1
Couronné d’épines,
raillé et outragé,
Christ a porté nos péchés sur la croix.
2
Il a subi dans le jugement
tout le poids
de la justice divine.
3
Une douleur insondable
a envahi Son cœur,
lorsqu’Il fut abandonné par Son Dieu.
4
La faute était nôtre,
Il a voulu la porter avec patience,
alors que nous le haïssions encore.
5
Par Sa puissance,
Il a accompli l’œuvre du salut,
et la grâce nous a été accordée.
6
Nous t’apportons, Seigneur,
adoration et honneur,
Que ton nom soit loué et glorifié !
Comme tous les cantiques qui ont pour thème la souffrance de notre Sauveur sur la croix, ces six couplets nous touchent à chaque fois que nous les chantons.
La première strophe commence par : " Il fut couronné d’épines ». La comparaison des Évangiles met en évidence l’ordre des événements :
L’accusation portée contre le Seigneur Jésus, alors qu’Il se tenait devant le tribunal de Pilate, était qu’Il prétendait être le roi des Juifs. Sur la croix, sur un écriteau placé au-dessus de Sa tête, le gouverneur fit inscrire qu’Il était le roi des Juifs. C’est à ce moment-là que les soldats se sont moqués de Lui.
Ils lui jetèrent sur les épaules un manteau de soldat qui devait faire office de manteau royal pourpre. En guise de sceptre, ils lui mirent un roseau dans la main. Et des branches d’épines, tressées en couronne sur Sa tête (Matthieu 27:27-31 ; Marc 15:16-20 et Jean 19:2-3). En se moquant, ils se sont agenouillés devant Lui et ont crié : « Salut, Roi des Juifs ! » Notre Sauveur a accepté tout cela en silence ; Il a tout reçu de la main de Dieu.
Lorsque les soldats ont eu fini leurs cruelles moqueries, on lui a enlevé le manteau et le roseau, mais la couronne d’épines est restée sur Sa tête. C’est pourquoi nous chantons à juste titre que, couronné d’épines, Il a porté nos péchés sur la croix.
La couronne d'épines fait directement référence à Genèse 3:18 : les épines et les chardons font partie du jugement de Dieu sur le péché. C'est ce jugement que le Seigneur Jésus a subi sur la croix, à notre place.
Il a subi tout le poids de la justice divine à Golgotha, disons-nous dans le deuxième couplet. Lorsque le Seigneur Jésus a subi le jugement de Dieu, il n’y avait pas de place pour la grâce, afin que les exigences de la justice de Dieu aient pu être satisfaites. Sa mort est le fondement du salut.
Grâce à la croix de Christ, Dieu peut offrir une grâce complète et illimitée à tous les hommes et l’accorder à quiconque se prosterne devant Lui, mais pour le Seigneur Jésus, il n’y a eu aucune grâce. Il a subi les exigences inflexibles de la justice divine, sans aucune concession.
Les souffrances qu'Il a endurées étaient donc insondables, comme le dit le troisième couplet : Il a été abandonné par Son Dieu. Ce que cela a représenté pour Lui, cela dépasse notre entendement.
Ne devons-nous pas admettre en toute honnêteté que, dans la pratique, nous vivons parfois si loin de Dieu que nous ne le remarquerions peut-être même pas, lorsqu’Il n’est pas avec nous ? Le Seigneur Jésus, quant à Lui, a toujours vécu en communion parfaite avec Dieu. Il écoutait ce que Dieu Lui disait, et Il confiait à Dieu, dans la prière, tout ce qui Lui arrivait. Il n’y a jamais eu la moindre distance entre le Dieu saint et l’Homme pur qu’est Jésus-Christ.
Dans ce chant émouvant, nous ne parlons donc pas des souffrances que les hommes Lui ont infligées, mais uniquement des souffrances endurées pendant ces trois heures de ténèbres, lorsqu’Il a été abandonné de Dieu à cause de nos péchés. À la fin de cette épreuve, Il s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Nous connaissons la réponse à cette question : à cause de nos péchés !
