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Série 1
Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

1

Ô Père, tes miséricordes

sont plus hautes que les montagnes de Dieu.

Tu es le même, hier et aujourd'hui ;

ta fidélité est comme un roc solide.

Comme Père, tu sais ce que tu fais.

La voie que tu traces est bonne.

2

Nous te remercions pour les bénédictions

que tu nous as préparées aujourd'hui.

Tu nous bénis avec de bonnes choses,

et c'est ta main fidèle qui nous conduit.

Tu nous vois en Jésus, notre Seigneur,

abaissant tes yeux sur nous, avec faveur et bonté.

3

Nous voulons nous confier en toi.

Nous ne pouvons avancer sans toi.

Fais-nous appuyer sur ta grâce,

et sur aucun autre fondement.

Rends-nous obéissants à ta parole

et conduis-nous dans ta communion.

Traduction du cantique 167 du recueil intitulé « Geestelijke liederen » (J.Ph. Buddingh)

David a écrit au Psaume 3 : « Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! » (Verset 8). Cela pourrait s’inscrire comme titre de ce cantique.

Les miséricordes de Dieu sont grandes, dit le premier couplet, plus hautes que les montagnes de Dieu. Qui a besoin de miséricorde ? Quiconque se trouve dans des circonstances misérables. C’est une preuve de l’amour de Dieu qu’Il ait eu compassion de nous alors que nous étions encore dans nos péchés. Et maintenant que nous sommes devenus Ses enfants, le Père nous montre chaque jour Son amour en ayant compassion de nous.

En Hébreux 13 v.8, Jésus-Christ est appelé le Même, hier, aujourd’hui et éternellement, mais cela s’applique également à Dieu le Père : Il est l’Immuable, toujours le Même. Si quelqu’un est mauvais, on peut en espérer un changement, car cela serait alors une amélioration. Mais Dieu est parfaitement bon ; il ne peut pas être encore meilleur ; tout changement serait chez lui une détérioration. Quelle merveille alors de savoir : Il ne change pas ! Il reste pour l’éternité le Dieu parfaitement bon et fidèl !

Sa sagesse est illimitée. Les pères de nature humaine peuvent avoir de bonnes intentions en ce qui concerne l'éducation de leurs enfants, mais ils commettent pourtant des erreurs ; Dieu le Père est infaillible. Ce qu'Il fait est véritablement bon. Cela, nous ne le comprenons pas toujours. Parfois, nous ne comprenons rien du tout. Mais ce n'est pas grave. Dieu n'attend pas de nous que nous comprenions toujours Ses actions, mais Il veut que nous les acceptions avec foi. Le chemin qu'Il détermine et qu'Il nous fait suivre est toujours bon, inconditionnellement bon. En acceptant tout cela avec confiance, comme venant de Sa main, nous l’honorons.

A côté des nombreuses difficultés de la vie, Il nous comble de bénédictions, comme l'exprime le deuxième couplet. Il est très dangereux de se concentrer aveuglément sur les circonstances difficiles et d'oublier tous les bienfaits de Dieu. Cela rend ingrat, mécontent et rebelle. Combien de fois les Israélites n'ont-ils pas murmuré dans le désert ? Cela a été écrit pour notre avertissement. « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. » (Psaume 103 v.2).

Oui, nous pouvons savoir que le Père nous regarde, étant en Jésus, avec grâce et bonté. Nous avons été rachetés par le Seigneur Jésus. Il a payé un prix élevé pour nous avoir. Et nous sommes maintenant unis à Lui comme Son épouse, qui est une avec Lui. Dieu nous voit en Christ. Cela Lui donne toutes les raisons de nous entourer de bonté.

Nous dépendons aussi de la bonté et de la grâce de Dieu ; c’est ce que nous chantons au troisième couplet, car sans Lui, nous ne pourrions même pas vivre. Dieu n'est pas seulement le Créateur, mais aussi le Conservateur de tous les êtres humains. Le fait que nous respirions est uniquement parce qu'Il nous en donne la force. Cela s'applique non seulement aux croyants, mais à tous.

Dans notre cantique, cependant, cela va beaucoup plus loin, comme le Seigneur Jésus l’a dit dans Jean 15 v.5 : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. ». Pour vivre selon la volonté de Dieu et porter du fruit pour Lui, pour marcher selon Sa volonté et croître jusqu'à Christ, nous dépendons complètement de notre Père et de Sa grâce.

C’est pourquoi aussi, notre désir est ne jamais quitter ce terrain. Le danger de le faire est grand ! N'oublions jamais cela. Trop vite, nous pensons que, par notre propre force, nous pouvons bien accomplir quelque chose. Et alors, cela tourne inévitablement mal et nous trébuchons. Accrochons-nous de la grâce de Dieu ! Nous en avons besoin, sans cesse.

Lorsque nous obéissons à ce que Dieu nous demande dans Sa Parole, nous vivons en communion avec Lui et avec le Seigneur Jésus. Cela a pour résultat Sa gloire et notre bénédiction !

L'exemple de Joseph

Joseph a subi une grande injustice : ses propres frères l’ont vendu comme esclave. Bien qu’il ait été réduit à l’esclavage, il ne s’est pas rebellé, et a accompli avec zèle ce qu’on attendait de lui dans la maison de Potiphar.

Après quelques temps, il s’est retrouvé en prison, bien qu’êtant innocent, mais là encore, il accepta tout comme venant de la main de Dieu. Il ne se montra ni obstiné, ni de mauvaise humeur, mais s’est soumis et a accompli son travail avec diligence et un engagement total. De nouveau, le Seigneur l’a béni.

Ce que les Juifs ont fait subir au Seigneur Jésus, tout comme ce que les nations, agissant en la personne de Pilate, en ont décidé à Son sujet, était totalement injuste, mais le Sauveur a accepté tout comme venant de la main de Dieu. Il remit tout à Celui qui juge justement (1*).

Joseph a pu faire l’expérience de la vérité exprimée en 1 Pierre 5 v.6 : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu ». Christ est maintenant glorifié à la droite de Dieu, parce qu’Il s’est anéanti et abaissé Lui-même (2*). Il est par excellence notre Exemple !

Pain et poisson

Dans Sa grâce, le Seigneur Jésus a utilisé les cinq pains et les deux poissons d’un jeune garçon pour nourrir une foule de milliers de personnes (Jean 6 v.5-13). Dans la suite de ce chapitre, Il se présente comme la vraie nourriture pour le monde.

« Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes » (verset 53). Seul celui qui croit que le Seigneur Jésus est aussi mort pour lui participe aux merveilleux effets de Sa mort. Ses péchés lui sont pardonnés, il est réconcilié avec Dieu et reçoit la vie éternelle.

Le Seigneur Jésus dit encore : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (verset 56). Il est nécessaire que nous, qui avons reçu la vie éternelle, nous nous « nourrissions » chaque jour de Lui, que nous nous occupions de Lui comme de Celui qui est allé à la croix pour nous, afin de rester en communion avec Lui.

Il est notre vraie Nourriture, représentée par les pains et les poissons.

Dans Son explication concernant le pain, le Sauveur établit clairement le lien avec la manne qui est tombée du ciel et a servi de nourriture au peuple d’Israël pendant quarante ans. Il se présente Lui-même comme la véritable Manne : « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel » (verset 51).

Par le pain, l’accent est mis sur Son origine : Il est le Fils de Dieu, venu du ciel, devenu homme.

Tandis que la mer est souvent une image des nations, de l’humanité dans son ensemble, les poissons y représentent les individus. Ainsi, les disciples furent appelés à devenir des pêcheurs d’hommes ; ils avaient le privilège de jeter leurs filets pour amener des hommes au Sauveur.

Le Seigneur Jésus a vécu comme un homme parmi des millions d’autres sur la terre. Aux yeux des hommes, Il était l’un d’entre eux.

L’image des pains et des poissons est exprimée de manière concise dans Jean 1 v.14 : « Et la Parole devint chair [= le pain], et habita au milieu de nous [= le poisson] ».

Cet Homme est la vraie Nourriture pour nous !

Apôtre et Souverain Sacrificateur

C’est ainsi qu’est appelé notre Seigneur Jésus dans Hébreux 3 v.1 : « C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession, Jésus. »

Ce sont deux de Ses nombreuses gloires et titres. Un apôtre est quelqu’un qui est envoyé par Dieu vers les hommes pour leur transmettre des messages de Sa part. Un souverain sacrificateur, par contre, est quelqu’un qui se tient devant Dieu en faveur d’hommes et en leur nom, pour prendre à cœur leurs intérêts auprès de Lui.

Ainsi, Dieu s’est servi de plusieurs apôtres pour faire connaître Ses pensées aux hommes, mais l’Apôtre par excellence, c’est Son propre Fils. Et au cours du temps, il y a eu de nombreux souverains sacrificateurs en Israël, mais le Souverain Sacrificateur par excellence, c’est le Seigneur Jésus Lui-même.

L’épître aux Hébreux commence par dire que Dieu, dans les temps anciens – donc avant la naissance du Seigneur Jésus – avait parlé à plusieurs reprises et de plusieurs manières aux Israélites, mais qu’à « la fin de ces jours-là, [Il] nous a parlé dans le Fils [= en Fils] ». Non pas seulement « par le moyen » du Fils, comme Il s’était auparavant servi d’hommes comme canaux pour transmettre Ses paroles, mais « dans le Fils ». Quand le Seigneur Jésus prêchait sur la terre, c’était Dieu qui parlait ! Celui qui parlait, le Fils, était Dieu Lui-même. Aucun homme n’aurait jamais pu être apôtre de cette manière !

D’autre part, pour être le vrai Souverain Sacrificateur, Il devait devenir Homme. « Il dut, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur » (Hébreux 2 v.17).

Son service de Souverain Sacrificateur en notre faveur se compose de deux choses : sur la terre, Il a accompli une fois pour toutes l’œuvre de la réconciliation ; et maintenant, dans le ciel, Il intercède continuellement auprès de Dieu pour nous. Pour répondre à ces deux aspects de Son service, il était nécessaire qu’Il devienne véritablement Homme.

Les hommes ayant péché, ce devait donc être un Homme qui devait accomplir l’œuvre de la réconciliation. S’Il était resté uniquement Dieu, Il n’aurait jamais pu mourir.

S’il a été tenté en toutes choses comme nous (Hébreux 4 v.15), c’est seulement qu’en tant que véritable Homme. C’est parce qu’Il connaît par expérience toutes les circonstances liées à la vie terrestre, qu’Il peut compatir avec nous et qu’Il sait ce dont nous avons besoin.

Gardons vraiment toujours devant nos yeux cet Apôtre et Souverain Sacrificateur, Dieu et Homme en une seule Personne !

La construction future du temple

Le Seigneur Jésus a annoncé à Ses disciples que le temple de Jérusalem, dont ils étaient profondément impressionnés, serait totalement détruit (Luc 21 v.6). En l’an 70 après J.-C., les armées romaines ont accompli cette prophétie et n’ont laissé aucune pierre, l’une sur l’autre. Cependant, le temple sera reconstruit, et ce, à deux reprises.

La dernière reconstruction aura lieu au début du règne de paix millénaire, après le retour de Christ, et sous Son gouvernement. Nous pouvons être certains que la gloire de ce sanctuaire surpassera largement celle du temple de Salomon. Ézéchiel 40 à 48 donne une description détaillée et magnifique de cette sainte demeure de Dieu et du culte qui y sera célébré durant le règne de paix.

Mais avant cela, le temple sera reconstruit une première fois, par les Juifs. Plusieurs passages des Écritures le montrent clairement.

Daniel 9 v.27

« Et il confirmera une alliance avec la multitude pour une semaine ; et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; et à cause de la protection des abominations il y aura un désolateur, et jusqu’à ce que la consomption et ce qui est décrété soient versés sur la désolée. »

Dans ce chapitre, l’ange Gabriel révèle à Daniel, dans une vision, la prophétie des 70 semaines d’années. Il ne s’agit pas de 70 semaines de 7 jours, mais de semaines de 7 années, soit une période totale de 490 ans. Cette période est divisée en trois parties : 7 semaines, 62 semaines et 1 semaine – c’est-à-dire 49 ans, 434 ans et 7 ans. La période commence au moment où a eu lieu « la sortie de la parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem. » (verset 25). Cela est décrit dans Néhémie 2, généralement reconnu comme étant survenu en 445 av. J.-C. La reconstruction elle-même a duré 49 ans. Ensuite, ont suivi 434 ans, jusqu’à la crucifixion du Seigneur Jésus : « Après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché » (verset 26).

Il reste encore une semaine, donc sept années, avant que ne s’accomplisse ce que décrit le verset 24, lors du retour de Christ et au début du règne de paix. Le temps de la chrétienté, celui de la formation de l’Église sur la terre, est omis, car cela était encore un mystère dans l’Ancien Testament. Aussitôt après que le Seigneur Jésus enlève l’Église de la terre, commence la 70ème semaine. C’est ainsi que nous savons qu’il y a sept années entre l’enlèvement des saints et le retour de Christ.

Maintenant Daniel 9 parle au verset 27 d’une alliance conclue pour toute cette « semaine » entre Israël et le prince du peuple qui, autrefois, avait détruit Jérusalem et le temple, autrement dit, l’Empire romain. Cela est écrit dans la Bible depuis 2500 ans ; et nous, qui vivons aujourd’hui, voyons l’alliance entre l’Empire Romain d’Occident rétabli et l’État juif. Humainement parlant, l’État d’Israël ne peut survivre que grâce au soutien de l’Europe et comme étant son prolongement, celui des États-Unis.

Il ressort de notre verset que, dans la première moitié de ces sept années, des sacrifices d’animaux et des offrandes de gâteaux seront offerts. Mais qui apportera ces offrandes ? Ce ne peut être que les croyants du résidu fidèle parmi les Juifs, ceux qui, après l’enlèvement des saints, seront amenés à la vie divine par l’Esprit de Dieu, croiront à l’Ancien Testament, et se prépareront à la venue du Messie et au Royaume de Dieu. Ils respecteront les ordonnances que Dieu a données à Moïse et exerceront le service de la sacrificature.

Le texte ne dit pas explicitement si cela se fera dans la ville sainte de Jérusalem, mais il est difficile d’imaginer qu’ils le fassent ailleurs. Et quant à savoir si le temple qu’ils auront alors reconstruit se trouvera exactement à l’endroit où le temple ancien se dressait, ce qui impliquerait que la mosquée Al-Aqsa devrait disparaître, cela non plus n’est pas dit en toutes lettres, mais c’est tout à fait vraisemblable. On dit que ce temple est déjà prêt « en pièces détachées » ; si c’est le cas, il pourrait être érigé en peu de temps.

Selon Daniel 9, il ressort qu’à la moitié de cette dernière semaine d’années, « le prince romain », la bête du v.1 d’Apocalypse 13, fera cesser le service des offrandes qu’exerce le résidu croyant à Jérusalem.

Matthieu 24 v.15

« Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont il a été parlé par Daniel le prophète, établie dans le lieu saint (que celui qui lit comprenne) ».

Par Apocalypse 12, nous apprenons qu’exactement au milieu de ces sept années, Satan est précipité du ciel sur la terre. C’est le point de départ de la grande tribulation, c’est-à-dire les trois ans et demi précédant le retour de Christ. Alors Satan exerce son pouvoir au travers de deux hommes : par la bête, le dictateur de l’Empire Romain Occidental restauré, et par l’antichrist, qui est au pouvoir en Israël.

Sans attendre, l’antichrist dressera une image pour la bête, et il contraindra, sous peine de mort, les habitants de son territoire, donc du monde occidental libre, à adorer cette image (Apocalypse 13 v.11-15).

Cette image est appelée dans Matthieu 24 v.15 « l’abomination de la désolation », dans le sens d’une abomination qui provoque la désolation. Le mot « abomination » est souvent utilisé dans l’Ancien Testament pour désigner une idole. Ce qui rendra ce culte idolâtre encore plus abominable aux yeux de Dieu, c’est que cette abomination se trouvera dans « le lieu saint ». Ce qui ne peut désigner que le temple, reconstruit à Jérusalem, dans le but d’honorer Dieu par des sacrifices.

2 Thessaloniciens 2 v.3-4

« Que personne ne vous séduise en aucune manière, car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu ».

L’antichrist va encore plus loin : non seulement il place une image de la bête dans le temple, mais il s’y assied lui-même. Il est celui « qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu ». À l’endroit même où le seul et véritable Dieu avait établi Sa demeure, cet homme de péché se manifeste comme s’il était Dieu lui-même ! C’est le sommet – ou plutôt : le point le plus profond – du péché.

Le fait que l’image de la bête soit placée dans le temple et que l’antichrist lui-même y prenne place, explique parfaitement pourquoi le service de la sacrificature du résidu fidèle est alors interrompu.

Ce temple, construit par les Juifs croyants de cette époque, aura probablement été érigé de manière simple et rapide, mais sera profané de façon abominable en peu de temps par l’antichrist. À la fin des sept années, ce temple sera détruit, probablement par l’Assyrien, le roi du Nord, lorsqu’il envahira et conquerra le pays d’Israël juste avant le retour de Christ. De toute manière, le Seigneur Jésus ne voudra rien avoir à faire avec ce temple souillé. Sous Son règne, ce sera le glorieux temple décrit en Ézéchiel 40 à 48 qui sera construit, et dans lequel Il sera adoré et loué pendant mille ans.

« Et il me conduisit à la porte, la porte qui regardait vers l’orient.
Et voici, la gloire du Dieu d’Israël venait du côté de l’orient ; et sa voix était comme une voix de grandes eaux, et la terre était illuminée par sa gloire. (…)
Et la gloire de l’Éternel entra dans la maison par le chemin de la porte qui regardait vers l’orient.
Et l’Esprit m’enleva et m’amena dans le parvis intérieur ; et voici, la gloire de l’Éternel remplissait la maison. (...)
Et il me dit : Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône et le lieu de la plante de mes pieds, où je demeurerai au milieu des fils d’Israël à toujours ».

(Ezéchiel 43 v.1-7)

La restauration en Asie

L’apôtre Paul a écrit sa deuxième lettre à Timothée, comme il est généralement admis, vers l’an 66 ou 67 après J.-C. Cela représente donc environ quarante ans après que l’Église, ou Assemblée, soit venue à l’existence, lors de l’effusion du Saint-Esprit, tel que le relate Actes 2. Après que l’Évangile soit d’abord prêché uniquement aux Juifs, l’œuvre s’est étendue, et surtout par le ministère de Paul, la proclamation est parvenue jusque dans des contrées lointaines, même en Europe.

Partout où il voyageait et prêchait, et où l'Esprit de Dieu agissait, des personnes sont venues à la foi et des assemblées locales se sont formées. Il en fut ainsi aussi en Asie, la Turquie actuelle. Mais il est triste de constater à quelle vitesse cette œuvre bénie de l’Esprit de Dieu a été attaquée avec succès par le Diable ! En 2 Timothée 1 v.15, l’apôtre doit dire avec tristesse : « Tu sais ceci, que tous ceux qui sont en Asie … se sont détournés de moi. »

Cela ne veut pas dire qu’ils s’étaient détournés du Seigneur Jésus et de la foi et qu’ils avaient repris leur vie dans l’incrédulité, mais qu’ils avaient pris leurs distances vis-à-vis de Paul, qui se trouvait en prison. Ils le trouvaient trop radical, trop intransigeant. Doit-on tout voir les choses aussi binaires : noir ou blanc ? Ils croyaient au Seigneur Jésus pour être sauvés pour l’éternité, mais Le suivre sur Son chemin étant rejetés du monde, cela leur semblait trop extrême. C’est trop pénible !

Et pourtant, il est merveilleux et réjouissant de lire les paroles que le Seigneur Jésus adresse à ces mêmes églises d’Asie dans le livre de l’Apocalypse, par l’intermédiaire de l’apôtre Jean : « Jean aux sept Églises qui sont en Asie » (Apocalypse 1 v.4). Jean semble avoir rédigé l’Apocalypse vers l’an 90 après J.-C., soit un petit quart de siècle après que Paul ait écrit sa seconde épitre à Timothée.

Christ y avertit et exhorte avec gravité les églises d’Asie, mais à celles d’Éphèse, de Smyrne et de Philadelphie, Il adresse également des paroles d’approbation et d’encouragement. Et même, aux églises de Smyrne et de Philadelphie, Il ne reproche rien du tout : uniquement des paroles de reconnaissance, d’exhortation et d’encouragement.

Nous pouvons en conclure que, par l’action de l’Esprit de Dieu, un changement positif s’est opéré dans plusieurs de ces assemblées. Cela doit nous encourager en ces temps de déclin spirituel. Nous n’avons pas à nous attendre à de grandes choses, mais l’Esprit de Dieu veut encore au-jourd’hui accomplir de grandes choses individuellement chez les Siens !

Consolation dans le deuil

La mort détruit les liens et provoque des séparations douloureuses. De nombreuses personnes sont inconsolables, car elles n'ont pas d'espérance.

C’est justement dans les moments de deuil que l’on prend conscience de la faiblesse du réconfort humain. C’est alors un grand bonheur de recevoir une consolation divine !

Lorsque l’un de nos êtres chers est accueilli dans le vrai repos, nous sommes sans aucun doute attristés, mais nous ne sommes pas « affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1 Thessaloniciens 4 v.13). Pour un cœur en deuil, c’est une réelle consolation de penser au bonheur de celui qui a été enlevé. Il est en effet dans le repos parfait, auprès de Christ.

Inconsciemment, nous pensons souvent que ceux que nous aimons, nos proches, nous appartiennent. Mais ils appartiennent au Seigneur Jésus — et le moment peut venir où Il les reprend à Lui. Un croyant qui déloge (1*) est auprès de Christ, et cela est de beaucoup meilleur ; mourir est donc un gain (2*).

Les rachetés de Christ qui sont décédés attendent, tout comme nous, le jour de la résurrection lors de l’enlèvement des saints, mais ils sont dans une bien meilleure condition que nous pour attendre. Ils sont avec le Seigneur Jésus-Christ, dans le paradis, délivrés de la chair et des difficultés liées à la vie sur la terre (*).

La mort, le « roi des terreurs » pour les incrédules (Job 18 v.14), signifie pour le croyant l’entrée dans le repos, la fin de la souffrance, la mise de côté de tout ce qui empêche de jouir de la communion avec Christ. Dans le paradis où les croyants endormis sont avec le Sauveur, rien ne peut troubler leur joie et leur bonheur. C’est pour nous une grande consolation de penser au bonheur de ceux qui ont été rappelés à la maison par le Seigneur Jésus.

Tant qu’ils vivaient sur la terre, nous étions sans aucun doute prêts à faire tout ce qui était en notre pouvoir pour leur rendre la vie plus facile et plus agréable ; et maintenant, ils ont été conduits dans un lieu où rien ne peut jeter une ombre sur leur bonheur ! Au travers de nos larmes, nous pouvons nous réjouir en pensant au bonheur éternel qu’ils ont déjà atteint.

Nous sommes aussi consolés en pensant à la satisfaction de notre Seigneur Jésus. Jean 17 v.24 y fait référence : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi ». Quelle satisfaction pour Lui d’avoir auprès de Lui ceux que le Père Lui a donnés, et pour lesquels Il est mort sur la croix de Golgotha ! Ces choses n’apporteraient-elles pas de la consolation dans un temps de deuil ?

De plus, le Saint-Esprit tourne nos regards vers l’avenir, vers le moment où « le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ». Alors ; « les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4 v.16-17).

Aspirer à la venue du Seigneur Jésus, ranimer cette espérance lorsqu’un être cher nous précède, peuvent nous apporter du réconfort. Nous attendons le moment où Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées » (Apocalypse 21 v.4).

Alors, nous serons tous dans un bonheur parfait, mais il peut déjà être dit de chacun de nos bien-aimés qui se sont endormis : « Maintenant lui est consolé ici » (Luc 16 v.25).

Un cœur en deuil jouit de la compassion et de la tendresse du Sauveur, qui pleure avec ceux qui pleurent. Par cela, il apprend à mieux Le connaître et en ressort enrichi spirituel-lement. L’épreuve est un chemin qui conduit à Christ. N’est-ce pas là aussi une source de consolation ?

« Béni
soit le Dieu et Père
de notre seigneur Jésus Christ,
le Père des miséricordes
et
le Dieu de toute consolation,
qui nous console
à l’égard de toute notre affliction ».

(2 Corinthiens 1 v.3-4)
Se souvenir

« Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus … Considère ce que je dis … Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la semence de David, selon mon évangile … » (2 Timothée 2 v.1-8)

Paul exhorte Timothée, et nous aussi, à se souvenir de Jésus-Christ, « ressuscité d’entre les morts, de la semence de David » (2 Timothée 2 v.8).

Il est toujours bon de lire les Écritures avec précision. On ne nous encourage pas simplement à nous souvenir de la résurrection du Seigneur Jésus ou du fait qu’Il est issu de la semence de David, mais à nous souvenir de Lui-même. Aussi importantes que soient Sa lignée et Sa résurrection, c’est de Lui qu’il s’agit !

Deux vérités sont mentionnées ici en particulier. En tant qu’homme né sur la terre, Il est un descendant de David, car Sa mère, Marie, était une descendante de David par son fils Nathan (*). Le père de Marie était Héli, fils de Matthat (*).

Selon la loi en vigueur sur la terre, Joseph était considéré comme Son père légal, et selon Matthieu (*), il était un lointain descendant de David par son fils Salomon. Il s’agit donc ici de la lignée royale.

Aussi par Sa naissance, le Seigneur Jésus avait donc pleinement droit au trône. Il était le Messie envoyé par Dieu, le Roi promis d’Israël, l’accomplissement des nombreuses promesses faites au peuple élu.

Outre cela, Paul mentionne aussi dans ce verset que le Seigneur Jésus a été ressuscit (1*) d’entre les morts. Il ne s’agit pas ici de « s’être relevé de la mort » (2*) par Sa propre force, mais bien d’avoir été ressuscité par la puissance de Dieu. C’était la preuve que Dieu avait accepté l’œuvre de réconciliation accomplie par Son Fils, parce qu’elle était parfaite.

Par Sa mort, Christ a quitté l’ancienne création (la première), et par Sa résurrection, Il est devenu le Commencement de la nouvelle création de Dieu. Nous qui croyons en Lui, nous sommes morts et ressuscités avec Lui. Nous n’appartenons plus à l’ancien monde, mais vivons dans la nouvelle création et voyons là le Christ à la droite de Dieu.

Il est la Tête céleste de Son Corps, l’Église, ou Assemblée. Si nous savons vraiment que nous sommes unis à Lui, nous comprenons que nous n’avons plus rien à faire avec l’ancienne création et ni avec la religion qui y est rattachée ; mais nous servons Dieu dans le monde de la résurrection, en Esprit et en vérité (*).

