent, disant : Est-il permis de guérir, le jour de sabbat ? — afin de l’accuser.
11 Mais il leur dit : Quel sera l’homme d’entre vous, qui aura une brebis, et qui, si elle vient à tomber dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra et ne la relèvera pas ?
12 Combien donc un homme vaut-il mieux qu’une brebis ! De sorte qu’il est permis de faire du bien le jour de sabbat.
13 Alors il dit à l’homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et elle fut rendue saine comme l’autre
» (Matthieu 12 v.9-13).
«
1
Et il entra encore dans la synagogue ; et il y avait là un homme qui avait la main desséchée.
2 Et ils l’observaient pour voir s’il le guérirait le jour de sabbat, afin de l’accuser.
3 Et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : Lève-toi là devant tous.
4 Et il leur dit : Est-il permis de faire du bien le jour de sabbat, ou de faire du mal ? de sauver la vie, ou de tuer ? Mais ils gardaient le silence.
5 Et les ayant regardés à l’entour avec colère, étant attristé de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : Étends ta main. Et il l’étendit, et sa main fut rétablie.
6 Et les pharisiens, sortant aussitôt avec les hérodiens, tinrent conseil contre lui pour le faire périr
» (Marc 3 v.1-6).
«
6
Et il arriva aussi, un autre sabbat, qu’il entra dans la synagogue et qu’il enseignait. Et il y avait là un homme, et sa main droite était sèche.
7 Et les scribes et les pharisiens observaient s’il guérirait en un jour de sabbat, afin qu’ils trouvassent de quoi l’accuser.
8 Et lui connut leurs pensées et dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi, et tiens-toi là devant tous. Et s’étant levé, il se tint là.
9 Jésus donc leur dit : Je vous demanderai s’il est permis, le jour de sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver la vie ou de la perdre ?
10 Et les ayant tous regardés à l’entour, il lui dit : Étends ta main. Et il fit ainsi ; et sa main fut rendue saine comme l’autre.
11 Et ils en furent hors d’eux-mêmes, et s’entretenaient ensemble de ce qu’ils pourraient faire à Jésus
» (Luc 6 v.6-11).
Seul Luc, qui était médecin et donc attentif aux détails concernant les maladies et les maux, mentionne que c'était la main droite de l'homme qui était desséchée. C'est de cette manière que son impuissance se manifestait : il ne pouvait pas se débrouiller seul.
Ce sont surtout les pharisiens qui veillaient au respect de leurs préceptes concernant l'observance du sabbat. Ils « l’observaient s’il guérirait en un jour de sabbat, afin qu’ils trouvassent de quoi l’accuser ». Ils reconnaissaient ainsi sa toute-puissance, tout en manifestant leur propre incrédulité.
Le Maître omniscient leur posa la question suivante : « Est-il permis de faire du bien le jour de sabbat, ou de faire du mal ? de sauver la vie, ou de tuer ? » Pour les pharisiens, il s'agissait de choisir entre agir ou ne pas agir. Mais le Seigneur Jésus transforma cela en : faire le bien ou faire le mal. Ils ne purent pas répondre, mais « ils gardaient le silence ».
Il ajouta à cela, comme pour en souligner l'importance : « Quel sera l’homme d’entre vous, qui aura une brebis, et qui, si elle vient à tomber dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra et ne la relèvera pas ? Combien donc un homme vaut-il mieux qu’une brebis ! De sorte qu’il est permis de faire du bien le jour de sabbat. »
La prescription divine concernant le sabbat était claire : aucun travail ne devait être effectué le septième jour de la semaine (*). Cela signifiait donc : ne pas travailler pour gagner sa vie. Dieu n'a jamais interdit de faire le bien. Si chacun pouvait sortir son mouton d'un fossé dont il ne pouvait sortir seul, le Sauveur ne pouvait-il pas guérir quelqu'un qui ne pouvait s'aider lui-même ?
-
« Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat, et l’a sanctifié » (Exode 20 v.8-11).
-
La guérison de la femme courbée depuis dix-huit ans.
(Luc)
«
10 Or il enseignait dans l’une des synagogues en un jour de sabbat.
11 Et voici, il y avait là une femme ayant un esprit d’infirmité depuis dix-huit ans, et elle était courbée et ne pouvait nullement se redresser.
12 Et Jésus, la voyant, l’appela et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité.
13 Et il posa les mains sur elle : et à l’instant elle fut redressée, et glorifiait Dieu.
14 Et le chef de synagogue, indigné de ce que Jésus avait guéri, un jour de sabbat, répondant, dit à la foule : Il y a six jours où il faut travailler ; venez donc ces jours-là, et soyez guéris, et non pas le jour du sabbat.
15 Le Seigneur donc lui répondit, et dit : Hypocrites ! chacun de vous ne détache-t-il pas de la crèche son bœuf ou son âne un jour de sabbat, et ne les mène-t-il pas boire ?
16 Et celle-ci qui est fille d’Abraham, laquelle Satan avait liée, voici, il y a dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du sabbat ?
17 Et comme il disait ces choses, tous ses adversaires furent couverts de honte ; et toute la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qui étaient faites par lui
» (Luc 13 v.10-17).
Lorsque le Seigneur Jésus libéra la femme du lien qui la retenait captive depuis dix-huit ans et l'empêchait de se redresser, le chef de la synagogue s'insurgea. Il ne s'adressa pas au Maître lui-même, mais au peuple : ils ne devaient pas venir se faire guérir le jour du sabbat. La femme n'était pas venue dans ce but ; sa guérison était le fruit de l'amour et de la compassion du Seigneur Jésus qui voulait la libérer. Il s'adressa sévèrement à ses adversaires : « Hypocrites ! chacun de vous ne détache-t-il pas de la crèche son bœuf ou son âne un jour de sabbat, et ne les mène-t-il pas boire ? Et celle-ci qui est fille d’Abraham, laquelle Satan avait liée, voici, il y a dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du sabbat ? » Comme dans le cas de la guérison de l'homme à la main desséchée, le Seigneur Jésus établit un parallèle : si chacun pouvait détacher son animal le jour du sabbat pour lui donner à boire, pourquoi ne pouvait-Il pas libérer un être humain ? Pourquoi ne pouvait-Il pas, d’une manière figurée, libérer une femme croyante des liens de la loi pour lui donner l'eau de la vie ?
