1
Un agréable parfum de sacrifice
s’est élevé de la croix en haut
où l'Agneau, dans d'insondables souffrances,
se courba dans la poussière de la mort.
Le Fils s'est livré lui-même volontairement
au bon plaisir aux yeux de Dieu.
2
Il est mort sur la croix,
il a expié péché et culpabilité,
et là, la justice et la paix se sont rencontrées.
Il a accompli l’oeuvre expiatoire de la réconciliation
en versant son sang.
3
Dieu, si saint et juste,
a été glorifié par son Fils.
C'est pourquoi il a reçu l'honneur
de s 'asseoir sur le trône de Dieu.
De la part de Dieu le Père, il reçoit,
comme salaire, toutes choses pour l’éternité.
4
Loué sois-tu, Dieu et Père
pour ton merveilleux conseil.
Nous adorons notre Sauveur
pour son amour sans limite,
lui pour qui ta gloire, ô Père,
passe avant toutes choses.
Le Seigneur Jésus a institué la Cène afin que nous nous souvenions à chaque fois de ses souffrances et de sa mort : « Faites ceci en mémoire de moi ». Ce cantique nous rappelle lui aussi Golgotha ; c’est là qu’Il s’est offert à Dieu et qu’Il a accompli l’œuvre expiatoire de la réconciliation.
De la croix, comme nous le disons dans le premier couplet, s’élevait vers Dieu un parfum agréable, que l’offrande dégageait. Ce parfum est mentionné pour la première fois dans Genèse 8:21, lorsque Noé, après le déluge, offrit sur un autel des holocaustes de bêtes pures sur la terre purifiée : « L’Éternel flaira une odeur agréable ». Selon les notes de bas de page de différentes traductions de la Bible, cela signifie : « une odeur de repos ». Le péché avait porté du déshonneur à Dieu. Il a été atteint dans Sa gloire. Tant que cet état de fait persistait, Il ne pouvait pas trouver de repos. À travers l’offrande de Noé, Dieu pensait à l’offrande que Son propre Fils apporterait bien des années plus tard. Grâce à Golgotha, la gloire de Dieu a été rétablie. Le Seigneur Jésus Lui a ainsi préparé un véritable repos. Chaque fois qu’une personne apportait une telle offrande sous l’Ancien Testament, Dieu voyait anticipativement l’offrande du Seigneur Jésus, faite une fois pour toutes. Cela Lui était précieux, agréable et apaisant.
Pour l’homme, les odeurs des sacrifices ne sont pas agréables. La chair qui brûle dégage de la puanteur. Par contre, Dieu y voyait la signification spirituelle. Et par la foi, nous pouvons, nous aussi, en percevoir quelque chose. Lorsque nous, enfants de Dieu et sacrificateurs, nous Lui parlons de la mort de Son Fils, nous offrons de tels sacrifices ; cela Le réjouit au-delà de toute mesure !
Le Seigneur Jésus s’est livré de son plein gré. Telle est l’image de l’agneau qui se laisse conduire sans résister à l’abattoir. Le véritable Agneau de Dieu a accepté avec patience tout ce par quoi Dieu le Père voulait Le faire passer. Par sa détermination volontaire et sa résignation, le Seigneur Jésus était agréable à Dieu. Le Père trouvait toute Sa joie dans le Fils.
Sur la croix, le Seigneur Jésus a accompli l’oeuvre expiatoire de la réconciliation, chantons-nous dans le deuxième couplet. L’oeuvre expiatoire de la réconciliation est une vérité fondamentale qui comporte deux aspects. Les dispositions du grand jour des expiations dans Lévitique 16 nous aident beaucoup à mieux comprendre l’expiation. Le péché avait deux conséquences désastreuses : Dieu avait été dépouillé de sa gloire et nous, les hommes, étions perdus. Nous avons toujours tendance à penser surtout à cet aspect, car nous sommes malheureusement, par nature, très centrés sur nous-mêmes, mais la restauration de ce qui avait été fait à Dieu devait passer avant toutes choses.