C’est ainsi que nous nous souvenons de Jésus-Christ !

Dieu répond aux supplications

L'Écriture montre de nombreux exemples où Dieu répond aux supplications qui Lui sont adressées. Sept fois, cela est même mentionné littéralement (*) ainsi.

N'est-ce pas une pensée merveilleuse que des hommes faibles et insignifiants soient capables, par leur prière, de faire changer Dieu d'avis ? Que le Tout-Puissant Se laissant fléchir en répondant à leurs prières ?

À travers toute la Sainte Écriture, nous distinguons deux lignes : celle de l'action souveraine du Dieu tout-puissant et éternel, et celle de notre responsabilité en tant que faibles êtres humains.

Dieu avait, de toute éternité, Ses plans et Ses conseils. Il est l'Éternel et l’Immuable. Il est donc impossible qu’à un certain moment dans l’éternité – déjà, cette expression sonne faux : un moment dans l’éternité ? – Il aurait pu avoir une pensée qu’Il n’aurait pas eu auparavant, ou un plan, qu’Il n’aurait pas encore envisagé, Lui serait venu à l’esprit. Cela impliquerait une évolution dans Sa pensée. Mais Il est l’Immuable, l’Éternel, chez Qui il n’y a pas l’ombre d’un changement. Non, Ses plans sont de toute éternité et sont inébranlables. Il n’existe aucune puissance dans le monde capable de les modifier. Il fait ce qu’Il veut. Il est totalement souverain et tout-puissant. C’est en cela qu’Il montre Son côté, la ligne selon laquelle Il agit souverainement – et nous pouvons bien comprendre ce côté.

Mais l’Écriture montre aussi un autre côté : celui de notre responsabilité. Nous ne pouvons pas rester complètement passifs en disant : « Tout est décidé dans le conseil de Dieu, je ne peux rien y changer, je n’ai aucune responsabilité ». C’est une grande erreur dans la manière de pensée. Nous avons bel et bien une responsabilité, et même une grande responsabilité. Nous pouvons assurément changer les plans de Dieu et avoir une influence sur Sa manière d’agir.

Si nous marchons dans les voies de Dieu, Il nous bénit. Mais si nous nous égarons, Il doit intervenir pour nous ramener. C’est parfaitement clair et aussi facile à comprendre : notre comportement influence l’action de Dieu. La manière dont nous nous comportons détermine la manière dont Dieu réagit. Voilà le côté de notre responsabilité.

Ainsi, nous comprenons à la fois la ligne d’action selon « la souveraineté de Dieu » et celle de « notre responsabilité ». Seulement, notre intelligence est trop limitée pour relier ces deux lignes entre elles. Elles courent côte à côte.

Le sujet relatif au fait que Dieu réponde favorablement à nos prières, touche à l’aspect de notre responsabilité. Par notre comportement et par la prière, nous pouvons amener Dieu à changer d’avis, au point qu’Il adapte Ses plans. Encore une fois, n’est-ce pas merveilleux ?

Isaac devait ôter un mensonge de sa vie (1*), David devait punir le parjure de Saül (2*), puis condamner son propre orgueil (3*), les deux tribus et demie devaient être libérées de leur confiance en leurs propres forces (4*), Manassé devait confesser ses péchés et se convertir à Dieu (5*), Esdras devait reconnaître que sa fierté était déplacée (6*), et dans l’avenir, le reste d’Israël se repentira et invoquera le Dieu d’Israël (7*) — et à chaque fois, c’est clair : Dieu répond aux supplications !

Il répond à la manière d’agir de simples humains, et dans Sa grâce, Il ajuste Ses plans lorsque nous nous humilions devant Lui. Comme le Dieu que nous avons est bon !

Venant du Père et s’en allant au Père

Le Seigneur Jésus était Dieu, et c’est vraiment de sa pleine volonté qu’Il a pris la place d’un esclave. En tant que Dieu, Il n’avait qu’à commander aux autres ; mais désormais, Il est devenu Celui qui n’a qu’à devoir obéir. Dans Son obéissance à Dieu, Il est allé jusqu’à la croix pour y mourir.

Nous ne pouvons qu’être profondément émerveillés qu’étant Dieu, il ait voulu s’abaisser à ce point ! Il était un avec le Père, en puissance et en amour, et Il est venu de la part du Père pour entrer dans un monde où de terribles souffrances L’attendaient. Pouvons-nous comprendre tout ce qu’Il a dû laisser de côté pour devenir homme ?

« Je suis sorti d’auprès du Père, et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m’en vais au Père » (Jean 16 v.28). L’œuvre que le Père Lui avait donné à faire, Il l’a accomplie. Cependant, quel chemin il a dû parcourir avant de pouvoir s’écrier : « C’est accompli ! ».

Quel soulagement cela a dû être pour Lui, l’Homme parfait, que les souffrances soient enfin terminées et qu’Il puisse retourner vers le Père !

Un visage rayonnant

Par deux fois, Moïse passa quarante jours et quarante nuits sur la montagne auprès de Dieu (*). La première fois, il reçut de Dieu la loi ; la seconde fois, il fit l’expérience de la grâce divine, lorsque le peuple avait péché avec le veau d’or et que Dieu accorda Son pardon.

Ce n’est pas lorsqu’il est descendu la première fois de la montagne que son visage rayonnait, mais bien lors de la seconde (*). Bien qu’en même temps cela soit un signe distinctif de l’homme naturel, il triste de voir que les Israélites n’aient pas reculé devant les deux tables de la Loi que Moïse tenait en main, mais n’ont pas pu supporter l’éclat de la grâce de Dieu !

Moïse couvrit son visage. Le temps de la pleine révélation de la grâce par Christ n’était pas encore venu. Mais maintenant que, en Lui « la bonté de notre Dieu Sauveur et Son amour envers les hommes sont apparus » (Tite 3 v.4), ce voile n’est plus nécessaire. Nous pouvons nous tenir dans cette grâce, nous nourrir de cette grâce et être fortifiés par cette grâce.

Moïse est pour nous un exemple : nous pouvons aller jusqu’à Dieu, demeurer en Sa présence et contempler à visage découvert la gloire du Seigneur Jésus (*).

Et cela a pour conséquence que « nous sommes transformés en la même image » (*). Cela veut dire tout simplement que nous devenons semblables au Seigneur Jésus. Non pas extérieurement, mais dans notre être intérieur. Et cela se manifestera dans tout ce que nous faisons et disons.

Nous sommes alors transformés « de gloire en gloire » (*). Ce n’est pas une transformation instantanée, mais un processus progressif. Pas à pas, comme un bébé grandit lentement jusqu’à l’âge adulte.

Cela se produit « comme par le Seigneur, l’Esprit » (*). C’est d’abord par le Seigneur Jésus, car Il est Celui vers Lequel notre regard se tourne. C’est ensuite par le Saint-Esprit, car Il est la puissance intérieure qui opère cette transformation.

Moïse passa quarante jours sur la montagne. Pour devenir semblables au Seigneur Jésus, il est nécessaire de vivre constamment en communion avec Lui. De brèves rencontres ne suffisent pas. Toute notre vie peut être vécue « sur la montagne ». L’effet qui en sera produit dans notre vie, ne restera pas caché.

Pour conclure
La vallée des larmes

Le tableau «  La vallée des larmes » a été réalisé par le Fran-çais Gustave Doré (1832–1883). Il représente une vallée entourée de rochers sombres et dépouillés. La vallée est remplie de personnes, tous fatigués et attristés : des personnes âgées, des estropiés, des aveugles et des personnes tombées par terre.

À l’entrée de la vallée se tient le Sauveur, vêtu de blanc et portant la croix sur Son épaule. Le bras tendu, Il invite tous ceux qui sont là à venir à Lui.

On y voit un roi avec couronne et sceptre, mais le visage marqué par la fatigue et la peur. Juste à côté de lui, un prisonnier enchaîné soupire après la liberté. Plus loin, une dame de la haute société tient sur ses genoux un enfant mort ; elle cherche le réconfort. Sous un arbre desséché se tient un lépreux. « Impur ! Impur  ! » crie-t-il, tout en regardant avec espoir vers le Divin Médecin. Sur le sol repose une femme mourante ; elle soulève ses enfants comme si elle voulait les confier aux soins du Maître.

Dans cette vallée, beaucoup sont dans la détresse. Chacun semble conscient : « J’ai besoin du Sauveur ! » - Et le Sauveur est là, prêt à les accueillir. L’amour et la compassion rayonnent du visage du Fils de Dieu.

Série 2
Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

1

Venez, prosternons-nous ensemble devant Jésus,

avec bonheur et reconnaissance pour notre lot.

C'est accompli, accompli, oui, amen,

c'est accompli pour nous devant Dieu.

L'œuvre immense que lui a acceptée,

tant attendue à travers les siècles,

est maintenant accomplie.

Réjouissez-vous, ciel et terre,

réjouissez-vous, rachetés ; c'est accompli !

2

Toi Jésus, tu as porté le fardeau,

que le péché et culpabilité te donnèrent à porter ;

Dieu vit ton œuvre avec satisfaction

et détourna de nous ses châtiments.

Nous, coupables, chassés par Dieu,

nous devions nous tenir loin d'Eden,

mais la croix a été pour nous l'arbre de vie,

que ton Père lui-même nous montra.

3

Nous voulons vivre pour Dieu dans l'humilité,

te suivre là où tu nous conduis,

nous mettre entièrement à ton service

avec une reconnaissance qui ne prendra jamais fin.

Conducteur fidèle, regarde-nous ;

Consommateur de la foi, fais que par ta puissance

l'œuvre merveilleuse de la grâce de Dieu

soit accomplie un jour aussi en nous.

Traduction du cantique 168 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
Hieronymus van Alphen (1746-1803)

Tout chrétien chante de tout cœur ce vieux cantique, qui n’a rien perdu de sa force. Le fait que le Seigneur Jésus ait accompli l'œuvre de la rédemption pour nous à la croix, qu'Il ait ainsi détourné le jugement de Dieu :

Que le Seigneur Jésus ait accompli l'œuvre de la rédemption pour nous à la croix, qu'Il ait ainsi détourné le jugement de Dieu : c'est bien là la raison pour laquelle nous voulons vivre pour Lui, et n’est-ce pas là aussi le désir de chacun de nous ?

Cinq fois, dans la première strophe, nous exprimons que l'œuvre de la réconciliation est accomplie. C’est pour cette raison que nous nous prosternons ensemble devant le Seigneur Jésus ; voilà pourquoi le ciel et la terre, et plus encore les rachetés, ont tout lieu de se réjouir.

Lorsque le Sauveur s’écria sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 19 v.30), c’était un cri de victoire et de triomphe, un cri de vainqueur. Il avait indiciblement souffert ! Les trois heures de ténèbres étaient pour Lui une éternité, car il y portait le jugement que nous avions mérité et que nous aurions dû éternellement subir en enfer. Pour Lui, Le flot de péchés — nos péchés — ne Lui paraissait pas avoir de fin. Il les avait pris sur Lui et les confessait comme s’Il les avait commis Lui-même. C’est alors que pour chacun de ces péchés, un par un, Il a été frappé par le saint Juge des cieux et de la terre. Lorsqu’enfin, tout le jugement ayant été porté, avec un profond soulagement (car Il était véritablement Homme), Il s’écria : « C’est accompli ! »

N’est-ce pas là le plus beau cri de tous les temps ?

Le Seigneur Jésus est mort sur la croix pour Son Dieu et Père, et pour nous. Nous avons tendance à penser d’abord à nous-mêmes : nous Le remercions d’avoir porté nos péchés, d’avoir été fait péché à notre place, afin que nous soyons délivrés, justifiés et désormais sauvés. Mais n’oublions jamais que le Seigneur Jésus est d’abord mort pour Dieu, parce que la gloire de Dieu avait été souillée par le péché, et que Dieu devait être glorifié.

Ce que le Seigneur Jésus a fait pour Son Dieu et Père ne vient pas au deuxième rang, mais c’est le tout premier de Sa croix. Cela ressort plus clairement dans l’Évangile selon Jean que dans les trois autres Évangiles – c’est précisément dans le récit de Jean que ce cri « C’est accompli ! » nous est rapporté.

Dans la deuxième strophe de ce cantique, nous sommes ramenés à Genèse 3, au jour où Adam et Ève ont péché contre Dieu. Ce qui a eu pour conséquence d’être chassés du jardin d’Éden.

Comme hommes naturels, nous sommes vus dans un lien de parenté avec Adam. Tout comme lui, nous aussi étions désobéissants et rebelles, car nous faisions notre propre volonté ou ce que nous estimions être juste à nos propres yeux. C’est pour cette raison que nous étions tous coupables. Dieu nous a tous chassés. Nous étions très loin de Lui, spirituellement morts dans nos péchés, incapables de nous sauver nous-mêmes.

Dans Son grand amour, Dieu Lui-même a pourvu à une solution. Tout comme Il a sacrifié des animaux en Éden pour que Adam et Ève puissent être vêtus de leurs peaux, Il a envoyé Son propre Fils, comme l’Agneau sans défaut, à Golgotha. Le châtiment que nous avions mérité, Dieu l’a exercé sur Son propre Fils. D’un côté, Dieu s’est détourné de Lui, car Il ne peut avoir aucune communion avec le péché. Mais d’un autre côté, c’est avec plaisir, qu’Il a regardé Son Fils, car Celui-ci Lui était parfaitement obéissant et entièrement dévoué.

C’est parce que Dieu a reçu pleine satisfaction à Golgotha, qu’Il peut maintenant nous témoigner Sa grâce.

Nous sommes d’accord avec toutes les conséquences qui en découlent, comme l’exprime le troisième couplet. C’est notre désir de vivre pour Dieu et de suivre le Seigneur Jésus en toutes choses. Nous voulons nous mettre à Son service, afin qu’Il soit glorifié à travers nous. Nous le faisons d’un cœur reconnaissant, et d’une gratitude qui n’aura jamais de fin, parce que, c’est une grâce d’une valeur infinie qui nous a été témoignée.

Notre prière au Seigneur Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi (Hébreux 12 v.2), est qu’Il veille sur nous et nous donne, toujours à nouveau, la force nécessaire pour réaliser ce désir : que l’œuvre de grâce de Dieu soit accomplie en nous. Quelle est cette œuvre ? C’est que le Seigneur Jésus soit glorifié, car Dieu veut que Son Fils soit honoré. Durant toute l’éternité, nous admirerons et adorerons le Père et le Fils, mais nous pouvons commencer à le faire dès maintenant.

La longanimité

Le magnifique chapitre 13 de 1 Corinthiens est appelé le « cantique de l’amour divin ». Le premier trait qui y est mentionné au verset 4(*) est la longanimité. Cela signifie : patience à supporter.

Dieu est extrêmement longanime envers les hommes. Même s’Il déteste profondément leur état de péché, Il n’intervient pas rapidement par le jugement. Aux jours de Noé, Sa longanimité a attendu 120 ans jusqu’à ce que l’arche soit prête ; ce n’est qu’alors que le déluge est venu (*). Encore aujourd’hui, Dieu use de longanimité envers les hommes, depuis déjà deux mille ans, « ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3 v.9). La porte de la grâce est encore toujours ouverte, bien que les hommes aient rejeté et crucifié Son Fils.

Le Seigneur Jésus a parfaitement manifesté ce caractère de l’amour de Dieu. Lors même qu’il y avait chez Ses disciples très peu de foi, de la faiblesse et de l’égocentrisme, Il les a supportés avec amour.

Nous sommes exhortés à « à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant l’un l’autre dans l’amour » (Éphésiens 4 v.2). C’est ainsi que l’amour de Dieu peut être rendu visible en nous.

La femme de Zébédée

Dans Matthieu 20, Salomé (1*) vint vers le Seigneur Jésus pour demander que ses deux fils, Jacques et Jean, puissent s’assoir à Sa droite et à Sa gauche dans Son royaume (2*). Le désir d’être proche de Lui est un sentiment spirituel, par contre vouloir être plus proche que les autres est charnel. Ce n’est alors plus l’amour pour le Sauveur qui nous motive, mais le désir d’être supérieur aux autres croyants et de dominer sur eux.

Matthieu 27 v.55-56 (*) montre que Salomé se tenait aussi près de la croix. C’est là que tout ce qu’est la chair trouve sa fin. « Ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5 v.24).

Le Seigneur Jésus nous avertit clairement contre le désir de surpasser les autres. Il se montre Lui-même comme l’exemple parfait : « Quiconque voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et quiconque voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave ; de même que le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Matthieu 20 v.26-28).

La femme de Zébédée s’appelle Salomé.

Peut-être ne saviez-vous pas que Salomé est la femme de Zébédée, et la mère de Jacques et Jean les fils de Zébédée. Voici ce qui permet de l’affirmer.

Deux des frères du Seigneur Jésus s’appellent Jacques & Joses. « Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, et Joses, et Simon, et Jude ? » (Matthieu13 v.55)

➔ ➔ ➔ Marie la mère de Jacques et Joses est donc Marie la mère du Seigneur.

Trois récits de la croix donnent les noms des femmes qui étaient présentes, Matthieu et Marc citent le nom de 3 femmes et Jean cite une 4ème dont le nom est Marie, femme de Clopas. Marie de Magdala est toujours citée avec son nom, les 2 autres femmes sont nommées en relation avec leur parenté. C’est de l’identité des 2 autres femmes que l’on peut déduire que la femme de Zébédée s’appelait Salomé.

Selon Matthieu :

Marie, la mère de Jacques et de Joses
(Donc la mère du Seigneur)
  La mère des fils de Zébédée
(Donc la femme de Zébédée)

« … entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée » (Matthieu 37 v.56)

Selon Marc :

Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses
(Donc la mère du Seigneur)
  Salomé
(Donc la femme de Zébédée)

« Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient aussi Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé » (Marc.15 v.40)
« Et le sabbat étant passé, Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l’embaumer. » (Marc 16 v.1)

Selon Jean :

Sa mère
(Donc la mère du Seigneur)
  Sa sœur
(Donc la sœur de la mère du Seigneur)

« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. » (Jean 19 v.25)

On peut en déduire avec une quasi-certitude que :

Salomé est la sœur de Marie, mère du Seigneur, et la femme de Zébédée. Elle est aussi la tante du Seigneur Jésus et Jacques et Jean, fils de Zébédée, sont ses cousins !

Le fils du seigneur de la cour
« Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée » (Jean 4 v.46-54).
La guérison de ce garçon n’est rapportée que par Jean, tout comme l’histoire des noces Cana en Jean 2 v.1-11. Il est frappant de constater à quel point ces deux événements sont liés.
« Jésus fit ce commencement de ses miracles à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire » (Ch.2 v.11) ; et : « Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée » (Ch.4 v.54), également à Cana. Il ne s’agissait pas des deux premiers miracles accomplis par le Seigneur Jésus, mais des deux premiers rapportés par Jean.
Les deux miracles eurent lieu le troisième jour (*) et offrent tous deux une image prophétique du règne de paix sous la domination du Fils de l’homme.
Les noces de Cana parlent du bonheur découlant de la relation de l’Éternel avec son épouse terrestre, le peuple d’Israël. Dieu avait délivré ce peuple d’Égypte et avait conclu un « contrat de mariage » avec lui au mont Sinaï, fondé sur la Loi. Mais très rapidement, le peuple fit un veau d’or et commit adultère avec une idole. Ce fut le péché qu’il ne cessa de commettre, jusqu’à ce que Dieu ne puisse faire autrement que de répudier « sa femme » et de l’envoyer en déportation. Cependant, Dieu reprendra à nouveau sa relation avec son peuple. Cela signifie qu’il conclura une nouvelle alliance avec Israël, cette fois sur base de la grâce, fondée sur le sang du Christ. Cela se réalisera dans le règne de paix de mille ans.
La guérison du fils du seigneur de la cour de Capernaüm met clairement en évidence l’état spirituel du peuple d’Israël. Le garçon était malade (1*), oui, il était en train de mourir (2*). Le Seigneur Jésus lui dit donc : « Va, ton fils vit » (3*). Finalement, ce n’est pas la guérison que ses serviteurs annoncent au père, mais que l’enfant vivait (4*). Il est clair que le garçon n’avait pas une simple grippe, mais était atteint d’une maladie à la mort. Tel est l’état actuel d’Israël !
Cela valait déjà à l’époque où le Seigneur Jésus était à Sichar chez les Samaritains (versets 1-42). Aujourd’hui, alors que l’Évangile de la grâce est prêché dans le monde entier, le peuple d’Israël est dans l’incrédulité, donc voué à la mort. Leur cœur est endurci. Bien que certains, individuellement, parmi le peuple puissent venir à la foi dans le Seigneur Jésus, le cœur du peuple dans son ensemble reste voilé (*). Ce sont les voies gouvernementales de Dieu ; en rejetant le Messie, ils ont attiré cela sur eux-mêmes.
Mais lorsque les deux jours, symbole du temps de grâce pour les nations seront passés, un changement profond dans l’action de Dieu envers l’humanité interviendra : Il se tournera de nouveau vers Israël. Quand le Seigneur Jésus revient à Cana, l’Esprit de Dieu fait naître dans le cœur du seigneur de la cour le désir de placer son espoir dans le Seigneur Jésus. C’est pour cela que la tribulation est nécessaire — oui, c’est dans ce but de la grande tribulation est nécessaire : il voit que son fils est sur le point de mourir. Cela le conduit au Messie.
Quand il implore la guérison de son enfant, le Sauveur répond : « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point ». Cette remarque n’est pas tant adressée personnellement au seigneur de la cour, mais constitue un tendre reproche, de portée générale, envers le peuple d’Israël — « vous » est alors au pluriel. Alors qu’aucun signe n’a été nécessaire parmi les Samaritains à Sichar, à peine Jésus arrive-t-il en Galilée que ce que Paul dit en 1 Corinthiens 1 v.22 s’accomplit : « Les Juifs demandent des miracles ».
La période où nous vivons, représentée par ces deux jours, est le temps auquel le Seigneur Jésus fait allusion en Jean 20 v.29 : « Bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru ». C’est juste après que le désir de voir des signes réapparaît.
Ces paroles dites au seigneur de la cour semblent tomber dans l’oreille d’un sourd. Il ne fait que répéter sa supplication : « Seigneur, descends avant que mon enfant meure ». Il désire non seulement un signe, mais aussi la présence physique du Messie. Mais lorsque le Seigneur Jésus lui donne cette promesse : « Va, ton fils vit », il est beau de voir à quel point, il le croit immédiatement ! Il n’y a ni objection, ni hésitation, mais une acceptation instantanée. Une telle foi est toujours bénie.
Le seigneur de la cour retourne chez lui. Le trajet de Cana à Capernaüm faisait environ 25 kilomètres. Ses serviteurs viennent déjà à sa rencontre pour lui annoncer que, soudainement, la guérison s’est produite. Le seigneur de la cour « vérifie » l’heure où ce changement s’est produit : c’était à la septième heure — peut-être le soir ? Cette septième heure fait allusion au septième jour, au règne millénaire de paix, au repos sabbatique qui attend le peuple de Dieu. Alors, Israël vivra !
Paralyser et brûler

Dans bien des cas, les chrétiens en savent plus sur la Bible plutôt que d’être prêts à lui obéir. Pourtant, Dieu nous a « commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement » (Psaume 119 v.4). Nous avons reçu Sa Parole pour la mettre en pratique, non pas simplement pour la lire, l’entendre ou la connaître.

Avant qu’Israël ne parte en guerre contre les rois venus du nord, Dieu donna à Josué l’ordre de paralyser les nombreux chevaux de l’ennemi et de brûler leurs chars de guerre (*). Josué obéit entièrement à Dieu, même si la raison humaine aurait pu soulever des objections : « Ces chevaux n’étaient-ils pas innocents ? Et ces chars encore parfaitement utilisables ? » Pourtant, Josué « fit comme l’Éternel lui avait dit : il coupa les jarrets à leurs chevaux, et brûla au feu leurs chars » (Josué 11 v.9).

Pourquoi Dieu demandait-il cela ? Il avait des raisons plus profondes : l’obéissance de Josué sauva Israël de la tentation de mettre à l’avenir sa confiance dans les armes humaines. De plus, c’était un témoignage pour tous les autres ennemis : ils ne pouvaient pas se confier dans leurs armes pour faire face au Dieu d’Israël.

« Comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse, son serviteur, ainsi Moïse commanda à Josué, et ainsi fit Josué ; il n’omit rien de tout ce que l’Éternel avait commandé à Moïse » (Josué 11 v.15).

Josué n’omet rien de ce que Dieu lui ordonne, et c’est pourquoi Dieu accomplit toutes Ses promesses à Josué : « Il ne tomba pas un mot de toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël : tout arriva » (Josué 21 v.45).

Le succès de Josué reposait sur son obéissance, et c’est pourquoi son témoignage fut celui de la victoire. Là où l’on trouve une obéissance totale à la volonté de Dieu, Dieu accorde la victoire totale.

C’est pourquoi Josué 11 peut se conclure par ces magnifiques paroles : « Le pays se reposa de la guerre » (verset 23).

Là où on obéit à Dieu, on jouit de Son repos !

Le suaire
Note de la traduction :
Les mots traduits en français dans la version JND par « linge » « suaire » « linceul » ne sont pas les mêmes que dans d’autres langues.
Nous nous sommes alors référés aux mots grecs de l’original pour pouvoir exprimer certaines nuances.
Voir l’annexe en fin de l’article.

Un suaire était un linge mis sur la tête pour empêcher les gouttes de sueur du front de couler dans les yeux. Cela pique, car la sueur contient du sel. Le suaire évoque donc un travail pénible, qui provoque la sueur. C’est une conséquence du péché : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain» (Genèse 3 v.19).

Par quatre fois, il est question de suaire, ou linge servant à éponger la transpiration dans le Nouveau Testament.

1 – Luc 19 v.20

« Maître, voici ta mine, que j’ai gardée déposée dans un linge(*) » (Luc 19 v.20).

L’un des dix serviteurs à qui leur maître avait confié chacun une mine pour la faire fructifier, n’avait aucune intention de fournir des efforts. Il l’enveloppa et la mit de côté dans un « linge servant à éponger la sueur ». Il ne voulait pas seulement éviter de travailler avec cet argent : il ne voulait pas travailler du tout. Il n’avait donc pas besoin de son linge pour essuyer sa transpiration.

Remarquez que la paresse est sévèrement condamnée dans les Écritures, par exemple dans le livre des Proverbes (1*). L’apôtre Paul ordonne que celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas non plus manger (2*). Quant à ceux qui peuvent mais ne veulent pas travailler, il faut s’en éloigner et se retirer de leur compagnie (3*).