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La guérison de l'hydropique
(Luc)
«
1 Et il arriva que, comme il entrait, un sabbat, dans la maison d’un des principaux des pharisiens pour manger du pain, ils l’observaient.
2 Et voici, il y avait un homme hydropique devant lui.
3 Et Jésus, répondant, parla aux docteurs de la loi et aux pharisiens, disant : Est-il permis de guérir, un jour de sabbat ?
4 Et ils se turent. Et l’ayant pris, il le guérit, et le renvoya.
5 Et répondant, il leur dit : Qui sera celui de vous, qui, ayant un âne ou un bœuf, lequel vienne à tomber dans un puits, ne l’en retire aussitôt le jour du sabbat ?
6 Et ils ne pouvaient répliquer à ces choses
» (Luc 14 v.1-6).
Peu après, le Seigneur Jésus fut probablement invité par un chef des pharisiens à venir manger chez lui. On a l'impression que tout cela n'était qu'un piège. Une fois de plus, ils l'espionnaient : ils cherchaient une occasion d'accuser le Sauveur d'avoir enfreint la loi. Il y avait là un homme atteint d'hydropisie. Il souffrait d'une accumulation de liquide dans son corps, peut-être un œdème.
Celui qui connaît les cœurs posa à nouveau une question à ses adversaires avant d'agir, à savoir s'il était permis de guérir quelqu'un le jour du sabbat. Curieusement, ils n'avaient à nouveau pas de réponse. Ils l'observaient, car ils s'attendaient – et espéraient en fait – qu'il guérisse l'hydropique, car alors ils auraient eu quelque chose à lui reprocher. Mais lorsque le Seigneur Jésus leur demanda simplement, si c’était mal de guérir ce pauvre homme, ils ne surent quoi répondre. Il le guérit alors.
Il déclara : « Qui sera celui de vous, qui, ayant un âne ou un bœuf, lequel vienne à tomber dans un puits (*), ne l’en retire aussitôt le jour du sabbat ? » Le corps du malade retenait tellement d'eau qu'il risquait de se noyer dans son propre liquide. Mais si l'on sauve même un animal de la noyade le jour du sabbat, pourquoi pas un être humain ?
-
Un puits contient normalement de l’eau
Le sens de la réplique du Seigneur Jésus dans ces 3 situations est sans équivoque : l’intention de Dieu était bien que l’on ne travaille pas le jour du sabbat pour gagner de l'argent, mais Il laissait entièrement la possibilité de faire le bien.
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Les disciple cueillent des épis dans un champ de blé.
(Matthieu – Marc - Luc)
« 1 En ce temps-là, Jésus allait par les blés, un jour de sabbat ; et ses disciples avaient faim, et se mirent à arracher des épis et à manger.
2 Et les pharisiens voyant cela, lui dirent : Voilà, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire en un jour de sabbat.
3 Mais il leur dit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, et ceux qui étaient avec lui ;
4 comment il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux sacrificateurs seuls ?
5 Ou n’avez-vous pas lu dans la loi, que, le jour de sabbat, les sacrificateurs dans le temple profanent le sabbat et ne sont pas coupables ?
6 Mais je vous dis qu’il y a ici quelque chose de plus grand que le temple.
7 Et si vous aviez connu ce que c’est que : ‘‘Je veux miséricorde et non pas sacrifice’’, vous n’auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables.
8 Car le fils de l’homme est seigneur du sabbat
» (Matthieu 12 v.1-8 ).
« 23 Et il arriva qu’il passait par les blés en un jour de sabbat ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
24 Et les pharisiens lui dirent : Voici, pourquoi font-ils, le jour de sabbat, ce qui n’est pas permis ?
25 Et lui leur dit : N’avez-vous jamais lu ce que fit David quand il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui,
26 comment, au titre ‘‘Abiathar, souverain sacrificateur’’, il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu’il n’est pas permis de manger, sinon aux sacrificateurs, et en donna aussi à ceux qui étaient avec lui ?
27 Et il leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, non pas l’homme pour le sabbat ;
28 de sorte que le fils de l’homme est seigneur aussi du sabbat
» (Marc 2 v.23-28).
« 1 Or il arriva, au sabbat second-premier, qu’il passait par des blés ; et ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, les froissant entre leurs mains.
2 Et quelques-uns des pharisiens leur dirent : Pourquoi faites-vous ce qu’il n’est pas permis de faire au jour de sabbat ?
3 Et Jésus, répondant, leur dit : N’avez-vous pas même lu ce que fit David quand il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ;
4 comment il entra dans la maison de Dieu, et prit les pains de proposition, et en mangea, et en donna aussi à ceux qui étaient avec lui, quoiqu’il ne soit pas permis d’en manger, sinon aux sacrificateurs seuls ?
5 Et il leur dit : Le fils de l’homme est seigneur aussi du sabbat
» (Luc 6 v.1-5).
C'était triste et lourd de sens : les disciples du Messie avaient faim ! Cela ne serait pas arrivé, si les Juifs avaient accepté Celui que Dieu avait envoyé. En traversant les champs de blé, ils cueillaient les épis mûrs et mangeaient les grains frais, exactement comme Dieu l'avait prescrit au livre de Deutéronome (*). Il n'était pas question d'aller moissonner la récolte du voisin avec une faucille. Après tout, c'était sa récolte ; la moissonner était un vol. Mais pour apaiser sa faim, on pouvait cueillir à la main ce dont on avait besoin à ce moment-là.
- « Si tu entres dans les blés de ton prochain, tu pourras arracher des épis avec ta main ; mais tu ne lèveras pas la faucille sur les blés de ton prochain » (Deutéronome 23 v.25).