Par sa mort, le Seigneur Jésus a glorifié Dieu. C’est à Golgotha, plus que partout ailleurs, que l’on voit à quel point Dieu est absolument saint et juste, et à quel point son amour et sa bonté sont incommensurables. Le Seigneur Jésus a glorifié Dieu en révélant la grandeur de Sa gloire. C’est là le premier aspect de l’oeuvre expiatoire de la réconciliation. Puisque Dieu est désormais glorifié et que toutes les exigences de Sa sainteté ont été satisfaites, Il peut offrir Sa grâce à tous les hommes. Il est en effet « réhabilité ».
Cependant, bien que l’honneur de Dieu ait été pleinement rétabli par le Seigneur Jésus, nous, les hommes, étions tous encore perdus à cause de l’énorme montagne de péchés dont nous étions chargés. Nous en sommes libérés par la foi dans le Seigneur Jésus et dans sa mort. Si quelqu’un confesse ses péchés devant Dieu, ceux-ci lui sont pardonnés. Ils sont alors complètement et éternellement ôtés. Une telle personne se tient devant Dieu, justifiée et est en paix avec Lui.
Oui, à Golgotha, la justice et la paix se sont rencontrées. Cela signifie que les exigences saintes de Dieu ont été satisfaites, que Christ a établi la justice ; et que, pour nous, les hommes, le fondement a été posé sur lequel nous pouvons recevoir la paix avec Dieu. Dieu est glorifié, nous sommes rachetés : voilà ce qu’est l’oeuvre expiatoire de réconciliation, c’est pour cela que Christ a versé Son sang précieux !
Quelle est la réponse de Dieu à cette œuvre d’une importance inestimable accomplie par Son Fils ? C’est ce que décrit le troisième couplet : Dieu Lui a donné gloire et récompense.
Lorsque le Seigneur Jésus est mort, la terre a tremblé, les rochers se sont fendus, les tombeaux se sont ouverts et le voile du temple s’est déchiré en deux. Le troisième jour, Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, l’a élevé au ciel quarante jours plus tard et lui a donné la place d’honneur à sa droite. Tout lui est désormais soumis en tant que « prince héritier ». Bientôt, il apparaîtra et assumera son règne aux yeux de tous.
Lorsque nous méditons sur l’œuvre expiatoire de réconciliation, nous ne pouvons que louer Dieu le Père et adorer notre Sauveur, comme nous l’exprimons dans le quatrième couplet. Cela dépasse véritablement notre compréhension, mais depuis toute éternité, le dessein de Dieu a été d’envoyer Son Fils sur la croix afin d’y accomplir l’œuvre expiatoire de réconciliation. D’un côté, c’est l’accomplissement irrévocable de ses desseins, et de l’autre, c’’était aussi Son conseil éternel. Comme il est merveilleux que Dieu ait eu de tels plans !
C’est son Fils qui les a accomplis. Tel est le principe énoncé dans les Écritures : les desseins divins émanent du Père, le Fils les a accomplis, et cela s’est fait par la puissance de l’Esprit. Dieu le Fils s’est fait homme. Il a vécu 33 ans sur terre. À la fin de cette vie, Il est allé à la croix. Au cours de ces heures de ténèbres, Il a accompli l’oeuvre expiatoire de la réconciliation : Il a infiniment honoré Dieu et a posé les fondements de notre rédemption.
Quel amour a bien pu l’animer, amour pour son Père, mais aussi amour pour nous ! En effet, c’était un amour sans mesure, d’une grandeur incommensurable. Nous pouvons le connaître et en jouir, mais nous ne pouvons en sonder les profondeurs.
David chantait : « Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; et lui, il agira » (Psaume 37:5-6).
D’abord, nous devons apporter à notre Dieu et Père tout ce qui nous préoccupe, voire nous accable. Nous déposons nos fardeaux auprès de Lui, nous remettons tout entre Ses mains.