En effet, c’est ce que nous disons dans le quatrième couplet : c’est nous qui étions coupables. Il a été prêt à prendre sur Lui cette faute à notre place. Et Il a fait cela alors même que nous le haïssions encore. Bien sûr, le Seigneur Jésus est allé à la croix avant même que nous ne soyons nés. Mais nous exprimons ici ce que Paul a écrit dans Romains 5 : alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour nous (verset 6), et alors que nous étions encore pécheurs, Dieu a prouvé son amour pour nous en envoyant son Fils à la croix (verset 8). Avant même que nous ne soyons amenés à la conversion, que nous Le haïssions donc encore, et que nous ne Le recherchions pas encore, Il s’est déjà penché vers nous et Il est même mort pour nous.
L'œuvre grâce par laquelle le salut de Dieu peut être offert à tous les hommes et sur la base de laquelle nous avons désormais effectivement reçu ce salut, c'est la croix de Golgotha – c'est ce que nous chantons dans le cinquième couplet.
Christ a accompli cette œuvre « par sa puissance ». C’était la puissance de son amour. Son amour était « fort comme la mort » (Cantique des Cantiques 8:6). « Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le submergent pas » (verset 7). Même le déluge de la sainte colère de Dieu contre le péché, les vagues de sa fureur pendant les heures de ténèbres, n’ont pas pu éteindre son amour. Son amour pour Òon Dieu et Père était même plus fort que l’horreur de la mort, tout comme son amour pour nous, pauvres êtres perdus. Oui, nous adorons la puissance de son amour !
C’est pourquoi nous exprimons pleinement notre accord au sixième couplet et le chantons de tout notre cœur. Du plus profond de notre cœur, nous rendons gloire et honneur à notre Sauveur et Seigneur. Il mérite d’être loué, au début de chaque semaine, le premier jour de celle-ci, lorsque nous sommes réunis en tant que croyants, mais aussi tout au long de notre vie, jour après jour, et surtout pour l’éternité !
Certaines personnes s’intéressent à la Bible, mais sans les récits de la création et du déluge (car ceux-ci sont depuis longtemps scientifiquement dépassés), sans les lois (car celles-ci restreignent leur liberté), sans les miracles (car ceux-ci ne sont pas crédibles), sans la croix (car celle-ci perturbe le dialogue entre les différentes religions) et sans les Épîtres de Paul (car il ne s’agissait là que de ses opinions personnelles).
À quoi sert alors une telle « Bible » ? Un médicament dont on a retiré certaines substances parce qu’elles ne nous plaisent pas peut-il nous aider ?
Dieu s’est révélé dans la Bible. C’est un don précieux. Quiconque en retranche ou y ajoute quelque chose s’expose au jugement (*). « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner » (2 Timothée 3:16).
Nous acceptons les 66 livres des Saintes Écritures comme inspirés par Dieu et donc faisant pleinement autorité. Quiconque s’y soumet honore Dieu et en retirera la bénédiction.
Si Dieu nous a choisis, nous qui croyons au Seigneur Jésus, avant même qu’Il ait créé le monde, pour être sauvés (*), Il a prédestiné les incroyants à la perdition, n’est-ce pas ? Non, certainement pas ! Cela semble être une conclusion logique, mais l’Écriture ne dit cela nulle part. Et ce ne sont pas les conclusions formulées par notre raison qui font autorité, mais uniquement la Parole de Dieu.
Dieu dit précisément dans les Écritures qu’Il ne veut pas « qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:9). Il « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2:4). Dire d’une part que Dieu ne veut pas que quelqu’un périsse, et d’autre part, affirmer que Dieu aurait prédestiné des hommes à la perdition, constitue une contradiction ! C’est clair : la conclusion issue de notre logique doit laisser la place à ce que Dieu dit, car c’est ce qui demeure.
Il existe toutefois quelques passages bibliques qui semblent étayer la conclusion logique de l’esprit humain. L’un d’eux est 1 Pierre 2:6-9, où l’apôtre écrit : « Je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse … pour les désobéissants … lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés ». L’Écriture ne peut cependant pas se contredire elle-même et aucun passage ne permet une interprétation arbitraire. Il est toujours nécessaire de lire attentivement. Il faut ajouter qu’une bonne traduction de la Bible aide à mieux comprendre les pensées de Dieu.