Ce que faisaient les disciples n'était donc pas du travail, mais la préparation d'un simple repas, car ils avaient faim. Les pharisiens ne faisaient-ils pas la même chose chaque sabbat ?
Le Seigneur Jésus a fait référence à deux exemples tirés de l'Ancien Testament. David, alors que lui et ses hommes avaient faim, a mangé des pains de proposition qui étaient en réalité destinés aux sacrificateurs (1*). Apparemment, c'était aussi le jour du sabbat que David a mangé les pains de proposition, car ce jour-là, douze pains frais étaient déposés dans le sanctuaire et les sacrificateurs mangeaient les anciens (2*). Cela n’était manifestement pas un comportement approuvé de Dieu, que sans raison de nécessité, un Israélite mange les pains de proposition. Mais David et ses hommes avaient faim et il n'y avait manifestement pas d'autres pains pour subvenir à leurs besoins. Le Seigneur Jésus a montré sa miséricorde en acceptant l'action du sacrificateur Akhimélec envers David.
- « Et tu prendras de la fleur de farine, et tu en cuiras douze gâteaux : chaque gâteau sera de deux dixièmes ; et tu les placeras en deux rangées, six par rangée, sur la table pure, devant l’Éternel, et tu mettras de l’encens pur sur chaque rangée ; et ce sera un pain de mémorial, un sacrifice par feu à l’Éternel. Chaque jour de sabbat on les arrangera devant l’Éternel, continuellement, de la part des fils d’Israël : c’est une alliance perpétuelle. Et cela appartiendra à Aaron et à ses fils, et ils le mangeront dans un lieu saint ; car ce lui sera une chose très-sainte d’entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu : c’est un statut perpétuel » (Lévitique 24 v.5-9).
- « Maintenant, qu’as-tu sous la main ? Donne-moi dans la main cinq pains, ou ce qui se trouvera. Et le sacrificateur répondit à David, et dit : Je n’ai point sous la main de pain commun, il n’y a que du pain sacré ; si seulement les jeunes hommes se sont gardés des femmes ! Et David répondit au sacrificateur, et lui dit : Oui, nous avons été privés des femmes depuis deux ou trois jours que je suis sorti, et les vases de mes jeunes hommes sont saints ; et le pain est en quelque sorte commun, vu qu’on en consacre de nouveau dans les vases aujourd’hui. Et le sacrificateur lui donna du pain sacré, car il n’y avait point là d’autre pain que le pain de proposition qui avait été ôté de devant l’Éternel pour remettre du pain chaud le jour où on levait l’autre » (1 Samuel 21 v.3-6).
De plus, ajouta-t-il, les sacrificateurs accomplissaient également leur travail chaque sabbat dans le temple et étaient pourtant innocents.
Il a alors mis le doigt sur le problème : ils n'avaient pas compris la parole du prophète Osée 6 v.6 : « Je veux miséricorde et non pas sacrifice ». Ils manquaient d'amour, de compassion et de bonté. La nature de Dieu leur était étrangère ! S'ils l'avaient connu et avaient compris ses pensées, ils n'auraient pas « condamné ceux qui ne sont pas coupables ».
- Paroles, dans la version des 70 (version grec de l’Ancien Testament) citées par le Seigneur Jésus en Matthieu 9 v.13 et 12 v.7
Ainsi, le Seigneur Jésus affirmait clairement qu'il n'y avait pas eu de transgression de la part de ses disciples. Dans Marc, il ajoute cette remarque importante : « Le sabbat a été fait pour l’homme, non pas l’homme pour le sabbat ». Dieu avait institué le sabbat afin que l'homme puisse se reposer de ses efforts pendant les six premiers jours de la semaine. Dans sa grâce, Dieu avait ainsi en vue l’homme et son repos pour récupérer de son travail. Les pharisiens y avaient ajouté des prescriptions qui faisaient du sabbat un véritable calvaire pour l'homme.
Si quelqu’un voulait ajouter de l’huile sur le feu, il pourrait répliquer que ce que faisait David n’était quand même pas en accord avec la pensée de Dieu exprimée dans ce cadre. Mais dans les trois Évangiles, le Seigneur Jésus conclut en disant que le Fils de l'homme est le Seigneur du sabbat. En fin de compte, il pouvait aussi disposer du sabbat comme il le voulait.
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Guérison de l'homme qui était malade depuis 38 ans
(Jean)
« 1 Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques,
3 dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, attendant le mouvement de l’eau.
4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris.
5 Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans.
6 Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ?
7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi.
8 Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche.
8 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là.
10 Les Juifs donc dirent à celui qui avait été guéri : C’est un jour de sabbat ; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit.
11 Il leur répondit : Celui qui m’a guéri, celui-là m’a dit : Prends ton petit lit, et marche.
12 Ils lui demandèrent donc : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton petit lit, et marche ?
13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant dans ce lieu.
14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu es guéri ; ne pèche plus, de peur que pis ne t’arrive.
15 L’homme s’en alla et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
16 Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus et cherchaient à le faire mourir, parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat.
17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille.
18 À cause de cela donc les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu » (Jean 5 v.1-18).
« 21Jésus répondit et leur dit : J’ai fait une œuvre, et vous vous étonnez tous.
22 C’est pourquoi Moïse vous a donné la circoncision (non qu’elle soit de Moïse, mais elle est des pères), et vous circoncisez un homme en un jour de sabbat.
23 Si un homme reçoit la circoncision en un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée, êtes-vous irrités contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier en un jour de sabbat ? » (Jean 7 v.21-23)
À Béthesda, un homme malade, probablement paralysé, était alité depuis 38 ans. Grâce aux paroles du Seigneur Jésus : « Lève-toi, prends ton petit lit, et marche », il fut guéri. Au lieu de se réjouir avec lui, les Juifs le réprimandèrent, car il ne devait pas porter son lit le jour du sabbat. Ils persécutèrent également le Seigneur Jésus, car Il avait profané le sabbat. Cette fois-ci, Sa défense fut très différente : « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille ». Certes, Dieu s'était reposé de son œuvre le septième jour (*), mais pouvait-il encore se reposer alors que l'homme était perdu à cause de son péché ?
- « Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant » (Genèse 2 v.2-3).
L'amour a poussé le Père et le Fils à travailler pour le salut des hommes perdus.
Dans Jean 7, le Seigneur Jésus est revenu sur ce sujet et a fait référence à la circoncision. Celle-ci était pratiquée le huitième jour. Même si cela tombait un jour de sabbat. Étaient-ils autorisés à circoncire un garçon le jour du sabbat, mais pas à guérir un homme ?
En résumé, le Seigneur Jésus n'a rien fait qui soit contraire aux pensées et aux prescriptions de Dieu concernant le sabbat, car il a accompli toute la loi en toutes choses.
L’homme dont le nom était Légion
(Marc)
«
1 Et ils arrivèrent à l’autre rive de la mer, dans le pays des Gadaréniens.
«
2 Et aussitôt, comme il sortait de la nacelle, un homme possédé d’un esprit immonde,
«
3 et qui avait sa demeure dans les sépulcres, sortant des sépulcres, le rencontra ; et personne ne pouvait le lier, pas même avec des chaînes ;
«
4 car souvent, quand il avait été lié de fers aux pieds et de chaînes, il avait rompu les chaînes et mis les fers en pièces, et personne ne pouvait le dompter.
«
5 Et il était continuellement, de nuit et de jour, dans les sépulcres et dans les montagnes, criant et se meurtrissant avec des pierres.
«
6 Et voyant Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui ;
«
7 et, criant avec une voix forte, il dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas.
«
8 Car il lui disait : Sors de cet homme, esprit immonde !
«
9 Et il lui demanda : Quel est ton nom ? Et il lui dit : J’ai nom Légion, car nous sommes plusieurs.
«
10 Et il le priait instamment pour qu’il ne les envoyât pas hors du pays.
«
11 Et il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissait.
«
12 Et ils le prièrent, disant : Envoie-nous dans les pourceaux, afin que nous entrions en eux.
«
13 Et aussitôt Jésus le leur permit. Et les esprits immondes, sortant, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua du haut de la côte dans la mer ; or ils étaient environ deux mille ; et ils furent étouffés dans la mer.
«
14 Et ceux qui les paissaient s’enfuirent, et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Et ils sortirent pour voir ce qui était arrivé ;
«
15 et ils viennent vers Jésus, et voient le démoniaque, assis, vêtu, et dans son bon sens, celui qui avait Légion ; et ils eurent peur.
«
16 Et ceux qui avaient vu ce qui s’était passé, leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et ce qui concernait les pourceaux ;
«
17 et ils se mirent à le prier de s’en aller de leur territoire.
«
18 Et comme il montait dans la nacelle, celui qui avait été démoniaque le pria de permettre qu’il fût avec lui.
«
19 Et il ne le lui permit pas, mais lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi.
«
20 Et il s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait ; et tous s’en étonnaient
» (Marc 5 v.1-20).
L'homme dont le nom était Légion a été libéré par le Sauveur des nombreux mauvais esprits qui l'habitaient. Il a demandé à son Bienfaiteur s'il pouvait rester avec lui. Quel beau désir ! Mais il n’a pas été exaucé. Le Seigneur Jésus lui donna cet ordre : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi » (verset 19). L'homme heureux a fait bien plus que cela et « s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait » (verset 20).
Nous aussi, nous avons été libérés du pouvoir du malin, même si nous n'avons peut-être jamais été possédés de manière aussi forte que Légion. Ne devrions-nous pas, comme lui, témoigner de l'amour et de la grâce que le Fils de Dieu nous a témoignés ? Si, comme lui, nous nous sommes assis aux pieds du Seigneur Jésus (verset 15), cela ne nous sera pas difficile.
Notre Sauveur se réjouit lorsque nous témoignons de lui, et l'amour pour nos semblables nous motivera. Le salut que nous avons reçu leur est également offert.
La patience de Dieu envers le roi Saül.
(1 Samuel 13 à 15)
La lecture des chapitres 13 à 15 du livre de Samuel peut donner l'impression que Dieu en a eu très vite fini avec Saül. Au chapitre 13 v.8-9 (*), au lieu d'attendre Samuel, il offre lui-même le sacrifice, alors que le prophète était en retard. Saül s'est vu dire : « Tu as agi follement, tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’avait ordonné ; car maintenant l’Éternel aurait établi pour toujours ton règne sur Israël ; et maintenant ton règne ne subsistera pas » (versets 13-14).
- « Saül attendit sept jours, jusqu’au temps assigné par Samuel. Et Samuel ne venait point à Guilgal, et le peuple se dispersait d’auprès de Saül. Et Saül dit : Amenez-moi l’holocauste et les sacrifices de prospérités. Et il offrit l’holocauste » (1 Samuel 13 v.9).
Au chapitre 15, il n'exécute pas complètement l'ordre d'exterminer totalement les Amalékites et leur bétail. Pour cette raison, Dieu dit : « Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a point exécuté mes paroles » (verset 11). Immédiatement après, l'Écriture rapporte comment David est oint roi (*).
- « Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. Et l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite » (1 Samuel 16 v.13).
Cependant, en comparant différents passages de l'Écriture, il apparaît qu'il doit y avoir un intervalle de plusieurs décennies entre la fin de 1 Samuel 14 (1*) et le début du chapitre 15 (2*). 1 Samuel 13 (3*) mentionne la deuxième année du règne de Saül. À cette époque, son fils Jonathan était déjà son chef militaire (3* v.2). Le fait que Saül soit qualifié de jeune homme dans le chapitre 9 v.2 (4*), lorsqu'il fut oint roi par Samuel, ne signifie pas qu'il était alors à peine adulte, mais cela illustre plutôt la relation qu'il entretenait avec son père. L'idée très répandue de nos jours selon laquelle les parents n'ont plus leur mot à dire sur un enfant qui a atteint l'âge de 18 ans ne se retrouve pas dans la Bible. Comme Jonathan était déjà un homme adulte au cours de la deuxième année du règne de Saül, ce dernier devait avoir au moins 40 ans.