La paresse du serviteur dans Luc 19 est encore plus grave, car il s’agit ici du service envers le grand Maître. Le Seigneur Jésus ne l’appelle pas seulement paresseux, mais méchant esclave, et Il le juge (*).

2 – Actes 19 v.12

« … même on portait de dessus son corps des mouchoirs (*) et des tabliers sur les infirmes ; et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient » (Actes 19 v.12).

Paul n’était pas paresseux, mais un serviteur très zélé de Christ. Il voyageait inlassablement, annonçant l’Évangile partout. Jour et nuit, il était à l’œuvre pour son Sauveur, et Dieu bénissait abondamment son ministère.

Un apôtre était caractérisé par un ministère accompagné de signes et de miracles (1*). Chez Paul, cela était très manifeste.

Selon Actes 19 v.11-12 (2*), Dieu accomplissait des miracles extraordinaires par son intermédiaire. Il imposait les mains aux malades, mais même les mouchoirs servant à essuyer la sueur et les tabliers qu’il portait étaient placés sur les malades, et les maladies les quittaient, les esprits mauvais sortaient. Ainsi, Dieu confirmait son œuvre et montrait clairement aux hommes que Paul était véritablement Son serviteur.

Il est même fait mention de plusieurs de ces mouchoirs appartenant à l’apôtre. Il servait le Seigneur Jésus avec un grand zèle et beaucoup d’efforts. L’appréciation que Paul recevra un jour de la part du Maître correspondra aux paroles que Jésus adressa au serviteur qui, avec une seule mine, en avait gagné dix : « Bien, bon esclave ! » (Luc 19 v.17).

N’est-ce pas précieux, que le Seigneur Jésus peut un jour nous dire cela, à nous aussi ? Ne devrions-nous pas nous investir davantage pour vivre pour Lui et témoigner de Lui ?

3 – Jean 11 v.44

« Le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire (*) » (Jean 11 v.44).

Lazare était mort et avait été enseveli. Mais, par la voix puissante du Fils de Dieu, il fut rappelé à la vie d’entre les morts. Il sortit du tombeau, « ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire ».

Le Seigneur Jésus donna l’ordre de le délier, donc de le libérer de ses bandes de tissus dont on enveloppait les défunts — mais Lazare ne se débarrassa pas encore de son suaire. Son service n’était pas encore terminé.

Tant que nous sommes sur cette terre, notre mission est d’être au service de Dieu et de Christ, comme des serviteurs actifs. Comme Lazare était un témoin vivant de Christ et de Sa toute-puissance, de sorte que beaucoup de Juifs crurent en Lui (*), nous aussi, nous sommes appelés à être une lampe allumée dans un monde obscur. Nous pouvons attirer l’attention de tous ceux avec qui nous sommes en contact, sur la personne du Seigneur Jésus.

De Lazare, nous n’entendons pas un seul mot. Notre témoignage ne réside pas en premier lieu dans ce que nous pouvons dire, mais dans la manière dont nous vivons, nous agissons et nous conduisons. C’est en cela que le Seigneur Jésus doit être visible. Et lorsque Dieu nous donne aussi des occasions de dire quelque chose, saisissons-les à deux mains !

Aussi longtemps que nous sommes sur cette terre, nous portons notre suaire et sommes les témoins de notre Rédempteur et Maître.

4 – Jean 20 v.7

« Le suaire (*) qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part » (Jean 20 v.7).

La plus belle mention d’un suaire est gardée pour la fin : c’est le suaire du Seigneur Jésus.

Lorsque Joseph d’Arimathée et Nicodème descendirent le corps du Seigneur Jésus de la croix, ils L’enveloppèrent dans un linceul propre et pur de fin lin (1*). C’était dans un vêtement de lin, que le Seigneur Jésus s’est montré à Ses disciples pendant quarante jours après Sa résurrection. Les soldats L’avaient dépouillé de Ses vêtements, qu’ils s’étaient partagés en tirant au sort. Ces deux disciples, eux, eurent l’honneur de Lui offrir un habit neuf, traduit français par « linceul » (2*)

Mais en Jean 19 v.40 (1*), il est question d’autre chose. Après Lui avoir mis ce vêtement de lin, ils L’enveloppèrent aussi de linges dont on enveloppe les défunts avec des aromates. Le premier linge était pour Le revêtir, celui-ci était pour L’embaumer provisoirement, à cause du sabbat et dans la hâte. L’original utilise un autre mot pour « linge » (2*)

Lorsque Pierre et Jean entrent dans le tombeau au matin de la résurrection, ils voient « les linges à terre, et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part». De même que pour Lazare, les linges dont on enveloppe les défunts devaient être détachés, le Seigneur Jésus Lui-même a retiré les linges qui L’enveloppaient, et les a soigneusement déposés. Dans les deux cas, une chose est claire : la mort a dû rendre sa proie, le mort était vivant !

Mais quelle belle différence : Lazare devait continuer à porter son suaire aussi longtemps qu’il vivait sur la terre, tandis que le suaire du Seigneur Jésus était plié à part, mis de côté ! Ce linge n’était plus nécessaire.

L’œuvre du Seigneur Jésus était accomplie. Il avait mené à bien, jusqu’au bout, la mission que le Père Lui avait donnée à faire. Dieu avait été glorifié, et Il avait été pleinement satisfait. Sa colère avait été apaisée, le péché expié. Le chemin du salut était ouvert à quiconque croit. Satan était vaincu, et la puissance du monde et de la mort brisée. Christ est le Vainqueur, tout est accompli !

C’est en triomphant qu’Il s’écria sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 19 v.30). Puis Il baissa la tête et remit volontairement Son esprit, et entra dans la mort.

Le fait que Son œuvre était réellement accomplie, et que Dieu en était parfaitement satisfait, a été clairement démontré en ressuscitant Son Fils d’entre les morts, en le recevant dans le ciel et en Le glorifiant à Sa droite. La preuve irréfutable en est ainsi donnée : Le Seigneur Jésus n’a plus besoin de son suaire !

Annexe (« linge » « suaire » « linceul »)

Les formes varient légèrement selon le cas de la déclinaison ou si le mot est au singulier ou au pluriel

Σουδάριον – soudárion

Sens de mouchoir, linge, suaire. Ce mot est à l’origine du mot latin « sudarium » qui signifie « sueur », d’où le sens de linge pour essuyer la sueur !

Ce mot est utilisé en Luc 19 v.20 (linge), Jean 11 v.44 (suaire), Jean 20 v.7 (suaire)

Σινδών – sindōn

Sens de linceul, grand drap de lin fin, pièce de tissu de lin, large et souvent coûteuse ou vêtement ample. Ce vête-ment couvrait le corps.

C’est le mot utilisé en Matthieu 27 v.59 (linceul), Marc 15 v.46 (linceul), Luc 23 v.53 (linceul)

ὀθονίοις - othoniois

Sens de linges, bandes de lin, petits morceaux de tissu utilisés pour envelopper un corps.

C’est le mot qui est utilisé en Jean 19 v.40 (linges), Jean 20 v.6 (linges)

le navire et l'iceberg

Lorsqu'une tempête éclate en mer, le navire est ballotté dans tous les sens, tandis que l’iceberg semble à peine bouger, voire pas du tout. L’explication est simple : la majeure partie du navire se trouve au-dessus de l’eau, alors que l’iceberg flotte avec sept huitièmes de sa masse immergés.

Plus nous sommes enracinés et affermis profondément dans l’amour de Dieu, moins les tempêtes de la vie pourront troubler notre paix intérieure.

« Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. … Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4 v.16 & 18).

Dieu a parfaitement révélé Son amour par le don de Son Fils bien-aimé à Golgotha. C’est pourquoi il n’existe aucune raison pour douter de Son amour.

Être fermement convaincu de Son amour procure un repos parfait dans toutes les circonstances de la vie. C’est ainsi que nous montrons que nous connaissons et faisons confiance à notre Père. C’est ainsi que nous L’honorons !

La loi de la liberté

Qu’est-ce que la loi de la liberté ? « Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire » (Jacques 1 v.25). Les notions de « loi » et de « liberté » ne sont-elles pas contradictoires ?

La loi du Sinaï conduit en effet à l’esclavage. Ce sont les exigences de Dieu imposées à l’homme naturel, qui ne peut ni ne veut faire la volonté de Dieu.

La loi de la liberté, en revanche, est la volonté de Dieu pour l’homme né de nouveau, qui a reçu la nature de Dieu. Comme cela a été pour le Seigneur Jésus : faire la volonté de Dieu n’était pas un joug d’esclave, mais Sa nourriture (*). Il en va de même pour notre vie nouvelle, c’est une joie de marcher dans les voies de Dieu.

Christ vit en nous, Il est notre nouvelle vie. Le regarder, suivre Ses traces, faire la volonté de Dieu : voilà ce que signifie pour nous la véritable liberté. C’est là le secret d’une vie bénie et joyeuse. C’est cela, la loi de la liberté.

Mara

Après qu’Israël eut traversé la mer Rouge et pénétré dans le désert, sa toute première expérience fut qu’il ne trouva pas d’eau (*). La deuxième fut celle de l’eau amère : l’eau de Mara. Quelle expérience décevante cela a dû être pour eux : après trois jours de marche, ils trouvent enfin de l’eau, mais elle est amère et ils ne peuvent pas la boire !

Mara tire son nom de cette expérience : « Ils vinrent à Mara ; mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères : c’est pourquoi son nom fut appelé Mara » (Exode 15 v.23), à comparer avec : « Elle leur dit : Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara ; car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume » (Ruth 1 v.20).

Mara fut la première véritable épreuve pendant la traversée du désert. Le peuple subit un échec, il murmura contre Moïse (1*). Ainsi, Dieu a mis en lumière ce qui était dans leur cœur : un esprit de rébellion, d’opposition contre Lui et contre leur guide, Moïse. Murmurer ou se plaindre est l’un des péchés les plus graves qui soient. C’est le dernier mentionné dans une liste de cinq graves déviations d’Israël pendant le voyage dans le désert (2*).

Cela montre combien l’obéissance est importante pendant l’épreuve : écouter attentivement la voix de Dieu, tendre notre oreille vers Ses commandements et observer tous Ses préceptes. Si telle est l’issue de l’épreuve, elle est alors bénéfique. Nous faisons alors l’expérience de Sa puissance cicatrisante au milieu des difficultés et découvrons qu’Il est notre Sauveur, notre Médecin : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (*).

Dieu promet alors qu’Il ne fera subir à Son peuple aucune des maladies qu’Il a infligées aux Égyptiens — image des gens du monde. En tant que croyants, nous constituons une grande exception au sein d’un monde sans Dieu. Les plaies d’Égypte symbolisent les jugements à venir sur le monde durant la grande tribulation.

Le dernier livre de la Bible montre des ressemblances frappantes avec les plaies qui sont tombées sur l’Égypte. Lors de la première plaie, par exemple, l’eau devint du sang, de sorte que les Égyptiens ne purent plus boire l’eau du Nil (1*). Lors de la troisième sonnerie de trompette dans Apocalypse 8 v.10 à 11 (2*), une grande étoile tombe du ciel sur le tiers des fleuves et des sources d’eau. Cette étoile est appelée Absinthe, ce qui signifie également « amertume ». Le tiers des eaux devient amer, et beaucoup meurent à cause de cette eau.

Quel est donc le remède, le moyen de guérison quant à cette eau amère ? Comment pouvons-nous échapper aux plaies d’Égypte ? Il est très significatif que l’Éternel ait montré à Moïse un (morceau de) bois, ce qui fait appel à un tronc d’arbre. Ce mot est précisément utilisé dans Deutéronome 21 v.22-23 (*) en lien avec la peine de mort par pendaison. La citation de Paul dans Galates 3 v.13 y fait référence : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au boi ») ».

La référence au bois de la croix est donc évidente. Christ a Lui-même porté nos péchés en Son corps sur le bois (1*). Et pourtant, il ne faut pas seulement penser à la signification de la croix en tant que telle, à l’œuvre du Seigneur Jésus — aussi importante soit-elle —, mais aussi à Sa personne. Peu avant la crucifixion, Il s’est d’ailleurs Lui-même appelé, dans Luc 23 v.31 (2*), « le bois vert ».

Le bois ici représente donc « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié », pour reprendre les mots de Paul dans 1 Corin-thiens 2 v.2 (1*). Sa personne et Son œuvre accomplie sur la croix du Calvaire : voilà la solution à tout mal, à toute plaie. Jésus-Christ crucifié fut le « remède » à la situation dans la-quelle se trouvaient les Corinthiens, et aussi à l’égarement des Galates. Car à eux aussi, Jésus-Christ avait été présenté comme crucifié (2*). C’est vers Lui qu’ils devaient se tourner à nouveau, c’est avec Lui qu’ils devaient renouer une relation vivante.

Le bois jeté dans l’eau amère la rendit douce. Elle devint ainsi potable. De même, la pensée des souffrances du Christ adoucit l’amertume de notre vie. Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu qu’Il a manifesté dans le don de Son Fils bien-aimé. Et rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ qu’Il a démontré par Son offrande de Lui-même sur le bois de la croix.

En effet, l’Éternel est notre Sauveur, notre Médecin. Il n’y avait pas d’autre solution, pas de solution moins coûteuse à notre détresse profonde, à notre misère amère. Christ a dû devenir homme et donner Sa vie pour nous, afin de pouvoir nous donner la vie.

Nathanaël
46 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. 47 Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens et vois. 48 Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. 49 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. 50 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël. 51 Jésus répondit et lui dit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. 52 Et il lui dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme. (Jean 1)

Si nous comparons les différentes listes des douze disciples de notre Seigneur Jésus (1*), il semble raisonnable d’admettre que Barthélemy est celui qui est appelé ailleurs Nathanaël, ce dernier nom apparaissant dans Jean 1 v.46-52  (2*) et 21 v.2  (3*), et signifie « donné par Dieu » ou « don de Dieu ».

Le nom « Barthélemy » est d’origine samaritaine et signifie « fils de l’homme fraternel », alors même que la relation entre Juifs et Samaritains ne pouvait vraiment pas être qualifiée de fraternelle. Ils n’avaient en fait aucun contact entre eux et s’opposaient sur le plan religieux (*).

D’autant plus, donc, l’accueil de Nathanaël par le Seigneur Jésus a dû lui résonner comme une douce mélodie : « Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude » (Jean 1 v.48).

Le Maître lui donne une preuve modeste, mais convaincante, de Son omniscience : « Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais » (verset 49). Cela pousse ce Juif pieux à s’exclamer : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël » (verset 49).

Le figuier est généralement l’image du peuple d’Israël. C’est pour cela que battait le cœur de Nathanaël. Il aspirait au moment où ce peuple élu goûterait pleinement la bénédiction promise à Abraham. Et tout à coup, il comprit : le Messie qui apporterait cette bénédiction se tenait devant lui !

Nathanaël réalisa que le Psaume 2 allait s’accomplir. Dieu y déclare : « Moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (verset 6). Et c’est à Lui qu’Il peut dire au verset 7 : « Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré. » En effet, le Fils de Dieu, conçu de la vierge Marie, était venu comme le Roi légitime d’Israël. Quelle foi dans le cœur de Nathanaël !

Mais le Seigneur Jésus lui révèle quelque chose d’encore plus grand — à savoir la vérité du Psaume 8 (*). Là, nous voyons le Seigneur Jésus comme le Fils de l’homme qui ne règne pas seulement sur Israël, mais à qui toute la création, oui, tout, est soumis. Voilà les choses plus grandes. Les anges monteraient et descendraient sur le Fils de l’homme, leur Souverain.

Le Créateur

Au commencement, Dieu a créé le ciel et la terre. Si nous introduisons les nuances, ce n’était ni le Père, ni l'Esprit, mais le Fils qui a accompli l’œuvre de la création (*).

« Toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui » (Colossiens 1 v.16-17).

Créées par Lui — Il est l’Origine de tout. Au commence-ment, il y est en tant que Créateur.

Créées pour Lui — Il est aussi l’ultime finalité de tout. Quel est le sens de la création ? La glorification du Seigneur Jésus. Tout doit servir à Sa gloire.

Avant tout — Avant que quoi que ce soit n’existe, Il était déjà là. Il n’a pas venu à l’existence, mais Il est de toute éternité.

Subsister par Lui — Non seulement Il a tout créé, mais Il soutient aussi toute chose. Il maintient l’univers entier. Sans Lui, tout sombrerait dans le chaos.

L’amour du prochain

Déjà sous la loi de Moïse, il existait l’obligation d’aimer son prochain : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19 v.18). Cela ne signifie pas que nous devons aimer le prochain, de la manière dont nous nous aimons nous-mêmes, mais personne ne peut remplir cette obligation, car l’amour que l’on porte sur soi-même est toujours, hélas, plus grand que celui porté pour les autres.

Le Seigneur Jésus place maintenant la barre encore plus haut pour nous : « C’est ici mon commandement : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15 v.12). Donc, non pas aimer comme nous nous aimons nous-mêmes, mais aimer plus que nous-mêmes ! Et cela, un être humain en est encore moins capable.

Et pourtant, nous en sommes capables en tant qu’enfants de Dieu, car nous avons reçu Son amour. Le Seigneur Jésus a prié à ce sujet en s’adressant au Père : « … afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17 v.26). Nous sommes devenus des hommes nouveaux, participants de la nature divine.

Puissions-nous manifester toujours davantage cet amour !

Pour conclure
L’horloge à pendule

En 1657, Salomon Coster fabriqua une horloge. Le célèbre physicien Christiaan Huygens l’avait conçue et lui avait confié cette tâche. Pour autant qu’on le sache, c’est la plus ancienne horloge à pendule actionnée par un poids. Les quelques horloges à pendule plus anciennes sont actionnées par un ressort et doivent être remontées manuellement.

Nous ne pouvons plus imaginer une vie sans horloge ni montre. Nous voulons toujours savoir quelle heure il est !

Mais savons-nous aussi quelle heure il est à l’horloge de Dieu ?

Reconnaissons-nous, est-ce que je reconnais, les signes des temps ? Suis-je conscient que l’histoire du monde touche à sa fin ? Que nous vivons dans les derniers jours et que Christ vient bientôt ?

Il l’a promis à la dernière page de la Bible : « Je viens bientôt ! ». Cela n’a jamais été aussi proche qu’aujourd’hui.

Jamais cette promesse n’a été aussi proche qu’aujourd’hui.

Et lorsqu’Il viendra, serai-je prêt à Le rencontrer ?

Série 3
Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

1

J'ai cru et c'est pourquoi je chante,

c'est pourquoi je chante la grâce,

la compassion et la rédemption

par le sang de Golgotha.

C'est pourquoi je chante

à toi qui, en mourant, as tout accompli,

Agneau de Dieu qui ôtes le péché,

Agneau de Dieu immolé pour nous .

2

J'ai cru en toi que la terre

a couronné d’épines,

mais qui, maintenant couronné d’honneur,

trônes à la droite de Dieu ;

Devant toi, à tes pieds transpercés,

un jour dans tout l’univers,

ici-bas et là-haut,

touts genoux se ploieront

Traduction du cantique 169 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
Jan-Baptist Mathysen (1817-1909)

Ce cantique bien connu — qui se chante sur deux mélodies différentes — explique dès le premier couplet pourquoi nous pouvons chanter : parce que nous avons cru au Sauveur qui a versé son sang à Golgotha !

Où a-t-on chanté pour la première fois dans la Bible  ? C'était en Exode 15 : lorsque Dieu a fait passer le peuple d’Israël à travers la mer Rouge et a vaincu les Égyptiens par les eaux de cette même mer. La mer Rouge a été fendue en deux, permettant de conduire les Israélites vers la liberté : le Seigneur Jésus a été frappé à la croix par l’épée de la justice de Dieu, afin que nous puissions être délivrés. C’est sur cette même croix qu’Il a vaincu Satan, qu’Il a écrasé la tête du serpent. Par la croix, Christ a triomphé du prince de ce monde.

Par le passage au travers de la mer Rouge, Israël a quitté le territoire d’Égypte, et sur le rivage, les corps sans vie des Égyptiens ont été rejetés par la mer : leurs oppresseurs ont été neutralisés. Christ ne nous a pas seulement arrachés au monde et libérés, mais il a aussi brisé le pouvoir de ce monde. Nous sommes réellement délivrés et libres. Voilà pourquoi nous pouvons chanter !

Les anges ne chantent pas — ni maintenant, ni plus tard — car les anges de Dieu n’ont jamais connu la rédemption. Nous, qui sommes rachetés, nous chantons. Nous chantons la grâce, la compassion et la miséricorde, la rédemption par la croix. Oui, le sang versé à Golgotha est le fondement de notre joie.

En mourant sur la croix, le Seigneur Jésus a tout accompli. Sa vie parfaite et consacrée à Dieu ne pouvait pas nous racheter ; pour cette raison, Il devait mourir. « Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit » (Jean 19 v.30).

Il avait été annoncé par Jean le Baptiseur, comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Pour tout Juif, cela signifiait clairement qu’Il devait mourir, être offert, comme les innombrables animaux sacrifiés sous l’ancienne alliance. Christ est l’Agneau de Dieu, immolé pour nous !

« J'ai cru », c’est ainsi que commence aussi le deuxième couplet. C’est une grâce infiniment grande que Dieu nous ait donné cette foi. Elle ne vient pas de nous, mais a été produite en nous par Son Esprit. Nous Le louons, parce que nous croyons !

Nous croyons en notre Seigneur Jésus, qui a été couronné sur cette terre d’une couronne d’épines. Le sol produit des épines et des ronces : cela fait partie du jugement de Dieu sur le péché de l’homme (1*). Les soldats de Pilate tressèrent une couronne de branches d’un buisson d’épines, la posèrent sur la tête du Sauveur et le frappèrent avec un roseau (2*). C’est couronné de ces épines, qu’Il a été suspendu à la croix. Joseph d’Arimathée aura sans doute retiré cette couronne d’épines, lorsqu’il descendit son corps de la croix. A cet instant, Il avait aussi porté le jugement sur le péché !

Mais Dieu a couronné le Seigneur Jésus de gloire et d’honneur, et Il L’a placé à Sa droite. C’est ainsi que nous Le voyons maintenant, par la foi (1*). Bientôt, tout œil Le verra, lorsqu’Il reviendra. Toute la création L’honorera. Tout genou fléchira devant Lui, se prosternera à Ses pieds percés, et toute langue confessera qu’Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois (2*).

Marcher par l'Esprit

Lorsque le réservoir d'une voiture est vide, le moteur ne démarre pas et la voiture n'avance pas. La solution est simple : faire le plein.

Comment pouvons-nous, en tant qu'enfants de Dieu, vivre et manifester Sa nature ? Comment pouvons-nous vivre comme le Seigneur Jésus a vécu ? Uniquement par la puissance du Saint-Esprit. « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (Galates 5 v.16).

Lorsque notre chair — que Dieu a jugée en Son Fils à Golgotha, et que nous avons nous-mêmes condamnée — refait surface en nous, le vieil homme se manifeste à nouveau. Mais nous avons reçu le Saint-Esprit, Qui habite en nous. Lorsqu’Il a la liberté d’agir, Il produit de précieux fruits. « Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5 v.22-23). C’est alors que nous marchons comme notre Sauveur, nous Le suivons et L’honorons !

Sans la direction et la puissance de l’Esprit de Dieu, il nous est impossible de marcher comme le Seigneur Jésus a Lui-même marché !

Le Premier-né

Comme nous lisons en Luc 2 v.7, Marie « mit au monde son fils premier-né ». Ensuite, elle donna encore naissance à quatre fils et à plusieurs filles (*), mais le Seigneur Jésus fut le premier-né dans la famille de Joseph et Marie, l’aîné des fils. Cela était simplement lié à l’ordre de naissance ; l’ordre dans lequel les accouchements ont eu lieu.

Mais lorsqu’Il est appelé le Premier-né en Hébreux 1, cela a une tout autre signification : « quand il introduit le Premier-né dans le monde habité, il dit : ‘Et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage’ » (Hébreux 1 v.6).

Le Fils unique

Le Seigneur Jésus est aussi le Fils unique du Père. Seul Jean L’appelle ainsi, dans son Évangile (1*) et dans sa première lettre (2*). Il s’agit ici de Sa divinité ; en cela, Il est unique, nul n’est comparable à Lui.

Dans ce cadre l’objet de la pensée n’est pas le fait qu’Il soit né, car en tant que Dieu le Fils (Personne divine), Il n’est pas né. Il est de toute éternité le Fils du Père, le Fils éternel. Et c’est vraiment unique. Il n’en existe pas un deuxième. Il est l’Unique, en effet, le Fils Unique.

Le Premier-né

Son titre de Premier-né concerne Son humanité. Beaucoup de personnes peuvent se constituer en divers groupes, selon le point de vue considéré, mais au milieu d’eux, Il tient, Lui, toujours la première place. C’est la pensée exprimée dans « le premier-né »

David était le huitième fils d’Isaï (1*), mais Dieu lui donna la place du premier-né (2*). David fut oint roi. Ainsi, Christ est le Premier-né.

Si l’on s’en tient strictement à l’ordre chronologique, c’est Caïn le premier-né. Ensuite, pendant quatre mille ans, un nombre incalculable d’hommes sont nés, et pourtant, le Seigneur Jésus est le Premier-né, car parmi tous ceux qui sont nés, Il est le Premier, le Plus grand, le Plus éminent, le Plus important.

C’est pourquoi Dieu, lorsqu’Il fait apparaître Christ dans le monde, tous les anges de Dieu sont appelés à L’adorer comme le Premier-né.

Faiblesse et puissance

Notre passé n’a pas à déterminer notre avenir. Si Zorobabel, le chef des Juifs revenus de la captivité à Babylone au pays de Juda et à Jérusalem, avait regardé en arrière, il aurait eu toutes les raisons de croire qu’ils allaient échouer. Ils avaient déjà tant de fois failli — pourquoi cela se passerait-il mieux cette fois-ci ?

Ils essayèrent bien de reconstruire le temple de Dieu à Jérusalem, mais la résistance était grande et leurs propres forces étaient faibles. C’est pourquoi ils perdirent courage. Les difficultés qui se dressaient devant eux semblaient être une montagne infranchissable.

Si nous comparons la tâche que Dieu nous a confiée à la force que nous avons en nous-mêmes, nous avons en effet toutes les raisons d’être découragés. Nous ne pouvons alors que conclure que nous sommes entièrement insuffisants.

C’est à ce moment-là que Dieu donna à Zorobabel cette parole d’encouragement : « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit » (Zacharie 4 v.6).