Finalement, c’est Lui qui agira. Il fait toutes choses bien. Le Tout-Puissant dirige toutes choses de telle sorte qu’elles concourent à notre bien, afin qu’un jour nous puissions Le remercier et Le louer pour tout. Actuellement, il y a encore beaucoup de choses que nous ne comprenons pas ; pourtant, nous pouvons déjà Lui donner gloire, car bientôt, tout deviendra clair ; alors, émerveillés par Sa sagesse et Son amour, nous nous prosternerons devant Lui.
Il nous reste maintenant à aborder la partie centrale du verset : « confie-toi en lui ». C’est une chose que de confier à Dieu les difficultés de notre vie ; c’en est une autre que de voir plus tard comment Il a fait toutes choses bien. Dieu attend cependant de nous, dès maintenant, que nous Lui fassions une confiance aveugle. C’est par une telle confiance que nous L’honorons – et que nous jouissons nous-mêmes de la paix.
Ces deux notions sont parfois confondues. Cette confusion est encore renforcée par le fait que certaines traductions de la Bible écrivent « issus de Nazareth » presque de la même manière que « mis à part », la différence ne réside que dans une seule voyelle. Pourtant, ces deux termes ont des significations totalement différentes.
Cette notion de « nazaréen » est un mot hébreu non traduit qui n’apparaît que dans l’Ancien Testament :
Quiconque souhaitait se consacrer à Dieu pour une certaine période temps, (1) ne mangeait ni ne buvait rien provenant de la vigne (ni vin, ni jus de raisin, ni raisins, ni raisins secs) pendant cette période et (2) ne s’approchait d’aucun défunt. Pendant tout ce temps, il ou elle laissait pousser librement ses cheveux, afin que ceux-ci puissent être offerts à Dieu en sacrifice à la fin du délai fixé lors de ses vœux de nazaréat. Ces cheveux symbolisaient donc son engagement envers Dieu.
Parmi les nazaréens connus, on peut citer Samson, Samuel (1 Samuel 1:11) et Jean-Baptiste (Luc 1:15), bien que ceux-ci aient été destinés à un service particulier dès avant leur naissance et pour toute leur vie, tandis que la loi du nazaréat dans le livre des Nombres fait référence à une période déterminée pendant laquelle une personne souhaitait se consacrer à Dieu de son plein gré.
Joseph fut le premier homme de la Bible à être qualifié de nazaréen, avant même que Dieu n’ait donné les prescriptions relatives au nazaréat dans la loi de Moïse. Joseph ne présentait donc pas les caractéristiques extérieures du nazaréen, mais en incarnait la signification profonde.
Le plus grand nazaréen de tous les temps est bien sûr le Seigneur Jésus lui-même. Ce qui vaut pour Joseph vaut également pour lui :
Notre Seigneur Jésus est également dans ce sens, le plus grand Nazaréen. Cela signifie tout simplement, en premier lieu : originaire de Nazareth.
Le nom de Nazareth n’apparaît que dans le Nouveau Testament grec, tout comme le terme dérivé de celui-ci, « Nazaréen », et n’a donc rien à voir avec le nazaréen (« mis à part pour Dieu ») de l’Ancien Testament.
Le Seigneur Jésus est le Créateur du ciel et de la terre, de tout ce qui a été créé, mais Il était si humble qu’Il était prêt à entrer dans Sa propre création.
Et alors qu’Il aurait pourtant eu, plus que quiconque, le droit à la place la plus élevée parmi les hommes, Il était prêt à être le plus petit. Il n’est pas né dans un palais, mais probablement à la belle étoile, et n’a pas été couché dans un beau berceau, mais dans une mangeoire pour les animaux dans les champs. Plus tard, Il n’habita pas dans la ville sainte de Jérusalem, capitale des Juifs, centre religieux du culte de l’Ancien Testament, mais dans la ville isolée et méprisée de Nazareth, loin de là, tout au nord, en Galilée, terre des nations.