- « Les fils de Saül étaient Jonathan, et Jishvi, et Malki-Shua … la guerre fut forte contre les Philistins durant tous les jours de Saül » (1 Samuel 14 v.49-52).
- « Samuel dit à Saül : L’Éternel m’a envoyé pour t’oindre comme roi sur son peuple, sur Israël ; et maintenant, écoute la voix des paroles de l’Éternel ... Va maintenant, et frappe Amalek, et vous détruirez entièrement tout ce qui est à lui, et tu ne l’épargneras pas, mais tu feras mourir les hommes et les femmes, les enfants et ceux qui tètent, les bœufs et les moutons, les chameaux et les ânes » (1 Samuel 15 v.1-3).
- « Saül était âgé de … ans lorsqu’il devint roi ; et il régna deux ans sur Israël. — Et Saül se choisit d’Israël trois mille hommes : il y en avait deux mille avec Saül, à Micmash et sur la montagne de Béthel, et mille étaient avec Jonathan à Guibha de Benjamin » (1 Samuel 13 v.1-2).
- « Il y avait un homme de Benjamin, et son nom était Kis ... il avait un fils, et son nom était Saül, homme d’élite [ou jeune selon d’autres traduction] et beau ; et il n’y avait aucun des fils d’Israël qui fût plus beau que lui ; il était plus grand que tout le peuple, depuis les épaules en haut » (1 Samuel 9 v.1-2).
Le règne de Saül dura 40 ans (1*). David devint roi à l'âge de 30 ans ; lui aussi régna pendant 40 ans (2*). Nous ne savons pas exactement combien de temps s'est écoulé entre l'onction de David comme roi dans 1 Samuel 16 et le moment où il s'est assis sur le trône d'Israël, mais cela a certainement pris plusieurs années. Après sa victoire sur Goliath, il est devenu chef de l'armée sous Saül (3*), puis a été rétrogradé (4*). Plus tard, il est devenu le gendre de Saül. Plus tard encore, il a dû s'enfuir et Saül l'a poursuivi pour se débarrasser de lui. Finalement, David a trouvé refuge chez les Philistins et y a vécu pendant un certain temps. Cela a-t-il duré au total entre 5 et 10 ans ? En tout cas, Saül devait déjà être sur le trône depuis 30 à 35 ans lorsque Dieu lui a donné l'ordre, par l'intermédiaire de Samuel, dans 1 Samuel 15, de punir les Amalékites pour leur comportement envers Israël, décrit dans Exode 17.
- « Ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kis, homme de la tribu de Benjamin, pendant quarante ans » (Actes 13 v.21).
- « David était âgé de trente ans lorsqu’il devint roi ; il régna quarante ans » (2 Samuel 5 v.4).
- « David allait partout où Saül l’envoyait, et il prospérait ; et Saül l’établit sur les hommes de guerre, et il était agréable aux yeux de tout le peuple, et même aux yeux des serviteurs de Saül » (1 Samuel 18 v.5).
- « Saül l’éloigna de lui, et l’établit chef de millier » (1 Samuel 18 v.13).
Est-ce si important ? Oui, car cela montre une fois de plus que Dieu préfère attendre avant d'exercer son jugement, car il espère que les hommes se repentiront et se convertiront.
Après avoir annoncé son jugement dans 1 Samuel 13 v.14 (*), au cours de la deuxième année du règne de Saül, Dieu a attendu encore 38 ans avant de le rejeter définitivement.
- « Samuel dit à Saül : Tu as agi follement, tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’avait ordonné ; car maintenant l’Éternel aurait établi pour toujours ton règne sur Israël ; et maintenant ton règne ne subsistera pas : l’Éternel s’est cherché un homme selon son cœur, et l’Éternel l’a établi prince sur son peuple, car tu n’as pas gardé ce que l’Éternel t’avait commandé » (1 Samuel 13 v.13-14).
Il doit punir, car Il est saint, mais Il préfère pardonner et bénir, car Il est aussi amour. Pour cela, cependant, l'humiliation et la confession sont nécessaires. Dans le cas de Saül, Il a attendu pendant des dizaines d'années, mais malheureusement en vain ! Si le jugement a été prononcé contre Saül, ce n'est pas par manque d'amour et de patience de la part de Dieu, mais parce que Saül a persisté dans le péché.
Le tiers de ...
L'expression « le tiers de » apparaît 15 fois dans la Bible, toutes dans l'Apocalypse. Elle se trouve 14 fois dans les chapitres 8 v.7-12 (1*) et 9 v.13-21 (2*), de la première à la quatrième et à la sixième trompette. La dernière fois, c'est dans le chapitre 12 v.4 (3*). C'est précisément là que l'on comprend clairement ce que signifie « le tiers ».
- « Et le premier sonna de la trompette : et il y eut de la grêle et du feu, mêlés de sang, et ils furent jetés sur la terre ; et le tiers de la terre fut brûlé ; et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.
Et le second ange sonna de la trompette : et comme une grande montagne toute en feu fut jetée dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang, et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires fut détruit.
Et le troisième ange sonna de la trompette : et il tomba du ciel une grande étoile, brûlant comme un flambeau ; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les fontaines des eaux. Et le nom de l’étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux devint absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles avaient été rendues amères.
Et le quatrième ange sonna de la trompette : et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers de ces astres fût obscurci, et que le jour ne parût pas pour le tiers de sa durée, et de même pour la nuit » (Apocalypse 8 v.7-12).
- « Et le sixième ange sonna de la trompette : et j’ouïs une voix sortant des quatre cornes de l’autel d’or qui était devant Dieu, disant au sixième ange qui avait la trompette : Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve Euphrate. Et les quatre anges qui étaient préparés pour l’heure et le jour et le mois et l’année, furent déliés, afin de tuer le tiers des hommes. Et le nombre des armées de la cavalerie était de deux myriades de myriades : j’en entendis le nombre.