Ce verset parle clairement des incroyants, de ceux qui se heurtent à cette pierre angulaire précieuse qui est Christ. Et à quoi ces personnes sont-elles donc destinées ? Elles sont destinées à se heurter contre la Parole, parce qu'elles sont désobéissantes. Ce n’est pas Dieu qui les a prédestinés à pécher et à désobéir, mais parce qu’ils sont eux-mêmes désobéissants et rebelles au cours de leur vie, d’avance, ils se sont eux-mêmes, par leur incrédulité, destinés à se heurter à Christ qu’elles ont rejeté et à trébucher sur Lui.
Ceux qui bâtissaient ont rejeté la Pierre, comme cela avait été prédit dans le Psaume 118:22 (*). Cela signifie que les chefs religieux des Juifs n’ont pas voulu accepter le Messie, mais ont fait en sorte qu’Il soit crucifié.
Le Christ rejeté et crucifié est désormais, selon la prophétie d’Ésaïe 8:14, une « pierre d’achoppement » et un « rocher de chute ». En effet, celui qui ne veut pas obéir à Dieu, qui ne veut pas s’incliner devant son Créateur, mais persiste dans sa rébellion contre Lui, se condamne lui-même en rejetant le message du salut par la croix. Ce n’est pas Dieu qui l’y a prédéterminé, mais c’est l’homme lui-même qui se met dans cette situation terrible.
Tout le mal provient de l'homme, tout comme le bien ne provient que de la grâce de Dieu. Il n'a jamais fait en sorte que l'homme devienne pécheur, pas plus qu'Il ne prend plaisir à la mort du pécheur, et encore moins à sa perdition éternelle. Affirmer cela, c'est blasphémer contre Dieu !
Le croyant est mort avec Christ afin de marcher en nouveauté de vie (Romains 6:4). La loi et le péché n’ont plus d’autorité sur un homme qui est mort. C’est pourquoi nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. Le péché ne règne plus sur nous, mais nous sommes esclaves de Dieu pour pratiquer la justice. Par la croix, Dieu a rendu possible notre délivrance de l’emprise du péché. Malheureusement, nous trébuchons encore, et même souvent, mais nous ne devons plus pécher comme les incroyants.
Si nous avons découvert la grâce libératrice de Dieu, si nous pensons au Seigneur Jésus qui est mort sur la croix pour porter le jugement sur le péché, comment pourrions-nous alors avoir envie de pécher et d’attrister notre Sauveur ?
Nous servons notre Sauveur sur la base de la grâce et de la rédemption. Nous le suivons dans l’obéissance, par amour. C’est ainsi que la justice se manifeste dans la pratique de notre vie. C’est ainsi que nous honorons Dieu et notre Sauveur. C’est sur ce chemin que se trouve le vrai bonheur.
De nombreux chrétiens sont profondément inquiets face à l’augmentation du nombre de musulmans en Europe. Vont-ils prendre le dessus ? Et, s’ils deviennent majoritaires, quelle attitude adopteront-ils ? Cela signifie-t-il la fin de la liberté de religion ? Tout ce qui n’est pas l’islam sera-t-il alors interdit ?
Sommes-nous suffisamment reconnaissants pour la liberté de religion dont nous jouissons dans cette partie du monde ? Il faut prendre conscience que ce n’est pas la situation normale (*). La persécution des chrétiens, aussi difficile soit-elle, est normale.
Personne ne sait comment l'influence de l'islam en Europe va évoluer. On peut certes s'attendre à certaines choses ou émettre des hypothèses, mais rien n'est certain. Une chose est sûre cependant : à un moment donné – peut-être déjà dans quelques années –, l'islam sera interdit en Europe. Nous en sommes certains, car la Bible le dit.
Lorsque le Seigneur Jésus viendra pour enlever les saints dans la gloire – peut-être aujourd’hui ! –, la 70ème semaine de Daniel 9 commencera : une période de sept ans, qui s’achèvera avec le retour du Christ sur le mont des Oliviers.