De plus, Nazareth signifie « rejeton, pousse, branche ou rameau ». Cela fait penser immédiatement à la prophétie d’Ésaïe selon laquelle un « rejeton » ou un « petit rameau » sortirait du tronc d’Isaï (Ésaïe 11:1). Le tronc de la maison royale d’Israël, abattu, allait produire un nouveau rejeton : le véritable Fils de David. C’est pourquoi il est dit dans Matthieu 2:23 que les prophètes de l’Ancien Testament avaient déjà annoncé que Christ serait appelé Nazaréen, l’Homme de Nazareth.
Ce nom de notre Sauveur exprime le mépris que tant les Juifs que les nations ont pour Lui. « Il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime » (Ésaïe 53:3). Cela s’appliquait textuellement aux Juifs de Judée, qui considéraient la lointaine Galilée, comme inférieure et de second ordre (Jean 7:52). Et apparemment, la petite ville de Nazareth s’y démarquait encore davantage de manière négative (Jean 1:47). Sommes-nous prêts à partager avec Lui cette place de mépris ?
Lorsque Paul se trouva sur le banc des accusés devant le gouverneur Félix, l’orateur Tertulle l’accusa d’être un « meneur de la secte des Nazaréens » (Actes 24:5). C’est ainsi que les disciples du Seigneur Jésus étaient connus.
Il est le Nazaréen, le méprisé issu de Nazareth, par excellence. Désirons-nous à porter Son Nom, à être nous aussi des Nazaréens, mis à part pour Dieu, et à subir avec Lui l’opprobre et le mépris ?
Il est également le Nazaréen « mis à part pour Dieu » par excellence, qui a vécu dans un dévouement total à Dieu. Souhaitons-nous, nous aussi, vivre sanctifiés et mis à part du mal, pour Lui seul ?
Jacques compare celui qui écoute la Parole de Dieu sans la mettre en pratique à un homme qui jette un coup d’œil fugace dans un miroir, mais qui oublie aussitôt à quoi il ressemble (Jacques 1:23-24). Il oppose à cela, « celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré » (verset 25). Une telle personne n’est pas seulement un auditeur, mais un acteur ; elle est qualifiée de bienheureuse.
Cette loi de la liberté n’est bien sûr pas la loi de Sinaï, car celle-ci était une loi d’esclavage. Elle contient de nombreux commandements et interdits qu’un homme naturel ne peut pas respecter, et qu’il ne veut pas non plus respecter. Sa chair aspire en effet au péché.
Le véritable chrétien est né de Dieu et a reçu Sa nature. Il désire plaire à Dieu. C’est comme un petit enfant à qui l’on dit : « Va jouer ! » Cet enfant ne souhaite rien d’autre.
La loi de la liberté exprime magnifiquement le fait qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous prenons plaisir à Lui obéir. Ce n’est pas pour nous un fardeau pesant, mais une source de joie.
À un moment donné, Élie a prié pour que Dieu prenne son âme (1 Rois 19:4). Dieu lui a alors donné pour mission d’oindre Élisée comme prophète à sa place (verset 16). Si même le grand prophète Élie n’était pas indispensable, pourrions-nous penser que nous le sommes ?
Aucun être humain n’est indispensable à Dieu, mais Dieu est indispensable à l’être humain. Nous ne pouvons pas nous passer de Lui, alors que Dieu n’a pas besoin de nous pour Son œuvre ici-bas, mais, dans Sa grâce, Il veut se servir de nous.
C’est Sa volonté de se servir de serviteurs faibles et inutiles, afin que la gloire Lui revienne exclusivement. N’oublions jamais cela !
Nous pouvons Le remercier d’appartenir à un Dieu qui n’a pas besoin de nous, mais qui veut nous avoir et souhaite nous utiliser, comme instrument.
Aucun homme n’est jamais la source de la bénédiction, mais tout au plus un instrument que Dieu utilise pour distribuer la bénédiction parmi ses semblables. Nous sommes pour ainsi dire des tuyaux vide, dont les deux extrémités sont ouvertes, nous ne possédons rien en nous mêmes, mais l’eau vive peut couler à travers nous.