Notre faiblesse n’est jamais un obstacle pour Dieu afin d’accomplir Son œuvre. C’est même plutôt le contraire : ce n’est que lorsque nous prenons conscience de notre faiblesse que l’Esprit de Dieu peut commencer à agir en nous. Jamais Dieu n’a dit à l’un des Siens : « Je suis désolé, mais tu es trop faible pour accomplir quelque chose pour Moi ». C’est justement lorsque nous nous comptons sur nous-mêmes que nous devenons inutilisables pour Lui.

Il est donc nécessaire de reconnaître notre faiblesse. Mais cette conscience ne doit jamais nous abattre. Elle doit au contraire nous conduire à placer notre confiance en Dieu et en Son Esprit.

Celui qui se confie en Dieu peut s’approprier ces termes : « Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu devien-dras une plaine » (Zacharie 4 v.6). Pour ceux qui attendent leur salut de l’Éternel, les montagnes deviennent des plaines et les mers deviennent sèches. Pour la foi, il n’existe pas de difficultés.

Dieu S’était engagé envers Zorobabel à achever l’œuvre qu’Il avait commencée. Il s’agissait désormais de Sa gloire. Et Dieu tient Ses promesses envers nous. N’est-il pas vrai, qu’Il ne peut, ni ne veut en aucune manière perdre Sa gloire ?

C’est dans notre faiblesse que s’accomplit la puissance de Christ (*).

D’où venait le Sauveur ?

Le Seigneur Jésus est venu de Bethléem, d’Égypte, de Nazareth et de Capernaüm — tout cela afin que les prophéties s’accomplissent.

Bethléem

Joseph et Marie habitaient tous deux à Nazareth. C’est là que l’ange Gabriel avait annoncé à Marie la naissance de son Fils. Mais à cause d’un décret de l’empereur romain exigeant que tous les habitants de son vaste empire se fassent recenser, Joseph et Marie partirent pour Bethléem, la ville de leur lointain ancêtre David.

Entre-temps, ils s’étaient mariés, mais n’avaient pas encore eu de relations conjugales ; Marie était enceinte, car le Saint-Esprit était venu sur elle. Dans de telles circonstances, personne ne ferait un long voyage de son plein gré, mais l’empereur Auguste, sans le savoir, fit en sorte que le Seigneur Jésus naisse à Bethléem.

Ainsi était-il annoncé dans l’Ancien Testament : « Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n’es nullement la plus petite parmi les gouverneurs de Juda, car de toi sortira un conducteur qui paîtra mon peuple Israël » (Matthieu 2 v.6).

Le fait que le Seigneur Jésus naisse à Bethléem, confirmait clairement qu’Il était le véritable Fils de David, et rien que pour cette raison, Il avait droit au trône.

Égypte

C’est encore l’action d’un souverain impie qui permit l’accomplissement de la prophétie d’Osée : « J’ai appelé mon fils hors d’Égypte » (Matthieu 2 v.15 ; voir Osée 11 v.1).

D’après l’Ancien Testament, nous n’aurions même pas pu deviner que cette prophétie avait en vue le Seigneur Jésus, mais le Saint-Esprit le révèle clairement en Matthieu 2. Aussi, Joseph reçut l’instruction de prendre l’Enfant et Sa mère, et de fuir en Égypte. Par la tentative d’Hérode d’éliminer son « Rival », Joseph dut se réfugier avec sa famille dans un pays étranger. Mais Dieu veillait à ce que ce qu’ils s’en aillent précisément en Égypte. C’est ainsi que l’Écriture s’est accomplie.

Mais pourquoi fallait-il que le Seigneur Jésus soit « appelé hors d’Égypte » ? Parce qu’Il s’est identifié à Son peuple. Ce que le peuple avait vécu dans le passé, Il l’a vécu Lui-même. C’est aussi pour cela qu’Il a été baptisé dans le Jourdain. Non pas, comme les autres, pour être purifié de ses péchés, mais parce qu’Il s’unissait à ceux du peuple qui se tournaient vers Dieu et attendaient Son royaume.

Nazareth

Après la mort d’Hérode, Dieu envoya un ange pour rappeler Son Fils avec Joseph et Marie dans le pays d’Israël. Joseph avait l’intention compréhensible de s’installer à Bethléem. Mais comme le fils d’Hérode, Archélaüs, régnait en Judée, et surtout parce que Dieu le lui indiqua, ils allèrent habiter à Nazareth, la ville où Joseph et Marie avaient grandi — « en sorte que fût accompli ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen » (Matthieu 2 v.23).

Nazareth signifie « jeune pousse », « rejeton » ou « germe ». Quelqu’un de Nazareth est donc une pousse. C’est ainsi qu’Esaïe annonce la venue du Messie : « il sortira un rejeton du tronc d’Isaï, et une branche de ses racines fructifiera » (Esaïe 11 v.1).

C’est l’image d’un arbre coupé, d’où surgit un nouveau rejeton. Zacharie révèle que le Seigneur Jésus n’est pas seulement ce germe, mais que Son Nom est Germe : « Voici un homme dont le nom est Germe, et il germera de son propre lieu, et il bâtira le temple de l’Éternel … il s’assiéra, et dominera sur son trône » (Zacharie 6 v.12-13).

Oui, Son nom est « Germe », Nazaréen. Les Juifs n’avaient pas compris que ce nom faisait référence à Son origine de Nazareth. Ce que dit le pieux Nathanaël, rapporté en Jean, en dit long : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth  ? » (Jean 1 v.47). Mais grâce à la lumière que le Saint-Esprit jette sur les prophéties dans Matthieu 2, il est clair que le Messie devait venir de Nazareth. Cette prophétie souligne qu’Il est le Fils de l’homme, venu sur la terre.

Capernaüm

Lorsque le Seigneur Jésus atteignit l’âge de 30 ans et commença Son ministère public, Il quitta la maison familiale et alla s’installer à Capernaüm. Cela accomplit la prophétie d’Ésaïe : « Terre de Zabulon, et terre de Nephthali, chemin de la mer au delà du Jourdain, Galilée des nations : le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière  ; et sur ceux qui sont assis dans la région et dans l’ombre de la mort, la lumière s’est levée » (Matthieu 4 v.15-16 — citation d’Esaïe 9 v.1-2).

La Galilée se situait au nord du pays, au-dessus de la Samarie, loin de la Judée, de Jérusalem et du temple. On n’avait pour elle aucun estime — et c’est encore peu dire.

Ésaïe 9 (*) parle du mépris que les Juifs éprouvaient pour la Galilée. Elle faisait partie du territoire des dix tribus exilées en Assyrie. Le roi assyrien y avait installé des peuples païens. Le mélange était tel qu’on l’appelait « Galilée des nations ».

Mais par la venue du Messie, le mépris fut changé en hon-neur : c’est précisément dans cette région méprisée que le Seigneur Jésus apparut comme étant la Lumière du monde (*).

C’est un principe selon lequel Dieu agit : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les hommes sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, et celles qui sont méprisées, et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont ; en sorte que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1 Corinthiens 1 v.27-29).

Les habitants de Judée qui méprisaient les Galiléens et s’exaltaient eux-mêmes furent abaissés par Dieu, mais la Galilée a reçu la grâce. Celui qui est Lui-même, doux et humble de cœur résiste toujours aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles.

Conclusion

Ces différents lieux, où le Seigneur Jésus a séjourné, attes-tent clairement que :

Hanun

« Et il arriva, après cela, que le roi des fils d’Ammon mourut ; et Hanun, son fils, régna à sa place. Et David dit : J’userai de bonté envers Hanun, fils de Nakhash, comme son père a usé de bonté envers moi. Et David l’envoya consoler par ses serviteurs au sujet de son père. Et les serviteurs de David arrivèrent dans le pays des fils d’Ammon. Et les chefs des fils d’Ammon dirent à Hanun, leur seigneur : Est-ce, à tes yeux, pour honorer ton père que David t’a envoyé des consolateurs ? N’est-ce pas pour reconnaître la ville, et pour l’explorer, et pour la détruire, que David t’a envoyé ses serviteurs ? Et Hanun prit les serviteurs de David, et fit raser la moitié de leur barbe, et fit couper leurs vêtements par le milieu jusqu’au bas des reins, et les renvoya. Et on le rapporta à David ; et il envoya à leur rencontre, car les hommes étaient très-confus. Et le roi dit : Habitez à Jéricho jusqu’à ce que votre barbe ait poussé, alors vous reviendrez.

Et les fils d’Ammon virent qu’ils s’étaient mis en mauvaise odeur auprès de David ; et les fils d’Ammon envoyèrent, et prirent à leur solde des Syriens de Beth-Rehob et des Syriens de Tsoba, vingt mille hommes de pied, et le roi de Maaca avec mille hommes, et ceux de Tob, douze mille hommes … » (2 Samuel 10 v.1-6)

Nakhash, le roi des Ammonites, était mort, et son fils Hanun lui succéda (2 Samuel 10). David voulut lui témoigner de la sympathie et envoya quelques serviteurs pour présenter à Hanun ses condoléances. Mais la sincérité des intentions de David n’a pas été reconnues ; au contraire, il reçut une grave offense : les serviteurs de David furent traités avec mépris et renvoyés.

N’en avons-nous-mêmes jamais fait l’expérience : avoir voulu bien faire et être mal compris ? Être attaqué pour quelque chose, alors qu’on l’avait fait en toute sincérité et en toute amitié ? C’est une grande injustice, extrêmement douloureuse.

Ce que David a vécu, le Seigneur Jésus a dû le subir à un degré encore bien plus intense. Au Psaume 109, David s’exprime ainsi : « Ils m’ont entouré de paroles de haine, et ils me font la guerre sans cause. Pour mon amour, ils ont été mes adversaires ; mais moi je me suis adonné à la prière. Et ils m’ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour » (Psaume 109 v.3-5). Combien cela s’appliquait au Seigneur Jésus !

Il ne nous a pas laissés sur la terre sans préparation. Nous avons Son exemple devant les yeux comme un grand encouragement.

Il existe une contradiction fondamentale entre l'Esprit de Christ et l'esprit du monde. L'homme du monde est marqué par l’égoïsme, l'amour de soi, tandis que Christ était mû par l'amour envers Dieu et envers les hommes.

Il est nécessaire d’être vigilant : ce qui rend une telle expérience si douloureuse, n’est-ce pas aussi ce sentiment d’avoir été blessé et offensé ? Cela ne touche en réalité que notre propre honneur, et n’est au fond rien d’autre que de l’orgueil. N’est-ce pas pour nous enseigner que Dieu permet peut-être de telles expériences, afin que nous apprenions à nous juger nous-mêmes ? Cela ne donne évidemment à personne la liberté d’agir ainsi, mais Dieu peut s’en servir pour notre bien.

Si nous suivons le Seigneur Jésus, Ses expériences deviendront aussi les nôtres. Cela ne doit pas nous étonner, mais c’est une source de joie de souffrir avec Lui : « Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous » (1 Pierre 4 v.14).

Trois personnages haut placés
Jaïrus, un chef de synagogue (Marc 5 v.22-24 et 35-43)
Un seigneur de la cour (Jean 4 v.46-54)
Un centurion, chef Romain (Matthieu 8 v.5-13)

À Capernaüm vivaient trois hommes influents qui se sont adressés au Seigneur Jésus avec une requête : un chef de synagogue, un seigneur de la cour et un centurion romain. Ils représentaient respectivement la religion, la politique et le pouvoir militaire.

  1. Seul le nom du premier est mentionné : Jaïrus. En tant que chef de la synagogue, il occupait une position importante sur le plan religieux à Capernaüm.
  2. Le deuxième rappelle un peu Abdias au 1er livre des Rois (1*) : lui-même craignait Dieu, mais il était au service du roi impie Achab. L’homme de Jean 4 était un seigneur de la cour, un notable royal. En d’autres termes, cela veut dire, qu’il servait à la cour du roi Hérode, qui alors gouvernait la Galilée pour le compte des Romains (2*).
    • « Achab appela Abdias qui était préposé sur sa maison ; (et Abdias craignait beaucoup l’Éternel. Et il était arrivé, quand Jézabel exterminait les prophètes de l’Éternel, qu’Abdias avait pris cent prophètes et les avait cachés par cinquante hommes dans une caverne, et les avait nourris de pain et d’eau) » (1 Rois 18 v.3-4).
    • « Pilate, ayant entendu parler de la Galilée, demanda si l’homme était Galiléen. Et ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode qui, en ces jours-là, était lui-même aussi à Jérusalem » (Luc 23 v.6-7).
  3. Le troisième était un officier de l’armée romaine, un centurion.

Tous trois occupaient une place élevée dans la société. Aussi élevée qu’ait pu être leur réussite dans la vie, ils étaient tous dans la détresse :

  1. La fille de Jaïrus, âgée de 12 ans, était si gravement malade qu’elle était déjà morte avant que le Seigneur Jésus n’arrive chez lui.
  2. Le seigneur de la cour, notable royal, était venu à cause de son fils — probablement encore jeune — qui était gravement malade, avec de la fièvre et en train de mourir.
  3. Le centurion avait un serviteur paralysé, souffrant atrocement et lui aussi sur le point de mourir.

Tous trois avaient compris qu’ils devaient s’adresser au Seigneur Jésus pour recevoir une véritable aide   et ils l’ont reçue, car le Sauveur n’a jamais rejeté quelqu’un qui vient à Lui : la fille de Jaïrus a été ramenée à la vie, le fils du seigneur de la cour et le serviteur du centurion ont été guéris.

Ce qui frappe particulièrement, c’est la manière différente dont ces trois hommes ont demandé de l’aide et la façon dont le Sauveur a répondu à chacun d’eux.

Jaïrus, le chef de la synagogue
« Un des chefs de synagogue, nommé Jaïrus, vient ; et le voyant, il se jette à ses pieds ; et il le suppliait instamment, disant : Ma fille est à l’extrémité ; je te prie de venir et de lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée, et qu’elle vive. Et il s’en alla avec lui ; et une grande foule le suivit, et elle le pressait » (Marc 5 v.22-24).

« Et une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui avait beaucoup souffert d’un grand nombre de médecins, et avait dépensé tout son bien, et n’en avait retiré aucun profit, mais plutôt allait en empirant, ayant ouï parler de Jésus, vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement ; car elle disait : Si je touche, ne fût-ce que ses vêtements, je serai guérie. Et aussitôt son flux de sang tari ; et elle connut en son corps qu’elle était guérie du fléau. Et aussitôt Jésus, connaissant en lui-même la puissance qui était sortie de lui, se retournant dans la foule, dit : Qui a touché mes vêtements ? Et ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Et il regardait tout à l’entour pour voir celle qui avait fait cela. Et la femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint et se jeta devant lui, et lui déclara toute la vérité. Et il lui dit : Ma fille, ta foi t’a guérie ; va en paix, et sois guérie de ton fléau » (Marc 5 v.25-34).

« Comme il parlait encore, il vient des gens de chez le chef de synagogue, disant : Ta fille est morte ; pourquoi tourmentes-tu encore le maître ? Et Jésus, ayant entendu la parole qui avait été dite, dit aussitôt au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de le suivre, sinon à Pierre et à Jacques et à Jean le frère de Jacques. Et il vient à la maison du chef de synagogue ; et il voit le tumulte, et ceux qui pleuraient et jetaient de grands cris. Et étant entré, il leur dit : Pourquoi faites-vous ce tumulte, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se riaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend le père de l’enfant et la mère, et ceux qui étaient avec lui, et entre là où l’enfant était couchée. Et ayant pris la main de l’enfant, il lui dit : Talitha coumi ; ce qui, interprété, est : Jeune fille, je te dis, lève-toi. Et aussitôt la jeune fille se leva et marcha, car elle avait douze ans ; et ils furent transportés d’une grande admiration. Et il leur enjoignit fort que personne ne le sût ; et il dit qu’on lui donnât à manger » (Marc 5 v.35-43).

Jaïrus se jeta aux pieds du Seigneur Jésus et Le supplia de venir avec lui, afin qu’Il puisse guérir sa petite fille. Il désirait la présence physique du Messie pour recevoir le salut. Dans Sa grâce, le Seigneur répond à la détresse de ce père désespéré.

Sur le chemin vers la maison de Jaïrus, le Seigneur Jésus est alors retardé par cette femme qui souffrait de pertes de sang depuis douze ans et qui voulait toucher le bord de Son vêtement pour être guérie.

La différence entre l’attitude de Jaïrus et celle de cette femme est frappante : Jaïrus voulait amener le Médecin vers la malade, tandis que la femme malade alla elle-même vers le Médecin. Sur le plan prophétique, Jaïrus représente le résidu croyant d’Israël, tandis que la femme est une image de l’Église. Le Seigneur Jésus était venu en premier lieu pour les brebis perdues de la maison d’Israël, mais alors qu’Il en chemin vers eux, apparaît entre temps cette pauvre femme. Avant que les croyants d’Israël ne soient véritablement guéris — lors de la venue de Christ sur le mont des Oliviers, près de Jérusalem, au moment de Son retour — l’Église est composée actuellement, par tous ceux, de toutes nations, qui croient en Jésus et à l’évangile du salut, et qui Le « touchent » par la foi. Pendant ce temps, la fillette de Jaïrus s’avère être déjà morte, mais elle est alors ramenée à la vie — tout comme Israël ressuscitera d’entre les morts après les « deux jours » que représente la période de formation de l’Église sur la terre, comme l’exprime le prophète Osée (*).

Le seigneur de la cour
« Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée–» (Jean 4 v.46-54).

Le seigneur de la cour résidant à Capernaüm se rendit à Cana, car il avait appris que le Seigneur Jésus y était revenu depuis la Judée. Ce n’était pas tout près. Lorsque cet homme crut à la promesse du Seigneur Jésus — que son fils était vivant et guéri — il repartit chez lui. Ses serviteurs vinrent à sa rencontre pour lui annoncer que son fils vivait. Quand il leur demanda à quelle heure l’amélioration s’était produite, il s’aperçut que c’était le jour précédent. Il avait donc réellement parcouru une longue route pour aller vers le Seigneur Jésus. Comme c’est facile pour nous ! À tout moment, nous pouvons nous approcher de Lui par la prière.

Le seigneur de la cour aussi désirait d’abord la présence physique du Seigneur Jésus. Il L’avait supplié de venir afin de guérir son fils. Pourtant, le Seigneur Jésus — qui est le même hier, aujourd’hui et pour toujours, et dont les pensées ne changent jamais — agit dans Sa sagesse avec chacun des Siens d’une manière toute personnelle et unique. Il est allé avec Jaïrus, mais Il a mis la foi de l’officier royal à l’épreuve.

Cela parle en faveur de cet homme, car Dieu aime nous mettre à l’épreuve lorsque nous sommes capables de la supporter. Ainsi, lorsque le Maître lui dit : « Va, ton fils vit », il crut immédiatement.

Il n’insista pas, ne demanda pas de précisions, n’exigea pas de signes, mais il crut et repartit. Cette foi fut bénie.

Le centurion
« Et comme il entrait dans Capernaüm, un centurion vint à lui, le suppliant, et disant : Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, horriblement tourmenté. Et Jésus lui dit : J’irai, moi, et je le guérirai. Et le centurion répondit et dit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri ; car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité d’autrui, ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. Et Jésus, l’ayant entendu, s’en étonna, et dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous dis : je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. Et je vous dis que plusieurs viendront d’orient et d’occident, et s’assiéront avec Abraham et Isaac et Jacob dans le royaume des cieux ; mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. Et Jésus dit au centurion : Va, et qu’il te soit fait comme tu as cru ; et à cette heure-là son serviteur fut guéri » (Matthieu 8 v.5-13).

Le centurion romain agit différemment. Selon le récit de Luc 7 v.1-10, il ne vint pas lui-même vers le Seigneur Jésus, mais envoya les anciens des Juifs auprès de Lui. Ce n’était pas par orgueil, mais au contraire par humilité et par un profond sentiment d’indignité. Car lorsque le Seigneur Jésus s’approcha de sa maison, il envoya des amis vers Lui pour exprimer combien il se sentait indigne de recevoir le Sauveur sous son toit. Quel exemple !

Le fait qu’il était un homme bon se voit dans le soin qu’il portait à un esclave. Et le fait qu’il était estimé même parmi les Juifs — malgré sa condition de Romain — se voit dans le fait que leurs anciens acceptèrent d’aller vers le Seigneur Jésus à sa demande.

Ce qui caractérisait ce centurion, c’est qu’il ne jugeait même pas nécessaire la présence physique du Sauveur ; il était convaincu que Sa parole seule suffisait.

Par cela, cet homme issu des nations est aussi une image de l’Église. Nous croyons, alors que notre Seigneur Jésus n’est pas présent sur la terre et que nous ne Le voyons pas. Nous faisons partie de ceux à propos desquels le Seigneur Jésus a Lui-même déclaré : « Bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru » (Jean 20 v.29). « Christ, lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pierre 1 v.7-8).

Le Sauveur fut impressionné par la foi de ce Romain — oui, Il s’en étonna. Et Il l’honora devant tout le peuple : « En vérité, je vous dis : je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi » (Matthieu 8 v.10). Et au même moment, son serviteur fut guéri.

Des montagnes d’airain
1 Et de nouveau je levai mes yeux, et je vis : et voici quatre chars qui sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes d’airain. 2 Au premier char il y avait des chevaux roux ; et au second char, des chevaux noirs ; 3 et au troisième char, des chevaux blancs ; et au quatrième char, des chevaux tachetés, vigoureux. 4 Et je pris la parole et dis à l’ange qui parlait avec moi : Que sont ceux-ci, mon seigneur ? 5 Et l’ange répondit et me dit : Ce sont les quatre esprits des cieux qui sortent de là où ils se tenaient devant le Seigneur de toute la terre. 6 Celui auquel sont les chevaux noirs sort vers le pays du nord ; et les blancs sortent après eux ; et les tachetés sortent vers le pays du midi ; 7 et les vigoureux sortent et cherchent à s’en aller, à se promener par la terre. Et il dit : Allez, promenez-vous par la terre. Et ils se promenèrent par la terre. 8 Et il me cria, et me parla, disant : Vois ; ceux qui sont sortis vers le pays du nord ont apaisé mon esprit dans le pays du nord. (Zacharie 6)

Dans Zacharie 6 v.1-8, le prophète voit quatre chars tirés par des chevaux qui parcourent tout le pays ou toute la terre. Ils représentent les quatre empires gouvernant le monde se succédant depuis la déportation des Juifs à Babylone jusqu’au retour de Christ.

Les chars « sortaient d’entre deux montagnes, et les montagnes étaient des montagnes d’airain » (verset 1). Le message est aussi clair que magnifique : les chars suivent exactement le chemin que Dieu veut !

Les chevaux ne peuvent ni aller à gauche ni à droite, ils doivent aller tout droit. Rois et présidents pensent qu’ils dirigent le monde, mais Dieu est le Très-Haut. C’est Lui qui tient tout dans Sa main. « Le cœur d’un roi, dans la main de l’Éternel, est des ruisseaux d’eau ; il l’incline à tout ce qui Lui plaît » (Proverbes 21 v.1).

Celui qui ne met pas sa confiance en Dieu peut être effrayé et inquiet à cause de tout ce qu’il voit se passer dans le monde. Mais pour celui qui croit, une chose est certaine : Dieu tient tout dans Sa main. Rien ne se passe sans Sa volonté. Pourquoi alors serions-nous effrayés ou inquiets ?

Faire du pain avec des pierres
Le tentateur, s’approchant de lui, dit : Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. (Matthieu 4 v.3)

En Matthieu 4 v.3, le diable mit le Seigneur Jésus au défi de faire du pain avec des pierres, puisqu’il avait faim. Il en avait le pouvoir, cela ne fait aucun doute, car Il est le Créateur et le Soutien de toutes choses. Pourquoi alors ne pas satisfaire Sa faim de cette manière ?

Le Fils de Dieu est devenu un Homme dépendant. Il est venu pour faire la volonté de Dieu. Ce qui était attendu de Lui, c’est qu’Il obéisse à Dieu. Dieu Lui avait-Il ordonné de faire du pain à partir de ces pierres ? Non, c’était un défi lancé par Satan. Et puisque Dieu ne le Lui avait pas dit, le Sauveur ne l’a pas fait ! Sa réaction a été : « Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (verset 4).

Non seulement le Seigneur Jésus s’est abstenu de faire ce qui est contraire à la volonté de Son Père, mais Il n’a jamais fait que ce qu’Il Lui était expressément ordonné. Il pouvait dire à juste titre : « Ma viande (*) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4 v.34).

Voilà notre exemple d’obéissance !

La sueur

Dès le commencement, Adam avait pour tâche d'entretenir le jardin d'Éden (*), mais après qu’il soit tombé dans le péché, le travail lui est devenu pénible : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain » (Genèse 3 v.19).

Cela faisait partie du châtiment que Dieu lui infligea. L’homme étant responsable des besoins de sa famille, la présence des épines et des ronces qui allaient pousser partout, lui rendait la tâche difficile. D’un autre côté, le travail est une bénédiction, car il préserve de beaucoup de péchés. L’oisiveté est l’oreiller du diable : si quelqu’un n’a rien à faire, le diable peut dormir tranquille, car le mal surgit alors de lui-même.

Parmi les auteurs des Évangiles, seul Luc rapporte à propos du Seigneur Jésus qu’à Gethsémané « sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre » (Luc 22 v.44). En tant que médecin, cela avait retenu particulièrement l’attention de Luc. Le Christ ne transpirait pas du sang, mais sa sueur devint comme de très grosses gouttes de sang.

Il est très important de noter que, dans la Bible, il n’est question du sang du Seigneur Jésus que lorsque le soldat romain transperça son côté et qu’il en sortit du sang et de l’eau (*). Cela était la preuve qu’il était déjà mort.

Il ne fait aucun doute qu’il y eut du sang versé lorsque le dos du Seigneur Jésus fut flagellé, lorsqu’on enfonça la couronne d’épines sur sa tête et lorsque ses mains et ses pieds furent percés de clous. Mais dans les Saintes Écritures, il n’est question de son sang qu’à partir du moment où il est mort et a accompli l’œuvre de réconciliation. Le sang qui coula lors des souffrances physiques n’a pas ôté le péché. C’est durant les heures de ténèbres qu’il porta le jugement de Dieu sur toutes nos iniquités, et il fut même fait péché. C’est par cette mort que nous sommes réconciliés avec Dieu.

Les gouttes de sang sont plus grosses que les gouttes de sueur. Luc décrit donc qu’à Gethsémané, la détresse intérieure du Seigneur Jésus était si intense que ses gouttes de sueur, tombant à terre, n’étaient pas d’une taille naturelle.