Exactement au milieu de ces sept ans, selon Apocalypse 12, Satan et ses démons seront précipités du ciel sur la terre. Il trouvera alors sa demeure permanente chez ses deux principaux serviteurs :
Ce dernier est appelé dans 2 Thessaloniciens 2 « l’homme de péché », « le fils de perdition, qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu » (versets 3-4).
De plus, il fait ériger une statue dans temple pour son ami et protecteur, la bête, et il contraint les gens à adorer cette statue (*).
En résumé : l'Antéchrist et la Bête se comportent comme s'ils étaient Dieu, exigent de tous leurs sujets qu'ils leur rendent hommage et les adorent, et ne tolèrent aucune concurrence. Telle est la situation effroyable qui règnera pendant la Grande Tribulation, la seconde moitié des sept années entre l'Enlèvement et le Second Avènement.
C'est là la cause directe de la destruction de l'Église chrétienne (qui ne sera alors composée que de chrétiens de nom, car les vrais chrétiens seront montés au ciel lors de l'Enlèvement). Cela est décrit dans Apocalypse 17:15-18 (1*). Concrètement, cela signifie que les églises seront fermées et que le christianisme sera aboli. La liberté de religion est supprimée. Ce qui devait s’appliquer pendant trente jours à l’époque de Darius (2*) s’appliquera bientôt pendant 42 mois ou 1260 jours.
Toute autre religion ainsi que l’islam est interdite. C'est ce que précise clairement 2 Thessaloniciens 2:4 : l'Antéchrist s'oppose à « tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération ». Le fait que l’Antéchrist oblige également les gens à s’agenouiller devant l’image de la bête est inacceptable pour les musulmans : ils désapprouvent en effet très fermement la fabrication d’images.
Non seulement les églises, mais aussi les mosquées fermeront leurs portes. On comprend aisément que cette évolution va bientôt attiser énormément, dans le « monde libre et occidental », l’hostilité entre, d’une part, les pays musulmans entourant Israël et en Afrique et, d’autre part, l’Europe avec ses alliés occidentaux et Israël.
La haine ne fera que s’intensifier, de sorte qu’en fin de compte, juste avant le retour de Christ, l’attaque de l’Assyrien contre Israël, maintes fois mentionnée dans la Bible, aura lieu. Une coalition de peuples musulmans au nord et à l’est d’Israël, sous la direction de l’Iran actuel, sera utilisée par Dieu pour exercer le jugement sur la majorité des Juifs qui suivront et adoreront l’Antéchrist.
Exactement au milieu de cette dernière semaine d’années, l’islamisation de l’Europe prendra donc fin. En même temps, la déchristianisation sera alors achevée : la chrétienté aura été entièrement abolie.
Dans le même temps, dans le temple alors rebâti à Jérusalem, le culte (impliquant des sacrifices) des Juifs qui sont venus à la foi en Dieu après l'Enlèvement des saints sera interrompu. Après l'Enlèvement, il n'y aura plus un seul croyant sur la terre pendant un court moment. Mais l'Esprit de Dieu agira avec puissance, d'abord surtout dans le cœur des Juifs, afin qu'ils se convertissent et se prosternent devant Dieu, s’appuyant sur Ses promesses dans l'Ancien Testament. Ils placent leur espoir en Dieu, et attendent leur Messie. Au cours des trois premières années et demie de la dernière semaine, ils auront la possibilité de reconstruire un temple à Jérusalem et d’y pratiquer le culte selon les lois de Moïse, avec des sacrifices d’animaux. Cependant, lorsque l’Antichrist se révélera et que les événements mentionnés se produiront, ce culte sera interrompu (*). En effet, l’Antichrist prendra lui-même place dans ce temple pour se faire adorer. Il n’y aura alors plus de place pour le culte du Dieu d’Israël.
L'image de la bête que l'Antichrist érige dans le temple est appelée dans Matthieu 24:15 « l’abomination de la désolation ». Cet évènement est pour les Juifs convertis le signal de fuir pour sauver leur vie.