Nous pensons souvent à de « grandes choses », mais le Maître souhaite justement nous utiliser dans les circonstances ordinaires où nous nous trouvons. Plus un service ou une œuvre est « grand » aux yeux des hommes, plus le risque est grand que ceux-ci en retirent la gloire qui n’appartient qu’à Dieu. Cherchons-la dans les « petites choses » !
En tant qu’êtres humains, nous pensons souvent que c’est à nous de tout régler et d’organiser les choses – et c’est effectivement souvent le cas dans les affaires de la terre. Ne perdons cependant jamais de vue que, lorsqu’il s’agit de ce que nous faisons pour le Seigneur Jésus, il s’agit des « bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Éphésiens 2:10).
Il n’y a donc aucune raison valable pour être fier de ce que nous avons accompli pour le Sauveur, car c’est Dieu qui a préparé ces œuvres. Elles étaient prêtes d’avance ; nous n’avons qu’à y marcher.
Il n’est donc pas nécessaire de faire de la publicité ni de collecter des fonds pour l’œuvre du Seigneur. Après tout, c’est Son œuvre, c’est Lui qui pourvoira. Il veillera à ce que Son œuvre se poursuive.
Nous mettons notre confiance dans un Dieu, qui agit de manière merveilleuse. « Comme tu ne sais point quel est le chemin de l’esprit, ni comment se forment les os dans le ventre de celle qui est enceinte, ainsi tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout » (Ecclésiaste 11:5). « Celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3:20). Il dirige d’une manière divine. Ce qui est impossible aux hommes ne l’est pas pour Lui. C’est d’une manière tout à fait inattendue qu’Il apporte des solutions aux problèmes que nous rencontrons. Il n’a jamais déçu notre confiance.
C’est une immense bénédiction de ne rien avoir à attendre de nous-mêmes, car « sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie et la piété » (2 Pierre 1:3). Si tout nous a été donné, nous ne manquons de rien. À lui soit l’honneur !
Sur la terre, le Seigneur Jésus a persévéré patiemment dans Son chemin semé d’embûches, et surtout pendant Ses souffrances sur la croix.
Dans 2 Thessaloniciens 3:5, il est également question de sa persévérance : « Que le Seigneur incline vos cœurs à l’amour de Dieu et à la patience du Christ ! » Cela fait référence à ce qu’exprime Hébreux 10:12-13 : Il est désormais assis à la droite de Dieu et attend que Ses ennemis soient mis comme marchepied de Ses pieds. Il s’agit là de Son retour. Il attend avec impatience le moment où, avec puissance et majesté, Il descendra du ciel sur la terre pour exercer manifestement Son règne.
Quelques années auparavant, cependant, Il viendra pour enlever les croyants dans la gloire. Alors, Il nous conduira, nous, l’Assemblée (ou Église), son Épouse, dans la maison du Père. Dans Jean 17:24, Il prie : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée ». C’est à ce point qu’Il nous aime !
Persévérons-nous dans notre attente de Sa venue ?
Les Écritures mentionnent deux parcelles de terre que les pères de la nation d’Israël ont achetées dans le pays de Canaan qui leur avait été promis et qui, de ce fait, leur appartenaient déjà de plein droit :
C'est remarquable : il s'agissait de deux cimetières. Selon Genèse 49:29-32, les trois ancêtres du peuple d’Israël et leurs épouses sont enterrés dans la grotte du champ de Macpéla : Abraham et Sara, Isaac et Rebecca, Jacob et Léa. Et dans le champ près de Sichem sont enterrés les douze fils de Jacob. Josué 24:32 le rapporte à propos de Joseph, mais d’après Actes 7:15-16, cela s’appliquait également à ses onze frères : « Jacob descendit en Égypte ; et il mourut, lui et nos pères, et ils furent transportés à Sichem, et mis dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté à prix d’argent des fils d’Emmor, le père de Sichem ». Le pronom « ils » du verset 16 ne renvoie pas à « lui » de « lui et nos pères », car Jacob fut enterré dans la grotte de Macpéla, mais uniquement à « nos pères », c’est-à-dire les douze patriarches, les fils d’Israël.