Et c’est ainsi que je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui étaient assis dessus, ayant des cuirasses de feu, et d’hyacinthe, et de soufre ; et les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions ; et de leur bouche sortent du feu, et de la fumée, et du soufre. Par ces trois fléaux fut tué le tiers des hommes, par le feu et la fumée et le soufre qui sortent de leur bouche ; car le pouvoir des chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues ; car leurs queues sont semblables à des serpents, ayant des têtes, et par elles ils nuisent. Et les autres hommes qui n’avaient pas été tués par ces plaies, ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, pour ne pas rendre hommage aux démons, et aux idoles d’or, et d’argent, et d’airain, et de pierre, et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leur magie, ni de leur fornication, ni de leurs larcins » (Apocalypse 9 v.13-21).
- « Et il apparut un autre signe dans le ciel : et voici, un grand dragon roux, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes ; et sa queue entraîne le tiers des étoiles du ciel, et elle les jeta sur la terre » (Apocalypse 12 v.3-4).
Le grand dragon rouge feu de l'Apocalypse 12 v.3 est Satan (1*). Il a sept têtes et dix cornes : celles-ci font référence à l'Empire romain d'Occident restauré (2*). Après la déportation des Juifs à Babylone par Nabuchodonosor, Dieu a remis la domination du monde entre les mains des empires païens. Depuis lors, ce pouvoir a été exercé successivement par les empires babylonien, médo-perse gréco-macédonien et romain. Ce dernier s'est effondré, mais il est en train de se reconstituer et prend aujourd'hui la forme de l'Union européenne.
- « Le grand dragon fut précipité, le serpent ancien, celui qui est appelé diable et Satan, celui qui séduit la terre habitée tout entière » (Apocalypse 12 v.9).
- « Je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème » (Apocalypse 13 v.1).
- « Et l’ange me dit : Pourquoi es-tu étonné ? Je te dirai, moi, le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes.
La bête que tu as vue était, et n’est pas, et va monter de l’abîme et aller à la perdition ; et ceux qui habitent sur la terre, dont les noms ne sont pas écrits dès la fondation du monde au livre de vie, s’étonneront, en voyant la bête, — qu’elle était, et qu’elle n’est pas, et qu’elle sera présente.
Ici est l’entendement, qui a de la sagesse : Les sept têtes sont sept montagnes où la femme est assise ; ce sont aussi sept rois : cinq sont tombés ; l’un est ; l’autre n’est pas encore venu, et, quand il sera venu, il faut qu’il demeure un peu de temps. Et la bête qui était et qui n’est pas, est, elle aussi, un huitième, et elle est d’entre les sept, et elle s’en va à la perdition.
Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête. Ceux-ci ont une seule et même pensée, et ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête. Ceux-ci combattront contre l’Agneau ; et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui sont avec lui, appelés, et élus, et fidèles » (Apocalypse 17 v.7-14).
Cet empire est la bête mentionnée dans Apocalypse 13:1-10 qui jouera un rôle si important dans un avenir proche. Ses sept têtes représentent les formes de gouvernement que l'Empire romain a connues au fil du temps. Les dix cornes indiquent que, dans cette dernière phase, l'empire se compose d'un certain nombre de royaumes et de républiques qui s'unissent en une seule puissance, à savoir l'Union européenne. Apocalypse 12 v.3 (*) montre clairement que cet empire romain occidental restauré est un instrument de Satan, le dragon. Il agit dans et à travers cet empire.
- « Et il apparut un autre signe dans le ciel : et voici, un grand dragon roux, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes » (Apocalypse 12 v.3).
Nous arrivons alors à notre verset 4 (*) : avec sa queue, le dragon entraîne le tiers des étoiles et les jette sur la terre. Quelle est la signification des étoiles et de la queue ? Et que signifie « entraîner » et « jeter sur la terre » ?
- « Sa queue entraîne le tiers des étoiles du ciel, et elle les jeta sur la terre » (Apocalypse 12 v.4).
Les corps célestes – le soleil, la lune et les étoiles – parlent toujours de ceux qui règnent sur la terre (*). Ils déterminent et ils donnent une lumière (trompeuse), généralement dans les domaines religieux. Ces étoiles sont donc les personnes qui exercent une influence principalement dans le domaine religieux.
- « Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles » (Genèse 1 v.16).
La queue évoque la fausse prophétie (1*). Satan est un menteur et le père du mensonge (2*). Il ne dit pas la vérité, mais le mensonge – et c'est ainsi qu'il séduit les hommes. Il le fait depuis Genèse 3, et il ne cessera que lorsque Dieu le rendra inoffensif.
- « Et l’Éternel retranchera d’Israël la tête et la queue, la branche de palmier et le jonc, en un seul jour : l’ancien et l’homme considéré, lui, est la tête ; et le prophète qui enseigne le mensonge, lui, est la queue » (Ésaïe 9 v.14-15).
- « Vous, vous avez pour père le diable, et vous voulez faire les convoitises de votre père. Lui a été meurtrier dès le commencement, et il n’a pas persévéré dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et le père du mensonge » (Jean 8 v.44).
Cette image montre donc que Satan influence et trompe les chefs religieux au sein de l'Empire Romain d'Occident restauré. Il ne s'agit pas de toutes les étoiles sur la terre, mais seulement le tiers d'entre elles : celles qui se trouvent dans cet empire. Il s'agit des autorités religieuses au sein de la chrétienté, et non pas des dirigeants de l'islam, de l'hindouisme et d'autres religions ou mouvements, mais de ceux qui jouent un rôle dirigeant au sein de la chrétienté.
Ils sont emportés et jetés sur la terre. Il s'agit là de deux choses. D’abord est la tromperie, puis la destruction. Quand les « leaders chrétiens » sont-ils emportés, c'est-à-dire séduits ? Cela se produit déjà maintenant et continuera après l'enlèvement des saints. C'est surtout de cette période dont il s’agit : les trois premières années et demie après l'enlèvement des saints. La fausse église prospère. Elle est assise sur la bête (*) : la fausse église détermine ce qui se passe dans l'empire romain occidental restauré.