A Sichar, les disciples prient leur Maître de manger (1*), car Il avait faim après le long voyage parcouru durant la nuit. Mais Il refusa, car Il n’avait pas le temps de manger : de nombreux habitants de Sichar arrivaient, et Il devait leur annoncer la bonne nouvelle de son Dieu et Père. Il l’expliqua ainsi à ses disciples : « Moi, j’ai de la viande (2*) à manger que vous, vous ne connaissez pas. (...) Ma viande (2*) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4 v.32 & 34).

Nous mangeons pour recevoir de l’énergie et de la force afin de faire notre travail. Mais pour le Seigneur Jésus, c’est justement en faisant la volonté de Dieu qu’Il puisait Sa force. Car marcher, par obéissance, dans la voie tracée par Son Père, Lui donnait la jouissance de la communion avec Lui.

Pour notre Sauveur, plus que pour tout autre homme, il était vrai qu’Il mangerait Son pain à la sueur de Son visage. Cela a été rendu visible à Gethsémané. La perspective d’accomplir l’œuvre de l’expiation — ce qui impliquait qu’Il serait abandonné de Dieu pendant trois heures — fit que Sa sueur ressemblait à des grumeaux de sang, des goutes tellement grandes ! Il était dans d’angoisse du combat et saisi de tristesse jusqu’à la mort (*), mais Il a pris la coupe des mains du Père et l’a bue jusqu’à la lie à Golgotha.

La libéralité

Par la bouche du prophète Malachie, Dieu reprocha à son peuple Israël de ne pas Lui donner ce qu’Il attendait d’eux : les dîmes et l’offrande élevée (*). Il les mit au défi de Le mettre à l’épreuve : « Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison, et éprouvez-moi par ce moyen, dit l’Éternel des armées, si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux, et ne verse pas sur vous la bénédiction, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez de place » (Malachie 3 v.10).

L’esprit de libéralité a pour cadre la première création. Sous l’ancienne alliance, le peuple était tenu d’être libéral, mais dans le cadre de la nouvelle création, ces obligations n’ont plus leur place. Dieu cherche des cœurs joyeux. Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes appartient à notre Sauveur. Tout est à Sa disposition.

Cependant, le principe de Dieu demeure le même : Celui qui donne au Seigneur Jésus et pour son service, ce qu’Il lui a confié comme administrateur, sera abondamment béni. Dieu répandra depuis le ciel Sa bénédiction sur lui. Comment Il le fera, cela Lui appartient. Mais nous pouvons avoir confiance : Il accomplira ce qu’Il a promis.

Pour conclure
Douwe Egberts

Le 19 février 1806, parut dans le journal « Le Leeuwarder Courant » faire-part du décès de Douwe Egberts :

Ce matin, mon bien-aimé époux, DOUWE EGBERTS, est décédé âgé de moins de 52 ans… Nous devons tous nous soumettre aux voies de la Providence Divine. Grâce à la foi chrétienne et à la conduite exemplaire du défunt, j’ai la pleine assurance que, sa tente terrestre étant désormais détruite, il possède désormais un édifice auprès de Dieu, une demeure non faite de main d’homme, mais éternelle dans les cieux.

Quelle consolation exprimée, dans sa tristesse, par sa veuve Lysbeth Mintjes !

Celui qui croit au Seigneur Jésus peut savoir avec toute certitude : Quand je mourrai, mon corps sera certes détruit, mais je pourrai habiter auprès de Dieu dans le ciel. Notre corps actuel n’est qu’une tente. Dans l’au-delà, nous posséderons une demeure éternelle.

Quelle gloire ! Nous habiterons pour l’éternité auprès de Dieu. Pas simplement y loger comme visiteur, mais y étant chez nous. Nous sommes d’ailleurs enfants de Dieu, nous tous qui avons accepté le Seigneur Jésus par la foi !

Série 4
Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

Là où l'Esprit et la parole s'unissent,

là où l'Esprit parle par la Parole,

et veut aussi en donner l'interprétation

à chacun qui écoute en priant.

 

Réunis ensemble autour de cette parole,

nous écoutons la voix du Seigneur ;

il dispense toujours sa bénédiction

pour l'âme tournée vers lui.

 

Heure délicieuse où il veut offrir :

« nourriture vivante - pain céleste »,

où il veut abreuver le cœur assoiffé,

par son Esprit, si riche et si grand.

 

Oui, cette riche parole d'en-haut

montre et déploie sa gloire,

où l'âme qui veut croire

découvre ses trésors.

 

Qui peut se passer d'une telle heure,

qui nous fortifie spirituellement chaque fois ;

où la puissante parole du Seigneur

vient à nous et agit en nous ?

Traduction du cantique 170 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
Hugo la Rivière (1891-1962)

Pouvons-nous surestimer la valeur de la Parole de Dieu et de sa prédication ? Non, nous devons plutôt reconnaître que nous ne l’apprécions pas assez. Que nos estomacs aient besoin de nourriture, nous ne l’oublions pas facilement ; ils commencent d’eux-mêmes à gargouiller. Mais nos âmes ont tout autant besoin de la nourriture spirituelle de la Parole de Dieu !

Dieu nous a fait un don extrêmement précieux avec la Bible. Nous avons le privilège de pouvoir la lire chaque jour : dans notre chambre, pendant notre moment de recueillement, après le réveil, après les repas, avant de nous coucher, et si possible aussi entre-temps. Mais ce cantique parle d’une occasion spéciale où nous pouvons recevoir la nourriture par cette Parole, lorsque l’assemblée se réunit pour écouter la prédication de la Parole.

C’est la réunion ayant la prophétie (*) pour objet. Tout le chapitre 14 de 1 Corinthiens y est consacré, et d’une manière très particulière, comme c’est souvent le cas dans les lettres de l’apôtre Paul. Il répond alors à une question des croyants ou à une situation spécifique dans une assemblée – et il s’en sert pour révéler les pensées de Dieu. Il élève ainsi le sujet « à un niveau supérieur » et nous donne un enseignement pur.

Ainsi, parmi les Corinthiens, on se posait des questions au sujet du don de parler en langues, et il semble que ce don n'était pas utilisé de manière appropriée parmi eux. Pour apporter de la clarté à ce sujet, l'apôtre compare le parler en langues avec la prophétie. Sa conclusion n’est pas que parler en langues était mauvais et prophétiser bon, mais que l’exercice du don de parler en langues – à cette époque du commencement ! – était bon, à condition qu’il soit pratiqué au bon moment et de la bonne manière, mais que la prophétie était bien meilleure et plus élevée.

Or, cette prophétie n’a rien à voir avec la prédiction de l’avenir, mais avec la prédication de la Parole de Dieu, où celui qui parle est la bouche de Dieu. Celui qui exerce ce ministère doit être conduit par le Saint-Esprit. C’est ce qui constitue le fondement du premier couplet : le Saint-Esprit et la Parole de Dieu vont « main dans la main ». L’Esprit de Dieu parle à partir de Sa Parole et à travers d’elle.

Exode 7 v.1-2 illustre clairement ce qu’est le service prophétique. Dieu dit à Moïse : « Vois, je t’ai fait Dieu pour le Pharaon ; et Aaron, ton frère, sera ton prophète. Toi, tu diras tout ce que je te commanderai ; et Aaron, ton frère, parlera au Pharaon ». Aaron était la bouche de Moïse. Tout ce que Moïse voulait dire au Pharaon, le souverain égyptien l’entendait par la bouche d’Aaron. Cela signifie qu’Aaron était le prophète de Moïse.

Lorsque les croyants sont rassemblés et que Dieu a quelque chose à leur dire, Il leur transmet Son message par l’intermédiaire d’un frère. Le croyant que le Saint-Esprit choisit et utilise à cet effet est, à ce moment-là, un prophète de Dieu.

C’est une grande bénédiction que Dieu ait prévu cette disposition. Chaque fois que des croyants se rassemblent ainsi pour écouter la prédication de la Parole, c’est pour Dieu une occasion de transmettre à Ses enfants quelque chose dont ils ont besoin.

Il est alors nécessaire d’écouter dans un esprit de prière, avec cette prière dans notre cœur : « Seigneur, que veux-Tu me dire maintenant ? »

Nous n’écoutons pas un frère, mais – comme le dit le deuxième couplet – la voix du Seigneur Lui-même. C’est important ! Trop souvent, nous regardons celui qui se tient là et qui parle. Surtout si le message n’est pas agréable, et que, par exemple, nous sommes exhortés à faire quelque chose que nous ne voulons pas vraiment, il est facile de rejeter cela en se cachant derrière le fait que le prédicateur lui-même n’est pas parfait. Ce n’est pas juste. Quelqu’un qui est utilisé comme prophète par le Saint-Esprit doit veiller à mettre lui-même en pratique ce qu’il enseigne aux autres, mais celui qui écoute, quant à lui, doit recevoir la prédication comme venant du Maître. Si nous écoutons avec cet état d’esprit, la bénédiction en découlera.

La Parole qui est prêchée est comparée, dans le troisième couplet, au pain du ciel et à l’eau vive. Ce sont en effet des moments précieux lorsque le Saint-Esprit veut nous en fournir.

Le but suprême du Saint-Esprit, en tout temps, est de glorifier le Seigneur Jésus (*). Par la Parole, Il nous montre toujours à nouveau le véritable Trésor du croyant, le Seigneur Jésus Lui-même, comme nous le chantons dans le quatrième couplet. Lorsque notre Sauveur nous est présenté et que Sa gloire est dépeinte devant nos yeux, n’est-ce pas là le ciel sur la terre ?

Un tel moment, une telle heure, nous ne pouvons pas nous en passer, souligne le cinquième couplet. Si nous manquons ces moments de réunion, où pourrions-nous alors être fortifiés spirituellement ? Si, en raison de la maladie ou d’autres circonstances, nous sommes empêchés d’écouter la prédication de la Parole, Dieu y pourvoira dans Sa grâce. Mais faisons tout notre possible pour profiter abondamment de toutes les occasions où la puissante Parole de Dieu est prêchée et peut accomplir une œuvre en nous ! Il ne peut en être autrement : une riche bénédiction en découlera !

En infirmité

Le Seigneur Jésus a été « crucifié en infirmité » (2 Corinthiens 13:4). Toute sa vie sur la terre a été extérieurement marquée par l’infirmité ou la faiblesse, mais le point culminant en fut la croix.

Cette faiblesse n’a absolument rien à voir avec le péché ou avec le fait de ne pas réussir. En effet, le Seigneur Jésus n’a pas commis de péché et n’a pas connu le péché (1*) ; en Lui, il n’y avait pas de péché (2*). Il était l’Homme parfaitement pur, sans péché.

En tant qu’Homme parfait, Il a pourtant connu sur la terre la fatigue, tout comme la faim et la soif. Il a été mis à l’épreuve dans toutes ces circonstances de faiblesse, tout comme nous (*). Finalement, Il a même accepté de prendre la place d’un crucifié, d’être traité comme un rejeté et un exclu. À Golgotha, Il a été suspendu à la croix, dépouillé de Ses vêtements, avec une couronne d’épines sur la tête, raillé par les passants. Il est mort, et Son corps a été déposé dans le tombeau.

N’était-ce pas là, la faiblesse portée à son comble ?

Lorsqu’un enfant de Dieu s’endort et que son âme est auprès de Christ dans la gloire, son corps est « semé dans la faiblesse » (1 Corinthiens 15 v.43). Dans ce chapitre sur la résurrection, l’ensevelissement est comparé à un semis. Le corps est déposé dans la terre comme un grain de blé.

La mort d’un être humain n’est pas une démonstration de puissance, mais au contraire une expression de faiblesse totale. Y a-t-il quelque chose qui exprime davantage la faiblesse que le corps d’un défunt ? Mais lorsqu’ensuite ce corps est enterré dans la terre, l’enfant de Dieu a la certitude d’un avenir certain et heureux. Nous enterrons dans la perspective de la résurrection. « Il est semé en faiblesse, il ressuscite en puissance » !

Christ est ressuscité et a ainsi prouvé qu’Il est le Fils de Dieu, oui, qu’Il est véritablement Dieu Lui-même. Quel exemple éclatant de puissance !

Lorsqu’Il viendra pour prendre les Siens auprès de Lui dans la gloire, Il fera entendre Sa voix, et tous les croyants endormis seront ressuscités d’entre les morts. Quel témoignage puissant, rendu à Sa personne, ce sera, lorsque, partout dans le monde, les corps de plusieurs millions de saints seront rappelés hors de la mort !

Il est le Vainqueur et a triomphé en puissance !

Le Premier-né
Le Premier-né de toute la création
«  … qui [= Jésus, Fils de Dieu] est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création ; car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités : toutes choses ont été créées par lui et pour lui ; et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui ; et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux » (Colossiens 1 v.15-20)

Cinq fois, le Seigneur Jésus est présenté de manière particulière comme le Premier-né. Dans Colossiens 1 v.15, Il est appelé le Premier-né de toute la création.

« Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création »

Cela ne signifie évidemment pas qu'Il ait eu un commencement, ni qu’Il soit Lui-même devenu une créature. Il est en effet, de toute éternité, le Fils, la Parole, oui, Dieu Lui-même.

Colossiens 1 v.15-17 montre clairement pourquoi Il porte le titre de Premier-né de toute la création : « car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre».

Lorsque le Seigneur Jésus est né et est entré dans Sa propre création, Il devait nécessairement y avoir la première place, parce qu’Il en est le Créateur !

Il est devenu véritablement Homme. Il n’a pas seulement pris l’apparence d’un homme aux yeux des hommes, comme pour Abraham en Genèse 18 (1*), où Il y est apparu comme l’Eternel avec 2 anges. Mais Il a participé à la chair et au sang (2*). La Parole a été faite chair (3*). Il a pris une place dans la création, cependant — je le répète — sans devenir Lui-même une créature.

Le titre de « premier-né » n’a pas toujours à voir avec un ordre chronologique, mais avec la première place que quelqu’un reçoit – voyez par exemple Psaume 89 v.27 (1*) et Jérémie 31 v.9 (2*). Et nous, les croyants de la présente dispensation de grâce, sommes appelés dans Hébreux 12 v.23 « l’assemblée des premiers-nés », bien que d’innombrables saints aient vécu avant nous.

Depuis quatre mille ans, des hommes étaient nés, et pourtant, le Seigneur Jésus est le Premier-né de toute la création, le Plus Grand, le Plus Glorieux, le Plus Important de tous !

La naissance virginale de Jésus
«  26 Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, 27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. 28 Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que Dieu fait jouir de sa faveur ! Le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. 29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation. 30 Et l’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 31 Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. 32 Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; 33 et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume. 34 Et Marie dit à l’ange : Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? 35 Et l’ange, répondant, lui dit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. 36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; 37 car rien ne sera impossible à Dieu. 38 Et Marie dit : Voici l’esclave du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange se retira d’auprès d’elle » (Luc 1 v.26-38).

L’ange Gabriel annonça à Marie qu’elle serait enceinte et qu’elle enfanterait un Fils qui serait appelé le Fils du Très-Haut (Luc 1 v.26-38). Pour Marie, c’était un mystère de comprendre comment cela pouvait se produire, car bien qu’elle fût fiancée à Joseph, le mariage n’avait pas encore eu lieu. Pour cette femme bénie entre toutes, il était parfaitement clair que l’union complète ne pouvait avoir lieu qu’au sein du mariage entre un homme et une femme — ni en dehors, ni avant.

L’ange le lui expliqua : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu ». On peut douter que Marie ait pleinement compris, à ce moment-là, ce que l’ange voulait dire, mais elle l’accepta avec foi : « Voici l’esclave du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ».

Le miracle de la naissance virginale du Seigneur Jésus est aussi pour nous un mystère que nous ne pouvons pleinement comprendre, bien que nous ayons reçu le Saint-Esprit qui habite en nous et nous explique toutes choses. Mais nous croyons la Parole de Dieu et nous adorons !

Quel miracle de bonté et d’humilité ! Le Fils éternel de Dieu est le Créateur de l’univers. Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. C’était les 3 Personnes divines du seul et unique Dieu, mais c’est la Personne du Fils qui, ayant pris la parole, a accompli cette œuvre de la création. Par Lui, par la Parole, toutes choses ont été faites, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Lui (*). Et c’est Lui qui est devenu homme ! Il est entré dans Sa propre création.

Il n’a pas seulement pris l’apparence d’un homme, comme cela s’était produit à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, mais « la Parole devint chair » (*). Il a participé à la condition humaine, au sang et à la chair.

Il a plu à Dieu de ne pas prendre place sur la terre comme un Homme adulte, comme ce fût le cas lorsqu’Il a formé Adam, mais le Seigneur Jésus est né comme bébé. Il a été dans le sein de Marie, recevant nourriture et oxygène par le cordon ombilical : un Bébé faible, dépendant des soins de Sa mère, même après Sa naissance. Quelle grâce d’avoir été disposé à prendre une telle place, alors qu’en même temps, Il est Celui qui soutient toutes choses par la parole de Sa puissance (*) !

Dans Hébreux 10, le Fils dit au Père : « Tu m’as formé un corps » (verset 5). C’est ce corps qu’Il a offert à Dieu en sacrifice, c’est dans ce corps qu’Il a porté nos péchés sur le bois.

Jusqu’après la naissance du Seigneur Jésus, Joseph et Marie n’avaient pas eu de relations conjugales (*), afin qu’il ne puisse subsister aucun doute : le Seigneur Jésus était véritablement le Fils de Dieu. Dieu Lui-même l’atteste dans le Psaume 2 v.7 : « Tu es mon Fils ; aujourd’hui, Je t’ai engendré. »

Bien sûr, le Seigneur Jésus était depuis l’éternité le Fils de Dieu, tout comme le Père, le Fils et l’Esprit n’ont jamais eu de commencement dans la maison du Père. Mais en tant qu’Homme aussi, Il était le Fils de Dieu, conçu par Lui.

Le signe annoncé dans Ésaïe 7 s’est accompli : « Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel » (verset 14). Cela ne s’était jamais produit auparavant, et cela ne se reproduira plus jamais, qu’une vierge devienne enceinte. Les médecins essaient toutes sortes de choses dans les laboratoires, mais cela, ils ne peuvent pas le reproduire. C’est un miracle absolument unique : la naissance virginale du Seigneur Jésus.

C’est une vérité d’une importance inestimable. En effet, nous, les êtres humains, avons tous hérité de la nature pécheresse de notre père — certes, cela ne se voit pas dans notre ADN, mais elle n’en est pas moins réellement présente. Le Seigneur Jésus, Lui, n’avait pas de père terrestre, pas de père humain, pas de père pécheur. Son Père était céleste, divin et juste. C’est pourquoi s’applique à Lui, dans toute la force du terme, ce qui est dit dans 1 Jean 3 v.9 (*) : Il est la Semence de Dieu, et par conséquent Il ne peut pas pécher.

Nous sommes maintenant, par la foi, nés de Dieu, et notre nouvelle nature ne peut pas pécher. Mais, hélas, nous avons encore en nous la nature pécheresse. Lorsque nous pratiquons la justice, cela provient de notre nouvelle nature ; mais lorsque nous chutons, ce sont les effets de notre vieille nature.

Le Seigneur Jésus, en revanche, n’avait que la nature de Dieu. Il Lui était impossible de faire quoi que ce soit qui ne plaise pas à Dieu. Il n’a pas seulement péché, et pas connu le péché, mais Il ne pouvait pas pécher. Il est le Pur et Saint en perfection.

Devant cette naissance virginale du Seigneur Jésus, nous nous agenouillons — sans tout comprendre — et cela est pour nous un sujet de louanges !

Un nouveau commencement

Les descendants de Jacob avaient vécu 430 ans en Égypte ; les 400 dernières années furent marquées par une oppression de plus en plus forte. Lorsque le peuple cria à Dieu pour demander de l’aide et la délivrance, Dieu envoya Moïse pour les faire sortir d’Égypte. Ce n’est qu’après la dixième plaie que le pharaon donna son accord : lorsque son propre fils aîné mourut, comme tous les premiers-nés d’Égypte, tant chez les hommes que chez les animaux.

Les Israélites eux aussi tombaient sous le jugement de cette dernière plaie, car tous les hommes sont coupables devant Dieu. Mais le Juge a pourvu à une solution : le sang de l’agneau pascal, appliqué sur les montants et le linteau de la porte, protégeait tous ceux qui se trouvaient dans la maison. Celui qui se réfugie derrière le sang du Seigneur Jésus est parfaitement en sécurité. Le jugement de Dieu ne peut plus l’atteindre, car celui-ci est tombé sur Christ. À Golgotha, le jugement de Dieu s’est abattu sur Lui. Pour celui qui croit maintenant au Seigneur Jésus et se réfugie en Lui, il n’y a plus de condamnation.

Une telle personne est retirée du monde et ajoutée au peuple céleste de Dieu : l’Assemblée ou Église. Elle se met en route. C’est un nouveau commencement.

« L’Éternel parla à Moïse et à Aaron dans le pays d’Égypte, disant : Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année » (Exode 12 v.1-2).

Si, par exemple, la sortie d’Égypte avait eu lieu en août, Dieu aurait dit que, dorénavant, ce mois-là serait considéré comme le mois de janvier. Dès lors, la libération de l’esclavage en Égypte définissait « l’an zéro ». Un nouveau commencement avait alors été établi.

Dieu commence à compter à partir de notre conversion. Tout ce que nous avons pu faire avant cela n’a aucune valeur à Ses yeux, quelle qu’en soit l’estimation des hommes.

« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Corinthiens 5 v.17). Il ne s’agit pas d’un simple nouveau départ, ni d’une « remise à zéro » par rapport au passé ; mais cela signifie avoir reçu une vie totalement nouvelle, une vie entièrement différente. Ce fût d’abord une vie sans Dieu, mais à partir de maintenant, une vie avec Christ et pour Christ  !

L’oasis « Elim »
« Puis ils vinrent à Élim, où il y avait douze fontaines d’eau et soixante-dix palmiers ; et ils campèrent là, auprès des eaux » (Exode 15 v.27).

Après Mara, lors du voyage à travers le désert, le peuple vint à l’oasis d’Élim, mentionnée dans Exode 15 v.27 — ce nom signifie « arbres », térébinthes ou palmiers. À Mara, l’eau était amère, mais à Élim, Israël but abondamment de l’eau de la vie. Là, il y avait douze fontaines d’eau et soixante-dix palmiers ; et ils campèrent là, auprès des eaux.

C’est là que le troupeau de Dieu fut conduit vers des eaux paisibles et se coucha dans de gras pâturages (*). Tout témoignait des soins de Dieu pour Son peuple. C’était une abondance de bienfaits qu’Il leur prodiguait.

À Élim, on ne trouvait que bénédictions :

Tout témoignait d’un ordre parfait et d’une paix profonde. Les nombres 12 et 70 apparaissent aussi bien en lien avec Israël qu’avec l’Assemblée ou l’Église. Tout comme il y eut douze patriarches pour le peuple d’Israël, il y eut aussi pour l’Assemblée, douze apôtres qui en ont posé le fondement (*).

Il y avait aussi 70 anciens qui occupaient une place spéciale en Israël (1*). Le sanhédrin, plus tard, était composé de soixante-dix membres, plus le souverain sacrificateur. Les anciens étaient notamment responsables de l’exercice de la justice (2*).

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons non seulement les 12 disciples envoyés par Christ, mais plus tard aussi l’envoi des 70 (*). Nous nous tenons encore aujourd’hui sur le fondement que les apôtres ont posé. Nous sommes toujours rafraîchis par les sources qu’ils nous ont laissées dans la Parole inspirée de Dieu. Nous campons encore près de cette eau. L’eau vive continue de couler pour quiconque croit.

Nous nous reposons aussi à l’ombre des «70 palmiers » en toute sécurité : les anciens et les nombreux dons que Christ nous accorde de Sa plénitude (*).

Élim, cette oasis dans le désert, est un avant-goût du pays promis, du repos céleste.

La sépulture

Les corps des crucifiés n’étaient pas traités avec beaucoup d’égards. En général, on les plaçait sur une charrette, on les conduisait dans la vallée du Cédron et on les y brûlait. C’est ce que les Juifs auraient voulu faire du corps du Seigneur Jésus. « On lui donna son sépulcre avec les méchants » (Ésaïe 53 v.9). Mais le Père veillait sur Son Fils. Aussi longtemps qu’il le fallait, Il L’a livré entre les mains des pécheurs qui L’ont maltraité, et, durant les heures de ténèbres, entre les mains du juste Juge du ciel et de la terre. Mais une fois l’œuvre accomplie et toutes les prophéties à ce sujet accomplies, le Père n’a plus permis qu’un seul incrédule puisse encore Le toucher.

Ésaïe ajoute : « Il a été avec le riche dans sa mort ». Joseph d’Arimathée, un homme riche, estimé de tous, membre du conseil juif, mais disciple du Seigneur Jésus en secret, eut le courage de demander Son corps à Pilate. Alors que les onze s’étaient enfuis et s’étaient réfugiés, effrayés, derrière des portes closes, Joseph a «–montré sa couleur », tout comme Nicodème.

Selon la loi, ces deux hommes devenaient impurs pour avoir touché le corps d’un mort (*), ce qui les empêchait de célébrer la Pâque. Mais ils avaient le véritable Agneau de Dieu. C’était pour eux la plus belle Pâque qu’ils aient jamais vécue !

Les juifs se prétendant « pieux », apprirent que le Seigneur Jésus avait été mis dans le tombeau de Joseph (*). Il est frappant de constater qu’ils comprirent — et/ou crurent — mieux les paroles du Seigneur que Ses propres disciples, car ils tenaient compte de la possibilité qu’Il ressuscite d’entre les morts !

Ils disent quelque chose de remarquable : si les disciples disaient que le Seigneur Jésus était ressuscité, « ce dernier égarement sera pire que le premier ». De ces hommes impies, nous pouvons apprendre une chose : la résurrection est une vérité fondamentale, un pilier de la foi. S’il n’y avait pas de résurrection, nous serions les plus misérables de tous les hommes (*).

Pourquoi fallait-il que la pierre soit roulée ? Pas pour permettre au Seigneur Jésus de sortir du tombeau, mais pour que nous puissions voir — et croire.

Avoir tout reçu

Le richissime Américain William Randolph Hearst (1863–1951), magnat de la presse, était un collectionneur passionné. Il ordonna un jour à l’un de ses serviteurs d’acheter une certaine œuvre d’art qu’il désirait, quel qu’en soit le prix demandé par le propriétaire. L’homme entreprit une recherche, et après des mois, il découvrit que son maître possédait déjà cette œuvre depuis longtemps — elle était accrochée dans l’une de ses nombreuses maisons.

Il y a des croyants qui, dans leur vie chrétienne, cherchent quelque chose de plus que le Seigneur Jésus, plus du Saint-Esprit, plus de puissance, plus de bénédictions, une vie spirituelle plus élévée et plus profonde. Mais nous avons déjà tout reçu ! « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par la gloire et par la vertu » (2 Pierre 1 v.3). S’Il nous a déjà tout donné, comment pourrions-nous encore aspirer à plus ?