Jacob avait donné ce lopin de terre à son fils Joseph. Sur son lit de mort, le patriarche déclara : « Je te donne, de plus qu’à tes frères, une portion que j’ai prise de la main de l’Amoréen avec mon épée et mon arc » (Genèse 48:22). Jean 4, 5-6 confirme qu’il s’agit bien de ce champ : « Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils ». Les deux villes, Sichem et Sichar, étaient situées l’une près de l’autre. C’est donc là que les Israélites ont enterré les ossements de Joseph, qu’ils avaient emportés d’Égypte après leur libération, ainsi que ceux de ses onze frères. Ils accordaient une importance considérable au lieu de leur sépulture, car ils pensaient à la résurrection. C’est pourquoi ils souhaitaient être enterrés à l’intérieur des frontières de la terre qui leur avait été promise.
Quelle merveilleuse application spirituelle pour nous : nous qui croyons au Seigneur Jésus, nous sommes morts avec Lui, ensevelis avec Lui et ressuscités avec Lui ! Nous sommes parfaitement unis à Lui.
Or, trois choses sont dites à propos de ce champ de Joseph qui semblent contradictoires :
Comme nous l’avons dit, ces trois affirmations semblent contradictoires, mais l’Écriture ne peut pas se contredire. Dans de tels cas, on a trop facilement tendance à chercher la solution dans une erreur de transcription, mais c’est la solution la plus facile et donc rarement la bonne ni la plus valable. Ces trois faits ne pourraient-ils pas tout simplement être tous les trois exacts ?
Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? L’ennemi de nos âmes, le diable, met tout en œuvre pour nous priver de la vérité de notre union avec Christ. Toute notre position chrétienne repose sur le fait que nous sommes morts, ensevelis et ressuscités avec Lui. Si le diable parvient à obscurcir la compréhension de cette position, les conséquences sont désastreuses. Si nous vivons dans la conscience de notre union avec Christ, nous sommes les personnes les plus heureuses !
Dans l'assemblée (ou église) de Sardes, certains n'avaient pas souillé leurs vêtements (Apocalypse 3:4). Cela signifie que ce qui transparaissait dans leur conduite n’était pas entaché d’iniquités. Ils menaient une vie irréprochable. Ils se distinguaient à Sardes. Ils faisaient figure d’exception, car tous dans son ensemble, ils étaient spirituellement morts, bien qu’ils eussent la réputation de vivre (verset 1). N’est-ce pas là une description frappante du christianisme actuel ?
Quelle joie donc pour le Seigneur Jésus de voir des croyants, même s’ils sont peu nombreux, qui souhaitent vivre en étant fidèles à la Parole de Dieu ! C’est pour nous une incitation à nous en tenir véritablement aux Écritures.
Ce n’est certainement pas toujours la voie la plus facile. Il faut nager à contre-courant. Entourés de nombreux croyants qui n’accordent pas une attention aussi stricte aux pensées de Dieu, il est séduisant d’en abandonner certaines.
C’est toutefois un immense encouragement de savoir que le Seigneur Jésus récompensera tous ceux qui marchent sans tache, car – selon Son jugement – « ils en sont dignes ! »
Comme tout bébé, le Seigneur Jésus a été formé dans le sein de sa mère (Psaume 139:13). C’est un côté des choses « tout à fait ordinaire », mais de l’autre, il est unique : Dieu Lui a « formé un corps » (Hébreux 10:5).
C’est ce Bébé qui a créé Sa mère, car Il est aussi le Créateur ; c'est par Lui que toutes choses ont été créées dans les cieux et sur la terre.
Personne n’a choisi de naître, mais le Seigneur Jésus l’a fait, par obéissance à son Dieu et Père.