- « Il m’emporta en esprit dans un désert : et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes » (Apocalypse 17 v.3).
Trois ans et demi après l'enlèvement, Satan est toutefois chassé du ciel (1*). Il s'incarne dans la bête, le chef de l'Empire Romain d'Occident restauré, et dans l'antéchrist qui règne alors en Israël et prétend être le Messie. Ensemble, ils éliminent immédiatement la fausse Église (2*). En effet, l'antéchrist se fera adorer comme Dieu et ne tolérera aucun autre objet de vénération à ses côtés (3*) ; il obligera également les gens à se prosterner devant la bête et à l'adorer (4*).
- « Et il y eut un combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon. Et le dragon combattait, et ses anges ; et il ne fut pas le plus fort, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et le grand dragon fut précipité, le serpent ancien, celui qui est appelé diable et Satan, celui qui séduit la terre habitée tout entière, — il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j’ouïs une grande voix dans le ciel, disant : Maintenant est venu le salut et la puissance et le royaume de notre Dieu et le pouvoir de son Christ, car l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit, a été précipité ; et eux l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage ; et ils n’ont pas aimé leur vie, même jusqu’à la mort. C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux et vous qui y habitez. Malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu vers vous, étant en grande fureur, sachant qu’il a peu de temps » (Apocalypse 12 v.7-12).
- « Et les dix cornes que tu as vues et la bête, - celles-ci haïront la prostituée et la rendront déserte et nue, et mangeront sa chair et la brûleront au feu ; car Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter sa pensée, et d’exécuter une seule et même pensée, et de donner leur royaume à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies » (Apocalypse 17 v.16-17).
- « Que personne ne vous séduise en aucune manière, car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu » (2 Thessaloniciens 2 v.3-4).
- « Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et fait que la terre et ceux qui habitent sur elle rendent hommage à la première bête dont la plaie mortelle avait été guérie. Et elle fait de grands miracles, en sorte que même elle fait descendre le feu du ciel sur la terre, devant les hommes. Et elle séduit ceux qui habitent sur la terre, à cause des miracles qu’il lui fut donné de faire devant la bête, disant à ceux qui habitent sur la terre de faire une image à la bête qui a la plaie de l’épée et qui a repris vie. Et il lui fut donné de donner la respiration à l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât même, et qu’elle fît que tous ceux qui ne rendraient pas hommage à l’image de la bête fussent mis à mort » (Apocalypse 13 v.12-15).
Après avoir trompé les dirigeants du christianisme par ses mensonges, plongeant ainsi le soi-disant « Occident chrétien » dans une profonde obscurité spirituelle, Satan les détruit et élimine tout ce qui porte encore le nom de chrétien. C'est la fin de la christianisme sur la terre !
Il ressort clairement de ce passage – et c'est ce qui nous intéressait – que le tiers de la terre désigne le territoire de l'Empire Romain d'Occident restauré. Il s'agit au sens strict de l'Europe (occidentale), mais au sens large de l'ensemble de l'Occident libre, c'est-à-dire également l'Amérique, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et d'autres pays similaires. Dans la pratique, il s'agit de l'Occident « chrétien », libre et démocratique.
Les jugements prononcés lors des première à quatrième (1*) et sixième trompettes (2*), qui touchent « le tiers », affectent donc principalement cette partie du monde. Ainsi, le fait que, par exemple, dans Apocalypse 9 v.15 (2*), le tiers des hommes soit tué ne signifie pas que 33 % de la population mondiale meurt, mais que les hommes de l'Occident « chrétien » sont atteints : parce que c'est là que les pensées de Dieu étaient les plus connues et que, par conséquent, la responsabilité des hommes y est aussi la plus grande.
- « Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent pour sonner de la trompette.
Et le premier sonna de la trompette : et il y eut de la grêle et du feu, mêlés de sang, et ils furent jetés sur la terre ; et le tiers de la terre fut brûlé ; et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.
Et le second ange sonna de la trompette : et comme une grande montagne toute en feu fut jetée dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang, et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires fut détruit.
Et le troisième ange sonna de la trompette : et il tomba du ciel une grande étoile, brûlant comme un flambeau ; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les fontaines des eaux. Et le nom de l’étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux devint absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles avaient été rendues amères.
Et le quatrième ange sonna de la trompette : et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers de ces astres fût obscurci, et que le jour ne parût pas pour le tiers de sa durée, et de même pour la nuit » (Apocalypse 8 v.6-12).
- « Et le sixième ange sonna de la trompette : et j’ouïs une voix sortant des quatre cornes de l’autel d’or qui était devant Dieu, disant au sixième ange qui avait la trompette : Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve Euphrate. Et les quatre anges qui étaient préparés pour l’heure et le jour et le mois et l’année, furent déliés, afin de tuer le tiers des hommes. Et le nombre des armées de la cavalerie était de deux myriades de myriades : j’en entendis le nombre » (Apocalypse 9 v.13-16).
Le seul pain
Le Seigneur Jésus a donné sa vie pour ses brebis, afin qu'elles puissent former un seul troupeau. Celui-ci est composé à la fois de personnes issues de la maison d'Israël et de croyants issus des nations (*).
- « Je mets ma vie pour les brebis. Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger » (Jean 10 v.15-16).
Alors que la croix du Christ en est le fondement, le Saint-Esprit nous a tous unis, nous qui croyons en Lui : « Nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (1 Corinthiens 12 v.13). Depuis qu'il a été répandu dans Actes 2 (*), le Saint-Esprit habite personnellement chaque croyant et les unit pour former une seule Assemblée (ou Eglise).
- « Et comme le jour de la Pentecôte s’accomplissait, ils étaient tous ensemble dans un même lieu. Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d’un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et il leur apparut des langues divisées, comme de feu ; et elles se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint, et commencèrent à parler d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’énoncer » (Actes 2 v.1-4).
Cette unité existe aux yeux de Dieu et pour la foi, mais elle est invisible aux yeux naturels. Comment pouvons-nous en rendre témoignage ? La Bible nous indique une manière claire de le faire : en mangeant le pain de la Cène. « Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain » (1 Corinthiens 10 v.17).