Comme les conséquences de l’action de cet Antichrist en Israël sont horribles ! Non seulement il abolit la chrétienté, mais il met également fin au culte juif. En même temps, il interdit toute autre forme de religion.
Quel bonheur pour nous, les vrais chrétiens, d'être alors déjà auprès de notre Sauveur et Époux ! Aujourd’hui, nous pouvons souffrir quelque peu avec Lui, mais ensuite, nous serons dans la gloire avec Lui.
Est-il plus facile de pardonner les péchés de quelqu’un ou de le guérir ? Sans aucun doute la seconde option. Les médecins peuvent faire beaucoup, même si tout dépend bien sûr de la bénédiction de Dieu, mais effacer les péchés, cela Lui seul est capable de le faire.
Lorsque quatre hommes ont amené leur ami paralysé sur un lit auprès du Seigneur Jésus, en passant par le toit qu’ils avaient ouvert, le Sauveur lui a dit : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Marc 2:5). Certains scribes ont trouvé cela inacceptable. Après tout, seul Dieu pouvait pardonner les péchés !
Le Seigneur Jésus ne leur a pas demandé si pardonner les péchés était plus facile que de guérir un paralytique, mais : « Lequel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés te sont pardonnés ; ou de dire : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche ? » (verset 9).
Dire que ses péchés étaient pardonnés était simple, car qui pouvait vérifier cela ? Lui dire de se lever, voilà qui était difficile, car cela se verrait immédiatement s’il n’était pas réellement guéri. Pour prouver qu’Il pouvait pardonner les péchés, Il guérit l’homme d’une simple parole.
On trouve une généalogie du Seigneur Jésus aussi bien dans Matthieu 1 que dans Luc 3. Le premier Évangile Le décrit comme le Roi, venu pour prendre le gouvernement de Son peuple Israël, tandis que Luc Le présente comme le véritable Homme. Il est donc tout à fait compréhensible que les généalogies des deux Évangiles soient en accord avec cela.
Marc et Jean n’ont pas inclus de généalogie dans leur Évangile. Cela tient également au caractère de leurs Écrits. Marc décrit en effet le Seigneur Jésus comme le Serviteur ; et pour un serviteur, ce n’est pas son origine qui importe, mais le fait qu’il accomplisse bien son travail. Dans l’Évangile de Jean, Il est présenté comme le Fils de Dieu ; et le Fils éternel n’a pas d’origine et donc pas de généalogie, car Il existe depuis le commencement.
Lorsque Dieu eut donné à Israël pour roi l’homme selon son cœur, David, c’était clair qu’Il voulait que sa descendance siège sur le trône. « J’ai trouvé David, mon serviteur ; je l’ai oint de mon huile sainte … Sa semence sera à toujours, et son trône comme le soleil devant moi » (Psaume 89, 20 & 39).
Les Juifs pieux attendaient le Messie ; et pour eux, c'était évident : il devait être le Fils de David. C'est pourquoi il fallait établir sans aucun doute que le Seigneur Jésus était bien un descendant de David et qu'il avait donc droit au trône.
C’est pourquoi Matthieu présente le « livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham » (1:1). Il est le Fils d’Abraham, que Dieu avait choisi pour être le père fondateur de Son peuple, et le Fils de David, le premier de la lignée royale. À partir du verset 6, la lignée des rois est présentée : David, Salomon, Roboam, etc. Cette « lignée des princes héritiers » se poursuit jusqu’à Matthan, Jacob et enfin Joseph.
Ce Joseph travaillait certes comme charpentier à Nazareth, mais si Israël avait encore été un royaume, il aurait régné en tant que roi à Jérusalem – et le Seigneur Jésus aurait été le prince héritier dès sa naissance. Il aurait en effet accédé au trône après la mort de Joseph, reconnu par le peuple comme le véritable Fils de David.
Est-ce peut-être en partie la raison pour laquelle Joseph est apparemment mort jeune ? Après Luc 2, lorsque le Seigneur Jésus, alors âgé de 12 ans, se trouvait dans le temple, nous n’entendons plus parler par la suite de Joseph. Nous devons donc supposer que Marie était devenue veuve. Lorsque le Seigneur Jésus a commencé son ministère public à l’âge de 30 ans, il ne s’est pas présenté comme le « prince héritier » – ce qu’il aurait dû faire si Joseph était encore en vie –, mais comme le Roi.