Au moment où nous avons cru au Seigneur Jésus et obéi à l’Évangile, nous avons tout reçu. Il n’est donc pas nécessaire de chercher davantage.

C’est une ruse du diable de vouloir détourner notre attention de ce que nous avons déjà reçu : Christ et tout en Lui. Les croyants de Colosses étaient attaqués par de faux docteurs qui leur disaient qu’il leur manquait quelque chose : la philosophie du monde et des règles religieuses. «  Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ » (Colossiens 2 v.8). À la foi en Christ, on voulait ajouter la circoncision (*).

Mais nous sommes accomplis en Christ (1*). Cela signifie : amenés à la plénitude. Il ne nous manque plus rien. Nous avons été oints du Saint-Esprit et nous n’avons pas besoin d’un autre instructeur (2*). Si nous avons Christ, nous possédons la Source de toute puissance : par Lui nous pouvons tout (3*). L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs (4*). Le Seigneur Jésus nous a donné Sa paix (5*). Nous avons Sa grâce, elle nous suffit (6*).

Si nous avons tout reçu, il ne peut rien y avoir à ajouter. Christ est tout ! Tant qu’Il est tout pour nos cœurs, il ne nous manque rien.

Le cor : corne de bélier
Remarque relative à la traduction :
Les traductions dans différentes langues ne sont pas homogènes et dans les détails ne rendent pas toujours l’expression de l’original par le même mot. C’est notamment le cas dans la traduction de « cor » ou « corne » et « trompette », le cor étant une sorte de trompette.

Dans les Saintes Écritures, il est question de trompettes et de cors. Les trompettes sont des instruments de musique métalliques fabriqués par des hommes. Les cors sont des cornes naturelles d’animaux, utilisées pour produire un son, et parfois même pour jouer des mélodies simples.

Ces cornes provenaient de divers animaux, notamment des moutons, des chèvres et des bœufs. Dans trois cas, la Parole de Dieu mentionne expressément des cors : des cornes de bélier utilisées pour « claironner » un message à haute voix.

1) Exode 19

Dieu avait délivré Israël d’Égypte. Le troisième mois, le peuple arriva au mont Sinaï. L’Éternel interdit formellement au peuple de monter sur la montagne ou même de la toucher, sous peine de mort. Lorsque Dieu descendit sur la montagne, cela s’accompagna de tonnerres et d’éclairs, d’une épaisse nuée, d’un puissant son de cor, de feu et de fumée ; toute la montagne tremblait. Du milieu de cette manifestation redoutable, l’Éternel proclama les dix commandements. Cela fit une si forte impression sur les Israélites qu’ils reculèrent et demandèrent à Moïse que Dieu s’adresse à lui plutôt que de leur parler directement.

Et pourtant, le désir de Dieu était que Son peuple s’approche de Lui. Il l’exprime clairement dans Exode 19:13 : « Quand le cor sonnera longuement, ils monteront vers la montagne ». La barrière du péché devait être ôtée, mais Dieu désire avoir communion avec nous. Quelle chose précieuse !

Dieu a manifesté ce désir par le son du cor [selon la traduction néerlandaise cor de bélier]. Cela renvoie directement à l’agneau pascal que les Israélites avaient immolé peu de temps auparavant. Ils s’étaient abrités derrière son sang ; c’est ce sang seul qui les avait protégés du jugement de Dieu, exercé par l’ange destructeur. Ils avaient mangé l’agneau — accomplissant ainsi ce que le Seigneur Jésus dit dans Jean 6 v.53 : « En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes ». C’est par la foi en Celui qui a été Crucifié que tous nos péchés sont pardonnés et que nous recevons la vie nouvelle donnée de Dieu.

L’agneau pascal n’était pas un petit agneau jeune et frêle, mais un mâle d’un an, dans la force de l’âge. Ses cornes étaient pleinement développées. Le son produit avec un tel cor était le signal que le peuple pouvait monter vers Dieu. Cela signifie que c’est uniquement sur la base de la mort du Seigneur Jésus à la croix que nous pouvons être en relation avec Dieu !

2) Josué 6
« Il arrivera que, lorsqu’ils sonneront longuement de la corne retentissante, aussitôt que vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple jettera un grand cri, et la muraille de la ville tombera sous elle-même » (Josué 6 v.5).

Après que les Israélites eurent traversé le Jourdain, qu’ils eurent installé le tabernacle à Guilgal et établi leur camp, ils y célébrèrent de nouveau la fête de la Pâque (Josué 5 v.10). Au chapitre 6, la première ville du pays promis, Jéricho, fut alors livrée au peuple. Ils n’eurent pas à combattre : la bataille appartenait à l’Éternel. La victoire fut obtenue par le son de trompettes ou corne retentissante [traduit en Néerlandais par cors de béliers].

Il est remarquable de voir combien le Saint-Esprit met l’accent sur ces instruments. Le peuple fit treize fois le tour de Jéricho : une fois par jour pendant six jours, puis sept fois le septième jour. C’était un immense cortège — le peuple comptait entre deux et trois millions de personnes. Au centre marchait l’arche, précédée de sept sacrificateurs, qui soufflaient chacun sans cesse dans sept cornes retentissantes. Devant eux se trouvaient tous les hommes de guerre ; derrière l’arche, le reste du peuple suivait.

Durant toutes ces marches autour de la ville, les sacrificateurs ne cessèrent de souffler dans les cornes retentissantes. Il s’agissait très probablement de mélodies à la gloire de Dieu. Les habitants de Jéricho, postés sur les murailles, devaient se moquer de ces Israélites silencieux : pensaient-ils vraiment pouvoir conquérir leur ville fortifiée de cette manière ?

Le peuple avait reçu l’ordre strict de se taire (verset 10). La seule chose qu’on entendait, c’était le son des cornes. Et c’est justement ce son-là qui mena à la victoire ! Les cornes de bélier faisaient retentir dans le monde entier la victoire de l’Agneau de Dieu. Ce son proclamait le triomphe de Christ à Golgotha. Là, Il a vaincu Satan, « ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la croix » (Colossiens 2 v.15). En passant par la mort, le Seigneur Jésus a réduit le diable à l’impuissance (*).

Sur la base de cette victoire du Fils de l’homme sur Satan, nous pouvons être vainqueurs avec Lui. Le diable cherche toujours à nous empêcher de « prendre possession du pays promis » — d’apprendre à connaître et à goûter nos bénédictions spirituelles dans les lieux célestes. Mais puisque le diable a été vaincu à la croix par le Seigneur Jésus, il ne peut plus nous nuire — aussi longtemps que le triomphe de Christ à Golgotha demeure vivant dans nos cœurs.

3) Lévitique 25
Remarque :
Il y est question de l’année du jubilé. Le mot « jubilé » dans l’original est « le son retentissant du cor » (voir la note de la traduction française de JND). La traduction française garde le mot « trompette » dans le texte.

Tous les cinquante ans, en Israël, on célébrait l’année du jubilé (Lévitique 25 v.8-16). C’est alors qu’on proclamait « la liberté dans le pays à tous ses habitants … vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille» (verset 10). Par cette ordonnance, Dieu avait prévu un moyen d’empêcher que les pauvres deviennent toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches.

Cette année du jubilé commençait le jour des propitiations, le dixième jour du septième mois. Après sept semaines d’années — c’est-à-dire sept périodes de sept ans, dont chaque septième année était une année sabbatique (versets 1-7) —, après donc 49 ans, le cor retentissait le jour des propitiations. Et cela, non seulement au tabernacle, et plus tard au temple, mais : « tu feras passer le son bruyant de la trompette [ou du cor] ; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays » (verset 9). Le texte n’entre pas dans les détails, mais il ne fait aucun doute que des sacrificateurs sont allés dans tout le pays avec des cornes, comme trompette, faisant retentir leur son dans chaque village et dans chaque ville, afin que tous sachent : l’année du jubilé est arrivée !

Ce qui est remarquable, c’est que le mot « jubilé » dans le texte hébreu original est le même mot que « trompette de corne de bélier ». Cela ne se voit pas dans la Bible traduite dans nos langues, mais cela montre clairement que toute l’année du jubilé était marquée par le son retentissant de la corne de bélier. Et cela contient pour nous une précieuse leçon : la liberté parfaite que nous avons en Christ repose uniquement sur le sacrifice du Seigneur Jésus, le véritable Agneau de Dieu !

Dans l’année du jubilé, nous voyons les privilèges du règne de paix de mille ans, mais son accomplissement complet aura lieu dans l’éternité. Cette création actuelle a reçu sept jours ; le huitième jour — et donc aussi le cinquantième jou — parle d’un nouveau commencement. Cela arrivera quand l’ancienne création disparaîtra dans le feu, et que Dieu créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Lorsque nous serons dans l’éternité avec le Seigneur Jésus, pleinement libres et parfaitement heureux, nous ne l’oublierons jamais : nous le devons uniquement à notre Sauveur, que nous verrons là comme l’Agneau, qui a été immolé !

Christ a porté les maladies
« Certainement, lui, a porté nos langueurs (*), et s’est chargé de nos douleur » (Esaïe 53 v.4).

Ce verset d’Ésaïe 53 v.4 trouve son accomplissement dans Matthieu 8 v.16-17 (1*). Il ne s’agit pas ici du fait que le Seigneur Jésus a porté nos péchés ; cela est exprimé dans Ésaïe 53 v.5 (2*). Le verset 5 parle de Sa mort, le verset 4 de Sa vie. Il est mort pour nos péchés, mais pendant Sa vie, Il a ressenti les conséquences du péché sur nous, êtres humains.

Christ possédait la puissance de libérer les gens des souffrances entrées dans le monde à cause du péché. Et Il a effectivement usé de cette puissance, notamment en guérissant les malades. Par cela, il devenait clair qu’Il était le Messie envoyé par Dieu.

Le Sauveur n’a jamais exercé cette puissance sans une profonde compassion intérieure. Il ressentait une profonde pitié pour la misère dans laquelle les hommes se trouvaient. C’est aussi pour cela, qu’Il pleura devant le tombeau de Lazare.

Cette compassion envers ceux qui souffrent le caractérise encore aujourd’hui. Quand Il nous voit, Son cœur est ému. Ce n’est plus aujourd’hui sa manière d’agir en ôtant directement les maladies, mais il nous soutient. Ses compassions nous réconfortent.

Fixant les yeux sur Lui !

Portons les regards sur le Seigneur Jésus, et non sur ce que nous pouvons faire pour Lui ! Si nous pensons trop à notre travail pour Lui, nous risquons d’oublier Sa personne. On peut être très actif — et pourtant avoir le cœur vide. Mais si notre cœur est rempli de Lui, nos mains s’activeront d’elles-mêmes.

Ne nous concentrons pas non plus sur les résultats de nos efforts ! Dieu ne nous a pas demandé d’être « couronnés de succès », mais d’être toujours abondants dans l’œuvre du Seigneur Jésus. Il nous demandera compte de notre engagement et de notre fidélité, non pas des résultats. C’est notre responsabilité de semer la semence ; c’est l’affaire de Dieu de la faire germer et porter du fruit. Et si des résultats apparaissent, et que nous y pensons trop, nous risquons de devenir orgueilleux.

Ne soyons pas non plus focalisés sur les dons que Christ nous a donnés ! Ce sont des dons — nous les avons seulement reçus. Ils appartiennent au Donateur et sont là pour Sa gloire.

Portons les regards sur Christ !

Pour conclure – Le professeur Hallesby

Le professeur O. Hallesby était un théologien norvégien bien connu. Il donna une série de conférences pendant une semaine sur Radio Oslo. Un soir, il conclut en disant : « Il se peut que vous alliez vous coucher ce soir comme d’habitude, et que demain matin vous vous réveilliez en enfer ! Je tiens à vous avertir ! »

Une tempête d’indignation éclata, car les Norvégiens — tout comme nous — font partie des « gens modernes », pour qui la Bible est un livre dépassé. Le plus grand journal d’Oslo publia alors un article intitulé : « Sommes-nous encore au Moyen Âge ? »

Radio Oslo demanda au professeur Hallesby de corriger sa déclaration. Il accepta, et déclara devant le micro : « Je dois effectivement rectifier mes propos sur l’enfer. Je tiens à le faire, et je déclare donc : Il se peut que vous alliez vous coucher ce soir comme d’habitude, et que demain matin vous vous réveilliez en enfer ! Je tiens à vous avertir ! »

La Parole de Dieu n’est jamais démodée ou dépassée — elle n’est pas moderne non plus — mais éternelle.

Série 5
Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

Seigneur, ta parole, la parole de vérité,

est une épée dans le combat de la vie,

est une lumière qui répand

splendeur et clarté sur nos sentiers.

Que cette parole règne sur notre vie

et nous conduise dans notre lot ;

qu'elle nous donne soutien et consolation,

ta précieuse parole, ô Dieu.

 

Oui, ta parole, ô Seigneur,

est une mine inépuisable ;

que notre aspiration, notre désir,

soit l’instrument qui d’elle, en extrait des richesses.

Et en amasse des trésors,

contient une riche bénédiction;

que ton Esprit veuille nous révéler

le sens réel de chaque parole.

 

Toutefois, Seigneur, tu nous exhortes

non seulement à amasser ces trésors,

mais à garder fidèlement ta parole

et par-dessus tout, à l’accomplir.

Aussi, que jamais nous ne gardions

Seulement pour nous-mêmes ce que nous avons reçu ;

que, de ses bénédictions, chacun répande

une bénédiction nouvelle autour de lui.

 

Seigneur Dieu, envoie ainsi les rayons

de ta parole partout dans le monde.

Fais descendre une bénédiction de grâce

là où on entend ta parole.

Agis par ta toute-puissance,

anéantis chaque mensonge;

et montre devant les yeux de tous

comment toi tu triomphes, ô Seigneur !

Traduction du cantique 171 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
Hugo la Rivière (1891-1962)

Que Dieu nous accorde à tous, de tenir en aussi haut estime et d’avoir un tel amour envers les Saintes Ecritures, comme ce cantique l’exprime !

La Parole de Dieu est une épée, dit la première strophe. Dans le livre de l’Apocalypse (1*), c’est une grande épée tranchante, maniée par le Roi des rois, pour exercer le jugement sur les incrédules. Dans les épîtres aux Éphésiens et aux Hébreux (2*), il s’agit d’une courte épée tenue dans la main, à nous de l’utiliser. Elle fait partie des pièces de notre armure ; elle nous atteint nous-mêmes et pénètre jusqu’au plus profond de notre âme. Nous placer sans cesse dans Sa lumière et laisser Dieu parler à nos coeurs, est la seule attitude qui convient, lorsque nous lisons la Parole de Dieu. La pointe de l’épée est dirigée vers nous-mêmes. Les Saintes Ecritures doivent gouverner nos vies. Ont-elles vraiment entière autorité sur nous ?

La Parole de Dieu est en outre une lampe qui répand une lumière vive. « Ta parole est une lampe à mon pied et une lumière à mon sentier » (Psaume 119 v.105). L’homme sans Dieu et sans Sa vérité est dans les ténèbres. Mais celui qui a cru la Parole de Dieu et qui l’examine, reçoit la lumière. Il comprend l’origine et le but final de toutes choses, et il apprend comment il peut vivre à la gloire de Dieu.

De plus, la Bible nous donne soutien et consolation dans les temps difficiles et les circonstances pénibles.

Particulièrement frappante est la comparaison dans la deuxième strophe : la Parole de Dieu est comme une mine d’où l’on extrait des trésors. L’extraction de trésors de la terre demande des efforts. Être mineur est un métier pénible, que ce soit pour extraire du charbon, des diamants ou de l’or. Est-ce vraiment notre désir, que de creuser pour sonder la vérité de Dieu, d’être des mineurs dans cette mine divine ? Cela demande en effet efforts et peines, mais cela contient réellement une riche bénédiction !

Chacun comprend que les trésors provenant de la Bible sont infiniment plus précieux que tout ce que la terre peut offrir. Ces trésors sont en effet éternels, célestes et divins ! L’Esprit de Dieu nous aide dans la lecture et l’étude de la Parole de Dieu.

Il y a cependant quelque chose qui doit aller de pair avec la lecture de la Bible et l’accumulation de ces formidables trésors : agir aussi selon ce qui nous y est enseigné ! C’est ce que l’on chante dans la troisième strophe. Quel sens cela a-t-il d’augmenter seulement la connaissance, si aucun effet n’est produit dans notre vie quotidienne ? La seule connaissance ne fait que rendre d’autant plus orgueilleux (*). Nous montrons de l’amour pour le Seigneur Jésus lorsque nous faisons ce qu’Il nous demande avec obéissance . Il l’a Lui-même dit dans Jean 14 v.23 : « Si quelqu’un M’aime, il gardera Ma parole ». Et juste avant, au verset 21 : « Celui qui a Mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui M’aime ».

Esdras en est un bel exemple bien connu. Il avait «disposé son cœur à rechercher la loi de l’Éternel, et à la faire, et à enseigner en Israël les statuts et les ordonnances » (Esdras 7 v.10). Les trois choses sont mentionnées dans cette troisième strophe. Nous amassons les trésors de la Parole de Dieu, nous les gardons fidèlement et nous les mettons en pratique, et enfin nous ne les gardons pas pour nous-mêmes, mais nous les partageons avec d’autres.

Ne serait-ce pas un peu égocentrique de garder pour nous-mêmes les richesses de la Bible que nous apprenons à connaître ? C’est faire preuve d’amour si nous les partageons avec d’autres pour en jouir.

La quatrième strophe, exprime que c’est précisément lorsque nous partageons ce que l’Esprit de Dieu nous a révélé dans les Saintes Écritures, que ces trésors parcourent le monde entier. Cela concerne aussi bien le message de l’Évangile pour nos semblables encore perdus, que la transmission des pensées de Dieu et des trésors de la Bible à nos frères et sœurs dans la foi. Là où l’on parle de la Parole de Dieu, descend une bénédiction de grâce.

La Parole de Dieu est aussi le seul moyen pour dénoncer le mensonge et l’erreur. Rien d’autre n’a autorité pour établir la vérité ; tout ce qui s’écarte des Saintes Écritures vient du père du mensonge et n’est pas la vérité. Actuellement, la fausse doctrine semble triompher, mais pour la foi, il est parfaitement clair que Dieu triomphe par Sa Parole !

Deux chefs de famille

Adam et Christ sont les chefs de deux familles. En Romains 5 v.19, ces deux familles sont appelées chacune « plusieurs » : « Comme par la désobéissance d’un seul homme plusieurs ont été constitués pécheurs, ainsi aussi par l’obéissance d’un seul, plusieurs seront constitués justes ». 

La désobéissance d’Adam a fait plonger toute la race humaine, toute sa descendance, d’un état d’innocence, dans un état de péché. Tous ceux qui appartiennent à la descendance d’Adam, donc tous les hommes, sont pécheurs. Ils héritent de leur lointain ancêtre la nature pécheresse et ils agissent en conséquence.

L’obéissance de Christ, le dernier Adam et le second Homme, par contre, a eu pour résultat que tous ceux qui croient en Lui sont justifiés. Ils n’ont pas été simplement ramenés à l’état d’innocence, mais Dieu les a rendus justes.

Comme Homme, Christ, par Son obéissance jusqu’à la mort, a accompli infiniment plus que simplement réparer ce qu’Adam avait corrompu. À Lui soit la gloire !

Le vieux levain

Celui qui croit au Seigneur Jésus s’abrite derrière Son sang, comme les Israélites en Égypte, qui avaient aspergé du sang du bouc ou de l’agneau de la Pâque le linteau et les poteaux des portes, afin d’être en sécurité. « Aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée » (1 Corinthiens 5 v.7).

C’est pourquoi, nous sommes aussi appelés célébrer la fête des pains sans levain, ce qui veut dire évidemment : en réaliser la signification spirituelle ! « Célébrons la fête ... avec des pains sans levain de sincérité et de vérité » (1 Corinthiens 5 v.8)

De même que les Israélites devaient ôter de leurs maisons tout levain qui aurait encore été présent — « Ôtez le vieux levain » (1 Corinthiens 5 v.8) —, Dieu désire que nous vivions dans une sainteté pratique. Puisque le Seigneur Jésus est mort pour nous délivrer de nos péchés, pouvons-nous tolérer le moindre péché dans notre vie ?

Vivre dans la justice, juger et ôter tout ce qui est du monde et vient de la chair : c’est une fête : car c’est ainsi que Dieu est glorifié, le vrai Agneau de Dieu est honoré, et nous en éprouvons de la joie.

Le premier-né
Le Premier-né d’entre les morts

Depuis Sa naissance, le Seigneur Jésus est le Premier-né de toute la création (*). Cela se comprend facilement : puisque c’est le Créateur Lui-même qui est entré dans Sa propre création, Il doit en être le plus important.

En outre, en Apocalypse 1 v.5 Jean l’appelle « le premier-né des morts» 

« Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre» ( Apocalypse 1 v.5).

Lorsqu’Il est mort, Il est devenu le Premier-né d’entre les morts, parmi tous ceux qui sont morts. Ce n’est pas difficile à comprendre : Il est en effet le Seul qui, bien qu’il soit mort, Lui-même n’avait pas mérité la mort.

Dieu avait dit à Adam qu’il mourrait s’il désobéissait. La mort est le salaire du péché. Parce que tous les hommes ont péché, tous ont mérité la mort. Mais le Seigneur Jésus était sans péché.

Il a vécu sur la terre dans une soumission parfaite à son Dieu et Père. À cet égard, Il aurait pu retourner au ciel sans mourir. Mais Il est allé à la croix, parce qu’Il voulait accomplir la volonté de Dieu.

De plus, par sa mort, Il a rendu impuissant le diable qui avait le pouvoir de la mort (1*). La mort est vaincue. C’est aussi pour cela qu’Il est le Prééminent (2*) parmi tous ceux qui sont morts.

Quand Il vivait sur la terre, Jésus-Christ était le témoin fidèle de Dieu. C’est pour cette raison qu’Il a été rejeté, condamné et mis à mort par les hommes. Et c’est pour cette même raison que Dieu L’a ressuscité d’entre les morts, L’a glorifié à Sa droite, et L’a fait le Prince des rois de la terre. Un jour, tous devront se prosterner devant Lui.

Après deux jours

Le troisième jour, Christ a été ressuscité (*). Il a devancé Son peuple Israël en cela, car il en sera de même pour eux : « Dans deux jours, il nous fera vivre ; au troisième jour, il nous mettra debout, et nous vivrons devant sa face » (Osée 6 v.2).

Quand les Juifs ont rejeté le Messie envoyé par Dieu et L’ont livré à la croix, ce peuple élu est, pour ainsi dire, mort. Dieu a rompu le lien visible avec lui et l’a mis de côté. Depuis ce moment, l’Esprit de Dieu agit sur la terre pour former un peuple céleste pour Dieu, composé d’Israël et des nations. C’est l’Église, l’Épouse de Christ. Par la grâce de Dieu, nous pouvons, par la foi au Seigneur Jésus, en faire partie. Nous attendons maintenant le retour de notre Époux. Bientôt, Il accomplira Sa promesse et viendra nous prendre, afin que nous soyons pour toujours avec Lui. Quel jour glorieux ce sera !

C’est alors, que les deux jours de « mort d’Israël » seront terminés. Alors deviendra réalité ce qui est dit dans le premier verset d’Osée 6 : « Venez, retournons à l’Éternel, car lui a déchiré, et il nous guérira ; il a frappé, et il bandera nos plaies ». Quand le Seigneur Jésus aura enlevé les saints — et avec eux le Saint-Esprit qui habite en eux — Dieu reprendra Ses relations avec Israël. Après une semaine terrible de sept ans, le retour de Christ aura lieu, et Il établira le Règne millénaire de paix. Il siégera sur Son trône à Jérusalem et règnera de là sur toute la terre.

Deux jours — il est tentant de penser ici à deux mille ans, surtout en ayant à l’esprit 2 Pierre 3 v.8 : « Mais n’ignorez pas cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant le Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour ». Mais Pierre veut seulement dire que, pour Dieu, le temps n’a pas la même signification que pour nous. Nous, nous vivons dans le temps, et nous y sommes comme enfermés, mais Celui qui est l’Éternel est au-dessus de cela. Les hommes peuvent s’impatienter, quand quelque chose de promis ne se réalise pas assez vite à leur gré, mais Dieu est au-dessus de tout cela.

D’un autre côté, il est remarquable qu’après deux mille ans de grâce sur la terre, nous soyons tout proches du retour du Seigneur Jésus — cela se voit en toutes choses : dans le monde, mais surtout dans la chrétienté. Nous ne doutons guère que Dieu ait accordé à la terre et aux hommes sept mille ans : d’abord six mille ans, comme les six jours de la semaine pendant lesquels l’homme doit travailler, et ensuite le repos sabbatique de mille ans pour toute la création, sous le règne du Fils de l’homme.

Les noces de Cana
Jean 2 v.1-10 :
« Et le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là. Et Jésus fut aussi convié à la noce, ainsi que ses disciples. Et le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont pas de vin. Jésus lui dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs : Faites tout ce qu’il vous dira. Or il y avait là six vaisseaux de pierre, pour tenir de l’eau, placés là selon l’usage de la purification des Juifs, pouvant recevoir chacun deux ou trois mesures. Jésus leur dit : Emplissez d’eau les vaisseaux. Et ils les emplirent jusqu’au haut. Et il leur dit : Puisez maintenant, et portez-en au maître d’hôtel. Et ils lui en portèrent. Mais lorsque le maître d’hôtel eut goûté l’eau qui était devenue du vin, et qu’il ne savait point d’où celui-ci venait (mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), le maître d’hôtel appelle l’époux, et lui dit : Tout homme sert le bon vin le premier, et puis le moindre, après qu’on a bien bu ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ».

Le banquet des noces à Cana a eu lieu le troisième jour (*). Cela ne parle pas des noces de l’Agneau dont il est question au livre de l’Apocalypse (Ch. 19 v.6-9). Ces noces-là sont célébrées dans le ciel et concernent l’union entre Christ et l’Assemblée (ou Église). Mais dans le Règne millénaire, c’est sur la terre que sera célébrée l’union entre l’Éternel et Son peuple Israël. C’est de cela que parle la fête de Cana.

Le miracle qui eut lieu, a été la transformation de l’eau en vin. L’eau servait à la purification (*), mais elle a été changée en vin, qui est une image de la joie.

Israël goûtera, dans le Règne millénaire de paix, la félicité du gouvernement du vrai Fils de David, chacun sous sa vigne et sous son figuier. Mais le chemin qui y conduit est un chemin de purification. Ce n’est qu’après avoir été lavés de nos péchés et de nos iniquités qu’il y a place pour la vraie joie dans le Seigneur Jésus.