Nous sommes un seul pain – c'est un fait, accompli et maintenu par l'Esprit de Dieu ; et nous en rendons témoignage en mangeant le seul pain.
Je le sais
Le patriarche Jacob, devenu aveugle avec l'âge, bénit les deux fils de Joseph. Ce faisant, il croisa les mains, de sorte que le plus jeune des deux, Éphraïm, reçut la bénédiction destinée à l'aîné, Manassé (*). Joseph voulut corriger son père, mais celui-ci refusa et dit : « Je le sais, mon fils, je le sais ! » (Genèse 48:19).
- « Et Israël vit les fils de Joseph, et il dit : Qui sont ceux-ci ? Et Joseph dit à son père : Ce sont mes fils, que Dieu m’a donnés ici. Et il dit : Amène-les-moi, je te prie, et je les bénirai. Or les yeux d’Israël étaient appesantis de vieillesse ; il ne pouvait voir. Et Joseph les fit approcher de lui, et il les baisa et les embrassa. Et Israël dit à Joseph : Je n’avais pas pensé voir ton visage ; et voici, Dieu m’a fait voir aussi ta semence. Et Joseph les retira d’entre ses genoux, et se prosterna le visage contre terre. Et Joseph les prit les deux, Éphraïm de sa main droite, à la gauche d’Israël, et Manassé de sa main gauche, à la droite d’Israël, et les fit approcher de lui ; mais Israël étendit sa main droite, et la posa sur la tête d’Éphraïm (or il était le plus jeune), et sa main gauche sur la tête de Manassé, plaçant ainsi ses mains à dessein, car Manassé était le premier-né. Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’Ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils croissent pour être une multitude au milieu du pays.
Et Joseph vit que son père posait sa main droite sur la tête d’Éphraïm, et cela fut mauvais à ses yeux ; et il saisit la main de son père pour la détourner de dessus la tête d’Éphraïm et la poser sur la tête de Manassé. Et Joseph dit à son père : Pas ainsi, mon père ; car celui-ci est le premier-né ; mets ta main droite sur sa tête. Et son père refusa, disant : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, et lui aussi sera grand ; toutefois son frère, qui est le plus jeune, sera plus grand que lui, et sa semence sera une plénitude de nations » (Genèse 48 v.8-19).
Notre Père céleste ne nous dit-il pas parfois la même chose ? Quel réconfort cela représente ! Nous avons tendance à juger rapidement les actions de Dieu dans notre vie, et avant même de nous en rendre compte, nous les condamnons. Nous pensons alors, souvent inconsciemment, que Dieu aurait pu agir différemment. Mais sommes-nous plus sages que Lui ?
Dieu est omniscient. Sa sagesse est parfaite. Nous sommes tellement limités ! Il nous dit simplement : « Je sais, mon enfant ! » Il ne se justifie pas. C'est nous qui lui rendons des comptes, pas l’inverse !
Nous pouvons tranquillement nous reposer sur Sa sagesse et Lui confier toutes choses. Cela nous apporte la paix et aussi L'honore !
Le Berger
Le Seigneur Jésus est le Berger, et ce à plusieurs égards et revêtu de différentes gloires. Il est :
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Le Berger des Croyants
David, qui a lui-même été appelé à devenir roi d'Israël alors qu'il gardait les brebis, a dit : « L'Éternel est mon berger » (Psaume 23 v.1).
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Le Berger d'Israël
Asaph a écrit : « Berger d’Israël ! prête l’oreille. Toi qui mènes Joseph comme un troupeau » (Psaume 80 v.1).
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Le Berger de Dieu
Dieu lui-même l'a appelé « mon berger » et « l'homme qui est mon compagnon » (*).
- « Épée, réveille-toi contre mon berger, contre l’homme qui est mon compagnon, dit l’Éternel des armées ; frappe le berger, et le troupeau sera dispersé ; et je tournerai ma main sur les petits » (Zacharie 13 v.7).
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Le seul Berger
Salomon, l'homme le plus sage qui ait jamais vécu sur la terre – à l'exception du Seigneur Jésus qui est la Sagesse même –, a déclaré que « les paroles des sages sont comme des aiguillons ... ils sont donnés par un seul pasteur [=Berger] » (Ecclésiaste 12 v.11).
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Le bon Berger
Le Sauveur s'est désigné deux fois : « Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis … Moi, je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens » (Jean 10 v.11 et 14).
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Le grand Berger
L'apôtre parle de lui comme « le grand pasteur [= Berger] des brebis » que Dieu a ressuscité d'entre les morts (*).
- « Le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur [= Berger] des brebis » (Hébreux 13 v.20).
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Le souverain Berger
Pierre l'appelle « le souverain pasteur [= Berger] » en référence à son retour et à son apparition en gloire sur la terre (*).
- « Quand le souverain pasteur [= Berger] sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire » (1 Pierre 5 v.4).
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Le Berger de nos âmes
Le même disciple qui, dans Jean 21, avait reçu de son Maître la mission de paître et de garder son troupeau, le présente comme « le berger et le surveillant de vos âmes » (*).
- « Vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes » (1 Pierre 2 v.25).
Pour conclure - Rigardus Rijnhout
L'homme le plus grand qui ait jamais vécu aux Pays-Bas s'appelait Rigardus Rijnhout. Avec ses 2 mètres 37, il portait bien son surnom de « géant de Rotterdam ».
La municipalité de Rotterdam a décidé de lui ériger une statue.
Goliath mesurait six coudées et un empan, soit plus de trois mètres. Quel adversaire gigantesque ! Mais David l'a vaincu d'un seul coup de fronde.
C'est ainsi que le véritable Fils de David, le Seigneur Jésus-Christ, a vaincu Satan. Sur la croix. Oui, Christ est mort et il semblait avoir perdu. Mais c'est précisément sur cette croix qu'il a vaincu Satan. Il y a également glorifié Dieu et rendu possible le pardon des péchés des hommes.