Une prophétie de Jérémie apporte toutefois un éclairage particulier sur ce point. Dans Jérémie 22:24-30, une malédiction est prononcée contre Conia, fils de Jehoïakim, fils de Josias. Il semble qu’il ait, par sa conduite, attiré sur lui la désapprobation de Dieu d’une manière particulière. Dans Matthieu 1:12, il est appelé Jéchonias, dans 2 Rois 24:8, Jojakin. Trois noms : Conia, Jéchonias et Jehoïakin – une seule et même personne. Le prophète a prophétisé à son sujet–: « Inscrivez cet homme comme privé d’enfants, comme un homme qui ne prospérera pas pendant ses jours ; car, de sa semence, nul ne prospérera, assis sur le trône de David, ou dominant encore en Juda » (Jérémie 22:30).
Joseph avait donc bien droit au trône en raison de sa descendance selon la lignée royale de David, mais la prophétie de Jérémie lui en a justement retiré ce droit. Si Joseph avait réellement été le père du Seigneur Jésus, celui-ci n’aurait jamais pu monter sur le trône pour régner sur Israël.
Le Saint-Esprit est d'une extrême précision et les Écritures sont infaillibles. Alors que dans Matthieu 1, il est dit à plusieurs reprises : « et (...) engendra », le verset 16 précise : « et Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ ». Joseph n’a pas engendré le Seigneur Jésus, mais il était l’époux de Marie, qui était Sa mère. Selon la législation terrestre, Joseph était toutefois son père, car le Seigneur Jésus est né alors que Joseph et Marie étaient mariés.
Dans son émoi, Marie dit au Seigneur Jésus : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait ainsi ? Voici, ton père et moi nous te cherchions, étant en grande peine ». (Luc 2:48). Elle avait probablement perdu de vue un instant qui était réellement Son Père. Le Saint-Esprit a toutefois Lui-même inspiré à Luc d’écrire au verset 41 : « Ses parents allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque ». Joseph était simplement considéré comme Son père – et c’est ainsi qu’Il a pu faire valoir Ses droits au trône (à l’exception de la prophétie de Jérémie).
Dans Luc 3, nous trouvons une autre généalogie, celle de Sa mère Marie. Là encore, la formulation est tout à fait correcte – et il ne peut d’ailleurs en être autrement !
« Jésus avait environ trente ans, au début de son ministère, étant, comme on l’estimait, fils de Joseph : d’Héli, ... » (Luc 3:23). (*)
Alors que dans Matthieu 1, le mot « engendré » est utilisé à chaque fois pour faire le lien entre le père et le fils, dans Luc 3, on ne trouve à chaque fois que le petit mot « de » pour désigner le lien avec la génération précédente. Bien sûr, « de » signifie toujours « le fils de », mais cela n’est pas explicitement mentionné. Et au verset 23, cela ne signifie tout simplement pas « le fils de ». Si, par souci de clarté, nous voulions ajouter quelque chose au verset 23, il aurait été préférable d’écrire : « Joseph, [le gendre] d’Héli ». Car il est clair que cet Éli était le père de Marie.
À partir de David, les lignées se séparent : Joseph était un descendant de Salomon, tandis que Marie descendait de son frère Nathan, lui aussi fils de Bath-Shéba (*). La lignée royale était celle de Salomon ; elle est très justement mentionnée dans Matthieu, alors que ce passage traite de la descendance de Joseph, considéré comme le père du Seigneur Jésus. Marie descendait également de David par la lignée de Nathan. Les deux parents du Sauveur étaient des descendants directs du grand roi David. Ce n’est pas surprenant, mais il est merveilleux de voir comment Dieu a dirigé toutes choses !
Dans Luc, comme nous l’avons dit, il n’est pas question en premier lieu de la royauté, mais du Seigneur Jésus en tant que Fils de l’homme. C’est pourquoi, dans sa généalogie, on remonte jusqu’à Adam, le premier homme, voire jusqu’à Dieu qui, en tant que Créateur, est l’Origine de tous.