La guérison du fils du seigneur de la cour
Jean 4 v.46-53 :
« Il vint donc encore à Cana de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm un seigneur de la cour, duquel le fils était malade ; celui-ci, ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils ; car il allait mourir. Jésus donc lui dit : Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. Le seigneur de la cour lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et s’en alla. Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. Alors il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux ; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. Le père donc connut que c’était à cette heure-là à laquelle Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. Jésus fit encore ce second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée ».

Le Sauveur du monde resta deux jours parmi les Samaritains (*). Cela représente le temps où Dieu s’est détourné d’Israël et a fait annoncer Son évangile à toute la terre : le temps de la grâce dans lequel nous vivons. Ensuite — et cela concerne l’avenir proche — Il ira de nouveau en Galilée, à Cana.

Là, un seigneur de la cours vient le trouver : un Juif au service du roi païen Hérode, un représentant de l’empereur romain. Ainsi, le peuple Juif, qui se vantait d’être la descendance d’Abraham et de n’avoir jamais été asservi à personne (*), dans un avenir proche, il devra être soumis au gouvernement des nations et ne pourra subsister que sous la protection de la bête, l’empereur du royaume romain occidental rétabli.

Le fils du seigneur de la cours était gravement malade, oui, il était mourant. C’est là la condition spirituelle du peuple d’Israël. Dieu gardera toujours Sa main sur ce peuple, mais du point de vue spirituel, il est mortellement malade. Jusqu’à aujourd’hui, le peuple demeure dans l’incrédulité.

Après l’enlèvement des saints, il se produira cependant un changement extraordinaire : le peuple – ou plus précisément, un résidu croyant issu de ce peuple – invoquera le Messie et mettra son espérance en Lui. Et celui qui place sa confiance dans le Dieu de Jacob ne sera pas confus.

À la parole de Christ, le jeune garçon est guéri. Le père a cru, et le lendemain, il a reçu de la part de ses serviteurs la confirmation : « Ton fils vit ».

La résurrection de Lazare
Jean 11 v.1-44 :
« Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère). Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Après donc qu’il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri. Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.

Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ quinze stades. Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; mais même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré). Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en son esprit, et se troubla, et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. Jésus pleura. Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est là depuis quatre jours. Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller
 »

Lorsque le Seigneur Jésus a reçu le message que Lazare était malade, Il est encore demeuré deux jours à l’endroit où Il se trouvait (*).

Ayant été rejeté, les Juifs avaient essayé de Le saisir (*). Suite à Son rejet, Il quitta Jérusalem. Il tourna le dos à Israël. Comme Il connaît tout et sonde les cœurs, Il savait parfaitement que la descendance d’Abraham était gravement malade, oui, en train de mourir.

Selon les voies gouvernementales de Dieu, Il n’est pourtant pas venu en aide immédiatement. Il a attendu deux jours. Pourquoi ? Il avait du travail à accomplir ailleurs : séparé de Jérusalem, du culte juif et de la loi, au-delà du Jourdain (*), donc en dehors des frontières d’Israël, Il agit maintenant depuis presque deux mille ans pour rassembler pour Lui-même, un peuple issu des nations, sur la base de la grâce.

Ce n’est que lorsque cette œuvre sera achevée, seulement lorsque la dernière âme aura été ajoutée à l’Église et qu’Il aura enlevé de la terre Son épouse céleste, qu’Il se dirigera de nouveau vers Jérusalem. Là, Il trouvera un Lazare mort – et avec une voix de commandement, Il l’appellera à sortir de la mort. Ainsi, Il opérera avec puissance dans le résidu d’Israël une conversion qui conduit à la vie.

Oui, Israël a un avenir. Le troisième jour, Dieu fera revivre le peuple mort par le repentir et retour sur soi-même. Alors commencera le temps glorieux de bénédiction pour ce peuple durement éprouvé.

Sept paraboles

Nous vivons dans la période qui s’étend entre la première venue du Christ sur la terre dans son abaissement, il y a deux mille ans, et Son retour en puissance et en majesté. Dans les Évangiles, nous entendons de Sa bouche sept paraboles qui se rapporte à cette période. Nous pouvons y apprendre beaucoup de choses.

1)   Dans la parabole de la semence qui pousse spontanément, le semeur l’avait jetée sur la terre, mais s’est absenté jusqu’au temps de la moisson.
« Il dit aussi : Ainsi est le royaume de Dieu : c’est comme si un homme jetait de la semence sur la terre, et dormait et se levait de nuit et de jour, et que la semence germât et crût sans qu’il sache comment. La terre produit spontanément du fruit, premièrement l’herbe, ensuite l’épi, et puis le plein froment dans l’épi ; et quand le fruit est produit, on y met aussitôt la faucille, parce que la moisson est arrivée » (Marc 4 v.26-29).
2)   Dans la parabole du roi qui prépare un dîner pour les noces de son fils, ni le roi ni l’époux ne sont présents parmi les invités. Le roi ne vient que lorsque la salle des noces est remplie d’invités, c’est-à-dire à la fin de la dispensation actuelle.
« Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui fit des noces pour son fils, et envoya ses esclaves pour convier ceux qui étaient invités aux noces ; et ils ne voulurent pas venir. Il envoya encore d’autres esclaves, disant : Dites aux conviés : Voici, j’ai apprêté mon dîner ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués et tout est prêt : venez aux noces. Mais eux, n’en ayant pas tenu compte, s’en allèrent, l’un à son champ, et un autre à son trafic ; et les autres, s’étant saisis de ses esclaves, les outragèrent et les tuèrent. Et le roi, l’ayant entendu, en fut irrité ; et ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là et brûla leur ville. Alors il dit à ses esclaves ; Les noces sont prêtes, mais les conviés n’en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et autant de gens que vous trouverez, conviez-les aux noces. Et ces esclaves-là, étant sortis, s’en allèrent par les chemins, et assemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant mauvais que bons ; et la salle des noces fut remplie de gens qui étaient à table. Et le roi, étant entré pour voir ceux qui étaient à table, aperçut là un homme qui n’était pas vêtu d’une robe de noces. Et il lui dit : Ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces ? Et il eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-le pieds et mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Matthieu 22 v.2-14).

« Et il lui dit : Un homme fit un grand souper et y convia beaucoup de gens. Et à l’heure du souper, il envoya son esclave dire aux conviés : Venez, car déjà tout est prêt. Et ils commencèrent tous unanimement à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et il faut nécessairement que je m’en aille et que je le voie ; je te prie, tiens-moi pour excusé. Et un autre dit : J’ai acheté cinq couples de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, tiens-moi pour excusé. Et un autre dit : J’ai épousé une femme, et à cause de cela je ne puis aller. Et l’esclave, s’en étant retourné, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison, en colère, dit à son esclave : Va-t’en promptement dans les rues et dans les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles, et les boiteux. Et l’esclave dit : Maître, il a été fait ainsi que tu as commandé, et il y a encore de la place. Et le maître dit à l’esclave : Va-t’en dans les chemins et le long des haies, et contrains les gens d’entrer, afin que ma maison soit remplie ; car je vous dis, qu’aucun de ces hommes qui ont été conviés ne goûtera de mon souper » (Luc 14 v.16-24).
3)   Le bon Samaritain laisse celui dont il a eu compassion, seul pour un certain temps dans l’auberge – une image de l’Église –, bien qu’il prenne soin de lui pendant son absence.
« Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et tomba entre les mains des voleurs, qui aussi, l’ayant dépouillé et l’ayant couvert de blessures, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Or, par aventure, un sacrificateur descendait par ce chemin-là, et, le voyant, passa outre de l’autre côté ; et pareillement aussi un lévite, étant arrivé en cet endroit-là, s’en vint, et, le voyant, passa outre de l’autre côté ; mais un Samaritain, allant son chemin, vint à lui, et, le voyant, fut ému de compassion, et s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin ; et l’ayant mis sur sa propre bête, il le mena dans l’hôtellerie et eut soin de lui. Et le lendemain, s’en allant, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, et lui dit : Prends soin de lui ; et ce que tu dépenseras de plus, moi, à mon retour, je te le rendrai. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des voleurs ? Et il dit : C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Et Jésus lui dit : Va, et toi fais de même » (Luc 10 v.30-37).
4)   Dans Marc 13, un maître quitte sa maison et part à l’étranger, après avoir donné du travail à ses serviteurs et les avoir exhortés à la vigilance en vue de son retour (voir aussi le récit en Matthieu 24). Ce maître est aussi une image de Christ, notre Seigneur, qui a été enlevé au ciel, mais qui nous a promis qu’il reviendrait bientôt.
« C’est comme un homme allant hors du pays, laissant sa maison, et donnant de l’autorité à ses esclaves, et à chacun son ouvrage… ; et il commanda au portier de veiller. Veillez donc ; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin ; de peur qu’arrivant tout à coup, il ne vous trouve dormant. Or ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : Veillez » (Marc 13 v.30-37).

« Qui donc est l’esclave fidèle et prudent, que son maître a établi sur les domestiques de sa maison pour leur donner leur nourriture au temps convenable ? Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi. En vérité, je vous dis qu’il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce méchant esclave-là dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu’il se mette à battre ceux qui sont esclaves avec lui, et qu’il mange et boive avec les ivrognes, le maître de cet esclave-là viendra en un jour qu’il n’attend pas, et à une heure qu’il ne sait pas, et il le coupera en deux et lui donnera sa part avec les hypocrites : là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 24 v.45-51).
5)   Les fils de la chambre nuptiale ou compagnons de l’époux sont préparés en temps et en heure pour les jours où l’époux leur sera enlevé.
« Les fils de la chambre nuptiale peuvent-ils mener deuil tant que l’époux est avec eux ? » (Matthieu 9 v.15).

« Les fils de la chambre nuptiale peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? Aussi longtemps qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront, lorsque l’époux leur aura été ôté ; et alors ils jeûneront en ce jour-là » (Marc 2 v.19-20).

« Pouvez-vous faire jeûner les fils de la chambre nuptiale pendant que l’époux est avec eux ? Mais des jours viendront, où aussi l’époux leur aura été ôté ; alors ils jeûneront en ces jours-là » (Luc 5 v.34-35).
6)   La parabole des dix vierges a pour point de départ, le retard de l’époux. Mais le cri de minuit a déjà retenti : « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! »
« Alors le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l’époux. Et cinq d’entre elles étaient prudentes, et cinq folles. Celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles ; mais les prudentes prirent de l’huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes. Or, comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre. Alors toutes ces vierges se levèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les folles dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Mais les prudentes répondirent, disant : Non, de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous mêmes. Or, comme elles s’en allaient pour en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée. Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous disww : je ne vous connais pas. Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Matthieu 25 v.1-13).
7)   La parabole des talents et celle des mines parlent d’une assez longue période pendant laquelle le seigneur des serviteurs est absent. Les serviteurs ont suffisamment de temps pour faire fructifier leur don par le travail.
« Car c’est comme un homme qui, s’en allant hors du pays, appela ses propres esclaves et leur remit ses biens. Et à l’un, il donna cinq talents ; à un autre, deux ; à un autre, un ; à chacun selon sa propre capacité ; et aussitôt il s’en alla hors du pays. Or celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla et les fit valoir, et acquit cinq autres talents. De même aussi, celui qui avait reçu les deux, en gagna, lui aussi, deux autres. Mais celui qui en avait reçu un, s’en alla et creusa dans la terre, et cacha l’argent de son maître. Et longtemps après, le maître de ces esclaves vient et règle compte avec eux. Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et apporta cinq autres talents, disant : Maître, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’ai gagné cinq autres talents par-dessus. Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. Et celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Maître, tu m’as remis deux talents ; voici, j’ai gagné deux autres talents par-dessus. Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. Et celui qui avait reçu un talent vint aussi et dit : Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n’as pas semé et recueillant où tu n’as pas répandu ; et, craignant, je m’en suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. Et son maître, répondant, lui dit : Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu, — tu aurais donc dû placer mon argent chez les banquiers, et, quand je serais venu, j’aurais reçu ce qui est à moi avec l’intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents ; car à chacun qui a il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. Et jetez l’esclave inutile dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 25 v.14-30).

« Un homme noble s’en alla dans un pays éloigné, pour recevoir un royaume et revenir. Et ayant appelé dix de ses propres esclaves, il leur donna dix mines, et leur dit : Trafiquez jusqu’à ce que je vienne. Or ses concitoyens le haïssaient ; et ils envoyèrent après lui une ambassade, disant : Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous. Et il arriva, à son retour, après qu’il eut reçu le royaume, qu’il commanda d’appeler auprès de lui ces esclaves auxquels il avait donné l’argent, afin qu’il sût combien chacun aurait gagné par son trafic. Et le premier se présenta, disant : Maître, ta mine a produit dix mines. Et il lui dit : Bien, bon esclave, parce que tu as été fidèle en ce qui est très-peu de chose, aie autorité sur dix villes. Et le second vint, disant : Maître, ta mine a produit cinq mines. Et il dit aussi à celui-ci : Et toi, sois établi sur cinq villes. Et un autre vint, disant : Maître, voici ta mine, que j’ai gardée déposée dans un linge ; car je t’ai craint, parce que tu es un homme sévère : tu prends ce que tu n’as pas mis, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. Il lui dit : Je te jugerai par ta propre parole, méchant esclave : tu savais que moi je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas mis et moissonnant ce que je n’ai pas semé ; et pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque, et quand je serais venu je l’eusse retiré avec l’intérêt ? Et il dit à ceux qui étaient présents : Ôtez-lui la mine et donnez-la à celui qui a les dix mines. — Et ils lui dirent : Seigneur, il a dix mines. — Car je vous dis qu’à quiconque a, il sera donné ; et à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. Mais ceux-là, mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi » (Luc 19 v.12-27).
En moi il n'y a pas de bien

La bénédiction qui résulte du fait de connaître notre entière corruption morale, c’est de pouvoir cesser de faire semblant d’être ce que nous ne sommes pas. Si nous essayons de donner l'impression que nous sommes spirituels, cela ne fait que prouver que nous ne le sommes pas, sinon ces efforts ne seraient pas nécessaires.

Les personnes qui sont satisfaites d’elles-mêmes sont en général tourmentées par ces deux tyrans : soit par la condamnation de soi, soit par la glorification du moi. Le Seigneur Jésus n’a pas prononcé de condamnation parmi les plus sévères à l’encontre de pécheurs manifestes, mais contre les hypocrites. Il n’est pas venu sur la terre pour appeler des justes, mais des pécheurs (*).

Celui dont le coeur est rempli de la seule justice de Christ, n'est souvent pas conscient de la bénédiction qu'il représente pour les autres, car il vit dans une profonde conscience de sa propre injustice. Les personnes pieuses savent très bien ce qu’elles sont par nature : sans Dieu. Elles vivent dans la conscience qu'elles ont besoin de la justice de Dieu et aussi qu'elles l'ont reçue.

Si l'Esprit de Dieu nous a permis de comprendre ce que nous sommes en nous-mêmes, nous savons que, sans la grâce de Dieu, nous ne valons pas mieux que le pire des criminels. Reconnaître cela comme une vérité générale est déjà en soi-même difficile, mais il est nécessaire d'en être vraiment convaincu pour moi-même !

Dieu ne nous demande donc pas d'être bons, mais de comprendre et de reconnaître que nous ne sommes pas bons, et que personne d'autre n'est bon, si ce n’est Lui seul.

De notre part, Il n'accepte aucune bonté, mais uniquement la reconnaissance de notre méchanceté ; et c’est pour cela qu’Il me donne la bonté du Seigneur Jésus.

Le vrai christianisme consiste à manifester le caractère de Christ dans toute notre vie, afin que ce ne soit pas nous-mêmes que l’on voit, mais que ce soit Christ qui rayonne en nous. Le caractère moral de Christ est produit dans notre cœur par Son Esprit. Lorsque nous regardons à Christ, nous Lui devenons semblables.

Amalek

En Exode 17 v.8 (1*), Amalek engagea le combat contre Israël. Cela se passa à Rephidim. Il n'y avait pas d'eau à boire pour le peuple (2*). Cette situation a été la cause d’une révolte parmi le peuple et une discorde envers Moïse. Cela donna lieu au grand miracle de l'eau jaillissant du rocher. « Le rocher était le Christ », dit Paul dans 1 Corinthiens 10 v.4. Il a été frappé à notre place par la verge [= bâton] de la colère de Dieu (3*), afin que nous puissions être libérés et recevoir le don du Saint-Esprit, l'eau vive qui jaillit pour la vie éternelle (4*).

Moïse a frappé le Nil avec sa verge (1*) et le rocher (2*), mais lors de la victoire sur Amalek, il a dû lever la verge vers le ciel. C'est là que la bataille fut finalement décidée.

Les mains de Moïse levées et la verge de Dieu

Les mains de Moïse constituent un fil rouge dans cette histoire, tout comme sa verge, qui était le symbole de son autorité comme chef d'Israël. Dans l'Exode, cette verge ou ce bâton est toujours appelé la verge de Dieu. Avec lui, Moïse avait accompli des miracles en Égypte et, plus tard, avait également fendu la mer Rouge. C'est avec cette verge à la main que Moïse devait maintenant lever les mains vers le ciel (1*). Mais ses mains devenaient pesantes, contrairement aux mains levées de Christ dans le ciel. Il ne se lasse jamais de prier pour son troupeau racheté à grand prix (2*) !

En tant que croyants, nous pouvons vraiment apporter notre soutien par la prière, comme l'ont fait Aaron et Hur (1*). Le nom Aaron signifie « éclairé », Hur signifie « libre » ou « noble ». Le soutien que nous pouvons apporter aux autres dans nos prières comporte à la fois un élément relatif à la sacrificature et un élément lié à la royauté. Avec Aaron, Hur a soutenu les bras levés de Moïse pendant le combat contre Amalek. En Exode 24 v.14 (2*), les deux hommes sont également mentionnés ensemble comme chefs du peuple. Descendant de Juda, Hur représentait l'élément royal, Aaron l'élément lié à la sacrificature. L'apôtre Pierre parle d'une sacrificature sainte et royale (3*).

La victoire de Josué avec l'épée

Le combat contre Amalek s'est déroulé à deux niveaux : l'intercession de Moïse au sommet de la montagne et celui mené par Josué dans la plaine au moyen de la lame tranchante de l'épée. Ce principe s'applique également dans le cadre du combat spirituel : Au niveau céleste, il y a la puissance de l'intercession de notre Souverain Sacrificateur et de nos frères et sœurs dans la foi ; et au niveau terrestre, il y a la puissance de l'épée de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu (*). Josué signifie « l'Éternel sauve ». L'épée de Josué symbolise la délivrance des dangers qui nous menacent dans le conflit avec le mal. Nous n'avons qu'une seule arme dans la bataille : la Parole éternelle et immuable de Dieu. C'était aussi l'arme de notre Seigneur Jésus lors des tentations dans le désert.

Le combat contre Amalek nous parle du conflit permanent avec la puissance du mal qui aussi agit par notre chair de nature pécheresse. « La chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre » (Galates 5 v.17). Ce que la chair génère est inimitié contre Dieu (1*). En principe, la victoire sur le mal et sur la puissance de la chair a été remportée à Golgotha, mais dans la pratique, nous devons apprendre à nous considérer comme morts au péché. Ce combat se poursuit « de génération en génération » (2*).

Le rouleau du livre du souvenir

La persistance de la lutte a également été consignée dans un livre (*), afin que les générations suivantes en soient conscientes. Elles joueraient un rôle dans la conquête de la terre promise et l'extermination d'Amalek et d'autres ennemis. Amalek est présenté ici comme l'ennemi juré d'Israël. Amalek était un petit-fils d'Ésaü ; nous voyons l'inimitié entre Jacob et Ésaü se poursuivre dans leur descendance.

Dieu a donné à son peuple la mission claire d'en finir définitivement avec Amalek : « Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek, en chemin, quand vous sortiez d’Égypte : comment il te rencontra dans le chemin, et tomba en queue sur toi, sur tous les faibles qui se traînaient après toi, lorsque tu étais las et harassé, et ne craignit pas Dieu. Et quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné du repos de tous tes ennemis à l’entour, dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage pour le posséder, il arrivera que tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux : tu ne l’oublieras pas » (Deutéronome 25 v.17-19)

Parce que Saül a failli dans sa mission d’éliminer entièrement les Amalékites, lors de la scène décrite en 1 Samuel 15 (1*), l’Agaguite Haman, l’adversaire des Juifs, a pu jouer plus tard un rôle très important dans le livre d’Esther. Cependant, le plan de Dieu sera accompli : le roi d'Israël sera élevé au-dessus d'Agag et Amalek sera détruit (2*). Cette histoire nous donne ainsi un aperçu des derniers jours, où le Messie mènera son peuple à la victoire finale.

Une bannière, un autel et un trône

C'était finalement le combat de Dieu Lui-même, et c'est pourquoi l'issue était certaine (*). La « main sur le trône de l'Éternel » allait accomplir cela. Il y a maintenant un Homme sur le trône, assis à la droite de Dieu dans les cieux. Sa main puissante nous conduit de victoire en victoire dans le combat spirituel.

Nous combattons par Sa puissance et savons que Sa main puissante est avec nous. La main posée sur le trône de l'Éternel décide de tout. C'est en fait Son combat ; et Il est aussi notre bannière ! La bannière que nous pouvons brandir porte, pour ainsi dire, Son nom. C'est pourquoi nous pouvons également Lui rendre grâce pour chaque victoire que nous remportons, comme Moïse a construit ici un autel après la victoire sur Amalek.

Exercez-vous à la piété

Pour rester en bonne condition physique, il faut de la discipline. Si vous souhaitez perdre du poids ou renforcer vos muscles, vous devez faire des efforts : exercices physiques combinés à un régime alimentaire. Sommes-nous prêts à faire des efforts en vue de l’état de notre cœur et de notre « condition spirituelle » ? Paul exhortait Timothée à s'exercer à la piété, car comparé à cela, l'exercice physique n'a que peu d'utilité (*).

Cet exercice spirituel est une source de joie, mais il implique également une certaine discipline. Il est nécessaire de réserver du temps pour la lecture de la Parole de Dieu et pour la prière. Parfois, cela nous oblige à renoncer à des choses que nous trouvons très agréables et intéressantes, mais le gain spirituel en vaut la peine !

Si nous sommes exercés à la pratique de la piété, nous sommes alors équipés pour le combat de chaque jour, capables de repousser les attaques du malin et prêts à vivre avec et pour le Seigneur Jésus. C'est là que réside notre bonheur et notre joie.

Ne relâchons pas nos efforts dans cet exercice !

La prophétie

Une partie importante de la Bible est constituée de livres prophétiques, en particulier dans l'Ancien Testament : d’Ésaïe à Malachie. Dans le Nouveau Testament, il s'agit principalement de l'Apocalypse.

C'est précisément ce livre, probablement le moins lu de tous les écrits du Nouveau Testament, que le Saint-Esprit nous invite à lire : « Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites, car le temps est proche ! » (Apocalypse 1:3).

Certains chrétiens semblent penser que s'intéresser aux prophéties est une tâche difficile et desséchante, mais c'est justement cette occupation qui nous rend heureux. Si nous lisons les prophéties, si nous les lisons attentivement et les méditons, si nous écoutons leurs explications et les prenons à cœur, et si nous les gardons ensuite – c'est-à-dire si nous les conservons dans notre cœur et acceptons leurs conséquences pratiques pour notre vie –, c’est alors que nous sommes heureux. Cela nous apporte une grande bénédiction.

  1. La méditation des prophéties nous rapproche de Dieu et de Christ. Nous apprenons à mieux Le connaître, sommes remplis de respect et amenés à l'adorer (*).
    • « Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen. » (Apocalypse 1 v.5-6).
      « Il [= le Seigneur Jésus] mit sa droite sur moi, disant : Ne crains point ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles » (Apocalypse 1 v.17-18).
  2. Une partie essentielle des prophéties concerne les nombreux jugements qui s'abattront sur le monde. Les contempler nous donne une conscience plus profonde de la sainteté de Dieu et nous incite à nous séparer davantage du monde et à fuir le péché.
  3. Notre zèle à proclamer l'Évangile s'intensifiera lorsque nous penserons qu'il sera bientôt trop tard pour accepter la grâce de Dieu sur la base de la croix du Seigneur Jésus. N'est-ce pas pour cela qu'à la fin de l'Apocalypse, l'invitation suivante est lancée : « Que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie. » (chapitre 22 v.17) ?
  4. Ce qui par-dessus tout apporte la bénédiction, c’est de nous occuper des choses à venir, renforce notre désir de voir venir le Seigneur Jésus comme l'étoile brillante du matin ! Lorsqu'il viendra pour enlever les siens de la terre dans la gloire, il apparaîtra « dans le ciel », mais par la Parole prophétique, il apparaît déjà dans nos coeurs (*).
    • « Nous avons la parole prophétique ... jusqu’à ce que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans vos cœurs » (2 Pierre 1 v.19).
Dieu en Christ

« En lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même [= la plénitude] » (Colossiens 1 v.19-20). La plénitude de la déité – c'est-à-dire le Père, le Fils et le Saint-Esprit – a trouvé son plaisir à demeurer de manière permanente et stable dans l'homme Jésus Christ. Nous ne pouvons pas en saisir toute la signification.

De plus, la divinité a pris plaisir à accomplir la réconciliation par Christ, par sa mort sur la croix. Par sa mort, le Seigneur Jésus a pleinement restauré la gloire de Dieu et a été notre substitut dans le jugement. Combien nous pouvons nous en réjouir !

Mais comment pouvons-nous comprendre que, précisément au moment où il accomplissait cette réconciliation, il ait été abandonné par ce même Dieu ?

Nous ne pouvons ni le comprendre, ni l'expliquer, mais nous nous inclinons en silence et avec respect devant Celui qui s'est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27 v.46).

Le contentement

Paul a pu dire, conduit par le Saint-Esprit : « Moi, j’ai appris à être content » (Philippiens 4 v.11) (*). Qui peut en dire autant ?

Vous pourriez sans problème annoncer que vous souhaitez donner 1 000 euros à toute personne contente, car si quelqu'un venait chercher cet argent, il prouverait ainsi qu'il n'est pas satisfait de ce qu'il a.

Vous pouvez penser que vous êtes content, mais le sommes-nous vraiment ? À quelle vitesse la cupidité se réveille-t-elle en nous lorsque nous passons devant une vitrine, recevons un prospectus publicitaire ou voyons ce que possède quelqu'un d'autre ! La cupidité est de l’idolâtrie (*).