Marie était enceinte sans avoir eu de relations avec Joseph – ils étaient en effet fiancés, mais pas encore mariés. Ainsi s’est accomplie la prophétie (Ésaïe 7:14 et Matthieu 1:25).
Il était le Fils premier-né de Marie, mais pas son unique fils, car Joseph et Marie ont eu une grande famille (Matthieu 13:55-56).
Marie L’emmaillota (Luc 2, 6-7). Cela n’exprime pas la pauvreté, mais l’amour maternel (Ézéchiel 16:4). C’est ainsi que les bergers Le reconnurent.
Le Bébé a été couché dans une crèche, une mangeoire destinée aux animaux. C’était à Bethléem, qui signifie « maison du pain ». Il était la véritable Nourriture des hommes, le Pain de vie, descendu du ciel.
Il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge. Tout au long de Sa vie, le Fils de l’homme n’avait nulle part où reposer sa tête (Luc 9:58). La crèche était probablement en bois. Sur le bois de la croix, il y avait une place pour le Sauveur : c’est là qu’Il a finalement baissé la tête, lorsque tout fut accompli, pour se reposer (Jean 19:30).
L’ange Gabriel avait dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu » (Luc 1:35). Ce saint Fils de Dieu a pris sur lui tous nos péchés et les a faits siens !
Quel privilège que le Seigneur Jésus soit venu vers nous et se soit dépouillé pour nous, afin que nous puissions être amenés à Dieu !
« Sans contredit, le mystère de la piété est grand : — Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru au monde, a été élevé dans la gloire » (1 Timothée 3:16).
Il est question en Luc 3:2 de « la souveraine sacrificature d’Anne et de Caïphe». Comment se fait-il qu’il puisse y avoir deux souverains sacrificateurs en même temps ? Et comment se fait-il que Anne est appelé souverain sacrificateur en Actes 4:6, alors que, en Jean 18:3, son gendre Caïphe y est mentionné comme tel ?
Entre les années 6 et 15 après J.-C., Anne était souverain sacrificateur en Israël. Il avait été nommé par le gouverneur romain Quirinius. À peine dix ans plus tard, il fut destitué par le procureur romain Valerius Gratus, prédécesseur de Pilate, car les Romains souhaitaient limiter le pouvoir et l'influence du chef juif.
Après la destitution d’Anne, son fils Éléazar ben Ananus occupa la fonction de souverain sacrificateur pendant deux ans (16-17 apr. J.-C.). Celui-ci fut à son tour remplacé par le gendre d’Anne, Caïphe (18-36 apr. J.-C.), lui aussi nommé par l’administration romaine.
Dieu avait fait Aaron souverain sacrificateur. À sa mort, son fils Éléazar lui succéda. C’est tout à fait clair : selon la volonté de Dieu, la fonction de souverain sacrificateur était une mission à vie. À la mort d’un souverain sacrificateur, c’était son fils aîné qui lui succédait.
Le fait que ce soit l’occupant romain qui désignait alors le souverain sacrificateur, est donc révélateur de la situation du peuple juif. Cela était une véritable épine dans l’oeil des Juifs. Ainsi, lorsque Valerius Gratus « destitua » Anne, ils ne l’acceptèrent pas vraiment. Certes, pendant le ministère public du Seigneur Jésus, Caïphe était officiellement souverain sacrificateur et était reconnu comme tel, mais Anne l’était toujours aussi aux yeux du peuple juif et l’honorait en tant que tel.
Cela explique l’expression utilisée dans Actes 4:5-6 : « Anne, le souverain sacrificateur, et Caïphe ». Il s’agit là des chefs religieux juifs : les chefs, les anciens, les scribes et tous ceux qui étaient considérés comme appartenant à la lignée des souverains sacrificateurs.
Anne exerçait donc toujours une grande influence. C’est pourquoi, après son arrestation, le Seigneur Jésus fut d’abord conduit chez lui et interrogé par lui (Jean 18:13). Ensuite, Anne l’envoya chez son gendre, le souverain sacrificateur en exercice (Jean 18:24).