En ce qui concerne les difficultés de notre vie, il est dit : « Celui que le Seigneur aime, il le discipline » et « Dieu agit envers vous comme envers des fils » (Hébreux 12:7). Les expériences désagréables sont envoyées par notre Père céleste pour nous éduquer ; elles prouvent qu’Il nous aime, que nous sommes Ses enfants et qu’Il nous éduque. Cela ne s’applique pas aux gens du monde.
La différence est soulignée dans 1 Corinthiens 11:32 : « Quand nous [= les croyants] sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde »
Les incroyants ne sont pas éduqués par Dieu, car c’est vous qui éduquez vos propres enfants. Il peut toutefois leur envoyer des épreuves afin qu’ils se repentent et deviennent alors Ses enfants. S’ils meurent dans leurs péchés, seule la condamnation les attend. Pour nous, enfants de Dieu, s’applique ce qu’Éliphaz a dit à Job : « Voici, bienheureux l’homme que Dieu reprend ! » (Job 5:17).
En jetant un regard en arrière sur notre vie, ne devrions-nous pas dire que nous devons justement être reconnaissants pour les épreuves ?
Christ est :
Lorsque Lui, le Créateur, est entré dans Sa propre création en naissant sous la forme d’un homme, Il est devenu le Premier-né de toute la création (Colossiens 1:15). Il a pris – cela ne pouvait guère en être autrement – la place prépondérante dans la création.
Après avoir accompli l’œuvre de réconciliation sur la croix, avoir donné sa vie et avoir été enseveli, Dieu l’a ressuscité d’entre les morts le troisième jour, l’a élevé au ciel quarante jours plus tard et lui a donné la place d’honneur à sa droite. En principe, Dieu lui a déjà soumis tout (Éphésiens 1:20-21). Cela fait partie de la récompense que l’Homme Jésus-Christ a reçue pour son œuvre accomplie.
À partir de ce moment-là, c'est Lui qui est le Chef. Tout pouvoir lui a été donné. Tout lui est soumis. Bientôt, cela deviendra évident pour le monde entier, mais dès à présent, nous le voyons par la foi et nous lui rendons hommage !
Remarque :
Dans les traductions française Second et Darby, « Jéhovah » est traduit par «βL’Eternel ». Par contre dans d’autres traductions et d’autres langues « Jéhovah » est traduit par « SEIGNEUR » écrit en lettres capitales pour le distinguer de « Seigneur »
L'écriture hébraïque ne comporte que des consonnes. Cependant, pour pouvoir prononcer un texte, il faut évidemment aussi des voyelles. Les lecteurs de l’hébreu les ajoutaient d’office. Le contexte indiquait quelles voyelles étaient nécessaires.
Cela fonctionna très bien, jusqu’à ce que l’hébreu devienne une « langue morte » au Moyen Âge : il n’était plus parlé activement – tout comme le latin aujourd’hui. C’est alors qu’un problème s’est posé : comment prononcer le tout ? Les Juifs qui, à cette époque, recopiaient les Écritures de l’Ancien Testament ont donc mis au point un système de points et de traits. Ceux-ci étaient placés au-dessus ou en dessous des consonnes. Cela permettait de voir quelles voyelles suivaient. Ces signes de ponctuation étaient appelés « nekoudot » (ou « nikud »). Les érudits qui ont développé ce système sont connus sous le nom de « Massorètes ».
Comme on le sait, le Nom de Dieu est représenté dans l'Ancien Testament hébreu par les lettres JHWH. Les Massorètes y ont ajouté les nekoudots correspondant aux voyelles « e », « o » et « a ». C'est ainsi qu’est née la coutume de prononcer le nom de Dieu comme Jéhovah.