Le Seigneur Jésus était riche, mais il est devenu pauvre. Il n'a eu ni berceau ni tombe à lui, et pendant sa vie, il n'avait nulle part où reposer sa tête. Mais il était parfaitement heureux en Dieu. Il n'a pas eu besoin d'apprendre à être content, il l'était déjà !

Paul a dû l'apprendre – et l'a appris. Et nous ?

Pour conclure – Thessalonique
Dans les environs de Thessalonique, en Grèce, deux cercueils ont été découverts lors de fouilles. L'un datait d'avant l'an zéro, l'autre de l'époque « chrétienne ».
Le cercueil datant de la période païenne portait l'inscription :
« Pas d’espoir dans la mort ».
Sur l'autre figurait le magnifique témoignage :
« Christ est ma vie ».
Une vie sans Christ se termine aussi sans Christ. C'est-à-dire dans un désespoir éternel.
Mais celui qui possède Jésus-Christ comme sa vie a une espérance vivante. Il a la certitude que son avenir est merveilleux, que le vrai bonheur l'attend au ciel.
Série 6
Table des matières
Chanter à la gloire de Dieu

- 1 -

Le Seigneur est fidèle ; il prend soin de tous les siens.

Quand tout le secours de l'homme disparaîtrait

lui reste fidèlement dévoué aux siens.

Il est le même jusque dans l’éternité.

- 2 -

Le Seigneur est fidèle ; rien ne peut nous séparer de lui.

Il connaît et sonde aussi la souffrance secrètement cachée.

Tandis que son amour nous fortifie et nous console.

Il est le même jusque dans l’éternité

- 3 -

Le seigneur est fidèle, quoique ses desseins soient voilés.

Si nous ne voyons pas d'issue à nos peines et soucis,

c'est pour notre bien que sa main nous conduit.

Il est le même jusque dans l’éternité.

- 4 -

Le seigneur est fidèle ; toutes les années de notre vie,

il nous soutiendra, nous gardera et nous protègera

jusqu'à la fin de notre combat sur la terre.

Il est le même jusque dans l’éternité.

Traduction du cantique 172 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
J.Ph. Buddingh (1927-2012)

Le thème de ce cantique est exprimé dans les premiers mots des quatre couplets : la fidélité du Seigneur Jésus. Il est toujours le même !

Il prend soin de tous ceux qui lui appartiennent, chantons-nous dans le premier couplet. Même si tous les hommes nous abandonnaient, Il nous reste fidèle. Il sait ce que c'est que d'être abandonné. Dans le jardin de Gethsémané, les onze se sont enfuis dans la nuit, car ils ne pensaient qu'à leur propre salut. À ce moment-là, ils ne pensaient pas à leur Maître. Mais Lui est resté fidèle !

Il n'abandonnera jamais aucun de ses disciples. L'apôtre Paul en a témoigné dans 2 Timothée 4 v.16 et 17 : « Tous m’ont abandonné ... Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié ». Beaucoup ont fait cette expérience et en cela ils l'ont honoré.

Ce que dit le deuxième couplet est réellement vrai : rien ne peut nous séparer de Lui. Le même apôtre a écrit dans l’épitre aux Romains 8 : « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? » (Chapitre 8 verset 35). Et aux versets 38 et 39 (*), il exprimait sa totale certitude que rien ne pourrait le séparer de l'amour de Dieu. Cela signifie que rien, absolument rien, ne pouvait empêcher Dieu de l'aimer. Quoi qu'il arrive, l'amour de Christ pour lui restait inébranlable, comme un rocher dans la tempête.

Le Seigneur Jésus est celui qui connaît les cœurs. La terre est une vallée de larmes, où l'on souffre beaucoup. Beaucoup de souffrances se voient et sont connues, mais la plupart ne restent-elles pas cachées ? La plupart de nos semblables n'en ont pas conscience et les rares personnes qui nous sont très proches et qui en ont connaissance ne peuvent pas entièrement compatir, même si elles le voudraient. Mais ce qui est caché aux hommes, Lui le sonde et le comprend. C'est pourquoi Il sait parfaitement ce dont nous avons besoin. Il veut nous consoler et nous donner de la force.

Il existe des situations – c'est le sujet du troisième couplet – dans lesquelles nous ne voyons aucune issue. C'est ce qu'a vécu le peuple d'Israël sur les rives de la mer Rouge, en Exode 14. Il y avait des montagnes à gauche et à droite, derrière eux, l'armée égyptienne arrivait et devant eux s'étendait la mer Rouge. Ils se trouvait sans issue, sans solution ! Mais Dieu a toujours une solution, en Son temps et à Sa manière : « Avec la tentation il fera aussi l’issue » (1 Corinthiens 10 v.13).

Son but nous est souvent caché, mais nous pouvons avoir confiance que Sa main nous guidera. Il l'a toujours fait – et Il reste toujours le même.

La fidélité du Seigneur Jésus s'applique à toute notre vie sur terre, dit le quatrième couplet, jusqu'à la fin de notre combat ici-bas. C'est en effet une description frappante de notre existence sur la terre. Dans le monde, nous connaîtrons l'oppression ; c'est le lot de tous ceux qui veulent vivre pieusement (1*). De plus, Dieu éduque ses enfants, notamment par la souffrance (2*).

Les voies de Dieu à notre égard ne sont pas toujours faciles. Souvent, nous ne pouvons pas les comprendre, mais Il ne nous le demande pas non plus. Il attend plutôt de nous que nous acceptions Ses actions, confiants que ce qu'Il fait est bon. Celui qui accepte tout ce qui arrive dans sa vie comme venant de la main de Dieu connaît la paix et une profonde sérénité. Et nous avons la certitude que le Seigneur Jésus est fidèle. Il nous aime, cela ne changera jamais !

Frappe sévère par amour

Dans les montagnes d'Écosse, une dame a vu un berger frapper très fort un jeune agneau de son troupeau, au point qu’il a eu sa patte cassée. Cette dame était très indignée.

Le berger a bandé la patte cassée, et y a placé une attelle, tout en parlant gentiment à l'agneau. Ce n'est qu'une fois qu'il a eu terminé qu'il dit à la dame : « Vous êtes en colère contre ce que j'ai fait, mais je vais vous expliquer. Cet agneau est très vif et s'éloigne sans cesse du troupeau. Quand je l'appelle, il ne m'écoute pas. Cela l'a déjà mis plusieurs fois en danger. Un jour, cela finira par mal tourner. Pour protéger l'agneau, je devais agir comme je l'ai fait.

Je sais que je lui ai fait mal, mais j'aime trop cet animal pour le laisser partir. Pour l'instant, il ne peut plus marcher tout seul. Je vais donc le porter et m'en occuper aussi longtemps que nécessaire. Je n'aime pas lui faire mal, mais maintenant, il va tellement s'habituer à moi qu'il ne s'enfuira plus. – Vous voyez cete brebis qui reste toujours près de moi ? Je lui ai fait la même chose qu’à cet agneau ! »

C'est ainsi que le bon Berger agit avec nous !

Le premier-né
Le Premier-né d'entre les morts

Ce que le titre « Premier-né » veut surtout signifier est clairement exprimé dans Colossiens 1 v.18 : « il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place ».

En effet, Dieu désire que son Fils bien-aimé occupe la première place en toutes choses, en particulier dans nos cœurs. Il doit y occuper une place toujours plus importante !

Alors qu'il est appelé le premier-né sans autre précision dans les épitres aux Hébreux (1*), dans celle aux Colossien (2*) Il est présenté comme le premier-né de toute la création et dans le livre de l’Apocalypse (3*) comme le premier-né des morts. Or, dans notre verset, il est le premier-né d'entre les morts. Cela ressemble beaucoup à son titre dans le passage précédent, mais le sens est tout à fait différent.

Par sa naissance, le Seigneur Jésus est devenu le Premier-né de toute la création. Par sa mort, il est devenu le Premier-né des morts. Mais par sa résurrection, il est devenu le Premier-né d'entre les morts !

Il existe une différence fondamentale entre la résurrection des morts et celle d'entre les morts. La résurrection des morts aura lieu à la fin des temps ; alors, tous ceux qui sont encore dans la mort ressuscitent. Mais la résurrection d'entre les morts signifie cependant qu'une partie de ceux qui sont décédés, ressuscitera, alors que les autres restent dans la mort.

Cette résurrection d'entre les morts concerne les croyants ; elle se déroule en plusieurs étapes. Le commencement de cette résurrection d'entre les morts a eu lieu lorsque le Seigneur Jésus est ressuscité. La deuxième phase peut encore avoir lieu aujourd'hui : lorsque le Seigneur Jésus reviendra et que tous les saints endormis (1*) seront ressuscités. La troisième et dernière phase aura lieu lors du retour de Christ : les croyants qui seront morts pendant les sept années entre l'enlèvement (2*) et le retour (3*) seront alors ressuscités (4*). Après cela, plus aucun croyant ne mourra.

Maintenant, parmi tous ceux qui participent à cette première résurrection, tous ceux qui ressuscitent d'entre les morts tandis que d'autres restent dans leurs tombes, parmi eux tous, le Seigneur Jésus est bien sûr le plus grand, le plus important.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'Il a vaincu la mort et qu'Il est le seul à avoir brisé les liens de la mort par sa propre puissance.

Dieu est esprit

Dieu avait strictement interdit au peuple d'Israël de faire une image ou une représentation de Lui et de s'incliner devant elle. C'est ce que faisaient les païens. Ils avaient remplacé la gloire du Créateur éternel – dont ils connaissaient l'existence grâce à ce qu'ils voyaient dans la création – par quelque chose qui ressemblait à une créature : un être humain, un animal ou une combinaison étrange des deux (*). L'homme naturel pense par lui-même et part donc du principe que son dieu ou ses dieux lui ressemblent. Ils ne peuvent imaginer que des dieux visibles. C'est pourquoi leur idolâtrie est également matérielle et visible.

Cependant, le seul vrai Dieu est un esprit, donc immatériel, non physique, invisible à nos yeux physiques. « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 v.24).

La Samaritaine (*) a demandé au Seigneur Jésus où se trouvait le lieu où il faut adorer Dieu : était-ce la montagne sacrée en Samarie ou Jérusalem ? Cela a donné au Seigneur Jésus l'occasion de lui parler de l'adoration des chrétiens. C’est lors de la Pentecôte en Actes 2 que cela a commencé, le temps était alors venu où ni la montagne de Samarie, ni le temple de Jérusalem ne sont le lieu pour adorer. Servir Dieu ne dépend plus d'un lieu géographique. L'Assemblée (ou Eglise) est un peuple céleste, son culte n'a rien à voir avec la terre.

Les Samaritains adoraient, mais ils ne savaient pas quoi, car ils ne connaissaient pas le vrai Dieu. Les Juifs, eux, le connaissaient. Mais aucun des deux ne connaissait Dieu comme Père. Or, cette connaissance est désormais le point de départ de la véritable adoration.

Nous chrétiens, nous adorons Dieu comme notre Père, et nous le faisons « en esprit et en vérité ». Cela signifie que nous ne le faisons pas de manière matérielle, avec des objets physiques, des sacrifices d'animaux, dans des édifices sacrés, avec quelque chose qui appartient à cette création, mais de manière spirituelle. Dieu lui-même est en effet esprit. Il veut être adoré d'une manière qui corresponde à sa nature.

Pardessus tout, Dieu veut être adoré en vérité. Cela signifie : en accord avec toute la vérité révélée dans la Parole de Dieu.

Par cette adoration, nous honorons notre Père et Son Fils, notre Sauveur. Ce sera notre occupation durant toute l’éternité, mais nous pouvons déjà commencer à le faire sur la terre.

Etait-ce violer le sabbat ?
L'un des griefs des Juifs contre le Seigneur Jésus était que, selon eux, Il violait sans cesse le sabbat. Comment a-t-Il réagi à cette accusation répétée venant de leur part ?
En résumé, le Seigneur Jésus n'a rien fait qui soit contraire aux pensées et aux prescriptions de Dieu concernant le sabbat, car il a accompli toute la loi en toutes choses.
L’homme dont le nom était Légion
(Marc)
«  1 Et ils arrivèrent à l’autre rive de la mer, dans le pays des Gadaréniens. «  2 Et aussitôt, comme il sortait de la nacelle, un homme possédé d’un esprit immonde, «  3 et qui avait sa demeure dans les sépulcres, sortant des sépulcres, le rencontra ; et personne ne pouvait le lier, pas même avec des chaînes ; «  4 car souvent, quand il avait été lié de fers aux pieds et de chaînes, il avait rompu les chaînes et mis les fers en pièces, et personne ne pouvait le dompter. «  5 Et il était continuellement, de nuit et de jour, dans les sépulcres et dans les montagnes, criant et se meurtrissant avec des pierres. «  6 Et voyant Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui ; «  7 et, criant avec une voix forte, il dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas. «  8 Car il lui disait : Sors de cet homme, esprit immonde ! «  9 Et il lui demanda : Quel est ton nom ? Et il lui dit : J’ai nom Légion, car nous sommes plusieurs. «  10 Et il le priait instamment pour qu’il ne les envoyât pas hors du pays. «  11 Et il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissait. «  12 Et ils le prièrent, disant : Envoie-nous dans les pourceaux, afin que nous entrions en eux. «  13 Et aussitôt Jésus le leur permit. Et les esprits immondes, sortant, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se rua du haut de la côte dans la mer ; or ils étaient environ deux mille ; et ils furent étouffés dans la mer. «  14 Et ceux qui les paissaient s’enfuirent, et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Et ils sortirent pour voir ce qui était arrivé ; «  15 et ils viennent vers Jésus, et voient le démoniaque, assis, vêtu, et dans son bon sens, celui qui avait Légion ; et ils eurent peur. «  16 Et ceux qui avaient vu ce qui s’était passé, leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et ce qui concernait les pourceaux ; «  17 et ils se mirent à le prier de s’en aller de leur territoire. «  18 Et comme il montait dans la nacelle, celui qui avait été démoniaque le pria de permettre qu’il fût avec lui. «  19 Et il ne le lui permit pas, mais lui dit : Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi. «  20 Et il s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait ; et tous s’en étonnaient  » (Marc 5 v.1-20).

L'homme dont le nom était Légion a été libéré par le Sauveur des nombreux mauvais esprits qui l'habitaient. Il a demandé à son Bienfaiteur s'il pouvait rester avec lui. Quel beau désir ! Mais il n’a pas été exaucé. Le Seigneur Jésus lui donna cet ordre : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a usé de miséricorde envers toi » (verset 19). L'homme heureux a fait bien plus que cela et « s’en alla, et se mit à publier en Décapolis tout ce que Jésus lui avait fait » (verset 20).

Nous aussi, nous avons été libérés du pouvoir du malin, même si nous n'avons peut-être jamais été possédés de manière aussi forte que Légion. Ne devrions-nous pas, comme lui, témoigner de l'amour et de la grâce que le Fils de Dieu nous a témoignés ? Si, comme lui, nous nous sommes assis aux pieds du Seigneur Jésus (verset 15), cela ne nous sera pas difficile.

Notre Sauveur se réjouit lorsque nous témoignons de lui, et l'amour pour nos semblables nous motivera. Le salut que nous avons reçu leur est également offert.

La patience de Dieu envers le roi Saül.
(1 Samuel 13 à 15)

La lecture des chapitres 13 à 15 du livre de Samuel peut donner l'impression que Dieu en a eu très vite fini avec Saül. Au chapitre 13 v.8-9 (*), au lieu d'attendre Samuel, il offre lui-même le sacrifice, alors que le prophète était en retard. Saül s'est vu dire : « Tu as agi follement, tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’avait ordonné ; car maintenant l’Éternel aurait établi pour toujours ton règne sur Israël ; et maintenant ton règne ne subsistera pas » (versets 13-14).

Au chapitre 15, il n'exécute pas complètement l'ordre d'exterminer totalement les Amalékites et leur bétail. Pour cette raison, Dieu dit : « Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a point exécuté mes paroles » (verset 11). Immédiatement après, l'Écriture rapporte comment David est oint roi (*).

Cependant, en comparant différents passages de l'Écriture, il apparaît qu'il doit y avoir un intervalle de plusieurs décennies entre la fin de 1 Samuel 14 (1*) et le début du chapitre 15 (2*). 1 Samuel 13 (3*) mentionne la deuxième année du règne de Saül. À cette époque, son fils Jonathan était déjà son chef militaire (3* v.2). Le fait que Saül soit qualifié de jeune homme dans le chapitre 9 v.2 (4*), lorsqu'il fut oint roi par Samuel, ne signifie pas qu'il était alors à peine adulte, mais cela illustre plutôt la relation qu'il entretenait avec son père. L'idée très répandue de nos jours selon laquelle les parents n'ont plus leur mot à dire sur un enfant qui a atteint l'âge de 18 ans ne se retrouve pas dans la Bible. Comme Jonathan était déjà un homme adulte au cours de la deuxième année du règne de Saül, ce dernier devait avoir au moins 40 ans.

Le règne de Saül dura 40 ans (1*). David devint roi à l'âge de 30 ans ; lui aussi régna pendant 40 ans (2*). Nous ne savons pas exactement combien de temps s'est écoulé entre l'onction de David comme roi dans 1 Samuel 16 et le moment où il s'est assis sur le trône d'Israël, mais cela a certainement pris plusieurs années. Après sa victoire sur Goliath, il est devenu chef de l'armée sous Saül (3*), puis a été rétrogradé (4*). Plus tard, il est devenu le gendre de Saül. Plus tard encore, il a dû s'enfuir et Saül l'a poursuivi pour se débarrasser de lui. Finalement, David a trouvé refuge chez les Philistins et y a vécu pendant un certain temps. Cela a-t-il duré au total entre 5 et 10 ans ? En tout cas, Saül devait déjà être sur le trône depuis 30 à 35 ans lorsque Dieu lui a donné l'ordre, par l'intermédiaire de Samuel, dans 1 Samuel 15, de punir les Amalékites pour leur comportement envers Israël, décrit dans Exode 17.

Est-ce si important ? Oui, car cela montre une fois de plus que Dieu préfère attendre avant d'exercer son jugement, car il espère que les hommes se repentiront et se convertiront.

Après avoir annoncé son jugement dans 1 Samuel 13 v.14 (*), au cours de la deuxième année du règne de Saül, Dieu a attendu encore 38 ans avant de le rejeter définitivement.

Il doit punir, car Il est saint, mais Il préfère pardonner et bénir, car Il est aussi amour. Pour cela, cependant, l'humiliation et la confession sont nécessaires. Dans le cas de Saül, Il a attendu pendant des dizaines d'années, mais malheureusement en vain ! Si le jugement a été prononcé contre Saül, ce n'est pas par manque d'amour et de patience de la part de Dieu, mais parce que Saül a persisté dans le péché.

Le tiers de ...

L'expression « le tiers de » apparaît 15 fois dans la Bible, toutes dans l'Apocalypse. Elle se trouve 14 fois dans les chapitres 8 v.7-12 (1*) et 9 v.13-21 (2*), de la première à la quatrième et à la sixième trompette. La dernière fois, c'est dans le chapitre 12 v.4 (3*). C'est précisément là que l'on comprend clairement ce que signifie « le tiers ».

Le grand dragon rouge feu de l'Apocalypse 12 v.3 est Satan (1*). Il a sept têtes et dix cornes : celles-ci font référence à l'Empire romain d'Occident restauré (2*). Après la déportation des Juifs à Babylone par Nabuchodonosor, Dieu a remis la domination du monde entre les mains des empires païens. Depuis lors, ce pouvoir a été exercé successivement par les empires babylonien, médo-perse gréco-macédonien et romain. Ce dernier s'est effondré, mais il est en train de se reconstituer et prend aujourd'hui la forme de l'Union européenne.

Cet empire est la bête mentionnée dans Apocalypse 13:1-10 qui jouera un rôle si important dans un avenir proche. Ses sept têtes représentent les formes de gouvernement que l'Empire romain a connues au fil du temps. Les dix cornes indiquent que, dans cette dernière phase, l'empire se compose d'un certain nombre de royaumes et de républiques qui s'unissent en une seule puissance, à savoir l'Union européenne. Apocalypse 12 v.3 (*) montre clairement que cet empire romain occidental restauré est un instrument de Satan, le dragon. Il agit dans et à travers cet empire.

Nous arrivons alors à notre verset 4 (*) : avec sa queue, le dragon entraîne le tiers des étoiles et les jette sur la terre. Quelle est la signification des étoiles et de la queue ? Et que signifie « entraîner » et « jeter sur la terre » ?

Les corps célestes – le soleil, la lune et les étoiles – parlent toujours de ceux qui règnent sur la terre (*). Ils déterminent et ils donnent une lumière (trompeuse), généralement dans les domaines religieux. Ces étoiles sont donc les personnes qui exercent une influence principalement dans le domaine religieux.

La queue évoque la fausse prophétie (1*). Satan est un menteur et le père du mensonge (2*). Il ne dit pas la vérité, mais le mensonge – et c'est ainsi qu'il séduit les hommes. Il le fait depuis Genèse 3, et il ne cessera que lorsque Dieu le rendra inoffensif.

Cette image montre donc que Satan influence et trompe les chefs religieux au sein de l'Empire Romain d'Occident restauré. Il ne s'agit pas de toutes les étoiles sur la terre, mais seulement le tiers d'entre elles : celles qui se trouvent dans cet empire. Il s'agit des autorités religieuses au sein de la chrétienté, et non pas des dirigeants de l'islam, de l'hindouisme et d'autres religions ou mouvements, mais de ceux qui jouent un rôle dirigeant au sein de la chrétienté.

Ils sont emportés et jetés sur la terre. Il s'agit là de deux choses. D’abord est la tromperie, puis la destruction. Quand les « leaders chrétiens » sont-ils emportés, c'est-à-dire séduits ? Cela se produit déjà maintenant et continuera après l'enlèvement des saints. C'est surtout de cette période dont il s’agit : les trois premières années et demie après l'enlèvement des saints. La fausse église prospère. Elle est assise sur la bête (*) : la fausse église détermine ce qui se passe dans l'empire romain occidental restauré.

Trois ans et demi après l'enlèvement, Satan est toutefois chassé du ciel (1*). Il s'incarne dans la bête, le chef de l'Empire Romain d'Occident restauré, et dans l'antéchrist qui règne alors en Israël et prétend être le Messie. Ensemble, ils éliminent immédiatement la fausse Église (2*). En effet, l'antéchrist se fera adorer comme Dieu et ne tolérera aucun autre objet de vénération à ses côtés (3*) ; il obligera également les gens à se prosterner devant la bête et à l'adorer (4*).

Après avoir trompé les dirigeants du christianisme par ses mensonges, plongeant ainsi le soi-disant « Occident chrétien » dans une profonde obscurité spirituelle, Satan les détruit et élimine tout ce qui porte encore le nom de chrétien. C'est la fin de la christianisme sur la terre !

Il ressort clairement de ce passage – et c'est ce qui nous intéressait – que le tiers de la terre désigne le territoire de l'Empire Romain d'Occident restauré. Il s'agit au sens strict de l'Europe (occidentale), mais au sens large de l'ensemble de l'Occident libre, c'est-à-dire également l'Amérique, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et d'autres pays similaires. Dans la pratique, il s'agit de l'Occident « chrétien », libre et démocratique.

Les jugements prononcés lors des première à quatrième (1*) et sixième trompettes (2*), qui touchent « le tiers », affectent donc principalement cette partie du monde. Ainsi, le fait que, par exemple, dans Apocalypse 9 v.15 (2*), le tiers des hommes soit tué ne signifie pas que 33 % de la population mondiale meurt, mais que les hommes de l'Occident « chrétien » sont atteints : parce que c'est là que les pensées de Dieu étaient les plus connues et que, par conséquent, la responsabilité des hommes y est aussi la plus grande.

Le seul pain

Le Seigneur Jésus a donné sa vie pour ses brebis, afin qu'elles puissent former un seul troupeau. Celui-ci est composé à la fois de personnes issues de la maison d'Israël et de croyants issus des nations (*).

Alors que la croix du Christ en est le fondement, le Saint-Esprit nous a tous unis, nous qui croyons en Lui : « Nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (1 Corinthiens 12 v.13). Depuis qu'il a été répandu dans Actes 2 (*), le Saint-Esprit habite personnellement chaque croyant et les unit pour former une seule Assemblée (ou Eglise).

Cette unité existe aux yeux de Dieu et pour la foi, mais elle est invisible aux yeux naturels. Comment pouvons-nous en rendre témoignage ? La Bible nous indique une manière claire de le faire : en mangeant le pain de la Cène. « Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain » (1 Corinthiens 10 v.17).

Nous sommes un seul pain – c'est un fait, accompli et maintenu par l'Esprit de Dieu ; et nous en rendons témoignage en mangeant le seul pain.

Je le sais

Le patriarche Jacob, devenu aveugle avec l'âge, bénit les deux fils de Joseph. Ce faisant, il croisa les mains, de sorte que le plus jeune des deux, Éphraïm, reçut la bénédiction destinée à l'aîné, Manassé (*). Joseph voulut corriger son père, mais celui-ci refusa et dit : « Je le sais, mon fils, je le sais ! » (Genèse 48:19).

Notre Père céleste ne nous dit-il pas parfois la même chose ? Quel réconfort cela représente ! Nous avons tendance à juger rapidement les actions de Dieu dans notre vie, et avant même de nous en rendre compte, nous les condamnons. Nous pensons alors, souvent inconsciemment, que Dieu aurait pu agir différemment. Mais sommes-nous plus sages que Lui ?

Dieu est omniscient. Sa sagesse est parfaite. Nous sommes tellement limités ! Il nous dit simplement : « Je sais, mon enfant ! » Il ne se justifie pas. C'est nous qui lui rendons des comptes, pas l’inverse !

Nous pouvons tranquillement nous reposer sur Sa sagesse et Lui confier toutes choses. Cela nous apporte la paix et aussi L'honore !

Le Berger

Le Seigneur Jésus est le Berger, et ce à plusieurs égards et revêtu de différentes gloires. Il est :

Pour conclure - Rigardus Rijnhout

L'homme le plus grand qui ait jamais vécu aux Pays-Bas s'appelait Rigardus Rijnhout. Avec ses 2 mètres 37, il portait bien son surnom de « géant de Rotterdam ».

La municipalité de Rotterdam a décidé de lui ériger une statue.

Goliath mesurait six coudées et un empan, soit plus de trois mètres. Quel adversaire gigantesque ! Mais David l'a vaincu d'un seul coup de fronde.

C'est ainsi que le véritable Fils de David, le Seigneur Jésus-Christ, a vaincu Satan. Sur la croix. Oui, Christ est mort et il semblait avoir perdu. Mais c'est précisément sur cette croix qu'il a vaincu Satan. Il y a également glorifié Dieu et rendu possible le pardon des péchés des hommes.