Une chose est claire : Caïphe était le souverain sacrificateur officiel et formel, mais Anne restait le souverain sacrificateur officieux et informel, probablement même celui qui tirait les ficelles en coulisses. Dans leur haine envers le Sauveur, ils ne faisaient qu’un.
Bien que les hommes possèdent parfois de grandes richesses, ils n’en sont pas les propriétaires. Tout appartient au Seigneur Jésus. En tant que Créateur de l’univers, Il est l’Origine de toute la création et en détient donc les droits. De plus, en tant qu’Homme parfait, Il a acheté le monde entier sur la croix, de sorte qu’Il détient désormais un double droit sur toute la création.
Il en va de même pour tout ce que les gens pensent avoir mérité par eux-mêmes. Lorsque Israël quitta l’Égypte, les Égyptiens donnèrent leurs richesses à ce peuple d’esclaves – à titre de salaire impayé (Exode 12:36). Lorsque Esdras revint à Jérusalem pour reconstruire le temple, Cyrus, roi de Perse, ordonna qu’on lui fournisse tout ce dont il avait besoin (Esdras 1, 2-4 et 7-11). Le roi Artaxerxès donna à Néhémie les moyens nécessaires pour achever ce qu’Esdras avait commencé (Néhémie 2:7-8). Que le « propriétaire légal » de ces trésors soit pieux ou impie, la richesse appartient à Christ lui-même ; et il en dispose comme il l’entend.
À première vue, le Seigneur Jésus semblait être un homme pauvre. Il n’avait pas de domicile fixe où se reposer, à l’instar des oiseaux et des animaux. En tant que Bébé, il ne reposait pas dans un berceau, mais dans une crèche. Il n’avait pas d’argent. Il a emprunté un âne pour le monter, et n’a eu qu’une croix pour mourir et un tombeau pour y être déposé. Du début à la fin, il a dépendu de la charité des autres.
En réalité, Il avait accès à ce qui Lui appartenait. Lorsqu’Il envoya Ses disciples préparer leur dernier repas, Il se comporta comme le propriétaire de la chambre haute (Marc 14:14). S’Il avait besoin d’argent, Il savait exactement où Le trouver. « Va-t’en à la mer, jette un hameçon, et prends le premier poisson qui montera ; et quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère» (Matthieu 17, 27). Tout comme nous sortons l’argent de notre porte-monnaie, le Maître ordonna à Pierre d’aller chercher une pièce dans la bouche d’un poisson. Sa « bourse » était plus profonde que la mer de Galilée.
Comme Créateur et Acheteur de toutes choses, Il en est également le Propriétaire. Peu importe, les hommes pensent en être propriétaires, alors qu’ils ne font que les gérer ; tout Lui appartient. « Le monde est à Moi, et tout ce qu’il contient » (Psaume 50, 12). « À l’Éternel est la terre et tout ce qu’elle contient » (Psaume 24, 1). En tant qu’enfants de Dieu, nous appartenons à une famille remplie de richesses, peu importe notre position dans ce monde.
Une école a été officiellement inaugurée en Angleterre. La reine d’Angleterre était présente et y a également prononcé un bref discours. Les enfants, tous dans l’uniforme de l’école, en parlaient avec enthousiasme depuis des jours.
À la fin de la cérémonie, une petite fille s'est mise à pleurer. La maîtresse s'est penchée vers elle : « Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu n'as pas bien vu la reine ? »
« Si », sanglota-t-elle, « mais elle ne m’a pas vue ! »
De nos jours, les gens ont de plus en plus souvent l’impression de n’être qu’un numéro, c’est-à-dire inscrits dans le registre national. C’est tellement anonyme, tellement impersonnel. Cela alimente l’idée suivante : « Personne ne se soucie vraiment de moi ! »
Mais il y en a un qui me connaît. Il connaît mon nom. Il sonde mon cœur. Il entend chacun de mes soupirs. Le Seigneur Jésus connaît ses brebis. Elles lui appartiennent. Il a donné sa vie par amour pour elles.