Cependant, alors que cette prononciation était déjà bien établie, on a découvert que ces copistes, les Massorètes, n’utilisaient pas les nekoudot des voyelles d’origine, mais celles du mot « Adonaï » [= Seigneur ou Maître]. Ils voulaient apparemment éviter que le Nom de Dieu ne soit prononcé en entier – peut-être parce qu’ils prenaient très au sérieux l’exhortation d’Exode 20:7 (*) –, et ont donc proposé, par le biais des nekoudots, de lire « Adonaï », c’est-à-dire « Seigneur ».
C'est la raison pour laquelle, dans la grande majorité des traductions de la Bible, le Nom JHWH est rendu par « Seigneur », mais généralement écrit en majuscules : « Seigneur ». Cela permet de marquer la différence avec le simple mot « Seigneur » dans le sens de maître – mais uniquement pour le lecteur, pas pour l'auditeur. Lorsque l’on lit « Seigneur Seigneur » (*) dans l’Ancien Testament, la différence entre le titre « Seigneur » et le Nom « Seigneur » est visible, mais pas audible.
Personne ne peut déterminer avec certitude quelles étaient les voyelles d’origine dans le Nom de Dieu. De plus en plus d’experts en langue hébraïque estiment toutefois que la prononciation « Yahweh » est la plus plausible.
Un autre argument en faveur de la transcription des lettres « JHWH » par « Seigneur » est la manière dont des textes de l’Ancien Testament sont cités dans le Nouveau Testament.
Dans le Psaume 110:1, par exemple, David dit∇: « L’Éternel (*) a dit à mon Seigneur ». Ce que cela signifie, c’est que JHWH, le grand Dieu d’Israël, s’était adressé au Maître de David, le Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus utilise ce verset dans Matthieu 22:41-46 pour faire comprendre aux Juifs qu’Il était Lui-même Dieu. Il cite le Psaume 110 ainsi : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur ».
Le nom hébreu de Dieu, JHWH, est donc rendu par « Seigneur » dans le Nouveau Testament grec. Le Seigneur Jésus n’a pas choisi de saisir cette occasion pour faire consigner la prononciation correcte de JHWH. Le Saint-Esprit a également fait employer le mot « Seigneur » par les auteurs du Nouveau Testament.
« Voici, je viens bientôt. Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » (Apocalypse 22:7).
Le Seigneur Jésus est mort pour nous sur la croix et a promis qu’Il viendrait bientôt nous chercher. Il attend ce moment avec impatience – et Il espère que nous aussi, nous Le désirions ardemment.
Dieu nous a donné de nombreuses prophéties dans la Bible afin que nous sachions ce qui va arriver. Cependant, il ne nous a pas révélé cela uniquement pour satisfaire notre curiosité. Il ne s’agit pas seulement d’une connaissance intellectuelle d’événements futurs. Lorsque nous nous penchons sur la partie prophétique de la Parole de Dieu, nous remarquons que cela fait grandir notre désir du Seigneur Jésus. Cela le réjouit !
Et lorsque nous attendons véritablement le Seigneur, cela a un effet salutaire : nous nous purifions de nos fautes et nous nous consacrons à notre Sauveur ! « Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur » (1 Jean 3:3). Ce n’est pas un devoir, mais une conséquence automatique, et ainsi on est vraiment bienheureux !
Le roi Umberto Ier a vécu de 1844 à 1900. À partir de 1878, il a régné sur l’Italie pendant 22 ans.
On lui a soumis la demande de grâce d’un prisonnier. Son ministre de la Justice l’avait déjà examinée et y avait ajouté son avis : « Grâce impossible ; maintenir en détention ! »
Le roi se pencha sur le dossier. Il prit la plume et déplaça le point-virgule. On pouvait désormais lire : « Grâce ; impossible de maintenir en prison ! »
Le condamné fut gracié et libéré.
C'est ainsi que Dieu agit lorsque nous prenons conscience de notre culpabilité, que nous la reconnaissons honnêtement et que nous implorons Sa miséricorde. Nous méritons pleinement le châtiment éternel. Pourtant, Il nous accorde Sa miséricorde, afin que nous ne puissions plus jamais être condamnés.
Le roi Umberto n’a eu qu’à utiliser sa plume, mais Dieu a dû laisser Son Fils bien-aimé mourir sur la croix. Ce fut un don d’une grandeur incommensurable !